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 LA VIE N'EST QU'UN REPROCHE ▬ avec Henry Sheen

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ADMIN SADIQUEThe body of a woman, but the heart of a lion.
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PROFIL♌ Double Compte : Esther Delmas, Mary-Ann Fleming & Scarlett Hamilton
♌ Prénom ou Pseudo : Mari-Jane
♌ Signaux de Détresse : 8567
♌ Points : 20
♌ Jour d'embarquement : 16/07/2011
♌ Age du Personnage : 23 ans
♌ Profession : Couturière & Danseuse à ses heures perdues
♌ Crédits : Mari-Jane
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Journal d'un fantôme
♌ Numéro de Cabine : E10
♌ Situation Amoureuse : Amoureuse de Joseph Earnshaw
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MessageSujet: LA VIE N'EST QU'UN REPROCHE ▬ avec Henry Sheen   Dim 13 Mai - 0:30


La vie n'est qu'un reproche

▬ ♫ Let's go
« Que faites-vous là ? Arrêtez où vous allez ! » Tel un oiseau, elle s’était envolée, courant à tout allure, se moquant bien de bousculer les premières classes. Elle qui voulait explorer, elle l’avait fait, en compagnie de Mark. Ils étaient comme deux enfants, venant tout juste d’être pris en fautes. Ils ne comprenaient pas pourquoi on leur interdisait d’aller de l’autre côté, là où il y avait les riches. D’après les stewards et le règlement, c’était pour éviter que les première classe n’attrapent des maladies et soient obligés de passer le service sanitaire une fois aux États-Unis. Georgiana, c’était dit au diable les barrières, elle voulait voir à quoi ressemblait le Titanic dans l’autre pont et maintenant, qu’elle était morte, elle n’en avait que faire. En plus, maintenant, ils allaient avoir beaucoup de mal à arriver sur le continent américain. Le risque, elle aimait ça, surtout en compagnie de Mark. Il était le seul homme, qu’elle arrivait à accepter auprès d’elle, si on ne comptait pas un certain Joseph Earnshaw de première classe, qui avait tenté dernièrement une approche. « Georgie, je crois qu’on ne nous suis plus. » Ils étaient tous les deux dans un couloir, de première classe bien sûr. Essoufflés, ils riaient tout de même aux éclats. « Je crois que tu as parlé trop vite. » Et ils se remirent à courir et sans le vouloir se séparèrent. Georgiana venait d’entrer dans le jardin exotique. Cette pièce était une sorte de jardin d’hiver, il ressemblait beaucoup à celui qu’elle avait vu durant son enfance, quand elle accompagnait sa mère chez les Cavendish. Emerveillée et laissant surgir mille et un souvenir, elle fit le tour de la pièce, sous le regard indigné de plusieurs personnes. On lui demanda de sortir, elle refusa. C’est alors qu’un steward arriva. Il était bien plus haut gradé, probablement un second ou un lieutenant. Il lui demanda de sortir. Elle refusa, elle insulta, cria à l’injustice même. On la fit sortir. Au dehors, il y avait Mark, il tenta de la canaliser, lui aussi était furieux, mais il avait bien plus de retenu. Ensemble, ils retournèrent en troisième classe, là où on leur faisait croire, que c’était le seul endroit où ils devaient être.

Tu n’étais pas avec Mark, cet épisode, il y avait maintenant quelques mois qu’il s’était déroulé, mais tu ne l’avais pas oublié, surtout ce steward qui t’a mise à la porte. Cet homme, tu ne l’avais pas oublié, tu le détestais même depuis, attendant ta revanche. Cette haine tu l’avais ressenti pour Arthur et aussi pour cette rouquine qui avait fermé la grille, celle qui t’avait condamné. Pour cela, tu détestais les injustices, tu ne comprenais pas que pour certains, une vie vaux plus qu’une autre. Après tout, les riches n’avaient que leur argent, vous les pauvres, vous possédez la force du travail, sans vous les riches ne pouvaient rien faire. Vous étiez tout aussi important les uns que les autres. Cependant, tu le savais, cette vie d’injustice était passée, maintenant vous pouviez avancer, vous rendre en première classe, même si certains esprits trop étroits avaient toujours du mal à croiser des personnes pauvres.
Seul tu avançais dans les couloirs du pont E, ne prenant gardes à personne, tu étais dans tes propres pensées. Tu le savais, tu ne pardonnais pas facilement, tu reprochais toujours ta mort, même si tu savais que tu t’étais battu pour survivre, mais quand tu voyais ces petits enfants morts, tu te disais que la vie était injuste. Qu’on aurait dû faire quelque chose pour qu’ils survivent, de si petits êtres ne devaient pas mourir si tôt. Non, durant le naufrage, on ne vous avait laissé aucunes chances. Survivre, tu avais essayé, mais si tu avais eu la même chance qu’Arthur de passer la barrière à temps, tu aurais pu vivre, tu le savais. En ce moment-même tu aurais pu être à New-York, devenir la nouvelle danseuse étoile du ballet. Mais non, tu avais perdu tes ailes et maintenant tu resterais à jamais une pauvre fille de troisième classe. Avec le temps, les regrets allaient peut-être s’effacer, mais pas la rancœur. Tu ne pardonnerais jamais à ces hommes et ces femmes qui sans le vouloir vraiment avait laissé mourir de pauvres innocents. Tu leurs en voulais, pas au point de désirer leur mort, après tout, ils étaient comme toi, mais beaucoup s’en était sortie et ça tu avais du mal à l’admettre. Tu avais fait le calcul. Environ sept cents personnes avaient survécu à cette tragédie, ce qui amenait à presque mille cinq cents personnes qui étaient mortes. Beaucoup avaient disparus mystérieusement, mais cela, faisait partie des choses étranges qui se déroulaient à bord du Titanic.
Tu marchais sans réel objectif, mais pourtant tes pas te conduisirent à un lieu mythique de ce bateau. Cet endroit, tous l’appelaient le couloir de la porte blanche. Tu ne t’y étais jamais vraiment rendu. Tu avais regardé la porte avec crainte, comme si tu avais eu peur. Aujourd’hui, tu allais peut-être l’approcher de près. Tu te sentais attirer vers elle, tu avançais comme une âme en peine, pensant à ton père, ta mère et tes frères. Ta main s’approcha de la poignée. Tu avais peur, tu ne savais que faire. Devais-tu tourner cette poignée ? Pourrais-tu ouvrir cette porte ? Toi qui avais toujours décrié les discours de ceux qui s’étaient rendus ici, tu te sentais bête. Et s’ils avaient eu raison ? Une larme coula le long de ta joue. Tu avanças un peu plus et toucha cette mystérieuse poignée. Mon Dieu, tu avais peur, trop peur, tu reculas. Sans l’avoir tourné. Tu te retournas alors et tu vis le fameux steward, celui qui t’avait mise dehors il y a bien longtemps. Il te regardait étrangement. Ton expression était neutre, tu t’en voulais intérieurement de ce moment de faiblesse.

