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 La mort, la liberté... ~Ambre Roux~

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MessageSujet: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 14:50



Ambre Adeline Roux



VOTRE PERSONNAGE

" Chaque homme doit inventer son chemin "
AGE DE MORT ♦ 23ans
DATE DE NAISSANCE ♦ 14décembre 1889
ORIGINE ♦ Française
SITUATION FAMILIALE ♦ Orpheline
GROUPES ♦ Première classe

DERRIÈRE LA SCÈNE
PSEUDO ♦ Mayelle
AGE ♦ 17ans
OU AS-TU CONNU LE FORUM? ♦ Je suis une ancienne membre, avant j'étais Ambre Deckert =)
TON AVATAR ♦ Emily Browning
VOULEZ-VOUS ÊTRE PARRAINÉ? ♦ Ce ne sera pas la peine ^^
CRÉDITS ♦ Dodixe et Bazzart








Questions pour un Fantôme


♦ Que pensez-vous du Titanic? Qu'en dire ? Je ne pouvais le voir, mais je pouvais sentir la peinture fraîche emplir mes narines, entendre mes pas sur le parquet, caresser de mes doigts les fines broderies, les doux draps, les meubles impeccables. La mer distillait autour d'elle les fragrances de l'écume, le son des vagues frappant la coque me revenait dans une douce mélodie. Malheureusement, Le Titanic n'était là que pour me transporter en Amérique pour une nouvelle tournée. Et un jour, j'ai retrouvé Dimitri... pour mieux le perdre, et avec lui mes rêves.

♦ Comment avez-vous réagie en voyant que vous étiez mort, mais toujours sur le Titanic? Je n'ai compris que bien tard que j'étais réellement morte à bord du Titanic. Il me semblait que le naufrage n'avait été qu'un mauvais songe. Les choses se déroulaient comme avant le naufrage, comment pouvais-je voir la différence ? Et puis, c'est en avisant l'absence d'Edward que j'ai compris que quelque chose avait changé. Finalement, j'entendis la triste version réelle des faits auprès des autres passagers morts avec moi. Cette nouvelle me troubla énormément mais je réalisais soudain une chose. Edward s'était enfui, il avait trouvé un canaux de sauvetage et il était toujours vivant. Quant à moi, même morte, j'étais plus libre que jamais, pour la première fois depuis longtemps.

♦ Aimez-vous fréquenter les autres classes du bateau ou préférez-vous rester avec votre groupe? Pourquoi? Durant presque toute ma vie, j'ai dû faire parti de presque toutes les classes qui sont sur le bateau. Alors aujourd'hui, je ne fais aucune distinction entre les différentes classes. Peut m'importe l'origine de la personne. Malheureusement, la vie ne m'a pas permis d'accorder ma confiance. Je suis plutôt réticente à la compagnie de gens qui me font trop penser à ceux qui ont détruit ma vie.

♦ Si tu avez la possibilité de quitter cet endroit pour réellement mourir, le feriez-vous? Pourquoi? La liberté ne m'a été accordée qu'à ma mort. C'est une chose que je considère pour l'instant comme précieuse, même si les fantômes de mon passé viennent me hanter à chaque instant de ma mort. Pour l'instant je m'en accommode. Peut-être un jour, je souhaiterai mourir réellement, mais je ne désespère toujours pas d'arriver à retrouver Dimitri à bord du bateau.





Chapitre 1
:
Les yeux n'ont pas d'âge, et l'on meurt avec ses yeux d'enfants, toujours, ses yeux qui un jour se sont ouverts sur le monde et ne l'ont plus lâché


Le givre tapissait les rues désertes et recouvrait d'un manteau neigeux le beau Paris. Les rares téméraires qui se trouvaient dehors à cette heure avancée de la nuit se pressaient, glissaient, patinaient, tentaient désespérément de regagner leur logis chaud et rassurant. Effectuant un ballet glacé, la neige dansait et formait un voile opaque à l'horizon.
Perdu dans ce blizzard agité, le médecin luttait avec force et volonté contre la tempête qui faisait rage en cette rude nuit du 13 décembre 1889. Une lumière de détachait cependant dans cette obscure blancheur. Une lumière rouge auquel l'homme se raccrochait, comme un marin perdu à un phare. Il frappa plusieurs fois à la porte de la maison close, avant qu'une jolie jeune femme ne vienne enfin lui ouvrir, le regard alerte et le geste gauchi par l'angoisse.
- Oh docteur ! Vous êtes là !
Le tremblement de sa voix témoignait d'une grande inquiétude, mais elle ne départait pas d'une légère pointe de soulagement. La fille de joie s'empressa de faire rentrer le médecin et de le dévêtir de son lourd manteau ainsi que de son chapeau.
- Où est-elle ? S'informa-t-il d'un ton hautement professionnel.
- Elle est en haut ! Oh docteur ! C'est affreux ! Il y a tellement de sang !
Le médecin resta quelque peu impassible face à la détresse que démontrait la jeune femme. Beaucoup s'effrayait du sang et il n'était pas rare que cette vision impressionnante leur fasse perdre le sens des mesures, surtout pour des personnes dénuées d'une solide éducation. Elle parcourut le couloir au pas de course, traversa les salons où quelques rares clients, ayant bravé la tempête de neige pour une soirée de plaisir, se trouvaient en charmante compagnie, puis elle s'élança dans l'escalier, gravissant les marches deux par deux.
Derrière elle, le docteur tentait d'aller aussi vite que la jeune femme en tenue légère, tenant sa sacoche dans sa main droite. Parvenus à l'étage des chambres, la fille de joie ouvrit l'une d'elle et s'y engouffra. Lorsque le médecin y pénétra à son tour, il avisa l'attroupement féminin autour du lit.
Une femme d'âge mûr se détacha du regroupement et vint saluer l'homme. Elle devait certainement être la tenancière de la maison.
- Je suis bien contente que vous ayez pu vous déplacer par ce temps docteur !
Puis se retournant vers ses filles, elle jeta un ordre à leur adresse:
- Dégagez le passage pour monsieur, mesdemoiselles! Il faut qu'il puisse la voir.
Dans un même mouvement, elles s'éloignèrent dans les coins de la chambre exiguë, continuant d'observer avec appréhension et douleur leur amie souffrante. Le médecin put enfin voir la personne alitée.
Un ombre fugace d'inquiétude traversa son visage. La jeune fille n'avait aucunement exagérée, ou très peu. Il était en effet ardu de trouver la moindre trace de literie blanche sous cet impressionnant océan écarlate dans lequel baignait la jeune femme sous le point d'accoucher, gémissante et fiévreuse.
- Je vous prie, faites sortir ces demoiselles, fit-il à l'adresse de la tenancière, tout en retirant sa veste et en remontant ses manches. Il me faut de l'eau chaude et du linge propre.
La femme s'empressa d'accéder à la requête du médecin, tandis que celui-ci posait sa sacoche sur la table de nuit et s'asseyait auprès de la future mère, la rassurant par des paroles douces et habituelles. Les filles furent conduites en dehors de la chambre pour que le docteur puisse effectuer son travail dans les meilleures conditions, même si chacune d'entre elles aurait voulu rester auprès de leur camarade, pour lui tenir la main et l'aider à traverser cette épreuve. Seules la maîtresse de la maison et la jeune fille qui amenait le linge et l'eau chaude furent acceptées à l'intérieur.
De longues et dures heures s'écoulèrent sous les gémissements et les hurlements de la future mère, interrompu par instant par la voix grave du médecin. La porte close ne s'ouvrait que pour laisser passer la fille qui courait changer l'eau chaude et les linges ensanglantés. À chaque fois, leurs regards se figeaient d'horreur en avisant l'abondance de ce sang, qui ne faisait que croître d'heure en heure.
Puis soudain, alors que la nuit s'était maintenant étirée jusqu'au 14 décembre, un cri ultime retentit, glaçant le sang des jeunes femmes toujours plongées dans l'angoisse, qui fut cependant bientôt remplacé par les hurlements rassurants d'un nouveau-né.
Elles se massèrent autour de la porte, impatientes que celle-ci s'ouvre enfin pour annoncer l'heureux événement, mais elle restait obstinément close. Close sur un silence de mort...
C'est alors que l'une d'elles s'enhardit et prit l'initiative de pénétrer dans la chambre malgré les directives du médecin.
Un silence stupéfait, mêlé d'abattement plana à l'intérieur de la pièce.
Des larmes silencieuses coulaient sur les joues de la tenancière qui serrait contre elle le bébé enveloppé dans un linge propre.
Les premières qui avisèrent le corps inerte qui reposait sur les couvertures ensanglantés, contrastant avec le teint cadavérique d'une peau devenue diaphane, étouffèrent un cri d'horreur. Le regard bleu de la jeune femme était figé dans la mort. Le médecin, le visage assombri par la tristesse et les avant-bras couverts de sang, d'un geste délicat et solennel, ferma lentement les paupières de la défunte sur le monde tandis que d'autres yeux ouvraient les leurs pour la première fois.










