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 Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?

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♣ Le Fantôme du Titanic
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PROFIL♌ Signaux de Détresse : 689
♌ Points : 881
♌ Jour d'embarquement : 12/07/2011
♌ Age du Personnage : Inconnu
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♌ Numéro de Cabine :
♌ Situation Amoureuse :
♌ Présentation:
MessageSujet: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Jeu 28 Juin - 15:36


L'Enfermement



Hier soir, vous vous êtes endormies paisiblement, du moins, le plus paisiblement possible dans vos cabines respectives. Vous vous demandiez de quoi serait fait le lendemain sans tellement vous en soucier. La veuve noire Scarlett s'était endormie dans le luxe le plus total. Elia était un niveau en dessous en seconde classe tout comme Lukas. Enfin, en 3ème classe se trouvait James et Frank. Tout ce petit monde là ne se doutait de rien mais ils furent réveillés par une étrange odeur, une odeur qui ne leur était pas forcément commune. Il y avait de la fumée, une odeur très forte de tabac. Il y avait des salles réservées spécialement pour cela, mais de souvenirs, ils n'y avaient jamais mis les pieds. Pourtant, ils se retrouvaient tout les cinq dans cette pièce, ce fumoir des 2ème classes. Ils ne comprenaient pas comment ils étaient arrivés là. Ils essayèrent de sortirent de la pièce, mais en vain, la porte ne voulant pas s'ouvrir. Pourquoi étaient-ils ici ? Que faire pour sortir de cette pièce embuée de fumée ?



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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Sam 30 Juin - 18:47



L'enfermement.

Une étreinte charnelle, un soupir langoureux, je me laissais aller dans les bras de mon mari avec passion, même si je ne pouvais supporter cet homme, la communion de nos corps était toujours de plus parfaite. Une fois nos ébats terminés, on ne se parlait plus, nous avions fait notre devoir et ce moment était si parfait, qu’il ne valait mieux pas le gâcher en paroles futiles, qui pourraient se terminer en dispute conjugale. Pourtant, même si je m’accordais très bien avec mon mari sexuellement parlant, je ne me gênais jamais pour aller dans les bras d’autres hommes, surtout dans ceux de Dantes, il était le seul à me rendre meilleure que ce que je suis habituellement, il avait un don et j’étais sa muse. Cela m’amusait, je n’avais jamais été la muse de personne. De plus, nous étions morts ensemble, à ce moment-là, un lien a dû se créer entre nous. Je ne pouvais l’expliquer, mais c’était anormal pour une personne si peu encline à me lier avec quelqu’un. Mais, cette nuit, je tombais dans le sommeil, dans les bras de mon époux, seul rares instants où nous ne nous disputions pas. Cette nuit, il n’avait même pas évoqué sa mort. Ce qui était rare, d’habitude, il parlait toujours du fait que je l’avais tué pendant le naufrage, me rappelant aussi les derniers mots que je lui avais envoyé à la figure. Il pouvait se montrer cruel, mais je l’étais bien plus, voilà pourquoi, nous étions un couple si platonique, utilisant par moment la violence.
Même si je m’endormis assez rapidement, mon sommeil fut très agité, je ne comprenais pas vraiment ce qu’il se passait, mais pourtant, je fis des cauchemars. Je revoyais ma mort, le cadavre de ma mère qui mourut de la syphilis. Tous les moments de ma vie étaient revenus en image et pourtant, je ne me réveillais pas, cela s’enchainait inlassablement. Thomas ne me réveillait pas et pour cause j’allais découvrir à mon réveil, que je n’étais pas dans ma chambre, mais dans le salon fumoir des secondes classes. Je fus tout d’abord étonné, j’étais vêtue de l’une de mes tenues habituelles, ce qui m’étonna, puisque je m’étais endormie nu. Je regardais tout d’abord autour de moi, je n’étais pas seule. Il y avait quatre autres personnes dans cette pièce, toutes aussi étonnées que moi. Je les connaissais pour la plupart, particulièrement James, qui était l’un de mes bons amis. Même si dernièrement je lui avais découvert un secret, des plus prometteurs. En effet, j’avais découvert qu’il avait une relation avec une jeune femme fiancée, cela allait faire un sacré remue-ménage quand cela se saurait.
Je me relevais et époussetais ma robe, je m’approchais des autres avec nonchalance. Je me posais des questions sur ma présence ici et sur celle des autres. Pourquoi, je n’étais pas dans ma chambre, avec Thomas ? Ce paquebot devenait de plus en plus étrange, j’avais vraiment du mal à le comprendre. Les autres parlaient, je ne faisais qu’écouter et acquiescer. Je les laissais même tenter d’ouvrir les portes, mais comme je m’y attendais, aucunes ne s’ouvraient. Je soupirais d’agacement.

« Il semblerait que quelque chose sur ce maudit paquebot veut nous voir enfermer ici. » dis-je en constatant.

Je me dirigeais derrière un bar et en sortie une bouteille d’un whisky de cinquante ans d’âge, il serait vraiment bon. Je trouvais aussi des cigares qui trainaient sur un meuble et des allumettes. Ainsi on ne s’ennuierait pas pendant l’attente. Je sortais aussi cinq verres, il semblerait que certains soient effarés par mon manque d’inquiétude. Et oui, je n’allais pas m’en faire, ce n’était pas mon caractère. Si j’étais morte dans un naufrage, je n’allais pas à nouveau mourir, alors que j’étais déjà morte. Cela était vraiment ridicule. Je remplissais les verres avec la bonne dose d’alcool. A vrai dire, cette situation m’amusait, cela était vraiment original d’être coincé ici avec des personnes. Cela allait peut-être ressortir des choses troublantes.

« Prenez un verre, si on doit rester enfermer ici, autant en profiter. » Dis-je tout en montrant les verres et les cigares. « James attrapes ! »

Je lui lançais alors les allumettes pour l’inviter à se joindre à moi. James connaissait déjà mon caractère et il ne s’étonnerait pas de mon comportement si familier. Je représentais très bien l’adage « l’habit ne fait pas le moine », j’avais beau avoir de l’argent, je gardais toujours mes habitudes de fille des rues.
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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Dim 1 Juil - 10:38


Quand le Titanic fait des siennes...



Ce jour-là avait été comme tous les autres jours pour miss Bradbury : dîner, lecture, balade. Depuis combien de temps était-elle ici ? Elle ne saurait le dire, ayant perdue toute notion du temps. Mais ce quotidien se répétait de plus en plus, depuis qu'elle avait quitté le monde des mortels. Et tandis qu'elle « vivait » le plus normalement du monde, une question revenait assez souvent : partiront-ils un jour, où étaient-ils condamné, comme n'importe quelle histoire de fantôme, à errer sur le paquebot, dans cet océan sans fin... ? Pour la plupart, le Titanic avait été un rêve le temps d'une traversée. Désormais, il était leur prison.

Le regard en direction du miroir accroché au mur d'en face, Elia profitait d'un petit instant de paix, allongée dans un bain chaud. La seule source de luminosité était une petite chandelle, posée à quelques pas de là, sur un meuble en bois. Tout était calme et l'ambiance faite pour détendre au maximum. Cet instant de sérénité, la jeune femme s'en procurait tous les soirs, passant de fond en comble les événements ayant remplit sa journée. C'était presque une sorte de rituel, comme une personne écrivant chaque soir dans son journal intime et lui racontant ses moindres pensée. Dans le cas d'Elia, elle se racontait tout à elle-même, rigolant parfois toute seule en se remémorant des passages cocasses. À sa manière, c'était une façon comme une autre pour elle de se vider la tête et de voir les choses positives à sa « malédiction », bien que de temps à autre l'envie de partir ne lui était pas indifférent.

Voilà maintenant deux heures qu'elle était dans l'eau, désormais quasiment froide. Dans ses méditations, la fatigue se faisait sentir, tandis que ses paupières pesaient de plus en plus lourdes, jusqu'à se refermer sur ses yeux.

