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  « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]

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MessageSujet: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Dim 5 Aoû - 13:56

Le sourire est le baiser de l'âme.
Sacha & Alfred.

    Alfred avait été faire quelques pas sur le pont. Prendre l'air. Changer d'air. Cela semblait absurde une fois que l'on été prisonnier d'un paquebot voguant sans destination, dans un océan aux variations minimales et ce, autant qu'on pouvait le savoir, pour l'éternité. Mais rester enfermé dans sa cabine, ou dans les salles du navire avec les autres, tous les jours, c'était un peu trop, même pour un gentil solitaire et grand lecteur comme Alfred. Il était sorti un peu, avait arpenté les ponts, machinalement. Il les connaissait presque par coeur à présent. Cela faisait toujours du bien, marcher un peu sans faire tourner sous son crâne mille et une pensées déprimantes. Les questions sans réponses n'étaient plus aussi inquiétantes lorsqu'il inspirait à pleins poumons l'air extérieur. Cela au moins n'avait pas changé, et restait toujours aussi vivifiant. Comme s'il était encore en vie. Lorsque la vue de l'océan et des passagers brièvement croisés l'avait lassé, il avait fait marche arrière vers sa cabine.

    Il s'était retrouvé à presser le pas, aussitôt qu'il eût reconnu la fine silhouette féminine qui se trouvait au même moment devant sa porte. Sacha. Alfred ne pouvait pas s'empêcher d'allonger le pas, ni de sentir une ombre de sourire venir sur ses lèvres. Il connaissait cette silhouette par coeur. Ressemblant si bien à la femme qu'il avait aimé. Appartement à une femme qu'il aimait, qu'il aimait beaucoup. Peut-être trop ? Alfred n'avait pas la moindre idée ce qui avait pû l'amenée à sa porte, ni même si elle avait une raison ferme et définie de vouloir le voir, mais il en était content. Irrésistiblement, peut-être secrètement, peut-être à tort, mais content. La vue de Sacha était l'une des rares choses qui le réjouissaient à bord, même si, dès qu'elle était partie, cela lui apportait de nouvelles interrogations. Par chance, elle n'avait pas encore eu le temps de s'en aller, lorsqu'il arriva près d'elle. Encore un peu et ils se seraient croisés sans se voir. L'avait-elle entendu s'approcher ? Il posa une main légère sur son épaule pour lui indiquer sa présence.

    «- Sacha ? Je suis là. Je suis navré de ne pas être arrivé plus tôt. »

    Il eut un sourire désolé, alors qu'elle se retournait vers lui. Son sourire prit une expression un peu plus soucieuse lorsqu'il croisa son regard. Avec l'habitude, il était devenu très bon au petit jeu de deviner les états d'âmes des personnes qui venaient lui parler, et cela fonctionnait encore mieux avec quelqu'un qu'il connaissait bien, comme Sacha. Le regard de la jeune femme était troublé, et un pressentiment, ou un instinct, appelez ça comme vous le souhaitez, soufflait à Alfred que quelque chose n'allez pas. Quelque chose en plus de tout le reste, ou simplement un mauvais jour...Mais la jeune femme ne semblait pas aller bien fort, et cela fit disparaître le sourire d'Alfred. Machinalement, il ouvrit la porte d'une main, sans la quitter du regard, soudain quelque peu hésitant, inquiet.

    « - Je... Est-ce que vous allez bien ? »
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MessageSujet: Re: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Lun 27 Aoû - 18:16

[HJ : Désolé du retard mon cher Alfred, j'espère que ma réponse te conviendra ^^]

    Comme bien souvent depuis que nous sommes revenus, il y a de cela presque une année à présent, je ne vais pas bien, je ne me sens pas bien, dans mon corps, dans mon esprit. Je ne sais pas si mon âme va bien puisque je ne sais pas si elle est encore en moi ou ailleurs, je ne sais même pas si j'avais une âme à vrai dire puisque c'est une notion très suggestive, enfin d'après ce que j'ai pu comprendre. Il n'y a eu que très peu de rayons de soleil pour moi, à part la rencontre d'Alfred, il est le seul qui m'empêche de m'effondrer complètement. Pourquoi lui, le messager de Dieu ? Je ne sais pas , je crois qu'il est le seul en qui mon coeur a réussi à s'épancher totalement de la bonne façon, le seul qui a peu entendre mes jérémiades. D'ailleurs, il n'a pas du être le seul à entendre mes pensées les plus intimes, les plus précieuses. Je me demande encore comment il fait peur tenir son rôle malgré les circonstances. Personnellement, je crois que j'aurais jeter l'éponge, il y a déjà plusieurs mois. Mais lui n'est pas moi et heureusement d'ailleurs sinon ça ne le ferrait pas, deux dépressifs qui s'encouragent à allez encore et toujours plus bas, ça ne le fait pas. Mais je crois que je suis dépressive pour deux largement. Cette éternité me pèse tellement, c'est terrifiant, j'arrive pas à me dire que je serais tout le temps ici à présent. N'y a-t-il pas une porte de sortie ? Vraiment ? Pourtant, je ne crois pas avoir revu le passager fou qui a essayé de brûler le navire. Me faudrait-il le mettre en colère pour que moi aussi je puisse disparaître à jamais ? Je ne sais pas, mais une chose est sûre, je n'oserais jamais franchir ce cap là. Et si ça ne marchait pas ? Je n'ose même pas imaginer le sort que le Titanic me réserverait. Alors je suis pris d'une crise de larmes comme souvent. Je me décide toutefois à aller voir Alfred pour lui dire ce que j'ai sur le coeur. Je ne sais s'il sera là, à sa cabine pour m'écouter mais peu importe, ce n'est pas très grave. Je suis là, devant sa cabine, je ne sais si je dois le déranger ou non. Je monte ma main avant de me raviser. Puis il arrive dans mon dos, étonné de me voir là. Il a un petit sourire de réconfort. Il s'excuse de ne pas avoir été là plus tôt, mais ce n'est pas grave, je viens à peine d'arriver. Ma mine déconfite lui enlève son magnifique sourire. Il me demande alors si je vais bien, mais ce n'est évidemment pas le cas, comme est ce que cela le pourrait ?