« Vous, vous êtes bien délecté du spectacle, Mr Sheen ? » Tu ne voulais pas te laisser aller à la colère, tu restais calme, mais pourtant Dieu savait à quel point tu aimerais gifler cet homme.

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GEORGIANA O'HARA ϟ « La mort n'est que le commencement. » Le coeur brisé, d'une jeune femme de troisième classe.  



Dernière édition par L. Georgiana O'Hara le Mar 24 Juil - 20:04, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: LA VIE N'EST QU'UN REPROCHE ▬ avec Henry Sheen   Jeu 24 Mai - 17:45

&

On avait demandé à Henry de descendre dans la salle des machines. Apparemment, il y avait un problème, ce qui étonna énormément l'officier puisque depuis le naufrage, aucun incident n'avait été déploré, même l'une des salles des machines en feu l'était toujours. Était-ce pour cela qu'on l'appelait ? y avait-il une amélioration ou une aggravation de ce côté là ? Il n'en avait aucune idée mais il espérait que quelque chose se soit passé. Depuis que le naufrage avait eu lieu, Henry avait l'impression de servir à rien. En effet, le paquebot allait droit devant lui, il ne se passait strictement rien. Quoi qu'il en soit dans l'état actuel, Henry était à présent au niveau du pont E. Il ne s'y arrêtait pour ainsi dire jamais. Ces missions étaient de faire naviguer le navire et satisfaire lors des banquets la curiosité des passagers de première classe. Il n'avait pas pour habitude de fréquenter les secondes et les dernières classes. Et pourtant, il n'avait rien contre eux.

Il avait été issu de cette catégorie à une époque et c'est sa force de travail qui l'avait rendu à ce stade de sa carrière. Bon, il faut l'avouer, il n'aurait jamais été un troisième classe mais il n'était pas durant son enfance un première classe. Il avait pu faire des études et était devenu officier et l'un des meilleurs. Son statut social, il avait travaillé dure pour l'avoir. Henry était un homme consciencieux qui donnait et recevait des ordres. Henry n'exécutait pas de façon bête et méchante, loin de là, il cherchait juste un respect du règlement, il savait parfaitement qui lui faisait le chèque à la fin du mois et il se devait pour cela de satisfaire son patron, et à travers, les clients de son patron qui faisait la réputation de la WSL.

Mais maintenant que le paquebot était sous l'eau, du moins théoriquement, il avait changé d'attitude. Il n'avait plus de chèque en fin de mois, il était mort et n'était plus au près de sa femme et sa fille. Henry se retrouvait seule et trouvait certaines règles du paquebot dépourvu d'utilité dans la situation actuelle comme conditionner les classes. Bien sur, si il voyait un première classe se faire ennuyer par une autre, il allait bien sur intervenir, habitude obligeant. Marchant sur le pont E, il vit quelqu'un tourner dans un couloir... celui de la porte blanche. Beaucoup de personne était intrigué par cette porte. Ce n'était pas le cas d'Henry. A vrai dire, elle était fermée et temps qu'elle ne s'ouvrait pas, il ne trouvait pas d'intérêt à ce prendre la tête à savoir ce qu'il y avait derrière. Il n'était pas des plus curieux.