Dans son sommeil, des éléments de sa vie défilèrent dans son esprit. Il y avait tout d'abord ses parents, que la demoiselle ne reverrait pas, son premier spectacle sur scène. Durant l'espace de quelques secondes, Elia ressentit le trac qui l'avait submergé ce soir-là. Par la suite, elle se trouva dans un couloir. Dans ce dernier, une forte odeur de tabac envahissait les lieux. Sans savoir réellement pourquoi, elle se mit à suivre la fumée qui l'entourait.
Soudain, elle ouvrit les yeux et se retrouva dans une pièce qui lui était inconnue mais qu'elle reconnut comme étant le fumoir des deuxième classe. La plupart des hommes de son étage se rendaient ici et en revenait, sentant cette horrible odeur de... Tabac, justement. Comment la blonde s'était-elle retrouvait dans cette pièce ? Est-ce la continuité de son rêve ? Elle ferma les yeux et les rouvrit, se pinça. Non, ce qui se passait était bien réel. Pourtant, elle était habillée d'une de ses robes préférait et ses cheveux n'étaient pas mouillés par l'eau du bain dans laquelle Elia s'était endormit. Jamais elle n'avait vécue une situation aussi bizarre, à la limite des maux de tête. Elle ne se trouvait, toutefois, pas salle dans cette salle. En effet, il y avait également quatre personnes, parmi lesquelles elle put reconnaître Franz Dreinberg et James Parker, deux connaissances. Que faisaient-ils ici, là était la question. Perturbée par ce qu'il se passait, elle alla ouvrir la porte. Impossible : cette dernière était bloquée. Une bouffé de chaleur fit rosir les joues de miss Bradbury qui semblait dans un véritable état de panique, et la fumée ne faisait rien pour arranger les choses. Malgré son stress apparent, elle resta particulièrement calme, ainsi qu'hébété face à la sérénité de la deuxième femme présente.


-Peut-être qu'au lieu de boire et de fumer devrions-nous trouver un moyen de sortir d'ici, non ? Dit-elle en se retournant vers les autres, recherchant leur soutien.

Sa voix tremblait légèrement, mais aucune agressivité n'en sortait. Elle ne touchait pratiquement pas à l'alcool et supportait très mal la cigarette, comprenez donc que cette perspective ne lui plaisait guère, tout comme le fait de rester coincé ici X jours.


Dernière édition par Elia J. Bradbury le Mar 3 Juil - 15:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Lun 2 Juil - 10:34


Vous fumez ?

Ce qui s'était passé avant et après que ton corps ne touche, le matelas de ta cabine, était totalement flou. Tu te souvenais parfaitement que la veille, tu avais considérablement bus avant d'aller te coucher...Et maintenant, tu te réveillais dans le fumoir des secondes classes. Tu parcouru la salle du regard, remarquant la présence de quatre autres personnes : Scarlett l'une de tes grandes amies -qui avait malheureusement percé ton secret-, Elia une personne que tu appréciais fortement, puis deux hommes que tu ne connaissais que de vu, un certain Lukas et Frank. Te trouver dans le fumoir ne te dérangeais absolument pas, c'était juste la façon dont tu t'y étais rendu qui t'interpellais. Tu restas assis sur le fauteuil où tu t'étais réveillé, regardant les autres tenter d'ouvrir la porte, toi peu t'importais que tu sortes ou non de la salle, après tout, tu aimais bien te trouver dans les fumoirs, d'où tu y ressortais très souvent ivre la tête emplie de fumée.

« Il semblerait que quelque chose sur ce maudit paquebot veut nous voir enfermer ici. »

Tu acquis, Scarlett avait totalement raison et tu le savais. Cela ne servait à rien de tenter d'ouvrir la porte si cette « chose » en décidait autrement. Tu suivi du regard la première classe qui se rendit derrière le bar. Elle en sortit une bouteille ainsi que cinq verres en lançant aux personnes présentes

« Prenez un verre, si on doit rester enfermer ici, autant en profiter. »

Tu te levas, te dirigeant vers le bar lorsque Scarlett te lança les allumettes en te disant « James attrapes ! » Et c'est ce que tu fis, attrapant les allumettes tu arrivas à la hauteur de la première classe. Tu posas alors le paquet d'allumettes sur le bar, prenant l'un des cinq verres tu bus un peu, puis lança à Scarlett

« Très bien choisi »

Tu adressas alors à Scarlett un clin d'oeil. Ce que tu aimais avec elle c'était le fait de ne pas avoir besoin de transformer ta manière d'être pour se ranger à celle de sa classe, elle était totalement naturelle et n'avait pas le style guindé des premières classes. Sans plus de manière tu finis ton verre alors que la voix plutôt paniqué d'Elia parvint à tes oreilles.

« Peut-être qu'au lieu de boire et de fumer devrions-nous trouver un moyen de sortir d'ici, non ? »

« Nous ne pouvons pas sortir d'ici, ce n'est pas en forçant sur la poignée que cela vas mener à quelques choses, si, cela vas peut être la caser et nous donner moins de chance d'ouvrir les portes. Attendant qu'une personne passe par là, les portes finiront bien par s'ouvrir. »

Tu t'installas au bar, tu pris alors un cigare, tu comptais bien en profiter. Tu allumas le cigare, le portant à tes lèvres, tu pris une bouffée de fumée, la recrachant vers le plafond.
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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Mar 3 Juil - 15:26

(c) myself

Smoke on the Water




Dans un demi-sommeil aux accents étranges, où ni l'éveil ni l'assoupissement total ne parvenait à faire valoir ses doigts, une étrange odeur de tabac emplit ses narines. Il était censé dormir, mais comme tous les êtres ayant par trop fois parcouru des sentiers mal famés, une part de son subconscient demeurait toujours sur le qui-vive, prête à réagir, à tirer brusquement de l'apathie une raison pour le moment encore ligotée dans les bras de Morphée. Un félin, même les yeux clos, garde ses sens plus aiguisés que des dagues...

Cette étrange odeur entraîna dans son esprit une suite de raisonnements simples, que même l'éreintement n'aurait pu empêcher. Les idées s'enfilaient comme des perles, alors que ses cils frémissaient à peine. Qui disait fumée disait feu ; pourtant nul danger ne le guettait, puisque tout en cette cabine était de métal, sauf les draps, les matelas et les maigres effets personnels des derniers passagers de troisième classe séjournant dans son dortoir. Si incendie il y avait, soit il serait rapidement maîtrisé, soit il provenait des étages supérieurs, supposition qui par la suite fut invalidée, du fait de l'absence de cris et de chocs de talons heurtant avec frénésie le plafond. Non, cette odeur de brûlé nourrissait des relents de tabac : quelqu'un était donc en train de fumer, sans doute non loin de sa couchette ; comment le deviner, alors que son univers se résumait aux ténèbres du repos... Cependant, dans les bas fonds du vaisseau, personne n'avait assez d'argent pour s'offrir plus que des cigarettes de piètre qualité, or ce parfum ne pouvait émaner que d'un de ces gros cigares couteux aux accents d'Antilles... Sans parvenir à apposer une réponse à ce mystère, Franz se laissa couler dans ses souvenirs...



Flashback - Berlin, 12 janvier 1910
Les dialogues en italique sont en allemand.

La seule source de lumière au fond de cette immense cave était une lampe vacillante aux accents menaçants. Mais le mot "cave" était-il le meilleur afin de décrire cet endroit ? Des murs épais, des soupiraux condamnés, une porte blindée et une chaise. Un décor minimaliste dans l'air duquel une fine poussière flottait, spectrale, se déposant sur la veste abimée d'un homme assis sur cette fameuse chaise, poignets liés dans le dos, le visage déjà bien amoché, la tête dodelinant sur son épaule droite. Le sang avait séché au coin de ses lèvres, et sa poitrine se soulevait à un rythme pratiquement régulier, versant sans doute quelque peu dans la désharmonie du fait d'une ou deux côtes cassées. Au plafond, l'ampoule clignota avec le tintement d'un insecte pris au piège.

-Qu'en pensez-vous, capitaine ?

Franz, au repos près de la porte, tourna la tête dans la direction d'une des zones d'ombre de la pièce. Dans le noir, une forme bougea, plastronnée de médailles qui tentèrent d'attraper un peu de lumière.

-Nos services et lui ont bavardé pendant près de trois jours, mais ses petits secrets demeurent pour l'instant encore un peu flous. Ce monsieur n'est pas très bavard. Anglais, français ou italien, il refuse de se montrer coopératif.

Dreinberg se permit un demi sourire, en baissant légèrement la tête : il s'agissait de son premier interrogatoire, et cette science en apparence fort complexe ne lui paraissait pas plus ardue qu'un simple jeu du chat et de la souris. Oui, il aurait la patience nécessaire pour tirer toutes les conclusions de cette nouvelle leçon.

-Aux vues de la facture de ses vêtements et du tatouage qu'il porte au cou, je dirais bosniaque, mon colonel. A-t-il un accent, une expression particulière qui abonderait en ce sens...?

Le gradé apparut enfin dans le rond de lumière, une expression satisfaite ourlant sa moustache épaisse. Entre ses doigts, un point rouge s'alluma, alors que le claquement d'un briquet se refermant répondit à l'apprenti espion, et que du gros cigare s'échappait les premières volutes de fumée bleutée.