    " Non, cela ne va pas fort, mais je crois que mon visage est plus expressif que mes maigres mots ... "

    Je ne savais pas quoi dire d'autres pour le moment mais bon, que voulez-vous, c'est comme ça. Je me suis retenu mais j'ai failli le prendre dans mes bras, mais en public, du moins dans un endroit où il y a un peu de passage, je ne sais pas si cela serait bien vu.

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MessageSujet: Re: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Mer 12 Sep - 22:26

[ HJ : désolé du temps de réponse, la reprise des cours n'aide pas. J'espère que ça ira ! ]

    L'expression peinte sur le visage de Sacha brisait le cœur d'Alfred. Il était là pour l'éternité, et il n'était même pas capable de soutenir une personne à qui il tient. C'est compréhensible, dans un sens, la situation est...compliquée. Insurmontable. Extraordinaire. Il y a de quoi être déprimé, se sentir mal. Mais il aurait tant aimé que cela soit différent, voir Sacha sourire et profiter de la vie comme une aussi charmante et douce jeune femme devrait le faire.
    " Non, cela ne va pas fort, mais je crois que mon visage est plus expressif que mes maigres mots ... " Il aurait aimé pouvoir dire que cela lui faisait mal de la voir comme ça, qu'il n'aimait pas la voir dans cet état-là...mais il la voyait tellement souvent comme ça. L'habitude ne rendait pas cela plus facile pour autant. Il rompit l'échange de regard un instant pour baisser la tête d'un air désolé, et se reprendre pour lui offrir ensuite le visage le plus apaisé possible, même s'il n'était pas tout à fait serein lui-même.
    Alfred détestait voir cet air sur le visage de la jeune femme. Il eut un sourire timide et hésitant, en plongeant son regard dans celui de Sacha. Il était toujours timide et hésitant en sa présence. Elle l'impressionnait, mine de rien. Alfred avait envie de l'enlacer, de la consoler, mais il ne savait ni quoi dire, ni quoi faire. Être là était la seule chose censée qui lui venait à l'esprit. Il releva les yeux et chercha son regard;

    « - Si... si je peux faire quoi que ce soit pour vous. Voulez-vous entrer, peut-être ? Ou préféreriez-vous arpenter ce cher pont, encore une fois ?»

    Ce pont... A la fois une source de réconfort car il permettait de prendre l'air et de se dégourdir les jambes...mais il était aussi désespérant, à rester toujours le même, présentant éternellement les mêmes passagers et le paysage... Alfred ne regardait que Sacha, que les yeux de la jeune femme. Une part de lui, plus folle, jeune et audacieuse avait envie de passer son bras autour de sa taille ou de ses épaules et de l'attirer contre lui, la réconforter, l'emporter loin de ce navire fantôme et de son horrible prison sans fin ni but.
    Mais il ne le pouvait pas. Il n'était pas comme cela, et même s'il l'avait été, il n'en avait pas le pouvoir. Personne pouvait changer quoi que ce soit à leur situation, si ce n'était Dieu. Enfin ça, Alfred l'espérait de tout son coeur. Il déposait toute sa confiance et toute sa foi dans une intervention divine, miraculeuse et inespérée, et ce même si depuis le naufrage il y avait de quoi perdre et la foi et la raison. Une petite partie d'Alfred chuchotait qu'ils étaient seuls au monde et qu'ils resteraient là pour l'éternité, à devenir fous sur ce bateau, mais il refusait d'y croire. Il n'était pas là pour empirer la situation. Ramener un sourire sur le visage de Sacha était un bien meilleur objectif. Il posa un court instant sa main sur le bras de la jeune femme, dans un geste qui se voulait aussi réconfortant que le regard qu'il portait sur elle.

    «- Même si les mots ne peuvent rien dire, je suis toujours là. Ce n'est pas grand chose, mais...  »
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MessageSujet: Re: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Jeu 13 Sep - 16:59

    J'étais ici pour une bonne raison, j'avais le morale en berne, complètement dans les chaussettes, pire que si je vivais une vie de chien. Je suis presque sûre que l'animal aurait été plus heureux que moi de vivre ici, mais ce n'était pas mon cas. Mais j'avais pris place dans ce navire. J'avais bien failli en descendre en France, du moins à Cherbourg, quand nous y avions fait notre premier arrêt, mais je n'en avais pas eu le courage, et j'étais donc morte à présent ici. Si Alfred n'était pas prête, sans doute que je l'aurais déjà tiré dans sa chambre pour lui faire un gros câlin mais je n'en avais même pas envie, je ne savais même pas de quoi j'avais envie. Il baissa alors le regard quelques instants pour me paraître plus serein, mais il me l'avait dit lui aussi n'était pas complètement dans son assiette. En effet, nous étions morts, et je ne crois pas que l'on apprenne ce genre de situation dans la Bible à un prêtre. Ne dit-on pas qu'il n'y a plus rien après la mort dans l'Ecclésiaste ? A moins que ce ne soit ailleurs dans ce livre sacré. Pourtant nous étions bien là, mort mais toujours vivant. Il releva alors les yeux et plongeant son regard dans le mien me demandant si je voulais entrer dans sa chambre ou bien arpenter le pont comme nous l'avions déjà fait très souvent avant aujourd'hui. D'un signe de la tête je montrais cependant que je voulais entrer à l'intérieur de sa chambre pour un peu plus d'intimité. Je ne savais pas ce que je lui dirais mais, je ne voulais pas que tout le monde l'entende. Le Capitaine pouvait bien l'entendre, ça ne me dérangerait pas mais je ne voulais pas que tout le monde le sache, simplement parce que ça ne les regardait pas. Puis il posa sa main sur mon bras comme pour me dire qu'il était là même si mes mots me manquaient pour lui dire ce que je ressentais.