Dernière édition par Ambre Roux le Mar 7 Aoû - 19:12, édité 8 fois
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 14:53


Chapitre 2
:
C'est tellement étrange une vie d'homme. Une fois qu'on y est précipité, on se demande souvent ce qu'on y fait


C'est dans l'une des populaires maisons closes de la belle capitale de Paris que Ambre Roux vit le jour, tandis que la vie de Adeline Roux prenait fin, aussi soudainement que la tempête chasse le calme. En souvenir à cette femme que les demoiselles de la maison affectionnaient tant, elles la prénommèrent Ambre comme la pierre qui ornait le cou de la fille de joie.
Ce bijou lui avait été offert par le père d'Ambre comme une promesse future, celle de son retour. En apprenant qu'elle était enceinte, il lui avait promis qu'il reconnaîtrait l'enfant et qu'il la ferait sortir de cette maison où elle était déjà depuis l'âge de quinze. C'était une opportunité inespérée pour une aussi jeune femme de sa condition, car elle avait fêté son vingtième anniversaire que peu de temps avant la naissance de Ambre. L'homme était d'ailleurs d'une situation fort aisé, gagnant des sommes importantes grâce à des jeux d'argents et des placements en bourse. Seulement, il n'était jamais revenu et Adeline était morte en couche.
Durant les quatre années qui suivirent le décès d'Adeline, les filles de la Maison prirent grand soin de cette petite fille, aux yeux noisettes et malicieux. Elles l'élevèrent en lui donnant autant d'amour qu'Adeline aurait pu lui offrir. C'était leur petite protégée qu'elles s'employaient à choyer pour rendre hommage à cette femme qu'elles avaient tant aimé. L'établissement était comme une grande famille et la petite Ambre avait passé quatre ans dans l'amour, l'affection et les petites attentions de ces femmes de joie, attendries par le petit minois et la gaieté de cette si jolie petite fille.
Elle s'était montrée être une enfant très calme, douce, joyeuse, et extrêmement facile à vivre. Ces bêtises étaient rares, et quand bien même les filles s'activaient à les cacher à la tenancière pour qu'elle ne se fasse pas houspiller. Les jeunes femmes l'adoraient et Ambre les adorait tout autant. Elle baignait dans le bien-être au milieu de ce lieu quelque peu atypique pour élever un enfant. Elle n'avait jamais manqué de rien et les demoiselles se faisaient un plaisir de lui faire des cadeaux dès qu'elles en avaient l'occasion et même les habitués de la Maison s'était pris d'affection pour la petite Ambre et ses belles boucles brunes.
Très vite, la petite fille avait enchanté la Maison par sa voix extraordinairement délicieuse et juste pour une enfant de son âge. Les filles s'étaient employées à lui apprendre le plus de chansons pour qu’Ambre puisse les chanter à son tour de sa voix douce et cristalline. Les mélodies qui s'échappaient de ses lèvres étaient toujours un baume pour les cœurs, adoucissant les mœurs et on demandait régulièrement après ses chansons.
Beaucoup voyait en elle un grand talent, qu'elle pourrait rapidement mettre à profit pour connaître un meilleur avenir que sa défunte mère. Cependant, on la jugeait encore trop jeune pour qu'elle commence désormais à rentrer dans le monde du travail. Les demoiselles voulaient encore la préserver et Ambre réservait donc encore sa voix exclusivement pour les gens de la Maison.
Puis un jour, le père d'Ambre refit soudainement surface. Il était arrivé dans la maison close un après-midi d'automne, à l'heure où il y avait peu de clients, dégageant autour de lui des effluves nauséabonde d'alcool et de transpiration, la mine crasseuse et vêtu négligemment. Parcourant tout l'établissement, il réclamait en s'égosillant Adeline et son enfant. Ambre était partie se cacher dans les bras d'une des filles de joie en entendant cet inconnu hurler à travers tous les couloirs le nom de sa mère. La tenancière s'était finalement interposée pour qu'il cesse tout ce dérangement. Toutes les demoiselles s'étaient massées derrière leur patronne qui semblait gérer la situation. Ambre s'était lovée plus fortement dans les bras de la jeune prostituée.
- Où est Adeline ? Et mon enfant espèce de grosse truie ! fit-il sur un ton bourru, empestant l'alcool.
La tenancière ne prit pas ombrage de l'insulte outre-mesure et se contenta de répondre à l'homme qu’Adeline était morte en couche il y a quatre ans de ça, sur un ton hautement glacial et impérieux. L'homme se tut un instant et resta figé sous le poids cette nouvelle.
Lorsqu'il demanda après son enfant, la tenancière hésita à lui parler d'Ambre, ce qui eut pour don d'ulcérer l'ivrogne qui plongea dans une colère noire et recommença à hurler à pleins poumons. La femme de joie qui tenait Ambre contre elle prit l'initiative de se retirer discrètement pour que le père n'avise pas sa fille, malheureusement son entreprise ne lui échappa pas. Déchirant violemment le barrage que formait les femmes, il s'élança jusqu'à Ambre qui étouffa un cri de frayeur et cacha son visage dans contre le sein de la prostituée. Il se saisit brutalement du bras de la gamine et l'agita sans ménagement, ivre de colère.
- Et cette gosse ? Elle est à qui ?
Des larmes de peur et de douleur dégoulinaient dans un flot ininterrompu sur les joues de la petite fille, le corps agité de sanglots.
- Laissez-là ! S'interposa la tenancière, la colère et l'inquiétude se disputant sur son visage. Vous voyez bien que vous lui faites mal !
- Alors dis-moi si c'est ma fille !
Encore une fois, elle hésita, observant Ambre avec douleur. Et comme la réponse commençait à trop tarder pour l'homme, il resserra sa prise sur le bras de gamine, lui arrachant de nouveaux pleures.
- C'est la fille d'Adeline ! S'écria l'une des prostituées qui n'eut pas le courage de supporter un instant de plus la torture qu'il infligeait à leur petite protégée.
- Agathe ! S'insurgea la tenancière.
Manifestement satisfait de sa réponse, l'homme relâcha le bras de la gamine et toute colère s'effaça de son visage. Il avisa soudain le pendentif qui pendait sur la poitrine de sa fille. Il reconnut aussitôt l'ambre qu'il avait offerte à Adeline et porta la main au bijou. Il resta quelques instants dans une contemplation muette, quand soudain il déclara:
- Je l'emmène avec moi.
- Certainement pas ! Répliqua immédiatement la régente de la Maison.
- C'est moi son père. Et elle n'appartient à aucune d'entre vous, alors n'essaye même pas de m'en empêcher vieille morue, lui cracha-t-il le plus grossièrement du monde.
Il arracha brutalement Ambre des bras de la prostituée, faisant fi des protestations qui s'élevaient vivement autour de lui. Il repoussa violemment la jeune femme qui tenta de reprendre l'enfant avec elle. Il regagna l'escalier qui menait au chambre et le descendit aussi rapidement qu'il l'avait gravi en arrivant. La tenancière lui courut après, le sommant de lui rendre la petite fille, s'essoufflant en supplique pour qu'il laisse Ambre ici. Elle eut à peine le temps d'ouvrir la porte de la Maison que sa silhouette avait déjà disparu dans l'embarras constant de Paris, et emportant avec lui cette petite fille qui avait fait pendant quatre ans le bonheur de cette maison close.