-Nous allons rapidement le savoir...

Saisissant aussi brusquement que fermement les cheveux du prisonnier, le colonel lui tira violemment la tête en arrière, avant d'apposer l'extrémité incandescente sur le visage du supplicié. Un hurlement déchira l'écho de cette vaste cave qui aurait bien mieux porté le nom de geôle... Mais le plus particulier était cette odeur de chair brûlée, mêlée à celle du tabac, seul détail qui le marquerait réellement, plus que tout le reste. Cette senteur si pénétrante...


Fin du flashback


Franz ouvrit les yeux. La première appréhension du milieu l'entourant le renseigna bien vite sur l'étrangeté de la situation : sans même avoir à tourner la tête où à se lever, le papier peint et la luminosité ambiante affirmèrent sans détour qu'il ne se trouvait plus au pont E, dans ces cellules toute de métal où dormaient les troisièmes classes. Sa joue appuyée contre un accoudoir de cuir, il s'était assoupi dans un des fauteuils alloués aux classes supérieures ; sauf que Dreinberg n'en gardait aucun souvenir. Pire : l'espion aurait mis sa main à couper qu'il s'était endormi dans son lit, et Dieu savait qu'il possédait une bonne mémoire. Las de demeurer immobile, et décidé à découvrir pleinement son nouvel environnement, l'Allemand se redressa, pour se retrouver en position assise, ses muscles un brin endolori par ce qui semblait avoir été une station prolongée dans les bras de cet imposant siège de fumoir. Car oui, un bref coup d'œil suffit à identifier une des premières pièces que Dreinberg avait "infiltrée", lui qui ne craignait en rien de s'aventurer au delà des endroits lui étant normalement autorisés. L'étage des secondes classes, quelle étrangeté... Sa perplexité intérieure grimpa d'un cran en parcourant du regard le piètre panorama qui s'offrait à lui, cruellement limité par les quatre murs de la pièce, et peuplé d'autres passagers, dont cette chère Elia, visiblement peu rassurée. Gardant le silence, il observa en silence les allers et venues et autres scénettes gracieusement offerte par cette étrange ménagerie, emmagasinant les informations plutôt que brassant de l'air pour le plaisir d'agir de la sorte. Certaines choses lui parurent évidente, comme la relation entre cette femme et ce jeune homme au cigare -quoi qu'encore à déterminer-, ou moins claires, telle l'appartenance de cette même dame à une haute société dont elle avait gagné le port de tête, et peu de manières. La réflexion de miss Bradbury fut sans doute la phrase qui attira le plus son attention, car elle rejoignait ses pensées : inutile d'aller, pareil à un imbécile, vérifier si par miracle sa propre poigne parvenait à réaliser l'impossible vis-à-vis de cette poignée de porte bloquée ; néanmoins, il ne comptait aucunement se tourner les pouces en une compagnie si peu à son goût.

Franz se leva et commença à inspecter les quelques secrétaires où les stewards avaient pour habitude de ranger les boîtes de cigares, les verres et autres ustensiles essentiels à la dégustation d'un cognac accompagné d'un bon Cubain, à la recherche d'un instrument long et fin qui lui permettrait de forcer la serrure. Rien à faire, si un pareil savoir-faire paraissait louche, venu d'un soi-disant professeur de langue ; or de question de seulement accepter de demeurer pris au piège, alors qu'il ignorait ce qu'il était advenu de son frère au cours de cette étrange nuit. Se trouvait-il au dehors, ou bien enfermé lui aussi dans une autre salle du Titanic ? Un tire-bouchon suffisamment fin, un bon tour de poignet, et il en serait quitte.


-Ces dames auraient-elles par le plus grand des hasards une épingle à cheveux ? lança Franz sans s'adresser à quelqu'un en particulier, sur un ton neutre de personne méthodiquement concentrée, ses mains fouillant toujours entre les bouteilles. Ou une baleine de corset ?

Et qu'importe, si on méprisait sa tentative. Lui au moins sortirait de là, et sans l'aide de personne, encore.
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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Mar 17 Juil - 15:58



L'enfermement.

Mon attitude semblait en choquer certains, ou plutôt certaine, comme une jeune femme de seconde classe, d’allure douce et frêle. Quand celle-ci évoqué le fait qu’on devait rechercher un moyen de sortir du fumoir plutôt que de boire et fumer. Je lui envoyais un sourire en coin, tout en envoyant une flopée de fumé. La demoiselle semblait rechercher du soutient. Eh bien, elle n’en aurait pas de ma personne, je n’allais tout de même pas m’époumoner à rechercher un moyen de sortir, surtout que cela me paraissait pratiquement impossible.

« Si cela vous enchante mademoiselle, tentait de nous faire sortir d’ici, je vous laisse généreusement ma place. » dis-je tout en lui envoyant un clin d’œil.

De mon côté, je reçus bien vite le soutient de mon ami James, ce dernier s’approcha de moi approuvant mon idée, d’ailleurs, lui aussi répondit à la demoiselle ayant lui aussi pour idée qu’on ne pourrait pas sortir si facilement de cette pièce. Je bus une gorgée de whisky. De si bon matin ce n’était pas ce qui était le mieux, mais quand il n’y avait rien d’autre, il valait mieux se contenter d’un bon petit whisky. En plus, celui qui était étrenné à bord du Titanic était délicieux. Après cette première gorgée, je me mis à regarder l’autre homme, que je trouvais d’ailleurs à mon goût, il était charmant et avait un je ne sais quoi de mystérieux. Au vu de sa tenue, il semblait être de troisième classe, mais je n’en avais cure, pour moi la politique des classes n’existaient plus depuis le berceau. Quand on était la fille d’une prostituée, on apprenait bien vite à ne pas faire la fine bouche, surtout en matière d’homme et c’était bien mieux quand il dégageait un certain charme. L’homme mystérieux ne semblait pas intéresser par l’alcool et encore moins par l’un des cigares que je venais de sortir. Il avait bien plus envie de sortir que de rester en autre compagnie. Il inspecta les placards dans lesquels on pouvait trouver, verres, alcools et cigares. Il semblait être à la recherche de quelque chose, probablement pour ouvrir la porte. Installais sur mon fauteuil je le suivais du regard, en profitant pour admirer ce que je pouvais voir. Décidément l’enfermement dans un simple fumoir me donnait des idées plus que saugrenues. Alors que je servais à nouveau un verre à James, l’homme demanda à la jeune femme et à moi-même si nous avions une épingle à cheveux. Je n’avais pas encore fait attention avant qu’il ne le demande que mes cheveux fussent coiffés en chignon, chose incongru, puisque je les avais détachés hier. Je retirais alors les deux épingles qui maintenaient ma coiffure et je m’approchais de l’homme pour les lui tendre.

« Tenez. Et si vous désirez quoique ce soit, mon corset est tout à vous. » Lui dis-je tout en lui envoyant un sourire charmeur.

Au vu de la froideur de cet homme, je me doutais bien que je n’avais aucune chance avec lui, mais j’adorais charmer les hommes, c’était une activité des plus plaisantes et ce n’était pas un stupide paquebot qui allait m’empêcher de faire ce que j’aime. Je tournais les talons pour rejoindre ma place auprès de James et je lui arrachais le cigare de la bouche pour en prendre une bouffée. Une fois cette dernière prise, je lui rendis son cigare et je retournais dans mon whisky, tout en gardant un œil sur l’homme mystérieux.
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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Mar 24 Juil - 16:24


L'Enfermement



Il semblerait que les personnes dans ce fumoir profite de l'instant présent, notamment, Scarlett et James. Elia semblait être plus pragmatique, en se disant qu'il n'était pas très bon de sortir d'ici. Franz quant à lui cherchait dans les tiroirs quelques choses pour crocheter la serrure. C'était une bonne idée, s'il trouvait quelques choses bien évidemment. Il demanda alors si ces dames n'avaient pas quelques choses sur elles qui leur permettrait d'ouvrir la serrure. La veuve noire ne put s'empêcher de saisir la perche que lui tendait Franz. Elle lui donnait libre accès à son corset, elle n'en perdait pas de temps, mais peut être qu'il la surprendrait. D'un côté, il y avait ceux qui profitait d'être dans le fumoir pour boire et fumer, de l'autre côté, ceux qui voulait sortir d'ici, trouvant la situation bien étrange. Cependant, un bruit étrange se fit entendre de l'autre côté du mur, un bruit qui devenait de plus en plus pénible, comme si on essayait de vous réveiller alors que vous êtes en plein sommeil.