    " ... mais c'est déjà beaucoup. Rentrons dans la chambre, ce sera mieux je pense. "

    Je le laissais donc passer devant moi pour ouvrir sa chambre qui devait donc être fermée puisqu'il n'y était pas quelques instants auparavant. Mais peut être qu'il ne la fermait pas après tout. Il n'y avait pas grand chose à craindre de toute façon.
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MessageSujet: Re: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Dim 14 Oct - 18:06

    A sa proposition, Sacha avait désigné la porte de sa cabine, de sa chambre, d'un signe de tête. Ce choix ne surprit pas vraiment Alfred. Il n'avait proposé le pont que pour ne pas sembler trop intrusif, autoritaire et bien désagréable... Il aurait été très compréhensible qu'une femme comme Sacha ne souhaite pas se faire emmener dans la cabine d'une pauvre hère dans le genre d'Alfred, fut-il prêtre. Mais comme l'explicita ensuite, Sacha, il valait mieux qu'ils se retrouvent tout deux dans la cabine. Discuter de ce qu'on a sur le coeur en plein air n'est pas évident, et aucun des deux n'était extrêmement expansif et communicatif, de toute manière... " ... mais c'est déjà beaucoup. Rentrons dans la chambre, ce sera mieux je pense. " Cela fit esquisser un sourire à Alfred, un peu soulagé de ne pas se savoir complètement inutile, à se tenir là les bras ballants. Même si elle disait sans doute cela pour lui faire plaisir.

    Alfred hocha la tête, et en profita pour inspirer calmement, tentant de cacher la légère nervosité qui le prenait toujours en tête-à-tête avec Sacha. Il avait l'habitude parler à des individus, certains presque des étrangers, en tête-à-tête avec eux, dans sa cabine, loin du monde agité du Titanic...Mais avec Sacha, ce n'était pas pareil, et une part de lui espérait que cette agitation ne disparaîtrait pas tout de suite.

    Alfred se glissa entre la jeune femme et la porte de sa cabine, pour l'ouvrir d'une poussée. Il ne fermait jamais sa cabine à clé. Ce n'était déjà pas dans ses habitudes lorsqu'il était sûr et certain d'être vivant, car non seulement il n'avait pas grand chose à perdre, mais également car il se refusait à craindre le vol et la méchanceté de l'homme : si quelqu'un était assez désespéré pour avoir besoin de voler quelques vêtements, une Bible et quelques livres, alors il les lui aurait volontairement donnés de bons coeurs. Il était bien plus attaché à aider son prochain qu'à ses maigres possessions : cela faisait partie des conditions nécessaires pour s'engager dans sa voie. Et maintenant qu'il était prisonnier à bord d'un paquebot fantôme, enfermé pour l'éternité avec les mêmes individus.. Même les premières classes commençaient à se détendre et à quitter leur paranoïa, au bout d'un moment. Il s'écarta pour laisser passer Sacha, tenant la porte ouverte du bout du bras.

    «- Venez. Installez-vous. »
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MessageSujet: Re: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Jeu 25 Oct - 14:08

    Oui, il ne faisait aucun doute que nous serions mieux dans sa cabine à l'abri des regards indiscret. En général, c'était assez calme ici, personne ne venait déranger le prêtre quand il était dans ces quartiers personnels, sauf grosse urgence, mais je n'en avais pas vu depuis presque une année, ou si peu. Nous aurions pu discuter tout en nous promenant, je le faisais parfois mais je sentais que j'allais pleurer, alors si je pouvais avoir un minimum d'intimité pour ce geste que je n'aime pas mais qui me prends si souvent, ce ne serait pas plus mal. Je ne me sentais pas bien, surtout après ce que j'avais pu voir dans la salle des désirs. La plaie était ouverte et elle saignait en abondance, même si en fin de compte cela ne m'étonnait guère que mon mari me remplace par sa maîtresse. Le pire pour moi n'était pas cela, c'était surtout que ma fille ne connaîtrait jamais l'existence de sa vraie mère qui avait été si lâche qu'elle l'avait abandonné aux mains de son père adultère et violent. Mais je n'avais pu me résoudre à autres choses, je ne voyais que cette solution là. Bref, nous entrions donc dans cette pièce qui me réconfortait déjà même s'il n'y avait rien de spécial à l'intérieur, mais je ne sais pas, il y avait comme une aura qui m’apaisait à l'intérieur. Je sais, c'est un peu bête, mais c'est comme ça que je le ressentais au plus profond de moi. Je rentrais donc à l'intérieur pour m'installer sur son lit, c'était là où je me sentais bien, même si parfois je choisissais de m'asseoir sur le sol. Bref, il m'invitait à entrer, mais je ne savais pas si j'allais commencer à parler tout de suite, ou si j'attendrais quelques instants.

    " Merci de m'accueillir ... "

    C'est tout ce que je trouvais à dire dans un premier temps. J'avais toujours les mêmes choses à lui dire, toujours ce même ramassis de dépression maternelle, il devait en avoir l'habitude à force de parler avec moi de ça, de ce débat sans fin que je me faisais intérieurement. Mais là, j'avais de nouvelles informations, si je puis dire puisque j'avais vu des choses qui m'avaient brisées le coeur en mille morceaux.