De loin, il vit une silhouette qui lui était familière. Il s'agissait d'une troisième classe qu'il avait du mettre dehors durant le voyage. Elle s'était introduite chez les premières classes et les avaient importunés. Nous lui avions alors demandé de sortir aimable mais la jeune femme n'était pas de cet accord et était devenu particulièrement agressive envers Henry. Par la suite, il ne l'avait plus jamais revu. Il la suivit donc et la vis poser sa main sur la fameuse porte puis au dernier moment changer d'avis. Lorsqu'elle se retourna, elle se retrouva face à face avec Henry et sans surprise lui lança une réplique assez sèche.


-Vous connaissez ainsi mon nom ? je ne suis plus le sale steward élitiste ? fit-il en plaçant ces mains dans le dos.

Il n'avait pas l'intention d'être désagréable avec la jeune femme, non il essayait au mieux de détendre l'atmosphère. Après tout, il avait des excuse à lui faire.
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MessageSujet: Re: LA VIE N'EST QU'UN REPROCHE ▬ avec Henry Sheen   Mar 29 Mai - 17:42


La vie n'est qu'un reproche

▬ ♫ Let's go
La haine que tu ressentais faussé ta vision. Envers cet homme tu ne ressentais que de la colère, de la pure haine, une haine qu’on ne ressentait que contre l’ennemi en tant de guerre. Tu te sentais comme un soldat sur un champ de bataille, un soldat désarmé à qui on avait tiré une balle dans le dos. Tu avais été impuissante pendant le naufrage, et bon nombre de troisièmes classes l’avaient été durant cette catastrophe. Vous n’aviez pas la richesse, voilà la seule explication que tu pouvais donner. Tu comprenais qu’on puisse préférer un gros porte-monnaie à une riche, mais comment pouvait-on juger qu’une vie était plus précieuse qu’une autre. Non tu ne comprenais pas. Il en était de même que pour Rosabelle Wilde, celle qui avait donné l’ordre de fermer la grille derrière laquelle tu te trouvais. Cette grille qui plus tard fut ouverte grâce à quelques troisièmes classes, sinon tu serais morte derrière en compagnie de tes compagnons d’infortune. La chance, tu avais tenté de la saisir, tu avais essayé de fuir de te sauver, de pourchasser Arthur, mais il était trop tard. A ton réveil, tu avais cherché ton ancien fiancé, lui s’en était sorti, pas toi. Il avait seulement eu la chance de fuir quelques minutes avant toi. Tu aurais pu survivre, retrouver tes parents. Mais à cause d’homme comme l’officier Sheen, tu n’avais pu vivre. Tu savais que certains avaient aidé des troisièmes classes, mais tu n’étais pas tombé sur ces hommes, tu n’avais pas eu la chance. Tu avais même appris que pour éviter tout tapage, les hommes du restaurant Gati avaient été enfermés. Pendant ce temps, les chiens des premières classes avaient été sortis de leurs cages.
Tu te tenais droite, le visage neutre, tu ne voulais pas te laisser submerger par tes émotions. Tu laissas l’homme parler, tu voulais le tuer, en ce moment-même, mais tu ne devais pas, tu avais ta fierté et même morte, tu ne souhaitais pas décevoir tes parents. Pour toi, le meurtre était à proscrire, mais surtout, tu le savais, tu ne faisais pas le poids face à Mr Sheen.

« En dix mois, j’ai eu le temps de me renseigner sur vous. » déclaras-tu.

Tes propos étaient vrais, tu avais passé du temps à te procurer des informations sur tous ces hommes et ces femmes, sur les survivants. Après tout, tu n’avais pratiquement que ça à faire. De plus, d’après un certain adage que ton frère ainé te citait souvent, il vaut mieux connaitre ses ennemis, plutôt que ces amis. C’était avec minutie que tu avais pris tes renseignements. Tu allais parfois dans les salles interroger les stewards de ta condition, ou tu plaçais la bonne question dans une situation qui te le permettait. Tu étais curieuse, très curieuse de savoir qui étaient les personnes qui t’avaient tué. Même si les informations avaient été peu intéressantes, tu avais vite compris que, tes ennemis étaient comme toi.

« Cela vous fait quoi Mr Sheen de préférer les gros portes monnaies aux pauvres petites gens comme moi ? Nous sommes tout de même presque 500 à avoir péris sans compter les clandestins. Pourquoi un tel choix ? Je me pose souvent cette question. »

Les calculs ont été faits pas longtemps après le naufrage. Même si certaines personnes ont disparu mystérieusement, le chiffre devait bien plus se rapprocher des 500 personnes. Il y avait eu de nombreux troisièmes classes. Le personnel du bateau avait eu lui aussi son lot de victime, bien plus nombreuses, eux aussi ont été victime des choix fais en faveur des premières classes.

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Dernière édition par L. Georgiana O'Hara le Ven 15 Juin - 19:28, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LA VIE N'EST QU'UN REPROCHE ▬ avec Henry Sheen   Sam 2 Juin - 18:14

&

Autant Henry était près à faire la paix avec la jeune femme autant cette dernière était loin d'être prête à le faire. Elle s'était renseignée sur lui. Henry ne savait pas vraiment comment le prendre mais il n'appréciait pas des masses. Puis arriva la question qui mit hors de lui le second officier. Il ne supportait pas de se sentir juger alors qu'il avait sacrifié sa vie pour sauver un maximum de personne. Il avait tout fait pour sauver le maximum de personne et cela peu importe la classe de la personne. C'était en partie grâce à lui qu'il y avait autant de survivant. Et autant, il pouvait accepter la colère de la jeune femme autant, il ne supportait pas de ce faire juger de cette manière. Sa colère ne lui donnait pas le droit de faire cela, elle n'était pas excusable. Il se sentait hors de lui mais en officier, il ne pouvait se permettre de montrer sa rage. Les bras dans le dos, il serrait le poing à s'en déclencher une crampe.