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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Jeu 2 Aoû - 18:52

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Seduction is a name
A single word, a full nonsense





Contre toute attente, nulle moquerie ne sanctionna son audace, quoi que son indifférence légendaire ait été prête à parer aisément toute tentative railleuse de dénigrer la valeur de son idée. Finalement, se pouvait-il que l'étrangeté les ayant tous réunis entre ces quatre murs ne lui ait pas imposé que des poids morts et autres esprits étriqués uniquement tournés vers leur bon plaisir ? Mon Dieu, c'aurait été bien trop estimer la nature humaine, fondamentalement corrompue, insipide dans les meilleurs cas. La seule note de lumière aurait pu provenir de l'apprentie actrice, mais celle-ci demeurant muette, comme statufiée sur place par une claustrophobie tombée au plus mauvais moment, ce qui restait de féminin à leur équipée se voyait réduit à un jeu déplacé de minauderies félines complétée par une tentative plus ou moins directe de lui taper dans l'œil. Franz dévisagea cette inconnue aux manières si franches, tant rompu à l'exercice que la magie de cette séductrice ne parvint à venir à bout du caractère mécanique de son examen. Depuis un certain temps déjà, la gente féminine avait commencé à tourner autour de sa personne, souriante, intéressée, habile autant que persuasive, véritable petit serpent assurément charmant, assurément venimeux. Fort d'une indifférence bien senti, l'Allemand avait toujours superbement ignoré ces louves en chasse, s'amusant à peine de son pouvoir. Les temps avaient pourtant changé.

En effet, à bord du Titanic, chaque gramme d'influence s'avérait bon à prendre, sinon salutaire, au sein de cette fourmilière où plus que de leur vivant, tous marchaient sur la tête des uns et des autres continuellement pour mieux atteindre le haut. Ainsi, bien que la miss ne dût certainement pas miser tout ce qu'elle avait dans ce micro duel -l'amour est une guerre, ne l'oubliez point-, peu certaine d'atteindre sa cible en plein cœur, Dreinberg comptait, sinon marquer le point, au moins rattraper la balle au vol et la retourner à l'envoyeur avec la même force, trop malin pour laisser passer l'occasion de resserrer ses serres autour des hautes sphères du navire.


-Fort aimable, lui répondit-il sur un ton un soupçon plus caressant que celui ayant ceint sa question précédemment. Avec l'espoir qu'il renferme nombre de talents...

Comme si la fumée des cigares, les relents poivrés d'alcool et les sous-entendus déjà dégainés ne suffisaient pas à eux seuls à rendre l'atmosphère étriquée encore plus pesante... Jeu de regards qui s'accrochent, de demi-sourires faussement polis, comme autant de vernis cachant tant bien que mal par sa transparence des menées secrètes et pernicieuses.

-... Bien que je doute fortement qu'il puisse ouvrir cette porte.

Ah, l'humour, comme une bouffée d'oxygène ! Elle avait rompu l'échange en premier, et aucunement désireux de lui emboîter le pas, l'espion saluait d'un pied de nez, tel un escrimeur affichant sa maîtrise par un gracieux mouvement de son fleuret. Cette séductrice aux griffes de chatte n'avait pour seule et unique valeur que de posséder de quoi lui permettre de faire son affaire à cette serrure récalcitrante ; un moyen et rien de plus, un objet qui seul n'était pas à la hauteur. L'urgence résidait dans le fait de se tirer de là, et son oeillade aguicheuse, comme le reste, se révélait complètement déplacé, hors-sujet. Quoi, vous aviez supputé le contraire, qu'il se laisserait tenter ? Finalement, ce qui les tuerait tous, ce serait leur mesquinerie, le peu de scrupules que chacun nourrissait quant à jouer avec son prochain. Et la petite lueur d'Elia ne pourrait percer ces ténèbres-là...

Avec un sourire de mauvais plaisantin, Franz se dirigea vers la porte avant de s'accroupir de avant cette dernière et d'insérer une épingle dans la fente, pareil à un œil de cyclope le toisant avec une méfiance farouche. Il s'agissait d'une serrure à goupilles classique, qui ne devrait, sauf cas de force de majeure, ne pas lui résister trop longtemps. Après tout, le mécanisme pouvait avoir subi des dommages, ou une masse se trouver de l'autre côté et empêcher le panneau de bouger ! Quoi qu'il en soit, la deuxième épingle rejoignit sa sœur, la première immobile et l'autre tournant doucement entre les doigts du passager. Au cours de son ouvrage, nécessitant une infinie patience ainsi que beaucoup de concentration, la conscience de Franz remarqua d'étranges coups sourds dont l'intensité allait croissante, comme si quelqu'un au dehors tapait contre les parois. Quel pouvait être le message porté par cet étrange rythme, comme sorti d'un rêve ? ça n'avait cependant aucune importance : il y avait quelqu'un -un être humain, quoi d'autre ?- de l'autre côté, qui approchait, et qui donc finirait par tomber sur eux et participer à leur évasion. Cela suffisait à Franz, qui redoubla d'efforts sans se poser plus de questions, refusant toujours d'admettre que le Titanic tirait les ficelles en coulisse.

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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Dim 12 Aoû - 10:59

Dans sa vie, Elia avait lu bon nombre de livres plus ou moins farfelus les uns que les autres et relevant de l'inimaginable. Ce qu'elle était en train de vivre à l'instant présent, elle ne l'avait toutefois jamais lu, ni pensé et encore moins rêvé. Sauf si la scène présente était en réalité un rêve délirant provenant d'une goutte d'alcool avalée en trop lors du dîner du soir-même. Tout ce qu'il y avait autour de sa personne semblait pourtant tellement vrai : les trois autres personnes dans la pièce, la fumée et les senteurs de plus en plus pesantes dans l'atmosphère confinée... Tout était tellement étrange qu'on en deviendrait presque fou, à force de se demander le pourquoi du comment ils étaient arrivés ici tous en même temps et sans avoir d'explication sur cette affaire. Mais que cela soit des images défilants dans son esprit endormit dans la baignoire qu'elle avait quitté ou un événement paranormal, l'anglaise ne comptait pas rester cloîtré dans cet endroit toute la nuit et en présence d'une jeune femme qu'elle ne connaissait pas, mais qu'elle voyait déjà d'un mauvais œil. Il était clair qu'entre cette dernière et Elia, le courant ne passerait pas, du moins pas cette nuit, son comportement ne lui plaisant nullement. Être aussi calme en un instant pareil et trouvait le moyen de séduire... Et James qui semblait exactement sur la même longueur d'onde, comme si rien d'anormal ne se passait... Pour elle qui était à la limite de la panique, voir des personnes aussi calmes et qui s'amusaient à moitié avait quelque chose de particulièrement frustrant, presque énervant. Elle réussit néanmoins à afficher un petit sourire de soulagement en voyant que Franz ne semblait, tout comme elle, pas enclin à rester dans le fumoir pour une durée indéterminée.

A cran, la miss fit les cents pas dans la pièce, s'arrêtant quelques secondes pour regarder par les hublot, laissant paraître de l'extérieur des volutes de brouillard ne permettant quasiment pas de voir le pont sur lequel ils se trouvaient, telle une prison de fer. Ni la lune, ni les multiples étoiles peuplant le ciel n'éclairaient assez fort pour apercevoir quelques. Éclairait-ils seulement le ciel obscure de la nuit et cet océan qui ne trouvait aucune fin à des centaines de milliers de kilomètres à la ronde ? Un soupire émana de la jeune femme qui, rongée par le stress et l'attente palpable d'une possible sortie grâce aux efforts du troisième classe pour ouvrir cette maudite porte, se laissa choir sur le premier fauteuil qui lui apparut comme un miracle, la tête enfouit dans ses mains presque moites. Il fallait voir les choses du côté positif : à l'aube, les employés du paquebot se réveilleront et passeront certainement par le couloir les amenant jusqu'à eux, ils ouvriront la porte et tout ce cauchemar sera fini. Et si seulement ne se passait pas comme tel... La pièce se voyait être remplie de nombreuses bouteilles en verre, dont cette matière pouvait couper la chair humaine et entailler des veines... Le raisonnement qui se fit dans l'esprit d'Elia était très simple : lorsqu'une personne tentait de se suicider, elle se réveillait toujours quelques jours plus tard dans un lit à l'infirmerie. Il est donc probable que si elle en faisait de même ici, elle se retrouve à son tour dans la salle de soin. Cependant, tout était tellement bizarre que la probabilité pour que ce projet remporte un succès ne soient qu'hypothétique. La conjoncture du rêve remontant à la surface, la comédienne tenta de se réveiller en se pinçant la peau jusqu'à y laisser la marque de ses ongles sur une peau rougit par le geste, tout en fermant les paupières. En ouvrant à nouveau ces dernières, elle eut la déception de voir que le décor qu'elle souhaitait si ardemment quitter se révélait être identique.