    " J'ai vu des choses ... "

    J'avais déjà du mal à continuer, mon corps était pris de frissons, comme si d'un seul coup la température autour de moi s'était affaissé de plusieurs degrés. Est ce que j'allais arrivé à lui dire ce qu'il fallait ? Je ne le savais même pas, mais peut être avait-il entendu, ou su que je m'étais aventuré dans la salle des désirs ...
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MessageSujet: Re: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Jeu 8 Nov - 0:13

    Alfred suivit silencieusement Sacha à l'intérieur de la petite pièce. Petite, presque vide, mais Alfred faisait de son mieux pour la rendre confortable et accueillante. Et puis, depuis le temps qu'il y vivait, contraint et forcé, la petite pièce commençait fort à ressembler à Alfred. Il l'observa s'asseoir sur le lit, et resta immobile à quelques pas, debout et sans vraiment savoir quoi faire. Hésitant à s'asseoir à côté d'elle ou autre, hésitant à savoir quoi dire et quoi faire pour l'aider.

    L'état de Sacha inquiétait Alfred, et l'angoisse qui naissait dans son ventre augmentait de minute en minute. Ce n'était pas la première fois qu'elle venait le voir pour parler et pour se confier à lui, se confier et confier ses inquiétudes et sa tristesse, mais aujourd'hui... Le prêtre avait assez souvent regardé le visage de la jeune femme avec une attention douloureuse pour savoir lire entre les lignes, pour connaître la plupart de ses expressions et chacun de ses traits... Et ce qu'il y voyait n'était pas bon, pas bon du tout. Associez cela à un mauvais pressentiment, et vous comprendrez l'état nerveux fragile dans lequel Alfred se trouvait présentement. «  Merci de m'accueillir ... " Alfred hocha la tête. Evidemment qu'il l'accueillait, cela allait de soit, c'était naturel... Comment pourrait-il la laisser dehors ? Non, désolé, aujourd'hui on était fermé ? Jamais. Surtout à quelqu'un à qui il tenait au moins un peu.

    Alfred se taisait, laissant le temps à Sacha de reprendre ses esprits et de prendre assez de courage pour reprendre la parole... Elle semblait ramasser les morceaux plus qu'autre chose, presque au bord des larmes...Alors, il attendait sans savoir quoi faire, confus. « -J'ai vu des choses ... » Des choses ? Des choses apparaissait une vision bien plus terrible que quelque chose de terrifiant et d'horrible mais de bien défini. Il s'approcha du lit et vient s'agenouiller devant elle, prenant ses mains dans les siennes.

    « - Des choses ? Quel genre de choses ? »

    Il serra doucement les mains tremblantes de la jeune femme, prise de frisson. Sacha n'était pas la personne étincelant le plus de joie de vivre qu'il y ait jamais rencontré mais...D'habitude, elle semblait tout de même moins traumatisée. Qu'avait-elle vu ? Vous parlez d'un mauvais pressentiment, ça se confirmait...

    « - ...Sur le bateau ? Est-ce que cela à un rapport avec... toutes les rumeurs ? Sur un capitaine, et la salle des désirs ? »

    Il avait entendu parler des passagers : le Capitaine, c'était le nom qu'on lui donnait, faisait des misères aux passagers. Il y avait quelque chose avec une salle spéciale, la salle des désirs, où les désirs auraient mal tournés il y a peu... Alfred n'avait pas été concerné par toutes ces histoires, aussi il ne savait pas grand chose, seulement des bruits de coursives, et des choses entendues en confession...des ouï-dires, qui l'avaient tenu éloigné de la réalité. Est-ce que Sacha avait vécu cela ? Avait-elle était présente ? Qu'avait-elle vu qui l'ait troublé à ce point ? Comment pouvait-il ignorer des choses aussi capitales à propos d'une amie?
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MessageSujet: Re: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Ven 9 Nov - 16:07

    Alfred m'accueillait donc à l'intérieur de sa cabine, aujourd'hui, je n'avais pas envie de parler en marchant, je ne le pourrais, je n'aurais pas la force mentale pour cela. C'était de toute façon toujours ce qui me manquait le plus, chaque jours, chaque minutes. Si physiquement ça allait, je n'avais pas de cicatrices et tout, mentalement je m'effondrais presque chaque jour. Il suffisait que je pense à ma fille pour que tout bascule. Je prenais donc place sur le lit comme si c'était le meilleur endroit pour discuter, mais je préférais ça au sol ou au petit bureau qu'il y avait. Et comme je ne tiendrais pas à rester debout, je n'avais guère d'autres choix. Ce n'était pas la première fois que je venais ici, et ça ne serait sans doute pas la dernière non plus, mais aujourd'hui, j'allais particulièrement mal. Il me connaissait à force. Au départ, il m'aurait peut être demandé comment j'allais mais il pouvait le lire sur mon visage, la réponse à cette question serait forcément négative. Puis je réussis à ouvrir la bouche pour lui dire que j'avais vu des choses. Mais dans un premier temps, je n'avais pu continuer. Je sentais les larmes me montrer au visage, mais je voulais résister en ne pleurant pas, pas tout de suite en tout cas. Il s'approcha alors de moi et du lit, s'agenouillant devant celui-ci. Il me prit mes mains et me demanda quelles choses j'avais vues. Il serra mes mains tremblantes, j'étais comme prise de frisson tellement cela me renversait intérieurement. Ce que j'avais vu m'avait bouleversé complètement. Il parla alors du capitaine et de la salle des désirs. A ce mot là, mes yeux voulurent sortir de leurs orbites, comme pour lui signaler que c'était bien de cela qu'il s'agissait. Il avait donc entendu parler de cette salle que l'on devrait condamnée à jamais ? Apparemment, mais il n'en savait pas grand chose.