-Je vous demande pardon, Miss ? Vous ne me connaissez pas, qui vous permet de faire un tel jugement de valeur sur ma personne ?

Fermant les yeux quelques secondes, il respira profondément pour essayer de passer cette colère. La jeune femme avait touché le point sensible de l'officier, le point qui lui faisait le plus mal.

-Je ne suis pas responsable du manque de canot ni du manque de communication entre les ponts. Lors d'un naufrage, c'est les femmes et les enfants d'abord, peu importe la classe. Les premières classes sont envoyées vers l'avant et les troisièmes vers l'arrière. Les grilles des troisièmes classes étaient donc ouvert à l'arrière. Moi, j'étais responsable de l'embarcation et je n'ai absolument rien à me reprocher. Je suis claire ? J'ai fait partir tous les canots, parfois avec plus de personne qu'il n'en fallait. Lorsqu'il y avait plus de femme autour de moi, je faisais monter des hommes. Juste avant de me noyer, j'étais à l'avant entrain de faire partir le dernier canot. Il n'y avait personne autour de moi à l'exception des matelots car vous étiez incapable d'écouter les matelots que j'avais envoyé à l'arrière pour vous demander d'aller vers l'avant. Non, vous aviez tous peur de l'eau qui était à quelques mètres. J'ai fais partir ce canot à moitié vide. A moitié vide, vous m'entendez ?

Henry fit une pause et commença énervé à partir sentant sa colère exploser puis fit demi tour pour s'approcher du visage de la jeune femme en hurlant d'une voix roc.

-Je vous interdit de dire que j'ai favorisé une personne au vue de sa classe sociale! J'ai fais embarquer les premières personnes qui se présentaient à moi! Si je n'avais pas été là, il y aurait eu bien plus de mort!

Henry avait souffert durant tous ces mois de ne pas avoir réussi à sauver plus de monde. Il souffrait de voir autant de monde sur ce paquebot fantôme. Ce n'était pas bien et il s'en voulait. Il avait été responsable d'eux et il aurait tellement aimer en sauver plus. Henry n'avait jamais fait de réel jugement de valeur. Il avait toujours été simplement conscient de l'ordre des choses. C'était la WSL qui payait son salaire à la fin du mois et il pouvait obtenir des primes si les premières classes étaient satisfait de lui. Il se fichait des premières classes, mais il savait que c'était eux qui faisait la réputation de la compagnie et qui lui permettait pas extension un beau salaire. Mais jamais, jamais il n'aurait privilégié des premières classes lors d'un naufrage et ce n'est pas ce qu'il fit lors de celui là.
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MessageSujet: Re: LA VIE N'EST QU'UN REPROCHE ▬ avec Henry Sheen   Dim 10 Juin - 23:22


La vie n'est qu'un reproche

▬ ♫ Let's go
« Je ne fais que constater Mr Sheen. Il n’est pas si difficile de compter la proportion des personnes survivantes sur ce paquebot, bien sûr selon les classes. » Dis-tu avec un sourire plus que mesquin.

Tu voulais blesser l’officier, toucher ses propres blessures, lui faire du mal. Tu ne t’étais jamais montré si cruelle auparavant et tu ne le niais pas, cet homme faisait ressurgir de nouvelles choses chez toi. En sa compagnie tu pouvais dire adieu à la douce Georgiana. Tu avais voulu des coupables et cela depuis dix mois, il y avait eu cette Rosabelle, cette femme avec qui tu n’hésitais pas à planter un peu plus le couteau dans la plaie. Si tu l’avais souhaité, un sourire mesquin serait apparu sur tes lèvres. Tu le voyais, l’homme commençait à s’énerver, encore un peu plus et il serait au bord de l’implosion. Tu l’écoutais parler, un sourire en coin sur les lèvres, tu te moquais ouvertement de lui. Toi la petite fille d’ouvriers, tu osais combattre un homme ayant bien plus de pouvoir que toi. Tu ne l’avais jamais fait, ce fut bien normal, puisque jamais tu n’avais eu l’occasion de combattre. Dans ton quartier, vous étiez tous logés à la même enseigne, même s’il y avait des disputes de voisinage, vous vous respectiez tous. Ici sur ce Titanic, tu osais bien des choses, était-ce les trahisons passées qui te transformées ? Tu te savais bien plus revancharde, amère, tu regrettais cette ancienne vie que tu avais construite et celle que tu aurais pu construire. L’officier Sheen commença à prendre du ton, sa colère était vive et sous cet effet, il te raconta ses actions à bord du Titanic. Tu l’écoutas, mais ne changeas pas d’expression, tu étais bien trop bornée, de plus la façon dont était survenu ta mort t’avait bien trop marqué. Comme beaucoup, tu n’avais pu rejoindre le pont des embarcations. Il était vrai que le manque de communication y avait joué. Au final, après avoir forcé les grilles, ton petit groupe, s’était dispersé. Sous l’effet de la peur, tu t’étais perdu. Au final, il était bien trop tard pour toi et pour sauver ta vie. Tu avais fini par mourir, comme beaucoup. Ce qui te rendait pourtant bien plus amère, c’était le fait que tu avais abandonné beaucoup de monde derrière toi, tout cela pour vivre une grande histoire d’amour avec l’homme de ta vie. Tu écoutas encore Sheen, il t’expliqua toujours avec colère, la façon dont il avait joué les héros, tu avais envie de te moquer de lui. Pouvais-tu le faire ouvertement ?