Un bruit atteignit alors ses tympans, semblant provenir de derrière la porte définitivement fermée. Dans un premier temps, il l'intrigua, la sortant de ses pensées les plus floues. Se pourrait-il qu'un être humain se trouve de l'autre côté, faisant entendre sa présence ? Une lueur d'espoir dans les yeux, Elia se leva soudainement de son fauteuil et s'avança d'un pas décidé vers la porte, jusqu'à ce qu'un violent mal de tête la surprit, la faisant s'arrêter net et se mettre à genoux au sol. Le bruit grandissait de plus en plus d'intensité et devenait, par la même occasion, de plus en plus pénible. Son espoir se détruisit en un éclair, laissant place à l'incompréhension. Il fallait vraiment que tout cela s'arrête.


-A quoi est-ce qu'il joue, bon sang ? Dit-elle pour elle-même, mais assez fort pour que la petite assemblée puisse entendre.

Par le « il », la blondinette entendait bien évidemment le Titanic, rien d'autre ne pourrait produire une telle chose. Depuis qu'elle avait prit conscience de sa mort, tout était devenu différent dans sa vie, toutefois, jamais elle n'avait été témoin d'une telle folie.
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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Mer 29 Aoû - 15:57



L'enfermement.
Alcool et cigare, fumée et vapeur, tout ici était propice pour donner une ambiance des plus électriques à ce fumoir des secondes classes. Il y avait ceux qui profité de la pièce et ceux qui voulaient en sortir. Moi-même, je n’appréciais pas l’atmosphère étouffante qui régnait ici, chose que j’avais créée de mes propres mains. Pourtant, même si cela me dérangeait j’adorais profité de cet instant pour séduire ce mystérieux inconnu, tout comme j’aimais enrager la petite blondinette qui se trouvait à nos côtés. J’étais ainsi, avec de l’argent et une personnalité qui ne reflétait en rien ma condition, d’ailleurs, je crachais volontiers sur mon argent pour mieux retrouver les simples plaisirs d’une vie de pauvresse. Le Titanic était ma prison, mais il me procurait un voluptueux sentiment de liberté, chose que je chérissais le plus, malgré le fait que je sois encore et toujours accompagné de mon époux. Avec lui, la situation était si tendue, que nous prenions plaisirs à tromper l’autre dans les bras de n’importe qui. Je le rendais cocu de mon côté dans les bras de Dantes, cet artiste aux mains si tentatrices et avides de caresses. Il était aussi doué avec un pinceau que dans l’art de l’amour, ce qui me rendait toute chose dans les bras de ce si précieux amant. Les hommes étaient ma passion et même si je reconnaissais avoir des mœurs légères, je le faisais toujours en toute discrétion. Aujourd’hui, il y avait peut-être des témoins présents lors de mon jeu de séduction, mais je savais que notre enfermement, chasserait bien vite les commérages sur ce sujet. L’homme était beau et même si j’avais connaissance du fait, que jamais une histoire allait pouvoir se faire, je m’amusais à l’aguicher. Il sembla s’amuser de la situation, j’en souriais bien plus encore. Même quand il évoqué le fait que mon malheureux corset ne puisse nous sauver de cette pièce. Un rire cristallin s’échappa de mes lèvres. Des hommes comme ça, il en faudrait partout.

« Eh bien, je ne peux que l’admette, une modeste femme ne peut pas se vanter de pouvoir faire sauter des serrures. De plus, vous me semblez bien plus qualifié pour ce genre de situation, cela serait bien triste de ne pas pouvoir assister à vos talents. » Dis-je d’une voix caressante.

Je retournais alors à ma place, laissant l’homme gérer lui-même la situation. Je m’imaginais alors, en le voyant près de la serrure, qu’il était un bandit de grand chemin, un pilleur de coffre-fort. Mon imagination me jouait des tours, mais cela me rappelait que je ne connaissais en rien les personnes qui m’entouraient et que eux aussi ne savait rien de moi et de mon sulfureux passé. Qui pouvait être les gens autour de moi ? Je savais que James était un homme qui s’était pendant longtemps vendu. Je ne connaissais pas l’homme de seconde classe qui se trouvait avec nous. Et la petite blonde qui était telle ? Sortait-elle de la rue, avec une mère qui vendait son corps et un père qui venait de la mine. Nous cachions tous quelque chose ici, ainsi était les mystères de la vie. Ce fut alors que je sortis de mes pensées par un bruit assourdissant, qui provenait de l’autre côté du mur. Surprise, je renversais mon verre, qui se fracassa sur le sol. Ce bruit était trop soudain et étrange. Que cela pouvait-il bien être ? Pourquoi ici et maintenant ? Il y a une heure voilà que j’étais dans la chambre et me voilà désormais ici avec ces gens et ce bruit. Je ne céderais pas à la panique, puisque je savais que rien ne pouvait être pire que ma mort. Je me levais pour rejoindre la blondinette et je collais mon oreille au mur pour mieux entendre, même s’il n’était pas difficile de percevoir ce bruit.

« Je ne le sais, mais on peut s’attendre au meilleur comme au pire. Ne cédons pas à la panique en tout cas, après tout nous sommes déjà morts. »
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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Ven 31 Aoû - 15:02


L'Enfermement



Franz s'amusa de la remarque de la veuve noire comme s'il n'en avait presque rien à faire, comme s'il voulait rester insensible à son charme. Ce qu'il voulait était simple : sortir de ce fumoir. James semblait profiter de la situation, alcool et cigarette à volonté, ça n'avait pas du lui arriver souvent. Elia semblait plus inquiète, elle se demandait vraiment ce qui se passait ici. Scarlett semblait être une adolescente insouciante, comme si le Titanic ne lui faisait pas peur, qu'elle n'en avait rien à faire de lui, mais c'était là une grave erreur. Franz était en train de réussir à crocheter la serrure. Celle-ci céda alors au bout de quelques minutes d'effort, mais ils ne s'attendraient pas à trouver une autre porte derrière, une porte qui semblait avoir une serrure bien plus complexe que la première, comme si le Titanic s'amusait à leur trouver des complications. Le bruit qui venait de derrière cette nouvelle porte semblait devenir plus fort, bientôt, il faudrait presque crier pour se faire entendre.


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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Dim 16 Sep - 12:09

(c) mythra

Alea jacta est.





Aussi étonnant que cela puisse paraître, Franz ne réagit pas à la nouvelle parade de la première classe. "Etonnant", oui, puisqu'auparavant, il avait au moins fait l'effort de participer à sa petite comédie pseudo-sensuelle, ce qui aurait laissé présager d'une suite à cet échange pour le moins inhabituel, où l'agent n'aurait sans doute su deviner à coup sûr l'issue de tout ceci. Cependant, ce dernier se trouvait occupé, et préféra réserver toute sa concentration sur son ouvrage, n'en déplaise à la miss. Visage inexpressif, mais méninges en pleine activité, dictant à ses mains les gestes précis à exécuter, les angles à respecter, la pression exacte à infliger au mécanisme. Il l'avait fait tant de fois... Sa mémoire devenait l'égale de l'expérience, si bien qu'aucune réflexion particulière n'avait besoin de naître en son esprit pour mener à bien la tâche qu'il s'était de lui-même attribuée. Ne pas répondre à la remarque de la brunette signifiait également ne pas réfuter ou approuver sa remarque, pour le moins véridique : un professeur bien de sa personne n'avait pas à connaître ce genre de chose, tout héroïque qu'il puisse être en usant desdites capacités. Les heurts contre le métal évitaient un silence marbrés et de sous-entendus et de questions non prononcées, ce qui rendait le déverrouillage de la serrure d'autant plus simple. Si seulement il n'y avait pas eu ce satané vacarme...

-C'est bon, grommela Dreinberg dans la barbe qu'il n'avait pas, nous ne sommes pas sourds. J'arrive.