    " Ces choses concernent effectivement la salle des désirs ... J'ai pu voir ce que la vie était devenue pour ma fille, mon mari ... comme si j'existais plus ... comme si ... "

    Et les première larmes coulèrent sur ma joue, je n'arrivais déjà plus à continuer. Je me retenais, je ne voulais pleurer en sanglots devant lui, mais mes joues étaient à présent humides. Que faire devant de telles choses ? Je n'avais pas pu me cacher les yeux. Je n'aurais pas du rentrer dans cette salle à vrai dire, mais le mal était fait à présent, je devrais lutter contre cette idée à jamais, durant l'éternité, sauf s'il y avait un moyen de mourir de façon définitive, mais j'en doutais grandement ...
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MessageSujet: Re: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Jeu 27 Déc - 13:50

    Alfred sentait presque ce qu'allait dire Sacha avant qu'elle ne l'ait articulé, pas en substance bien sûr, mais il sentait l'émotion qui traversait la jeune femme et qui la blessait autant que ce qui s'était passé et qu'elle peinait à lui dévoiler.
    Il aurait tant voulu faire quelque chose, la soutenir plus efficacement dans les troubles et épreuves qu'elle traversait : c'était son rôle, son devoir, sa volonté...mais il avait sans cesse l'impression de la voir descendre toujours plus bas dans le chagrin, sans parvenir à freiner sa chute : il comprenait et partageait son malheur, mais il tenait à elle, c'était une des rares personnes qu'il considérait comme une amie et il aurait voulu lui être d'une véritable aide... Comme un véritable ami, en somme.

    La réaction significative de Sacha aux hypothèses formulées par Alfred confirmaient ses craintes : ses grands yeux s'ouvrirent, s'écarquillèrent sous le choc, lui indiquant qu'il avait visé juste. Ce n'était pas vraiment une bonne nouvelle, cependant : que pouvait-il, que pouvaient-ils faire contre ça ? Contre ce mystère qui se jouait d'eux et qui mettait son amie dans un tel état ? D'autant plus qu'Alfred s'était longtemps tenu à l'égard de tout ce remue-ménage et qu'il était bien ignorant de ce qui s'était passé... Sans curiosité, et ne voulant pas pécher par un désir mal placé et inutile, il ne s'était pas approché de la mystérieuse salle, se mêlant peu à la vie en communauté du bateau. Comme il le le regrettait à présent ! Il aurait pu soutenir Sacha au moins, et mieux comprendre ce qui agitait ainsi le bateau... Plusieurs de ses paroissiens lui avaient rapporté des choses inquiétantes, et Alfred se désolait de ne pas y avoir accordé plus d'intention.

    « Ces choses concernent effectivement la salle des désirs ... J'ai pu voir ce que la vie était devenue pour ma fille, mon mari ... comme si j'existais plus ... comme si ... » Oh. Les yeux d'Alfred s'écarquillèrent légèrement de surprise, et sa bouche s'entrouvrit, mais ne parvient pas à émettre le moindre son cohérent alors que l'information faisait sens dans l'esprit d'Alfred. Evidemment, la vie avait continuer sans eux. Qu'y a-t-il de plus dur et de plus cruel qu'une vérité indifférente ? Qu'y-a-t-il de plus blessant que de se sentir invisible et oublié ? Alfred serra doucement les mains de la jeune femme dans les siennes, sincèrement désolé et attristé. Il pouvait comprendre ce qu'elle ressentait et un bref instant ses pensées dérivèrent vers ce que la salle aurait pu lui montrer dans ce cas. Cruel.

    Il se re-concentra sur la jeune femme, l'observant avec une attention douloureuse : il aurait pu lui dire qu'elle devait avoir la consolation de les savoir en vie et ces paroles se bousculaient sur ses lèvres, mais il se retenait à grande peine, en voyant les larmes qui coulaient silencieusement sur ses joues. Elle cherchait visiblement à les retenir, mais le chagrin trop longtemps retenu débordait à présent. Malhabilement Alfred puisa dans l'une de ses poches un mouchoir en tissu propre qu'il tendit à la jeune femme, hésitant, balbutiant.

     « - Je sais à quel point cela peut être dur pour toi, Sacha... Je... Est-ce qu'ils vont bien ? Je sais que cela est plus difficile à dire qu'à faire, mais vous êtes montée à bord du Titanic pour une nouvelle vie, non ? … Il faut...considérer que cela est le cas ici. Ce qui est fait est fait... »

( Toutes mes excuses pour le retard et... la nullité de cette réponse xD )
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MessageSujet: Re: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Mer 2 Jan - 23:40

    J'étais là en face de lui, je ne savais plus quoi faire, plus quoi dire. J'avais réussi à lui faire comprendre que mes derniers soucis en date remontait à ma vision d'apocalypse que j'avais vu apercevoir dans la salle des désirs. Je retenais mes larmes mais elles commencèrent à couler sur mes joues bien malgré moi. Mais que pouvais-je faire ? La vie était assez difficile comme ça, enfin cette non-vie que nous vivions. Alfred voyant que les larmes débordaient de leurs outres me donna un mouchoir blanc qui était propre afin d'essuyer ces quelques larmes. Il tentait de me dire quelques choses mais il ne semblait pas y arriver. Il arrivait pourtant à trouver en général les mots pour mes maux mais là, cela ne semblait pas être le cas. Peut être étions-nous devenus trop proche pour qu'il puisse voir au delà de ma souffrance, de ma tristesse qui était toujours aussi grande ? Non, je ne l'espérais pas, je ne le voulais pas. Alfred était l'un de mes rares amis sur ce navire, je ne voulais pas le perdre. Il me dit alors quelques mots, il tenta de me réconforter, en vain malheureusement pour le moment. Une nouvelle vie ? Non pas vraiment. Ne lui avais-je pas déjà dit que j'étais monté ici pour mettre fin à mes jours ? Je ne le savais plus, je lui avais dit certaines choses mais pas d'autres; alors je ne savais plus si je lui avais dit ceci. Ce qui est fait est fait, c'est certains, mais cela ne me consolait pas. D'ailleurs, je ne répondais pas à sa question sur le fait de savoir s'ils vont bien. Je ne savais même pas si j'avais pu voir la réalité des choses ou non.