« Vous vous donnez peut-être le beau rôle, la preuve vous êtes mort, ce qui n’est pas le cas de beaucoup de responsable à bord de ce bateau. Vous savez les rumeurs ont vite circulé, vous et vos amis auriez pu éviter cette catastrophe. On raconte dans l’entrepont que l’on naviguait sur un océan de glace et que les icebergs étaient nombreux cette nuit-là. Ce naufrage a brisé des vies Mr Sheen, nous sommes tous des victimes, nous avons tous laissé de la famille, des rêves. Nous sommes pour la plupart haineux, moi la première de cette vie. Et le pire, c’est quand je vois que même après un tel drame on en vient toujours à favoriser ceux qui ont un plus lourd porte-monnaie, comme la dernière fois où vous m’avez chassé de ce pont. »

Tu étais toute aussi en colère que cet homme, comment ne pas éviter une ambiance si électrique ? Un jour il y aurait peut-être une accalmie entre vous deux, mais elle n’était pas pour maintenant, cela en était certain. Tu en voulais trop à cet homme. Il n’y était pour rien dans ta mort, mais il y avait eu cet évènement, qui a fait que ta colère se soit reposée sur lui et sur nulle autre personne. Bien sûr, tu n’étais pas amie avec tout le monde à bord du Titanic, mais tu faisais en sorte qu’une certaine paix règne autour de toi. Tu étais entouré la plupart du temps de Bridget, mais aussi de Meredith qui logeait de la même cabine que toi. Toutes les trois vous étiez arrivé à créer un petit cocon de bonne humeur, pour mieux garder le cap. Si Bridget était présente en ce moment-même, tu étais sûr que tu allais passer un mauvais quart d’heure. Cependant elle n’était pas là et tu pouvais assouvir ta colère comme tu le souhaitais. En plus, cette entrevue resterait probablement entre vous deux et personne n’irait ébruiter la rencontre entre la rebelle Georgiana et l’officier Sheen.

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MessageSujet: Re: LA VIE N'EST QU'UN REPROCHE ▬ avec Henry Sheen   Mer 27 Juin - 21:27

La vie n'est qu'un reprocheft Georgiana et Henry

Henry n'arrivait pas à croire ce qu'il entendait. Il trouvait cette femme si méprisable et méchante qu'il en avait la nausée. Bien sur elle était en colère mais il y avait tout de même des limites. Comment pouvait-elle être aussi mauvaise. Un spasme de colère déforma son visage et dit en crachant comme un chat:

«Il est normal qu'il y est plus de morts de troisième classe vue que vous étiez plus nombreux. Simplement un minimum de jugeote pour comprendre cela. Plus de passagers de troisième forcément mathématiquement, plus de mort chez les troisièmes classes.»

Il était rare qu'Henry ne soit pas gentilhomme avec les femmes et cela peu importe la classe. Mais dans la situation actuelle, il était si en colère face à cette femme bornée qu'il n'arrivait plus à tenir. Elle avait réussi à le mettre en colère, à le mettre hors de lui...lui qui avait toujours fait un point d'honneur pour rester d'un calme olympien dans les situations les plus délicates.

«Mais attendez ? vous croyez connaître quoi de ce naufrage ? Vous ne savez rien. Nous naviguions à une allure respectable. Vous savez cette nuit là les conditions étaient particulières. Il n'y avait pas de vent et par conséquent par d'écume à proximité des icebergs. Nous n'aurions probablement jamais pu éviter cet iceberg...»

L'officier eu un rire nerveux. Il disait bien sur la vérité. La vitesse n'était pas réellement en cause contrairement au dire de certains. Nous n'avions pas commis de faux pas. Nous avions écouté les informations que l'on nous donnait à propos des icebergs à proximité. Se soir là, il était claire nous n'avions pas eu de chance. Néanmoins, dans l'esprit du premier officier, ce paquebot était maudit et avait dès le début été voué à couler rapidement. Il suffisait simplement de voir le nombre de problème qu'il avait subis avant d'être prêt. Henry avait fait une erreur d'accepter ce poste sur le Titanic, mais il n'avait pu résister à une telle opportunité et une telle prime pour son avenir. Mais dans la situation, Henry ne riait pas à cette ironie du sort mais face à ce qu'il disait.