Dernière édition par Ambre Roux le Mar 7 Aoû - 15:15, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 14:54


Chapitre 3
:
Joue pour moi. Je serai ta voix.


Arthur Roseveille était un homme qui avait toujours misé sur la chance. Il avait commencé très jeune à faire des jeux d’argents et lorsqu’il s’était rendu compte que la chance lui souriait, il avait décidé de vivre de ces heureux hasards, au désespoir de son père qui aurait voulu que son aîné reprenne l’entreprise familiale de maroquinerie. Gagnant des sommes considérables, il les plaçait en bourse, de sorte que sa condition de vie soit d’autant plus aisée.
Un jour qu’un de ces placements lui avait rapporté gros, il avait décidé de fêter cela dans une des maisons closes les plus huppés du grand Paris. C’est là-bas que, hypnotisé par les yeux d’un bleu envoûtant d’Adeline, il fut totalement charmé par cette prostituée pleine de grâce. Il devint par la suite un client régulier et ne demandait plus qu’après Adeline, qu’il couvrait à l’occasion de quelques cadeaux. Cette jeune femme pétillante d’à peine vingt lui plaisait énormément et chaque moment passé avec elle était un flot de plaisir autant charnel que sentimental. Et comme il était beau parleur, il inondait la demoiselle de projets de voyage. Il lui disait qu’il la sortirait bientôt de sa condition pour qu’ils puissent vivre heureux ensemble, et même avec des enfants.
L’ambre était la pierre préférée de la jeune femme. Sobre et peu excessif, il n’avait pas hésité à lui trouver un pendentif fait de ce matériaux pour lui faire plaisir. Mais ce qui aurait dû être un cadeau ordinaire devint l’objet de sa fuite.
Comme toujours il était arrivé à la Maison et avait attendu qu’Adeline vienne le rejoindre. Ensemble ils étaient montés dans la chambre et avant qu’il n’ait pu prononcer un mot, elle lui annonçait, partagée entre la crainte et l’excitation, qu’elle était enceinte et assurément de lui. Elle semblait si heureuse de lui annoncer cette nouvelle, qu’il n’eut pas le cœur de l’arrêter lorsqu’elle commença à rêver de leur avenir. Elle parlait de quitter le métier, de partir avec lui. Grâce à leurs économies ils pourraient ainsi démarrer une nouvelle vie, loin de Paris. Arthur était resté interdit durant tout le temps où elle avait parlé sans pouvoir s’arrêter. Les choses se bousculaient dans sa tête sans qu’il puisse en saisir le sens, son cœur était déchiré entre plusieurs sentiments qu’il ne parvenait pas à définir.
Il avait soudain senti le contact froid du pendentif dans sa poche, et une idée germa subitement dans son esprit brumeux. Il sortit le bijou de sa poche et d’un geste un peu gauche, il l’accrocha au cou d’Adeline. Retrouvant l’usage de la parole, il avait dit:
« Mon amour, ne t’inquiète pas. Reste ici pour que l’enfant soit en sécurité. Je m’occupe de tout et je reviendrai te chercher. »
Il avait accompagné ses mots d’un tendre baiser et s’était éclipsé aussi vite qu’il avait pu. Il s’était alors enfoncé dans Paris, et avait bu plus que jamais dans un bar lugubre. Adeline l’avait attendu jusqu’à sa mort avec espoir, mais il n’était jamais revenu la chercher.
Durant les quatre ans qui suivirent cet événement, il commença à perdre aux jeux comme une punition pour la lâcheté de son acte. Ses placements en bourse chutèrent d’un coup et du jour au lendemain, il se retrouva sans le sou. Il revint alors vers son père qui refusa de l’aider, encore blessé que son fils aîné ait préféré mené sa vie de bohème plutôt que de travailler avec lui. Forcé de travailler comme un vulgaire ouvrier, il sombra dans l’alcool, injectant tout son salaire dans la boisson.
Tous ses souvenirs s’étaient noyés dans les bouteilles mais un jour, à la mention du nom de la maison close, la mémoire lui revint petit à petit. Adeline l’attendait-elle toujours? Était-elle toujours prostituée? Et l’enfant? Il entrevit soudain la perspective de se sortir de ce mauvais pas. Peut-être avait une meilleure situation que lui maintenant. Elle pourrait très certainement l’aider, il lui suffisait de mentir sur les raisons de son absence. Et l’enfant devait bientôt avoir quatre ans. Il pourrait être utile et travailler. Il s’était aussitôt mis en tête de les retrouver.
La mort d’Adeline fut un choc pour lui, mais encore aujourd‘hui il ne savait pas si c’était parce qu’elle n’avait pu l‘aider ou parce que sa mort l’affligeait réellement. Cependant, il avait repéré cette gosse qu’une des prostituées tenait dans ses bras. Il fut immédiatement interpellé par le pendentif qu’elle portait autour du cou. Il était alors presque sûr que c’était sa fille. Il ne s’était pas gêné pour l’emmener avec lui, faisant fi des pleures de l’enfant.
Ce n’était qu’une petite fille, il doutait fortement qu’elle puisse lui servir à grand chose mais il verrait bien de quoi elle était capable. Auquel cas, elle ne passerait pas l’hiver et cela lui ferait une charge en moins. Il ne pouvait pas se permettre d'avoir une enfant à sa charge qui ne lui rapporterait aucun bénéfice et même qui lui coûterait en plus de l'argent.
En voyant cette petite fille qui ne cessait de pleurer et d'appeler entre ses sanglots des noms qui devaient appartenir aux prostituées de la Maison, Arthur douta fortement de son choix quelque peu impulsif.
Il la délaissa dans un coin de l’unique pièce qu’il possédait encore et se remit à boire encore et encore. L’alcool encourageant, les sanglots de la petite fille commencèrent à mettre les nerfs de l’homme à rude épreuve. Si bien que, n’en tenant plus, il hurla à l’enfant de se taire et lança la bouteille à travers la salle. Cette dernière vint finir a course contre le mur et éclata en mille morceaux dessus d’Ambre. Cette réaction eut pour effet immédiat de stopper ses pleures, mais elle attisa sa crainte déjà grandissante. Suffisamment pour ne plus ouvrir la bouche de la soirée.
Soudain, à une heure avancée de la nuit. La petite fille commença à fredonner, puis elle chanta. Tout doucement au début, avant de chanter comme elle le faisait à la Maison. Cependant son chant était plus beau, plus émouvant que d’ordinaire, mue par les sentiments de peur et de tristesse qui l'envahissaient. C'était beau et poignant, mais triste.
Dans les instants qui suivirent la chanson d'Ambre, Arthur sut tout de suite quelle utilité elle aurait. Il la ferait chanter dans la rue contre de l'argent. Avec sa voix fabuleuse et son jeune âge, le succès serait assuré.
Ambre chanta ainsi pour lui dans la rue jusqu'à ses neufs ans. Quelques fois, elle avait l'opportunité de chanter dans des bars, mais cela était rare encore. Arthur était très satisfait de l'argent qu'elle ramenait, qu'il pouvait ensuite utiliser pour payer son alcool. La petite fille avait fini par comprendre que c'était son père biologique. Elle s'était habituée tant bien que mal à cet homme bourru qui connaissait parfois quelques excès de violence dont elle faisait les frais. Les femmes de la Maison lui manquaient énormément, mais Arthur lui avait interdit tout contact avec elles et la petite fille se gardait bien de le mettre en colère.
Ambre ne savait pas si les années qu'elle avait passées en compagnie de son père étaient mauvaises, mais ce qui était sûr, c'est que ce n'était pas les pires. Les plus heureuses furent cependant celles qui débutèrent lors de ses neufs ans.
Comme tous les jours, elle sillonnait le grand Paris, chantant à divers endroits de la ville. Ce jour-là, Ambre s'était fixée à un grand boulevard, son succès ayant considérablement augmenté, elle cherchait désormais un public plus large. Mais avant qu'elle n'ait pu entonner son chant, une mélodie douce, mélancolique, céleste s'éleva et emplit toute la place. Comme cédant à une attraction irrésistible, Ambre s'élança jusqu'à la source de cet enchantement, envoûtée et ensorcelée dans tout son être.
Là, au milieu de la foule se tenait un tout jeune garçon, avec un violon en guise d'instrument. L'enfant dégageait une aura envoûtante, triste, sombre. Il semblait pleurer avec son violon. Sa musique submergeait et faisait trembler chaque fibre du corps de la petite fille sans aucune pudeur. Il la pénétrait et prenait possession d'elle, la rendant hermétique au monde extérieur.
Mue par cette musique qui ne pouvait provenir que des cieux, Ambre ferma les yeux et laissa la mélodie prendre possession de ses sens, de son âme, de sa raison et de sa voix. Son chant se mêla à la terrifiante complainte du violon et ensemble ils atteignirent l'apogée du sublime.