Non d'un chien, ils devaient être vraiment très motivés à l'idée de les sortir de là, les types de l'autre côté. Ils auraient mieux fait de se calmer au lieu de passer leurs nerfs sur le bateau en croyant bien faire, parce que sinon, à ce rythme là, dans une heure la coque se verrait percée et des monceaux d'autres problèmes se présenteraient, autrement plus ennuyeux qu'une simple "porte bloquée". Sans compter que la panique grandissante d'Elia ajoutait encore un peu au caractère anxiogène de leur situation, pouvoir néfaste auquel l'Allemand refusait de céder ne serait-ce qu'un pouce de terrain... Le fait que l'actrice perde de plus en plus sa patience risquait fort de les plonger un peu plus dans le chaos ; cependant, comme nous l'avons déjà dit, l'espion ne pouvait être partout en même temps, et si la porte demeurait son objectif principal, il faudrait bien que tôt ou tard, quelqu'un se dévoue pour lui faire retrouver son calme d'une manière ou d'une autre. Et visiblement, ce ne serait pas ses autres compagnons d'enfermement qui s'y colleraient...

Le regard qu'il posa sur miss Bradbury aurait pu semblé marqué de compassion, là où le léger souci qu'il arborait n'était en fait le reflet que de la mesure du risque qu'elle représentait. Combien de temps lui restait-il avant de pleurer, hyperventiler, devenir proprement incontrôlable ? Ses mains travaillaient toujours, et son intellect envisageait le futur, se détachant du présent pour le moment encore gérable ; il leur faudrait plus que de la chance pour sortir de là avant que la demoiselle ne les mettent tous plus en péril qu'ils ne l'étaient déjà. ...En péril ? Sans trop savoir pourquoi, son instinct commençait à lui susurrer que tout ceci s'avérait plus dangereux que ce qu'il n'y paraissait. Seulement ça n'était qu'une impression, rien qui ne puisse encore faire vaciller sa force de caractère, ses convictions : il avait des choses à faire, et cela repoussait à bien plus tard l'examen de cette petite voix intérieure pas si sotte que cela. Ses yeux se dirigèrent avec cette secondes d'examen à l'autre femme occupant le fumoir, ses iris clairs se faisant bien plus durs : qu'elle évite au moins d'énoncer des stupidités plus grosses qu'elle ; d'une part cela n'apportait strictement rien, et d'autre part, Elia allait prendre cela pour argent comptant et perdre encore plus les pédales. Etait-il le seul à ramer dans le bon sens ici ?

Hors de son champ de vision, la serrure céda finalement, et avec un petit sourire satisfait, Franz en revint à contempler son œuvre... Sourire qui fondit en un clignement de paupière, en découvrant le second panneau, totalement inconnu, à l'existence plus qu'irrationnelle. Jamais le fumoir des secondes classes avait été caparaçonné de la sorte, ça ne correspondait pas à l'architecture navale de plaisance, ça n'avait pas été là lorsqu'il était monté à bord, lorsqu'il avait fait sien cet immense terrain de jeu et de manipulations diverses. Son esprit entrait en collision avec un mur, aussi sûrement que son corps se heurtait à ce nouvel obstacle. Hors de question pourtant d'avoir peur, de croire aux chimères narrant l'existence d'un fantôme animant le Titanic. ça n'avait pas de sens. Rien n'avait plus de sens.

Le premier problème de sa liste s'étant métamorphosé en quelque chose d'encore trop étrange et complexe pour être traité, Dreinberg passa au second, remettant la résolution de l'autre à plus tard ; laissant choir ses outils, il se releva et prit le visage d'Elia entre ses mains, la forçant à le regarder droit dans les yeux.


-Reprenez-vous bon sang, ça n'est pas le moment de sombrer, lui intima-t-il, le bruit ambiant rendant cet échange encore plus privé qu'il ne l'était déjà. Arrêtez de vous affoler ; je peux reprendre la situation en main, mais pour cela, il va falloir que vous m'aidiez.

L'aider en apaisant son angoisse. En, avec cette paix retrouvée, lui assurer silencieusement qu'un peu de normalité s'accrochait ici et là. Et qu'ainsi, avec l'esprit toujours aussi clair, il parviendrait à forcer la seconde serrure aux allures de diablerie irréelle.

ça, c'était la manière douce, la moins contraignante. Après, l'agent pouvait aussi très bien la gifler, si jamais les actes parvenaient à obtenir plus de poids que les mots doublés de fausses bonnes intentions.
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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Sam 22 Sep - 22:55



L'enfermement.

Ce bruit, Scarlett commençait réellement à en avoir marre d’être dérangé, alors qu’elle avait enfin trouvé un avantage à cette situation. Il était entêtant et pouvait rendre fou n’importe qui. La jeune femme se rappela ainsi des bruits que dégageaient les industries londonienne, ainsi que parisienne, pour le moment où elle se trouvait en France. La veuve noire détestait les bruits des machines qui lui rappelaient bien trop la pauvreté et une condition, qu’elle ne souhaitait surtout pas connaître. Elle regarda le mystérieux inconnu, celui qui avait pris la situation en main crocheter la serrure, mais voilà que derrière la porte, s’en trouvait une autre. Le bourdonnement assourdissant qui provenait de derrière la porte continua par s’intensifier. Scarlett but alors cul sec son verre de whisky avant de s’en resservir un autre. Elle regarda James qui commençait à s’inquiéter de la situation, puis l’autre homme qui était resté dans son coin. Son regard dévia vers la blonde et le mystérieux inconnu. La fille cédait à la panique et l’inconnu tentait de lui redonner du courage. La veuve noire pesta dans son verre avant de le boire à nouveau cul sec. Elle était folle de colère, mais aussi de frustration de se retrouver dans une situation pareille, avec des gens qui étaient selon elle des incapables. Ce foutu Titanic l’énervait, elle en avait marre. Prisonnière entre quatre taules voilà ce qu’elle était depuis sa mort. Ce rafiot était l’Enfer, d’abord il l’avait tué, puis l’avait condamné à une vie avec un mari qu’elle ne voulait plus et maintenant ça ! Non trop, c’était trop. Elle grimaça avant de boire un autre verre et elle se leva. Elle se mit alors à crier comme une folle, de colère et surtout contre le Titanic et ses compagnons d’infortunes.

« Mais bordel, vous ne voyez pas que ce paquebot se joue de nous, qu’il tente de nous faire peur comme il nous a tué il y a onze mois. Elle continua alors en émettant un rire hystérique. Je suis sûr que derrière cette porte il n’y a rien, puisque ce paquebot de rêve n’est que du vent. Il n’est qu’un cauchemar sur mer ! »

La veuve noire toujours en colère retira ses chaussures à talon et sans que personne ne puisse la retenir, avec l’une d’entre elle, elle tapa si fort sur la poignée qu’elle la cassa empêchant toute sortie. En admirant son œuvre, elle se mit à ricaner, regardant avec attention les réactions des autres. Elle se moquait de la colère qu’ils allaient sûrement ressentir, elle en avait surtout marre de vivre selon les humeurs du Titanic. Parce qu’elle le savait, elle l’avait vite compris, depuis le naufrage ce paquebot n’était plus normal et encore il se pourrait qu’il ne l’ait jamais été.

« Voilà, puisqu’on ne peut pas sortir, autant guérir le mal par le mal. » Dit-elle en buvant à nouveau du whisky.

N’allait pas croire que Scarlett était saoul, oh non, il lui en fallait bien plus que cela, elle cherchait maintenant à se calmer, elle ne souhaitait surtout pas commettre un malheur à cause de son tempérament de feu, surtout devant tant de témoin.
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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Dim 23 Sep - 14:28

Rester calme apparaissait comme impossible dans l'esprit de la jeune femme. Certes, tout n'était pas noir (à leur réveil, les employés du navire, ainsi que les autres passagers, ouvrirait bien un moment ou l'autre cette maudite porte), mais les côtés négatifs à cette fâcheuse mésaventure s'avérait beaucoup plus nombreux, d'autant plus que tout espoir de sortir de cette maudite pièce se réduit en quelques secondes à l'état de poussière. Imaginez un peu la lueur d'espoir qui s'illumina dans les yeux d'Elia lorsque le troisième classe réussit enfin à ouvrir la porte... Pour en découvrir une deuxième qui n'avait jamais existé auparavant. Et ce bruit qui continuait toujours et de plus en plus fort... Aucune histoire de romans ou de théâtre n'aurait pu être aussi fou que la scène qu'elle avait sous les yeux. Cela sortait du réalisme et allait au-delà de l'imaginaire créé par les rêves. Depuis le naufrage du Titanic, et part conséquent leur mort, rien de ce qui se produisait à bord n'était normal, si ce n'est les occupants (pour peu qu'ils perdent la raison). À force, elle devrait s'y être habitué, ne plus y porter une quelconque importance. Ma foi, il s'avère que c'est plus facile à dire qu'à faire. Le simple fait de voir des gens sauter par-dessus le pont dans l'espoir de rejoindre enfin les êtres qu'ils leur été cher passait comme quelque chose de difficile à admettre. Tandis que certains profitent de leur vie éternelle, d'autres sont remplit de désespoir... Miss Bradbury s'était faite rapidement à l'idée d'être morte et l'avait accepté sans grand mal. Nul doute que cet événement jouerait dans la balance, si toutefois ils arrivaient à sortir d'ici, ce qui était plutôt mal parti pour le moment.