«Je me demande pourquoi je m’époumone à vous expliquez cela. Vous ne comprenez rien... non pire, vous n'écoutez rien. Tout ce que vous cherchez c'est quelqu'un à rendre responsable de votre incapacité à sauver votre vie. Vous m'avez choisi car je vous ai foutu dehors lorsque vous avez manqué de respect et importunée d'autres personnes.»

Alors qu'il disait cela, il s'était rapproché de la jeune femme la forçant peu à peu à reculer jusqu'au mure en fer du paquebot. Sans prendre de pause il reprenait:

«Vous vous arguez que les premières classes ne vous respectent pas. C'est peu être vrai. Mais dans la situation où je vous ai mise dehors et encore vous avez échappé à la case prison par mes soins, c'était vous qui aviez déclenché les hostilités. Là encore, je viens vous voir dans l'optique de m'excuser d'avoir été aussi abrupte cette fois là et vous m'agressez. De qui de nous deux ne respecte pas l'autre ? »

Il était rare qu'Henry soit aussi en colère et pourtant il était particulièrement calme. Sa voix était à présent particulièrement posée et il décortiquait consciencieusement chaque syllabe de ces mots pour qu'elle comprenne bien ce qu'il avait à lui dire. Alors qu'elle allait riposter, Henry fit un geste net de silence pour finir ce qu'il avait à dire.

«Ne me provoquez pas trop Miss. Vous ne devriez pas m'avoir comme ennemi. Car comme vous le dîtes certaines choses de change pas et dans notre cas précisément, j'ai toujours une très grande autorité sur le paquebot. Je ne sais pas combien de temps durera notre voyage... peut être sera-t-il éternel. Et bien que nous tournions en rond dans le paquebot, il reste assez vaste. Je ne suis pas sur que cela soit plus supportable dans nos cellules. »

C'était une menace claire et net et il savait pertinemment qu'il en avait le pouvoir. Il savait qu'elle n'aurait pas de pitié pour lui et il n'avait absolument plus envie de lui faire des amabilités. Si elle voulait se faire de lui un ennemi et bien il serait son ennemi et elle en souffrirait.
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MessageSujet: Re: LA VIE N'EST QU'UN REPROCHE ▬ avec Henry Sheen   Jeu 5 Juil - 18:42


La vie n'est qu'un reproche

▬ ♫ Let's go
Plus de morts chez les troisièmes classes, cela était vrai mais tu ne supportais pas d’être comparait à une équation mathématique, vous aviez eu moins de chances de survie que les premières classes et ça c’était vrai. Les grilles avaient peut-être été ouverte au final, mais le compte est le même, certains sans sont sortis d’autres non et sur ces nombreux morts tu n’allais pas cracher dessus. Seule une petite fille en première et seconde classe était morte, alors que chez les troisièmes classes de nombreux enfants avaient péris durant ce naufrage et cela, tu n’allais pas le laisser passer.

« Que faites-vous des enfants. Une fillette est morte de tous les enfants de première et seconde classe, avez-vous vu les nombreux enfants des troisièmes classes ? Avez-vous pensez à ces petits êtres ? Beaucoup sont morts pour ne pas être séparé du père de famille et si vous aviez laissé monter un seul père, vous auriez peut-être sauvé plusieurs vies. C’est à eux que je pense, à eux que la désorganisation qu’a connu ce bateau, a fait du tort. Et je suis sûr que vous êtes comme moi, qu’à chaque fois que vous voyez un enfant, votre cœur se pince et vous imaginez l’avenir qu’il aurait pu connaître. »

Tu crachais ta colère, mais en même temps des larmes vinrent à mouiller tes yeux et tes adorables joues, il y avait cette petite fille que tu voyais de temps en temps, une vraie petite princesse, mais tu avais pris l’habitude de la fuir. Tu ne voulais pas voir ce visage juvénile près de toi, tant qu’il t’inspirait de la douleur. Pourtant, chez les troisièmes classes, tu en voyais souvent des petits enfants, mais cette petite fille, elle te faisait ressentir une grande mélancolie que tu ne pouvais oublier.
La colère de Mr Sheen augmenta d’un cran, tu savais que précédemment, tu avais touché une corde sensible et tu méritais bien ces brimades. Mais la tension était forte et tu accumulais depuis bien trop longtemps tes ressentiments. Tu te devais d’évacuer ta colère, il le fallait, sinon, jamais tu ne continuerais ton destin. Tu avais l’impression d’être en pause depuis le naufrage, de ne plus avancer même si tu continuais une petite vie normalement. L’homme fit jaillir sa colère et se rapprocha de toi, te forçant à te reculer, tu ne cillais pas, tu préférais le laisser terminer et toi-même te calmer, cela serait pourtant bien difficile. Les mots de l’officier furent durs, tu les méritais. Oui tu n’avais pu sauver ta vie, tu avais cédé à la panique, tu n’avais rencontré aucunes aides pour te sauver. Tu avais vécu un moment éprouvant, ce qui t’avait condamné. Mais peut-être qu’en embarquant à bord de ce paquebot, tu étais déjà morte d’avance. Cependant, l’homme avait tort sur un point, tu n’avais jamais manqué de respect aux premières classes, ce sont eux qui vous manquez à tous de respect et désapprouvant votre présence sur leurs ponts. Si Mr Sheen avait à supporter les regards noirs incessants et les critiques qu’on vous lançait ouvertement à la figure, il comprendrait bien mieux. Il était un officier et ne pouvait voir cela, lui on le respectait. Arriva le temps des menaces, celui de l’enfermement en cellule. Tu ne montras pas que tu étais choqué, après tout tu savais qu’on ne pouvait t’enfermer pour si peu. Enfin, dans une autre vie, on aurait pu, mais plus maintenant. Tu ne savais que penser de tout cela, de la menace, de certaines vérités, du mal que tu ressentais au fond de toi. Les larmes s’étaient taris, la colère était toujours là, mais tu tentais de la contenir. Tu avais débité le flot de parole que tu retenais en toi, maintenant qu’il était sorti, au lieu de brayer comme une petite fille, tu pouvais avoir une conversation bien plus civilisé. Enfin pas si sûr…