- Comment t'appelles-tu?
Le jeune garçon était visiblement intrigué de savoir qui pouvait bien être cette fille qui venait de l'accompagner de sa voix au violon et dont le duo avait fait connaître un succès phénoménale auprès des spectateurs de rue.
- Je m'appelle Ambre.
- Dimitri.
D'après ce qu'elle pouvait en juger, il devait avoir à peine onze ans. Ses cheveux noirs de nuit, lui retombaient sur le visage en de multiples mèches mal peignées. Ses doigts longs et fins tenait son instrument comme si c'était la chose la plus précieuse au monde. Un sourire fleurit tout à coup sur les lèvres du jeune garçon.
Plus tard, Ambre avait appris que Dimitri était un orphelin qui s'était enfui de l'orphelinat pour pouvoir jouer du violon et vivre de cela.
Ce jour marqua le début de leur collaboration et de leur grande amitié. La mélancolie du violon et la douceur de la voix de la petite fille se sublimaient entre eux. Ils formaient une association parfaite, où chacun était le voix de l'autre par son art.
Lors d'une fraîche nuit d'été, les deux enfants s'enfuirent de Paris, s'éloignant ainsi de la tyrannie de Arthur Roseveille pour que Ambre puisse bénéficier pleinement de l'argent qui lui était dû et qu'il ne la batte plus. Dimitri et Ambre prêtèrent serment de ne jamais se quitter ce soir-là.








Dernière édition par Ambre Roux le Mar 7 Aoû - 18:44, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 14:54



Chapitre 4
:
Et tout à coup, les ténèbres furent.