Contrainte de lever le visage vers John, elle le regarda les yeux remplient de larmes attendant le bon moment pour s'échapper le long de ses joues rosies par l'angoisse montante. Pour autant, elle ne voulait pas pleurer et encore moins devant d'autres personnes, qui plus est devant cette autre femme qui ne lui plaisait d'aucune façon. Elia était sensible, mais quand il s'agissait de se montrer faible, elle préférait que cela reste intime, c'est-à-dire qu'elle soit dans sa chambre, son univers et havre de paix. Elle ravala donc ce liquide salé et leva sa main en direction de la seconde porte les séparant de la liberté.


-C'est impossible de rester calme. Regardez, vous venez à peine d'ouvrir une porte qu'une seconde barre notre chemin sans devoir être ici ! Elle marqua une légère pause durant laquelle elle reprit son souffle et continua, tremblante face à ses propres pensées. Il y a sans doute d'autres après celle-ci qui nous empêcheront de partir !

Résumé de tout ça : tout était perdu. Ils n'arriveront jamais à sortir du fumoir et resteront coincé jusqu'à ce que le Titanic en ait assez de jouer avec leur nerfs. À cet instant, tout était devenu noir et sans espoir. Le finalité de tout ça ? La panique, la folie. Contre toute attente, ce ne fut pas l'anglaise qui déclencha ce cataclysme, mais l'autre jeune femme présente dans la pièce. Elle qui paraissait calme et se moquer totalement de ce qui était en train de se passer avait perdu les pétales bien avant la blondinette, qui se tourna vers elle par peur de ce qui arrivait. Bizarrement, au lieu de l'angoisser davantage, la voir dans un tel état d'hystérie lui remit les neurones en place. S'ils devaient tous finir dans le même état, cette nuit les achèverait d'une manière ou d'une autre. Elle ne reprit pas pour autant ses esprits, le geste de l'inconnue lui arrachant un petit cris à peine perceptible démontrant parfaitement son mal-être déjà bien apparent. C'en était trop, la goutte d'eau qui fit débordé le vase. Et la tentative du troisième classe de l'apaisait réduite en poussière.

Elia prit un coussin bien rembourré se trouvant sur le fauteuil le plus proche et le balança droit sur cette femme qu'elle n'appréciait plus du tout. Avec sa force des plus maigres et ses tremblements, le coups ne fit certainement aucun effet, mais assez pour attirer l'attention sur elle.


-Vous êtes... Complètement malade !! Cria-t-elle. Personne ne pourra nous ouvrir maintenant !

Hypocrite, voilà ce à quoi elle pensait en la regardant. Si cela ne la dérangeait pas de rester enfermer ici pour l'éternité, que grand bien cela lui fasse ! Quant à elle, elle ne comptait pas rester ici plus d'une nuit, ou son mental risquait fort de dériver.
Comme si ce mouvement de colère lui avait fait un bien fou, la jeune femme respira plus tranquillement et alla s'asseoir, la tête enfouit dans ses mains.
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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Mer 3 Oct - 17:08


L'Enfermement



Ce groupe là semblait être des plus résistant paniquant à peine devant ce qui leur arrivait. L'allemand, devant la complexité de la seconde serrure préféra calmer Elia avant de continuait son oeuvre de minutie vis à vis de cette serrure. Il essaya de la calmer mais les paroles et les gestes de Scarlett ne purent pas aller dans ce sens. Cette dernière enleva sa chaussure pour donner un grand coup sur la poignée qui céda sous le choc. Il n'y avait pas à dire, elle était folle, je commençais à bien l'apprécier. Puis elle bu une gorgée de whisky. James ne disait rien comme s'il était au paradis dans ce fumoir. Elia alors jeta un coussin sur la veuve noire, une bien vaine tentative pour attirer son attention. Bizarrement, en plus du bruit qui était devenue assourdissant, les murs se mirent à vibrer. Les bouteilles de whisky s'entrechoquaient répandant leur contenu sur les personnes en présence. Les cigares aussi trainaient par terre. Il ne manquait plus qu'une petite étincelle pour qu'ils prennent tous feu en quelques secondes. Et justement, il semblerait que de l'autre côté de cette porte à la poignée détruite, le feu brûle de mille éclats. La porte vibrait de plus en plus. Si elle tombait, ils seraient tous brûler, si elle restait en place, ils pourraient vivre encore un peu de cette non-vie. Qu'allait-il se passer ? Une chose est sûre, les vapeurs qui se dégageaient étaient nocives. Quoiqu'ils fassent, ils s'évanouiraient d'ici quelques instants ...


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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Ven 12 Oct - 23:37



L'enfermement.

On pouvait la prendre pour une folle, un drôle d’énergumène, une bête étrange, dont on aurait tout de suite envie de s’en débarrasser, Scarlett s’en moquait comme de ses premiers linges. Cet enfermement la rendait folle, ou plutôt l’empressement de tous et la panique qui résidait dans la pièce, ne pouvait-il point rester calme ? L’homme était-il une race souhaitant toujours avoir raison et vaincre la nature, même quand celle-ci n’avait rien de normal ? Si elle le pouvait, elle aurait assassiné la blonde sur place et peut-être aussi l’homme mystérieux pour ne point succomber à ses charmes. James quant à lui était son ami, pourquoi donc s’en débarrasserait-elle ? La veuve noire n’avait rien fait de mieux que de casser la poignée de cette porte maudite, brisant à tout jamais, une quelconque possibilité de sortir. Elle s’en fichait, ils pouvaient bien mourir ici, tant pis, ils étaient déjà morts. Un simple couteau, une petite arme à feu aurait pu clore cette situation. Ca faisait si longtemps qu’elle n’avait pu toucher à une arme, elle en ressentait presque un manque.
Elle buvait, profitant de ce whisky bas de gamme que l’on servait chez les secondes classes. Un coussin bien rembourré vint à passer par là, Scarlett le reçut en pleine figure. Au début, elle ne réagit pas, mais elle découvrit bien vite la propriétaire de cet acte, la blonde agaçante. Elle avait beau l’insulter de folle, cette dernière n’était pas mieux. La brune lui rit au nez et posa son verre, pour mieux s’installer dans un fauteuil. Elle allait les laisser là, à s’agiter comme des animaux, ils feraient un si bon spectacle. Elle, elle en avait assez du whisky, mais aussi de tout cela. Ce jeu n’allait-il donc jamais finir ?
Soudainement, les murs se mirent à vibrer, faisant tomber sur tous le contenu des bouteilles. Scarlett pesta, mais elle ne put continuer, elle venait de remarquer le danger. Eux tous, recouvert de liquide inflammable et du feu qui semblait provenir de derrière la porte. Que Dieu nous en préserve, si une seule étincelle arrive dans cette pièce, ils seraient tous morts. Elle regarda autour d’elle et prit la main de James dans la sienne pour se réconforter. Autant ne pas être seule dans une telle situation, surtout quand la mort était à nouveau proche. Après l’eau, voici le feu et sa fumée si nocive pour l’homme.

« Et bien, ça a été un plaisir de vous rencontrer dans une telle situation. » Dit la veuve noire sur un ton mélodramatique.
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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Dim 14 Oct - 16:26




The game is over...
I say now hello to the devil



Elia n'avait que des souvenirs très brefs du soir où le Titanic avait coulé, et donc de l'heure l'ayant amené en enfer. Elle se souvenait de la pièce dans laquelle elle se trouvait avant de mourir, mais n'avait aucune idée si la souffrance avait été présente avant son trépas. L'eau l'avait purement et simplement noyé, l'empêchant de respirer. Et puis, elle s'était retrouvée dans un lit, comme si de rien était été, se faisant très vite à l'idée d'errer dans un lieu étrange. Aujourd'hui, le même scénario semblait se reproduire, à la différence que le feu était un élément beaucoup plus dangereux et malfaisant que le liquide transparent les ayant eu la première fois. Il était impossible de savoir si ce feu s'était répandu dans tout le navire, ou uniquement dans le couloir des deuxième classe, la fumée se rependant dans la pièce ne faisant rien pour arranger les choses.