    " Je ne sais pas ... Je ne me vouais pas à une nouvelle vie en montant sur ce navire ... Je voulais en finir ... "

    Mais le navire avait été plus rapide que moi pour le coup. Je lui en avais été reconnaissante l'espace de mes derniers instants de conscience dans ma vraie vie. Pourtant, je n'aurais pas espéré vivre ce que je vivais actuellement, je voulais juste reposer en paix. Je ne sais pas si le suicide est une bonne pratique vis à vis de la religion, mais peu importe, je venais de lui dire la vérité, sans pour autant le choquer.
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MessageSujet: Re: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Mer 16 Jan - 20:52

    Alfred était ouvert à tout, prêt à tout entendre, lorsqu'il posa son regard sur la jeune femme, il voulait bien faire, il voulait l'aider à sécher ses larmes. Pour cela, il était à l'écoute, et là devant elle il cherchait à la faire parler, à la faire se confier. Avec des difficultés flagrantes, certes. Comme il était facile d'écouter ses paroissiens vider leur sac, désireux de confesser des broutilles, et comme il était difficile de soutenir une amie ! Alfred attendait que Sacha reprenne la parole, démuni face à son chagrin, et cherchait à se ressaisir lui-même : il était prêtre, par dieu ! Il devait être capable d'aider quiconque venant lui demander aide et réconfort, et de tous les aider de manière égale !


    « -Je ne sais pas ... Je ne me vouais pas à une nouvelle vie en montant sur ce navire ... Je voulais en finir ... »Alfred confessait des criminels à tour de bras, cherchant – souvent en vain – à les guider sur le chemin de la rédemption, malgré l'horreur de leurs exactions. Il était habitué à ce qu'on lui annonce des crimes sordides, et cela il était prêt à l'entendre, bien qu'il doutât que cela entache le passé de Sacha. Elle n'était pas sans reproches, personne ne l'était sur ce paquebot, mais...

    Mais il ne s'attendait pas à une telle bombe. L'étonnement, voire l'effarement passa sur le visage du prêtre. Oh, il aurait dû s'en douter, au cours de leurs conversations, elle avait laissé échapper des indices qui aurait put le lui faire soupçonner... Il avait joué au sourd et aveugle, il avait ignoré les indices pour ne pas avoir à considérer la réalité. Réalité bien trop problématique.
    C'était le malheur qui l'avait mené là, pas la perspective d'une nouvelle vie. Oh, cela Alfred pouvait l'envisager : le désespoir était déjà tombé sur lui au point de lui faire haïr l'existence. Il avait trouvé son secours dans la religion. Et la religion était catégorique : en finir, en finir arbitrairement avec sa propre vie, était mal, c'était l'un des plus grands péchés, contre la volonté même de Dieu. Des années de conditionnement prirent un court instant le pas sur la sympathie et la compassion : le prêtre eut un léger mouvement de recul, irrépressible.

    « - Comment ... »

    Alfred se reprit et reposa un regard doux sur la jeune femme, bien que visiblement ébranlé.

     « - Il faut croire que tu es vouée à une deuxième chance... »

    Il fronça les sourcils, mais sans animosité, cherchant simplement à comprendre et à compatir.

      « - Je suis désolé que ta vie t'aie menée à cela, et j'aimerais tout faire pour chasser cette idée de ton âme... Quant à ta vision... elle t'as monté l'effet de ton désir de mort … ? »
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MessageSujet: Re: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Jeu 24 Jan - 19:46

    J'avais toujours tellement de mal à me confesser à Alfred, pourtant je devrais me dire qu'un prêtre peut tout entendre, qu'il n'est pas là pour juger, mais je n'y arrive jamais, j'ai toujours du mal à dire les mots sur les maux qui sont dans mes pensées. Depuis que nous nous connaissions, j'avais laissé des indices sur le pourquoi de ma présence ici, mais jamais je ne lui avais dit tout cela aussi directement, mais aujourd'hui j'avais réussi à le lui dire. Les larmes avaient coulées en même temps que cette douloureuse révélation mais peu importe, quand j'étais avec lui et que je lui racontais mes déboires, elles venaient presque naturellement. Je pensais pourtant qu'il l'avait compris mais en vérité il fut grandement étonné quand je lui ai dit que j'étais venue ici pour en finir. Je ne voulais plus vivre, mais le destin semblait s'en être mêlé. Je savais que le suicide n'était pas bien vu par la religion, enfin il me semble, mais je m'en fichais, j'avais cela sur le coeur depuis longtemps et Alfred était l'un des rares sur ce navire à en savoir autant sur moi. En même temps, il était mon ami le plus fidèle pour ainsi dire, je n'en avais pas tellement de plus proche que lui. Il en fut donc étonné mais il essaya de trouver les bons mots pour me consoler en quelques sortes. Après l'incompréhension, il me dit que j'étais voué à une seconde chance mais je n'en voulais pas de cette seconde chance personnellement. Je faisais comme je pouvais pour survivre ici, mais la vision de la salle des désirs m'avait ravagée à un point que je n'osais pas imaginé. Il essaya d'en savoir plus sur ce que j'avais vu.