« Certes, je n’ai pu sauver ma vie et je ne le dois qu’à moi-même et à certaines choses qui ont changé mon existence. Mais, je ne suis pas morte pour qu’on ne manque de respect. Je suis pauvre, mon père travaillait dans les usines et ma mère était couturière, je ne pense pas avoir mérité pour cela les moqueries de certaines personnes à propos de mes tenues peu riche. Les premières classes sont tout mielleux devant vous et se montre d’une incroyable gentillesse, mais quand vous avez le dos tourné, elles sont de vrais langues de vipères et cela, je ne peux l’accepter. Voilà pourquoi vous entendez parler de moi. Il y a des choses que je peux accepter, d’autres non. Quand à ce qui concerne mon avenir, non je ne souhaite pas être dans une cellule, mais si cela doit arriver et bien j’irai, mais je défendrais toujours ma cause et celle de mes amis. »

Tu étais devenu bien plus calme, même si le ton de ta voix tremblait encore de colère. Tu repensais à toutes les brimades, notamment celles de Margareth Harrington qui semblait s’acharner sur toi. Par chance tous les riches n’étaient pas comme cela, il y avait bien Joseph Earnshaw qui se montrait particulièrement sympathique et beaucoup d’autres que tu aidais volontiers. Cependant, la vie ne pouvait pas être si simple, il fallait toujours qu’il y ait son lot de difficultés et à bord du Titanic, cela ne pouvait être différent.

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MessageSujet: Re: LA VIE N'EST QU'UN REPROCHE ▬ avec Henry Sheen   Sam 21 Juil - 16:49

La vie n'est qu'un reprocheft Georgiana et Henry

Henry écouta la jeune femme. Il était particulièrement en colère, cela il ne le cachait pas. Il n'était pas quelqu'un de violent et pourtant la façon dont cette femme était têtue lui donnait qu'une envie, c'était de frapper contre un mur. Lorsqu'elle parla des premières classes et qu'elle s'aventura sur sa condition, Henry eut un rictus. Il fit quelques pas en arrière et sortit ces gants en cuirs noirs.

«Vous donnez le bâton pour vous faire battre, Miss. Jamais vous ne ferez parti de ce monde. Vous me dites que les premières classes sont mielleux avec moi. Mais vous vous trompez. Les premières classes ne sont mielleux qu'avec leurs semblables. Je ne suis que le premier officier. J'aurais du être le commandant en second mais ce ne fut pas le cas. Premier officier ou pas, je ne suis qu'officier. Je ne vaux rien par rapport au commandant Smith. Et même dans tous les cas, si j'avais été le commandant, je ne ferais jamais parti de leur monde. J'ai le niveau sociale depuis mon enfance d'une seconde classe. Et bien qu'avec le poste que j'ai obtenu sur le Titanic, j'entrais dans la catégorie première, on ne le devient jamais. On quitte cette catégorie, on naît dedans mais on n'y entre jamais.»

Henry disait cela parfaitement calme. Il avait mis l'un de ces gants sous le bras pendant qu'il m'était en place celui de sa main droite lentement mais avec une certaine force.

«Vous me croyez idiot de croire que les premières classes sont des personnes parfaites. Je sais parfaitement et bien mieux que vous ce qu'ils sont. Mais ma chère petite dame, il va falloir vous faire une raison. De tout temps et encore pendant longtemps, l'argent dirige et dirigera le monde. Vous croyez que vous allez changer le monde ? les règles du jeux ? vous vous trompez. Dîtes ce que vous voulez de moi. Je n'ai rien à me reprocher. J'ai accepté les règles du jeux pour ma famille et pour ma tranquillité. Personne ne peut changer cet ordre. Tout le monde ne peut s'empêcher d'être séduit par le pouvoir que procure l'argent.»

Henry récupéra son second gant et commença à l'enfiler toujours aussi lentement et violemment. Mais cette fois-ci, il se rapprochait à nouveau de la jeune femme.

«J'ai bien compris que vous aviez besoin d'un coupable pour le naufrage du Titanic et j'ai bien compris que c'était moi. Mais je vais vous mettre les points sur les i. Je ne suis pas le constructeur de ce paquebot et je ne suis donc pas responsable du manque de canot de sauvetage. J'étais pas de service lorsque le paquebot a heurté l'iceberg. Je profitais simplement des derniers moments avec mon enfant !»