- Tu as peur ? S'enquit Dimitri.
Ambre détourna tout à coup la tête vers son ami. Il avait quelque peu changé depuis leur fuite. Plus d'une an s'était écoulé, et il ressemblait désormais à un garçon de bientôt treize ans. Ses cheveux s'étaient encore allongés mais la lueur vive dans ses yeux était restée intacte.
La petite fille lui prit la main et le regarda longuement, plongeant son regard dans le sien, comme ils le faisaient souvent entre eux.
- Avec toi, je n'ai jamais peur Dimitri.
En guise de réponse, le jeune garçon lui rendit un tendre sourire. Mais c'était bien vrai. Elle n'était jamais assaillie par la frayeur quand elle était avec lui. Il avait toujours trouver une solution à tout, ils n'avaient manqué de rien durant cette année, et d'ailleurs, c'était grâce à lui qu'ils se trouvaient là aujourd'hui.
Dimitri était ambitieux pour eux. Il désirait offrir à Ambre une vie meilleure, hors de la dure loi de la rue. Et pour cela, il n'avait de cesse de chercher les opportunités pour les faire connaître du grand public et leur procurer une célébrité à l'exemple de celle qu'ils possédaient déjà sur les trottoirs. Deux anglais de passage qui faisaient parti du monde du spectacle avaient été très intéressé par la prestation des deux enfants et ils avaient demandé à les revoir. Encore une fois, c'était Dimitri qui s'était occupé de tout.
C'est ainsi qu'ils se trouvaient maintenant tous les deux derrière cet épais rideau de velours pourpre. Les frères Darcy, les deux anglais qui les avaient aidés, étaient des hommes qui sillonnaient les rues pour trouver des jeunes talents venus de toutes classes sociales pour leur offrir une chance. L'occasion rêvée pour les deux enfants.
Soudain le rideau s'ouvrit. Le cœur d'Ambre se gonfla d'excitation quand tout à coup...
- Qu'est-ce qui se passe ? Où sont les clients ? S'étonna Dimitri.
La salle du petit cabaret était vide, démunie de spectateurs. Une seule table était occupée par les frères Darcy et un troisième homme.
- Voyons, que racontes-tu petit ? Il y a ici le spectateur le plus important, fit Swan Darcy en montrant l'inconnu.
- Vous nous aviez promis une salle comble ! tempêta le garçon.
- Écoute gamin, t'es là pour jouer alors tu joues et tu nous fais pas chier.
Mais Dimitri resta sourd à l'agacement visible du l'homme.
- Et cet homme, c'est qui ? Il est dans le spectacle lui aussi ?
- Ça te regarde pas ! Joue maintenant.
- Non.
Furibond, Swan fit mine de se redresser vivement de sa chaise, mais son frère Edward le stoppa d'un signe de la main.
- Dimitri, qu'est-ce que tu fais ? Lui chuchota la petite fille.
- Viens, on s'en va, Ambre. Je la sens pas cette histoire.
Il prit son amie par la main et commença à se diriger vers la sortie, quand Edward se leva.
- Mon garçon, libre à toi de partir mais tu laisses la gamine ici.
Les entrailles d'Ambre se nouèrent soudain. Il ne pouvait pas les séparer, c'était impossible. Ils en avaient fait le serment.
- C'est hors de question, répliqua froidement Dimitri.
- Sache que ce n'était pas une question, la fille est pour nous.
En quelques enjambées, Swan fondait bientôt sur eux, suivi de près par l'inconnu et Edward.
- Ambre, cours !!
S’agrippant fermement à la main du garçon, la petite fille suivit Dimitri dans sa course pour gagner à la sortie. Aussitôt, les trois hommes étaient à leur trousse. Les enfants étaient presque arrivés à les semer, quand Ambre trébucha soudain et s'étala par terre, lâchant la main de son ami. Dimitri s'arrêta immédiatement pour l'aider à se relever mais il était déjà trop tard. Leurs poursuivants étaient là.
Usant de son violon comme d'une arme, Dimitri appliqua toute sa rage et sa détermination dans les coups qu'il donnait. Sans qu'elle ne puisse se défendre, Edward attrapa les bras d'Ambre et la tira à lui.
- Dimitri !
- Lâchez-là ! Ordonna le garçon avec fureur, prêt à frapper Edward.
Soudain, Swan lui asséna un violent coup à la tête.
- Dimitri !!!
Le garçon ne répondit pas. Brusquement, il s'écroula sur le sol comme une vulgaire poupée de chiffon. Ambre étouffa un cri et éclata en sanglots désespérés. Ses jambes se dérobèrent sous elle, en même temps qu'une flaque écarlate s'élargissait sur le parquet autour du crâne de l'enfant.
- Quel sale morveux. Il n'a eu que ce qu'il méritait, cracha le troisième homme.
- Dimitri... hoqueta Ambre.
La jeune fille voulut ramper jusqu'à son ami, mais avant qu'elle n'ait pu le toucher, Edward la tira en arrière.
- Allez. On dégage avant que quelqu'un n'arrive.
Écoutant les ordres de l'aîné des Darcy, les deux autres hommes marchèrent vers la sortie. De son pas lourd, Swan écrasa le violon du garçon, qui se brisa dans un craquement atroce. Ambre se défendit lorsqu'Edward l'emmena mais ses maigres forces eurent raison de celles de l'homme qui la traîna derrière lui sans gêne, la laissant totalement anéantie.


***

Swan et Edward Darcy ne cherchaient pas de jeunes talents pour les aider à se lancer, mais pour pouvoir les exploiter et se faire de l'argent sur leurs dos. Ils partaient trouver des enfants qui avaient du potentiel et surtout qui ne possédaient dans leur entourage aucune personne susceptible d'être alertée par leur absence pour qu'ensuite ils puissent les ramener à Londres. Et malheureusement, le sort d'Ambre ne serait pas différent de celui qu'ils lui avaient réservé.
Le lendemain même, ils embarquaient pour l'Angleterre. La petite fille suivit sans discuter. Privé de Dimitri, elle n'était plus que l'ombre d'elle-même. Toute détermination, tout espoir, toute volonté de liberté s'étaient éteints en même temps que son ami. À quoi bon lutter puisqu'elle n'avait plus personne à retrouver ?
Et cela arranger grandement les frères Darcy. Une jeune fille docile qui obéissait au moindre ordre sans rien dire, telle une grande absente. Ils profitèrent de cela pour lui apprendre à jouer de multiple instruments. En plus de sa voix sublime, faire d'elle une musicienne hors paire allait accroître sa popularité. Durant de nombreux mois, les deux hommes s'employèrent à la préparer pour être celle qui serait leur future mine d'or. Sa voix, accablée par le deuil et les épreuves de la vie, n'en était que plus touchante. Elle s'insinuait en vous et faisait trembler jusqu'à la dernière fibre de votre être. Rare était ceux qui n'étaient pas heurtés par  la tristesse qui se dégageait de son chant.
Presque deux ans se passèrent ainsi, mais pour Swan et Edward, il lui fallait une chose en plus, il fallait qu'elle soit encore plus spéciale. Qu'elle ait une particularité que les autres n'avaient pas et qui ferait son total succès. Il fallait encore plus toucher les gens selon leurs avis. Puis un jour, Swan eut une idée qu'Edward approuva. Les deux frères préparèrent cela dans le plus grand secret, personne ne devait être au courant.
Une semaine après leur illumination, Ambre fut emmener par Edward en ville. Comme toujours, elle suivait sans rien dire. Depuis la mort de Dimitri, elle n'ouvrait la bouche que pour chanter, en la mémoire de son ami. De toute manière, elle ne connaissait pas l'anglais, même si la plupart des paroles de ses chansons étaient dans cette langue.
Ils arrivèrent finalement dans un petit cabinet de médecin à l'aspect plus que douteux. Ambre commença à s'effrayer en voyant tous les instruments médicaux étalés sur une table. Qu'avaient-ils en tête ? Edward sentit que la gamine était réticente et pour ne pas souffrir de lutte, il immobilisa la petite fille lorsque le médecin lui appliqua un linge sur le visage. Ambre résista mais les effluves d’éther envahir immédiatement ses narines et elle sombra aussitôt dans l'inconscience.
Lorsqu'Ambre se réveilla, ses yeux la faisaient terriblement souffrir. Elle ne parvenait pas à ouvrir ses paupières et les ténèbres l'entouraient totalement. Il lui fallut un loin moment avant de comprendre que ses paupières étaient déjà ouvertes mais que c'était ces yeux qui ne voyaient plus.
- Qu'est-ce que vous avez fait ? S'effraya la petite fille en sen-tant la présence d'Edward à côté d'elle.
- Un simple investissement qui payera, crois-moi.
Elle était devenue aveugle. Ils l'avaient rendue aveugle et plus jamais elle ne verrait la lumière du jour.