    " J'ai vu que l'on m'avait complètement remplacé, mon mari, ma fille ne se souviennent plus de moi comme si je n'avais jamais existé ... "

    Et je me remis à pleurer après avoir dit ces choses là. Je ne pouvais pas en dire plus, c'était trop pour moi, je me sentais si mal, même la présence d'Alfred ne m'aidait pas à me sentir mieux et puis, il me rappelait ce mari que je n'avais plus. Il lui ressemblait et à quelques parts cela me réconfortait un peu, mais là ça ne suffisait plus du tout.
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MessageSujet: Re: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Lun 11 Fév - 0:39

    Au moins, elle lui parlait, elle lui avait parlé et lui avait ouvert son coeur et sa conscience. Cela n'arrivait pas si souvent. Il y avait toujours un silence, un décalage entre eux deux lorsqu'ils s'agissait de parler de soi. C'était étrange, surtout aux yeux d'Alfred qui avait l'habitude de tout le contraire, l'habitude de voir des âmes à nu dans son antre ou dans son confessionnal. D'habitude, lorsque les gens étaient troublés, ils ne faisaient pas le moindre chichis et déverser toutes leurs pensées et tous leurs crimes sur lui.

    Eux... Ils parlaient, ils étaient proches l'un de l'autre, mais Alfred était loin de tout savoir sur la jeune femme et son passé ou même ses pensées, comme leur conversation venait de le leur prouver. Elle constituait un mystère pour lui, et ce décalage était encore augmenté par l'impression que le prêtre avait parfois, l'impression qu'elle ne le regardait pas quand lui parlait, quand elle posait les yeux sur lui. Comme si elle voyait quelqu'un d'autre, comme si durant un court instant, parfois, il y avait quelqu'un d'autre qui prenait sa place. Elle lui avait dit qu'il lui faisait penser à quelqu'un de son ancienne vie, et cela expliquait peut-être en partie ce phénomène. Sans doute : Alfred ne comprenait pas totalement.

    Mais elle se confiait enfin à lui, explicitant les pressentiments qu'il avait pu avoir, mettant des mots sur ce qu'il avait cru comprendre. C'était une progression puisqu'il avait d'ordinaire l'impression persistante qu'il y avait entre eux d'abord une amitié, avant le rapport entre un paroissien et un prêtre, une retenu qui l'empêchait de s'ouvrir à lui, peut-être parce qu'elle voyait en lui un ami, avant un homme de Dieu... Dommage, car la position de prêtre avait une certaine facilité,. C'était plus simple, en quelque sorte, on pouvait se cacher derrière son sacerdoce, l'on était guidé par Dieu.

    « -J'ai vu que l'on m'avait complètement remplacé, mon mari, ma fille ne se souviennent plus de moi comme si je n'avais jamais existé ... » En tant que prêtre, il aurait pu lui dire que son point de vue était égoïste, qu'elle n'avait été que mise face à la réalité de son désir de mort, qu'elle devait abandonner la brûlure de son amour propre de se voir abandonner, et qu'elle devait reprendre courage. En tant qu'ami, il était face à des larmes et des sanglots. Il vient s'asseoir sur le lit, près d'elle, sans lui lâcher les mains, qu'il pressa doucement. Il reprit la parole lentement, d'un ton doux, mais un peu inquiet.

    « - Mais tu es existe. Tu es là, tu es réelle et tu dois garder courage, penser ce que c'était peut-être la meilleure chose qui pouvait arriver. Tu voulais mourir, c'est plus ou moins le cas, une nouvelle chance en plus. Ne te laisse pas attrister par ces visions, je t'en prie, peut-être n'étaient-elles même pas réelle. Peut-être que tout cela était un mensonge... On ne sait pas ce que l'on fait là, ni ce ou qui, qui a créé la salle des désirs...Cela peut très bien être une puissance qui veut notre malheur, et qui n'hésite pas à nous, à te mentir, Sacha... »
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MessageSujet: Re: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Jeu 14 Fév - 0:15

    Le pauvre Alfred ne devait pas tout comprendre me concernant, en même temps j'étais un cas désespéré dans tout les sens du terme. Alfred était un prêtre, j'aurais du le voir comme ça, et au début c'était ainsi, mais nous nous étions en quelques sortes rapprochés sans tellement le vouloir. Je le considérais comme un ami plus qu'un prêtre à présent et finalement, j'avais du mal à lui dire tout ce que j'aurais du lui dire s'il n'y avait pas ce lien entre nous. Mais j'avais réussi à lui dire ce que j'avais vu dans cette salle des désirs. Étais-ce là vraiment mon désir que j'avais vu pu voir ? Cela ne me paraissait finalement pas impossible. Si j'étais venue ici, c'était pour mourir et donc qu'on m'oublie après tant de malheurs, ce n'était que la juste récompense de mes actes mais cela faisait atrocement mal. Cela faisait si mal, que les larmes coulaient sans que je ne le demande, comme si la situation s'améliorerait après avoir pleurer toutes les larmes de mon corps. C'était une réaction normale chez moi, je pleurais beaucoup, j'étais dépressive, je n'arrivais pas à lutter bien souvent malheureusement. Mais les mots d'Alfred me réconfortèrent grandement. Il avait raison, comme toujours, sans doute pour cela que je venais le voir quand j'étais au plus mal, au plus bas. Je devais garder courage, prendre courage pour lutter contre ce sentiment d'inutilité et de culpabilité face à la situation, j'avais osé laisser ma fille seule avec son père. Mais il m'avait bien vite remplacer pour combler le vide que j'avais laisser, un vide qui n'aura pas été vacant très longtemps. Je devais saisir la chance de cette deuxième vie, mais j'avais du mal à faire front, tellement de mal, mais c'était comme ceci. Faire autrement m'était totalement impossible pour l'instant. Je ne savais pas qui avait inventé cette salle mais elle n'y était pas au début, comme certaines choses dont j'ignorais l'utilité, un peu comme moi.