Après avoir reçu une bouteille ainsi que quelques goûtes des autres alcool sur elle, la jeune femme commença à se résoudre à la fin suivante : ils allaient mourir. Une bonne foi pour toute, ou reviendrait-il sur leur lit ? Rien n'était certain dans les évènements à venir. Quoi qu'il en soit, possédant quelques notions de survie, Elia se mit à croupit à genoux au niveau du sol, évitant ainsi d'inhaler trop de fumée entrant de plus en plus dans cet espace confiné. Ses yeux étaient remplit de larmes, risquant de sortir d'une seconde à l'autre. Tout comme la première classe, elle pourrait se moquer royalement du fait de mourir à nouveau, sachant qu'elle ne faisait déjà plus partie du monde des mortels. Toutefois, le simple fait d'aller vers l'inconnu lui faisait terriblement peur. Si peur que ses muscles en tremblaient, son esprit divisé en deux entre le désir d'en finir au plus vite et de croire que tout ceci n'était qu'un cauchemar.

Non habituée à l'alcool, l'odeur émanant de ses vêtements, du reste de la pièce ainsi que l'odeur des cendres lui donnèrent des débuts de nausées, avalées et compensées par l'eau salée s'échappant ses yeux déjà rougit et gonflés. La demoiselle leva les yeux vers l'autre jeune femme, puis vers les deux troisième classe. Il devait la trouver tellement pathétique, à pleurer sur son sort alors qu'ils étaient tous logés à la même enseigne ce soir... Peut-être qu'une partie de leur cour semblait si froid arrivera à comprendre la faiblesse et la sensibilité l'animant dans le temps qu'ils restaient à passer ensemble ici.

Adieu ? Au revoir ? Que dire en une pareille situation ? Aucun son ne réussit à sortir de ses lèvres, sa gorge nouée l'empêchant de dire le moindre mot. Il en était peut-être mieux de cette manière pour tout le monde, car sans doute ses mots seraient rendu incompréhensibles par les sanglots l'emportant à petits coups. Jamais Elia n'avait ressenti une telle émotion, et même si elle l'avait déjà copié dans ses pièces, elle n'avait jamais vraiment su ce que cela faisait, de savoir la fin proche. Ou du moins ne s'en souvenait-elle pas assez. Levant la tête, elle regardant en direction de la porte les séparant du feu crépitant, tel un soldat au front faisant face à ses ennemis, face à son destin : la mort.


-Qu'on en finisse. Parvint à articuler, d'une voix à peine inaudible pour les autres personnes présentes dans ce qui restait du fumoir.

Les murs continuaient à trembler, la fumée à s'engouffrer. Bientôt, elle sentirait d'une douleur atroce du feu grignotant sa chair et son âme. Bientôt, elle ne verrait que le noir, une seconde fois et ultime fois. Ses paupières se refermèrent sur ses yeux. Qu'il en soit ainsi.
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MessageSujet: Re: Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?    Sam 27 Oct - 19:16

(c) izkim

Fuck you Satan, I'm your rebel son
And I won't pay my dues today.





La réaction de Scarlett, pour sûr, rompit définitivement la comédie. Fini de rire, de sourire, de jouer au chat et à la souris : à présent, les rôles avaient été définitivement distribués, et Franz s'était accaparé celui du félin, du fauve indomptable, imprenable.

-Belle, mais sotte, remarqua-t-il non sans un certain fiel, adressant un regard à la fois méprisant et flegmatique à ladite jeune femme.

Il n'y avait que des êtres aussi faibles de caractère que les femmes pour ainsi perdre leur calme de manière aussi pathétique. Ah, cette diva pouvait bien se donner de grands airs, sous le vernis, il n'y avait que du vent ! Une nouvelle fois, Dreinberg remercia le ciel d'avoir eu très tôt les yeux ouverts quant à la nature réelle de ces sirènes méprisables, et de n'être point réduit à partager le sort de ces autres naïfs victimes de charmes cachant à chaque fois des âmes aussi laides que les atours les entourant paraissaient charmants. Sans compter que leurs esprits limités les rendaient particulièrement ouvertes à toutes les rumeurs possibles et imaginables... Voilà qu'à présent, Elia comme cette inconnue criaient non pas au loup mais au fantôme, ne trouvant comme explication à leur enfermement que la plus idiote des théorie, celle assise sur l'existence d'un esprit supérieur s'amusant à les torturer. Les divagations constituaient une motivation supplémentaire à se tirer de là : comment pouvait-on tout mettre sur le dos d'une pseudo entité, juste pour se rassurer, pour se dire qu'au moins on possédait l'ombre d'une réponse ? Un savoir aussi factice ne pouvait se connaître de vertus, d'aucune sorte. Cela serait revenu à renier toutes les avancées de la science depuis que le monde était monde, et cela, Franz, qui avait passé une bonne partie de sa vie sans éducation véritable, le méprisait prodigieusement. Cela se résumait à beaucoup de déni, pour dire vrai, sans doute un procédé aussi condamnable que le point de vue de ces demoiselles. Mais au moins lui comptait agir, et non pas demeurer la marionnette de je-ne-savais quelle volonté.

Il était clair qu'un incendie sévissait à bord, dont ils ne percevaient probablement qu'une seule partie. L'équipage devait probablement lutter contre les flammes en des endroits du navire autrement plus vitaux pour s'occuper des parties plus secondaires dont la perte ne serait qu'esthétique : la salle des machines, avec ses moteurs tournant au charbon, apparaissait comme un centre névralgique de premier ordre à sauver en immense priorité. Ayant déjà été confronté à des choix dont l'un des options, celle à choisir pour tout dire, entraînait immanquablement des dommages collatéraux, Dreinberg acceptait parfaitement de se voir ainsi ignorer. Avoir à se débrouiller seul, cela faisait aussi partie de son mode de vie. Ne restait plus qu'à espérer que Lukas se soit trouvé un "nid de pie" du haut duquel surveiller en toute sécurité la lutte acharnée de l'homme contre le brasier ; s'en faire pour lui ne l'aurait rendu que moins productif, une bien mauvaise manière de sortir d'ici et d'être en mesure de secourir son frère, si secours devait être apporté.
Les vibrations parcourant le métal autour d'eux accroissaient cet instinct animal sommeillant en n'importe quel humain de s'en aller au plus vite, réaction de fuite portée ici à son maximum par la porte bloquée. L'appel des grands espaces, une attirance si forte pour l'extérieur, l'air frais, loin de la fumée, des lueurs et du vacarme...

Bien sûr que l'Allemand aspirait à ces choses, comme tous les prisonniers du fumoir. Et ce qu'il voulait, il mettait tout en œuvre pour l'obtenir, au lieu de pleurer sur son sort. Voilà pourquoi il survivrait, quitte à abandonner les autres. Les perdants n'avaient pas voie au chapitre. Chapitre qui débuta avec un bruit de verre brisé, pratiquement inaudible : après avoir saisi un bibelot en laiton, le troisième classe venait de briser un des hublots de la pièce, avant de passer au suivant, et encore au suivant. Un courant d'air gelé -en comparaison de la touffeur de l'endroit- venu de l'océan balaya leur cellule luxueuse, une bourrasque marine qui éteignit les lampes à gaz, et réduisit les extrémités des cigares, autrefois rougeoyantes, à l'état de point noir et fumant. Leur "fantôme" gouvernait peut-être le Titanic, mais l'Océan demeurait hors de sa portée, et cela, l'homme saurait s'en servir contre lui.
Faisant fi des liqueurs répandues au sol, Franz dégagea l'ouverture du dernier hublot brisé avec rapidité et soin, pour annihiler toute trace de verre apte à couper : l'ouverture s'avérait étroite, mais il parvint néanmoins à y glisser son bras droit ainsi que sa tête, jusqu'à l'épaule gauche. L'oxygène chargé d'iode inonda ses poumons, tandis que la bise marine vivifiante caressa son visage, l'encourageant à ne pas céder à l'apathie. Regard tourné vers le haut, il misait sur la proximité des promenades, aux ponts A et C, là où, forcément, quelqu'un devait se trouver. Grimper à même la coque n'était envisageable, les boulons n'offrant pas des prises suffisamment bonnes, même pour un sportif aguerri de sa trempe, si passer par le hublot avait été possible. Ne restait plus qu'à attirer l'attention des autres passagers, ce qui, même avec le vent, devait être réalisable. Il ne pouvait en être autrement.

Et que ce foutu esprit aille se faire voir.

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Défi N°3 : L'Enfermement - Vous fumez ?

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