 






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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 14:54



Chapitre 5
:
On peut décréter et ressentir sa mort sans attenter à sa vie. La mort est un état d'esprit.


Onze ans s'écoulèrent dans le noir le plus total. Ambre avait dû s'adapter rapidement à cette affreuse cécité et à l'anglais qu'elle avait fini par apprendre. Les Darcy n'appréciaient pas les choses qui prenaient trop de temps. Ils étaient extrêmement exigeants, surtout lors des entraînements pour les instruments, si bien qu'elle était très vite devenue une prodige dans la musique. Le seul instrument qu'elle se refusait à jouer était le violon. Elle ne pouvait se résoudre à toucher un instrument dont seul Dimitri était un génie à ses yeux. Les deux frères avaient fini par accepter, à contre cœur. Le piano était devenu son instrument de prédilection. Elle en jouait désormais divinement bien et cela leur suffisait.
Edward avait eu raison et son idée avait payé. Sitôt aveugle, ils la firent monter sur scène. Sa voix, son piano, et sa cécité avaient ému les spectateurs et ça avait été un réel triomphe. Un triomphe qu'ils étrennaient depuis maintenant onze ans. Pour nom de scène, les Darcy lui choisirent « Amy ». Désormais, elle était surnommée la « Grande Amy » de partout, si bien que plus personne ne l’appelait Ambre, comme si la petite fillette avait disparu.
Ambre était maintenant devenue l'une des plus grandes chanteuses d'Angleterre. Sa célébrité ne faisait que s'accroître à chaque représentation. Les plus belles scènes s'offraient à elle pour chanter et jouer, et à chaque fois le succès était le même. Cependant, les plus heureux étaient ses agents, les frères Darcy qui récoltaient tout l'argent. Cette jeune femme de désormais vingt-trois ans était leur petit joyaux dont ils prenaient grand soin. Jamais elle n'avait manqué de quoi que ce soit, hormis de ses yeux.
Elle était d'ailleurs devenue si populaire qu'une prochaine tournée en Amérique était prévue et pour cela, les deux frères avaient acheté des billets sur le futur paquebot de rêve : le Titanic.
Les deux frères vivaient comme des rois et Ambre avec eux. Elle profitait de ce luxe dans lequel ils subsistaient et qu'elle n'avait jamais connu auparavant. Ils étaient riches et célèbres.
Durant toutes ces années, Edward et Swan abusaient de tout. Ils avaient une masse d'argent colossale qu'ils dépensaient sans restriction. Chaque jour des grands restaurants, des fêtes, de l'alcool, des femmes de joie... Plus ils devenaient riches, plus ils tombaient dans la débauche. Leurs folies passagères ne connaissaient pas de limite. Ils vivaient dans les absolus, les extrêmes mais bientôt, cela ne plut plus à Swan.
Depuis quelques temps, il n'avait plus goût à rien. Quelque chose l'empêchait de savourer tous les plaisirs qui s'offraient à lui. Il se réveillait parfois en hurlant la nuit, étreint par un mauvais songe.
Alors qu'un soir ils étaient tous les trois dans le salon, Swan prit soudain la parole après avoir observé in très long silence durant tout le repas.
- Il faut que ça s'arrête, Edward. On ne peut pas continuer ainsi. Nous n'avons pas le droit de faire ce que nous faisons.
- Quoi ? De quoi parles-tu ? Edward.
- Je te parle de ce que nous avons fait et de ce que nous faisons à ce moment même. Te rends-tu compte ? Nous l'avons rendue aveugle !
Le regret perça soudain dans sa voix.
- Et grâce à cela nous sommes riches maintenant, rétorqua son frère. Je nous ai sortis de notre petite vie de merde, Swan !
- Mais à quel prix ? En mutilant une enfant?
- Qu'est-ce qui te prends Swan ? Pourquoi tu réagis ainsi ? Cela ne t'avais jamais gêné auparavant.
Le ton d'Edward devenait plus agressif, plus redoutable tandis que celui de son frère prenait des airs de repentir. Le silence s'étira et Ambre put entendre les frères se relever de leurs fauteuils. Les deux hommes étaient fortement agités, chacun par des sentiments contraires.
- Dois-je te rappeler que nous avons aussi sortie cette fille de sa misérable vie dans la rue ? Elle ne serait rien sans nous ! Nous lui avons offert la célébrité ! Elle serait encore en train de mendier son pain en chantant si nous n'avions pas été là !
- Et si nous n'avions pas été là, Amy verrait toujours et son ami serait toujours en vie. Elle serait certainement plus heureuse qu'à cette heure qu'elle ne l'est maintenant.
- Mais dois-je te rappeler cher frère que c'est toi qui a tué ce pauvre gamin ?
La voix de Swan trembla, tenaillée par le remord.
- Je sais bien et je regrette ! Pas un jour ne passe sans qu'il hante mon esprit. Nous ne pouvons pas être aussi cruels !
- C'est donc de lui que tu rêves chaque nuit, déduit Edward d'un ton cinglant.
Swan ne répondit pas mais son silence était éloquent.
- Il faut que nous cessions cela sinon...
- Sinon quoi ? Cracha Edward avec agressivité. Que comptes-tu faire ?
- Il faut que nous la laissions partir. On devrait la laisser tranquille maintenant et tout raconter...
- Tout raconter ? Le coupa sèchement Edward. À qui ? À la police ?
Aussitôt, le ton de sa voix changea. Elle possédait des inflexions de démence, comme si la situation échappait Edward et qu'il fallait à tout prix qu'il la rétablisse à son avantage.
- Tu ne vas pas de faire de bêtises, Swan ? Tu ne voudrais tout de même pas qu'on finisse en prison ?
Le cadet ne répondit pas, mais une fois de plus son silence parlait pour lui.
- Tu ne vas pas nous faire ça ?! Reprit l'aîné en hurlant. Après tout ce que j'ai fait pour toi ! Hein ?! Et tu penses à la tournée ? À l'Amérique ? Nous serons encore plus riches, plus célèbres !
- Je me moque de l'argent et de la célébrité ! Explosa soudain Swan. Je n'en peux plus de vivre avec la culpabilité d'avoir gâché la vie de ces deux gamins !
- Swan, ne fais pas ça. Lâcha sombrement Edward, mais son frère n'en tenait déjà plus compte.
- Il n'y aura pas d'Amérique Edward ! Tu comprends ça ? On va la laisser partir maintenant et on va aller se dénoncer.
- Non !!!!
Edward fondit furieusement sur son frère, et des bruits de combat revinrent aux oreilles d'Ambre. Aussitôt elle se leva pour tenter de séparer les deux frères, mais accablée par la cécité, elle fut bien vite repoussée, incapable d'agir dans leur lutte fratricide. Tout à coup, elle entendit leurs deux corps chuter à terre et les protestations muettes caractéristiques d'une personne qu'on étrangle lui revinrent. Un silence plana soudain dans le salon. Le souffle court, Ambre attendait désespérément un quelconque signe qui pourrait lui donner une indication sur les évènements. Son regard noisette était perdu dans un coin de la pièce quand soudain :
- Je suis désolé Swan, fit Edward avec regret. Il le fallait. Tu aurais tout gâché...