    " Tu as raison, ce n'était peut être pas la réalité, mais ça m'a semblé si réel. C'est dur à encaisser, j'ai du mal... "

    Pourtant, je lâchais son emprise pour passer mes mains sur mon visage et sécher mes pleurs. J'avais le visage humide, les yeux un peu enflés par les pleurs, mais je me sentais mieux, d'avoir dit cela à quelqu'un m'avait fait du bien, surtout quand la personne vous comprends aussi bien.
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MessageSujet: Re: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Jeu 25 Avr - 12:35

Sasha s'était arrêtée de pleurer, au soulagement d'Alfred. Sasha pleurait souvent, semblant continuellement habitée par les plus noires pensées. Certaines personnes aurait pu qualifier tout cela de bêtes pleurnicheries et être agacées mais ces larmes si fréquentes, mais cela n'était pas le cas d'Alfred. Il était d'une nature douce et patiente : la seule émotion que voir Sasha pleurer soulevait en lui était une tristesse infinie : il n'avait pas envie de la voir pleurer. Elle pleurait souvent et cela lui brisait le coeur quotidiennement, de voir un tel chagrin s'imprimer sur ces traits délicats.

Il esquissa un fragile sourire en la voyant reprendre un peu de poil de la bête. Alfred l'observa silencieusement, cherchant à savoir si elle allait véritablement mieux ou non. Il doutait de pouvoir lui apporter une véritable joie, un véritable repos de l'âme : il l'aurait souhaité, c'était sa vocation et son sacerdoce, mais il comprenait que cela soit difficile, voire impossible. Lui-même avait du mal à se ressaisir et à savoir ce qui relevait du pure cauchemar, ou de cette réalité si invraisemblable. Quand est-ce que cela s'arrêterait, quand est-ce que le Seigneur leur accorderait la paix ?

« -Tu as raison, ce n'était peut être pas la réalité, mais ça m'a semblé si réel. C'est dur à encaisser, j'ai du mal... » Ils devenaient fous. Tout ceux qui n'avaient pas saisit leur condition comme une chance, ils devenaient fous. Des poupées, des jouets manipulés qui n'avaient même pas eu le droit de mourir. Ils ne savaient même plus ce qui était réel ou non, et tout leur faisait du mal.
Sasha passait ses mains sur son visage, séchant ses larmes. Son visage était dévasté par la peine, montrant les larmes qu'elle avait versé quelques secondes encore auparavant. Mais cela semblait aller mieux, peut-être. Il tenta de rationaliser et de la rassurer :

« - C'est normal d'avoir du mal, c'est humain... Tout cela, tout ce qui nous est arrivé, est tellement irréel que c'est tout devient beaucoup plus compliqué...Peut-être sommes nous réellement en enfer, et que notre supplice est d'endurer tout cela. »

La voix d'Alfred s'éteignit presque à la fin de sa phrase, mais le prêtre secoua la tête, chassant cette perspective. Il ajouta d'une voix interrogatrice, levant les yeux vers la jeune femme :

« - Ca va aller ?»
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MessageSujet: Re: « Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]   Jeu 9 Mai - 15:13

    Je n'arrivais pas à surmonter le fait d'être morte pour de bon, sans pouvoir revoir ma fille, à moins que ce ne soit autres choses. Mes idées noires prenaient toujours le dessus sur ma petite personne, c'était juste incroyable, je n'arrivais pas à voir les choses de façon positive depuis que nous étions revenus ici. Cela faisait pourtant un moment, je devrais me dire que tout cela est loin derrière moi, mais non, je n'y arrive pas. Heureusement qu'Alfred est là pour m'aider car moi-même, je ne peux pas. Il est l'un des rares à me faire sécher mes pleurs, à me redonner un peu le sourire même si tout cela n'est que passager, mais ça fait toujours du bien. Il n'était pas du genre à pleurer comme moi, il était plus résistant que moi même si je pouvais lire sur son visage à chaque fois de la tristesse quand j'étais dans cet état là. Il était si gentil et doux avec moi, un peu comme un baume sur mon coeur, mais ce dernier était si meurtri que le baume ne l'apaisait que peu de temps. J'essayais donc de faire front grâce à ces propos qui ravivait un peu mon âme en peine. Je réussissais à sécher mes larmes ce qui était déjà quelques choses d'assez bien, car même lorsque je ne pleurais pas à chaudes larmes, il n'était pas rare de voir perler sur ma joue une petite larme de désespoir alors que je me trouvais seule dans ma cabine. C'était un tout petit peu moins pire qu'à mon retour, mais ça n'était pas encore ça. Enfin, j'étais avec Alfred, je lui avais parlé de cette fameuse salle. Il m'avait dit que ce n'était pas la réalité, mais cela m'avait semblait si vrai. J'essayais de me dire dans mon esprit que ce n'était qu'une illusion, un tour du Capitaine, mais j'avais du mal à me le dire vraiment. Puis les propos d'Alfred me firent réagir, il pensait vraiment que nous étions en Enfer ? Non, il chassait cette idée de sa tête, je faisais comme si je n'avais pas entendue, c'était mieux pour moi, enfin, si j'arrivais à faire abstraction de ces propos. Il me demanda si ça irait.

    " Oui, je pense que ça va aller pour quelques heures sans doute. Peut être une journée, mais c'est mieux que rien. Tu me connais ... "

    Oui, il me connaissait bien, si ça allait quelques instants, les heures d'après pouvaient être comme celles d'avant, un véritable cercle vicieux dont je n'arrivais pas à me défaire.
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« Le sourire est le baiser de l'âme. » [Sacha D. Masters]

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