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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 14:54


Chapitre 6
:
Les âmes des morts restent là où ils ont vécu. Lorsqu'il n'y a pas de bruit, pas de vent, on entend les esprits.


Le suave murmure des vagues lui revenait en une gracieuse mélodie. Un vent doux soufflait, faisant danser ses boucles brunes dans le vent marin. L'odeur de la mer écumante emplissait ses narines en de douces fragrances. Seul lui manquait la vue, comme toujours.
Ambre adorait l'océan. Depuis la première fois qu'elle avait pris le bateau pour arriver en Angleterre, elle en était tombée amoureuse. Cet infini bleuté, cette brise salée qui venait caresser sa peau lui donnaient la sensation d'être libre. En ces rares instants, il lui suffisait seulement de s'approcher du bastingage, d'ouvrir grand les bras, et elle se sentait aussi libre que l'air, invincible. La souffrance, la mort, les ténèbres, la solitude s'envolaient de son esprit. Elle oubliait même pourquoi elle était à bord du Titanic.
Cependant, ces moments-là étaient brefs et elle revenait rapidement à la réalité.
Après l'odieux crime envers son frère, Edward avait rassemblé toutes leurs affaires et ils étaient partis tous les deux sur le champ, laissant qu'un cadavre inerte dans le salon. La police serait certainement à leur trousse quand quelqu'un découvrirait le corps, mais l'aîné des Darcy ne cessait de répéter qu'en Amérique, ils n'auraient aucun souci. Ambre n'appréciait pas baigner dans cette histoire de meurtre, mais elle faisait plus qu'attention désormais.
La raison d'Edward était devenue plus fragiles, ses réactions plus imprévisibles et redoutables. Il était maintenant paranoïaque, soupçonneux. Le moindre comportement anormal lui était suspect.
Ambre ne supportait plus cette tension depuis les deux premiers jours à bord du bateau. Surtout que c'était souvent sur elle que retombait les conséquences de son caractère névrosé. Elle préférait se promener pour lui échapper quelques temps sur le pont des premières classes, sur lequel elle avait réussi à prendre ses marques malgré sa cécité. Cependant, Edward refusait obstinément qu'elle adresse la parole à qui que ce soit. Il la gardait comme un bijou précieux et elle se gardait bien de lui désobéir. Elle ne connaissait que trop bien son courroux dévastateur.
La jeune chanteuse était tout à ses pensées quand soudain :
- Ambre ? Est-ce que c'est toi ?
Un frisson lui parcourut l'échine. Voilà des années qu'on ne l'avait plus appelée ainsi. Son prénom était mort en Angleterre et voilà que quelqu'un le faisait renaître de ses cendres.
Soudain, l'homme glissa sa main dans la sienne. Cette main ! Sa main ! Et son parfum... Comment était-ce possible ?
- Dimitri ? Murmura-t-elle dans un souffle étranglé.
Non c'était impossible. Il était mort. Elle l'avait vu ! Tout ce sang sur le sol, il ne pouvait encore être en vie. Et pourtant, cette main... il n'y avait pas de doute possible.
- Je croyais que tu étais mort, pleura-t-elle, n'osant y croire.
- C'est ce qu'ils ont cru mais je n'étais pas mort.
Il la serra fort dans ses bras, comme s'il avait peur qu'elle ne lui soit enlevée une nouvelle fois.
- Je t'ai cherchée de partout Ambre ! Fit-il d'une voix émue. Je te pensais perdue à jamais.
Ambre laissa échapper un sanglot et des larmes jaillirent de ses yeux. Ces retrouvailles semblaient aussi irréelles que magique. Après toutes ces années de deuil, c'était si bon de le retrouver, de pouvoir à nouveau avoir sa main dans la sienne.
Dimitri éloigna délicatement son amie d'elle, tout en conservant leur étreinte. Il passa tendrement sa main sur son visage. Ambre n'eut pas besoin de voir pour imaginer les traits du jeune homme se décomposer.
- Tes yeux... Qu'ont-ils ? Tu es aveugle ?
La jeune fille ne répondit pas et préféra baisser la tête, tenaillée par la honte, mais ses attitudes répondaient à sa place.
- Ce sont eux qui t'ont fait ça ? Essaya-t-il de demander calmement même si une fureur sans nom naissait dans sa voix.
- Un investissement, lâcha-t-elle en reprenant douloureusement les paroles d'Edward.
Elle sentit tous les muscles de Dimitri se tendre sous l'effet de la rage.
- Les monstres, cracha-t-il. Je vais les tuer, je te vengerai Ambre !
- Non ! S'effraya-t-elle en le serrant plus fort dans ses bras. Je t'en prie. Plus de mort... Je ne veux plus que personne meurt.
Ils se turent tous les deux, profitant seulement de leur tendre étreinte.
- Que fais-tu ici ? Demanda-t-elle, brisant le silence qui s'était installé.
- Je fais parti de l'équipage. Je travaille sur le bateau.
- Emmène-moi avec toi, Dimitri. Lorsque nous serons en Amérique, fuyons ensemble.
- Je te le promets.

Deux autres jour s'étaient écoulés depuis le départ du Titanic. Et durant ces deux jours, elle ne vit pas Dimitri. Par mesure de sécurité, ils avaient convenu qu'ils ne devraient pas se voir avant d'avoir accosté en Amérique pour qu'Edward ne puisse rien soupçonner. Ils auraient tout le temps de se parler après leur fuite. Ils avaient tout prévu, leur plan était impeccablement préparé, mais il y avait une seule qu'il n'avait pas envisagé... le naufrage.
Ambre était dans sa cabine lorsque les premières secousses ébranlèrent le bateau. Un steward passa aussitôt pour rassurer le couloir des premières classes. Puis un deuxième tremblement finit par inquiéter totalement la jeune femme.
Soudain, la porte de sa cabine s'ouvrit à la volet et elle reconnut le pas et la respiration haletante de son ami.
- Dimitri ? Que fais-tu ici ? Nous avions dit que...
- Le bateau va couler, la coupa-t-il, alerte. Ils sont en train de sortir les canaux de sauvetage, il faut que tu montes dans l'un d'eux.
Le jeune homme lui attrapa le bras et fit mine de la guider vers la sortie mais elle retint son geste.
- Et toi ? Tu monteras avec moi ?
- Ambre... fit-il, désemparé. Je fais parti de l'équipage. Je ne pourrai pas monter avec toi.
- Je refuse de partir sans toi, répliqua-t-elle aussitôt. Je ne te quitterai plus.
Dimitri prit le visage de son ami entre ses mains et posa son front contre le sien.
- Ambre je t'en prie. Monte sur un canaux, je te rejoindrai plus tard.
- Non, je refuse, s'obstina-t-elle en se dégageant de son étreinte. Je ne pars pas sans toi !
- Effectivement tu n'iras nul part, lança une voix depuis la porte.
Edward ! Les entrailles d'Ambre se tordirent aussitôt sous l'effet de la peur.
Il claqua la porte derrière lui et s'avança un peu plus dans la cabine, s'approchant des deux jeunes gens. Ambre ne savait pourquoi, mais elle était convaincue que l'homme brandissait son arme sur eux. Elle le sentait à la tension qui envahissait son ami à côté d'elle. Cela ne pouvait être que cela.
- Tiens, mais je te reconnais toi ! T'es le sale morveux du théâtre. Toujours vivant à ce que je vois.
- Oui, répondit-il avec défi. Et je compte bien le rester pour emmener Ambre avec moi.
Edward éclata d'un rire sans joie et inquiétant. Ambre eut un mouvement de recule.
- Tu vois petit, je trouve cela dommage que tu ne sois pas mort avant dans ce théâtre. Ça t'aurait fait gagner du temps sur ta mort prochaine.
Sa phrase s'acheva soudain dans une funeste détonation couverte par le hurlement de la jeune femme. Le coup de feu avait retenti comme un déchirement. Elle entendit le corps de Dimitri s'effondrer à côté d'elle, encore une fois. Une fois de trop.
Aussitôt, elle se jeta sur Edward dont elle repéra le pas lourd. De ses minces forces, elle le griffa, le frappa, se déchaîna telle une démente sous l'effet du désespoir.
- Pourquoi ? Pourquoi vous avez fait ça ? Hurla-t-elle, folle de chagrin.
- La ferme !
D'un puissant revers de main, Edward la projeta loin de lui et elle alla s'écraser brutalement sur parquet de la cabine.
- Qu'est-ce que tu croyais Amy ? Tonna-t-il. Tu pensais pouvoir me fuir aussi facilement ?
Ambre éclata en sanglots amers. Tout était fini pour de bon et c''était la deuxième fois que Dimitri mourrait en voulant la sauver.
Ivre de colère, Edward lui asséna soudain un violent coup de pied à l'estomac. La jeune fille gémit en se tordant de douleur. S'accroupissant à côté d'elle, il pinça son menton entre ses doigts et rapprocha son visage du sien. Elle pouvait aisément deviner la lueur de représailles qui dansait dans ses yeux.
- Tu vas me suivre sans rien dire maintenant ! Et si encore une fois, je dois subir l'une de tes rebellions, tu lui regretteras amèrement.
- Qu'importe, lâcha-t-elle dans un sanglot. De toute manière que pouvez-vous me faire de plus que vous m'avez déjà fait subir ?
- Qu'est-ce que tu dis ? Fit-il avec offense.
- Je ne vous suivrai pas, je ne vous suivrai plus ! S'écria-t-elle.
- C'est ce qu'on va voir, grinça-t-il.
Edward se saisit violemment son bras et la tira à lui, mais elle résistait de toutes ses forces en criant.
- La ferme ! Ordonna-t-il, mais elle restait sourde à tout ordre, elle ne voulait plus obéir.
Il la gifla de rage et elle s'affaissa au sol. Elle remarqua soudain que le parquet était recouvert d'eau. Edward dut faire le même constat, car pendant un instant il arrêta ses assauts.
- Si c'est vraiment que tu souhaites alors je pars sans toi, s'irrita-t-il. Mais toi, tu restes ici ! Comme ça tu seras avec ton petit ami. Et puis j'ai vu que tu adorais la mer, je te l'offre pour l'éternité !
- Quoi ?
Mais elle sentait déjà les pas d'Edward faire vibrer le parquet et s'éloigner vers la porte. Le son d'une clef jouant avec le mécanisme de la serrure lui revint soudain aux oreilles.
Ambre se releva immédiatement et s'élança vers la porte de la cabine, qu'elle s'usa à ouvrir par tous les moyens. Cependant il était trop tard. Il était enfermé ici et elle allait mourir noyée. Elle lâcha un gémissement de désespoir et ses genoux se dérobèrent sous elle.
Alors que le niveau de l'eau montait, elle se traîna difficilement jusqu'à la dépouille de Dimitri et se lova dans ses bras en attendant la mort.
Les minutes passèrent ainsi, jusqu'à ce que les larmes qui perlaient sur ses joues se mêlent à la froide morsure de l'océan. Sa mort fut plus douce qu'elle ne l'avait imaginé. Elle ferma les yeux et bientôt, les ténèbres l'engloutirent définitivement.








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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 15:41

rebienvenue sur le forum dans ce cas là.
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 17:48

J'adore ton nouveau perso =) Faudra qu'on aie un lien c'est obligé =)
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 18:00

Ohhhhh Ambre
Je m'occupe tout de suite de ta très longue fiche

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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 18:05

Henry : Merci Smile
Mary : Merciiiii beaucoup !! Very Happy Je te réserve un lien <3
Georgi : Merci, j'espère que le fait que ce soit aussi long ne sera pas gênant =)
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 18:43

Alors je viens de lire ta fiche et je ne sais pas trop quoi en penser, même si l'histoire est captivante, pour une jeune fille de 20 ans, ça ne me parait pas réalisable :/ En fait, je dirais que ça fait un peu Mary Sue. On dirait qu'Ambre a tout vu, alors qu'elle n'a que 20ans.
Ce n'est une critique ne t'inquiètes pas, mais je pense que certaines choses pourraient être atténuer. Pourquoi ne pas effacer le viol, je le trouve un peu gros et ça renforce déjà beaucoup de choses, surtout qu'Ambre a déjà vécu des choses horribles pour son âge. Après, je te propose d'augmenter son âge. Emily Browning à 23 ans, pourquoi pas donner 3 ans de plus à Ambre ?
Après si as des remarques n'hésites pas on peut en discuter, parce que j'aime beaucoup ton perso Very Happy

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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 19:14

Il n'y a pas de problème ^^ J'ai déjà changé son âge et je vais enlever le passage du viol. S'il y a d'autres choses à changer, dis-le moi Smile
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 19:42

Non c'est bon Very Happy Je voulais juste que ça ne fasse pas trop en fait Very Happy Parce que tu as déjà un perso bien complet et comme je l'ai dis, un tel destin ça fait un peu beaucoup pour une si jeune personne Very Happy
Si tu n'as pas d'autres questions je te validerai Very Happy

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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 19:44

Voilà qui est modifié Very Happy Tu peux encore vérifier pour voir si tout est bon Smile
En tout cas, merci !! Very Happy
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 20:13

Bienvenue parmi nous
heureux de te revoir !
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 20:30

Te voilà validé

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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 21:09

Re bienvenue, bravo pour ta validation
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 21:26

Emily Browning ** Bienvenuuue Very Happy
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 21:33

Bienvenue à toi ! Very Happy
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 21:46

Merci à tous, je suis heureuse de revenir enfin parmi vous et d'être validée aussiiiiii Very Happy
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 22:16

Un peu à la bourre pour te souhaiter la bienvenue, mais BIENVENUEEEEEEEEEEE!!!!! chère compatriote.
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Mar 7 Aoû - 22:45

XD Il n'y a pas de problème, surtout que ma présentation s'est faite relativement vite Very Happy Merci à toi !!!!!!!!
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Jeu 9 Aoû - 12:21

Re-Bienvenue ^^
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Jeu 9 Aoû - 19:35

Merci =)
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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   Sam 11 Aoû - 11:54

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MessageSujet: Re: La mort, la liberté... ~Ambre Roux~   

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La mort, la liberté... ~Ambre Roux~

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