Henry avait terminé de mettre ces gants et sentait sa colère remonter une nouvelle fois mais ce dernier faisait de grand effort pour ne pas hausser le ton comme pour répondre aux efforts de la jeune femme qui s'était calmée.

«Lorsque je suis monté sur le pont, le capitaine Smith m'a demandé de préparer les canots. Nous savions tous qu'une majorité des personnes sur le paquebots allait mourir. Nous n'avions pas assez de temps ! et nous étions tous isolé! Mais quoi que vous disiez, j'ai exécuté les ordres !! J'ai préparé les canots et je les ai rempli ! Plus qu'il n'en fallait !! J'ai jeté des bagages à la mer pour faire plus de place, j'ai arraché des femmes à leurs maris qui me suppliaient de les faire embarquer !! Je n'ai pas fait attention si le chapeau de ces femmes étaient composés de plume de paon ou de paille. Je n'avais pas le temps pour cela. J'ai fait monter les femmes autour de moi!! Et lorsqu'il n'y avait plus que des hommes j'ai dérogé à la règle "femmes et enfants uniquement" et j'ai fait monter des hommes. ALORS! Pour la dernière fois, je ne suis pas ce que vous décrivez !»

Henry, sentant son énervement revenir, fit quelques pas en arrière et commença à partir. Puis s'arrêta finalement au bout du couloir et dit toujours en tournant le dos.

«Mais suis-je bête, vous allez à présent m'accuser de ne pas être allé chercher ces femmes qui partaient au fond du paquebot alors que nous leur demandions d'aller vers les derniers canots qui étaient à l'avant. Miss, il y a beaucoup d'avantage à être mon ami mais il y a également beaucoup de désavantage à être mon ennemi. »

C'est sur ces derniers mots qu'Henry quitta le couloir. Il marchait énergiquement vers la passerelle de commandement. Il était à présent en retard pour son service. Bien qu'il savait que le paquebot n'avait rien à craindre sur cette eau calme le jour, il n'aimait pas le retard. Qui plus est, il devait à présent retrouver son calme à toute épreuve.

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♌ Prénom ou Pseudo : Mari-Jane
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♌ Age du Personnage : 23 ans
♌ Profession : Couturière & Danseuse à ses heures perdues
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♌ Situation Amoureuse : Amoureuse de Joseph Earnshaw
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MessageSujet: Re: LA VIE N'EST QU'UN REPROCHE ▬ avec Henry Sheen   Mar 24 Juil - 20:02


La vie n'est qu'un reproche

▬ ♫ Let's go
Cette conversation était devenue un dialogue de sourd, tu le savais ni toi, ni Henry n’allait lâcher le morceau, il valait mieux que tout s’arrête. La colère était devenue maîtresse et il se pourrait bien qu’un acte irréparable soit commis dans ce fameux couloir de la porte blanche. Tu ne savais plus quoi répondre, tu préférais écouter, tes mains tremblaient face à la rage et ton visage était devenu rouge de colère. L’homme ne semblait pas comprendre qu’il avait le pouvoir à bord de ce bateau et pourtant si, ici, c’était l’uniforme qui régnait et non l’argent, tu ne comprenais pas cet état d’esprit, tu le trouvais même ridicule. Tu savais que les officiers gagnaient peu, mais c’était tout de même plus qu’un simple ouvrier dans une usine. Henry Sheen t’agaçait et tu allais lui faire comprendre.

« Je pense que cette conversation est devenue un dialogue de sourd Mr Sheen. Cependant, ce que vous ne semblez pas comprendre, c’est que désormais vous avez le pouvoir à bord du Titanic. Le porte-monnaie ne compte plus puisque l’argent de sert plus à rien. Votre uniforme vous donne le pouvoir, même si vous n’êtes qu’un officier et cela si vous êtes un homme de même catégorie sociale que la mienne, vous pouvez vous en servir pour faire taire les injustices. »

Ton cœur battait à la chamade de colère, l’ambiance dans ce couloir était bien plus sombre et cette fameuse porte blanche te troublait de plus en plus, tu n’aimais pas cet endroit et tu étais sûr que tu ne reviendrais plus jamais. Le couloir de la porte blanche serait maintenant à bannir. Tu regardais l’homme remettre ses gants, tu te sentais soudainement effrontée. La noble cause que tu voulais absolument défendre te paraissait bien dangereuse. Et si Henry Sheen te faisait du mal pour ton effronterie ? Tu savais que tu ne pouvais pas mourir et pourtant, tu craignais toujours la force des hommes. Dans les rues de Londres, tu avais souvent vu des femmes avec des bleus sur le visage et le corps, tu savais que les hommes pouvaient être dangereux, même si tu n’en avais jamais eu la preuve sous le nez. Tu reculais d’un pas, pour mieux mettre de la distance entre toi et l’homme, pourtant, tu n’étais pas prête à te plier, tu avais tenté de le faire pour calmer le jeu, mais cela n’avait pas marché, la rancœur était beaucoup trop forte.

« Mr Sheen ne vous donnez pas trop d’estime, je le sais très bien que vous n’êtes pas le responsable de ce naufrage, il y a eu des défaillances et beaucoup sont en cause. Ce que je vous reproche principalement c’est de ne pas mettre tout le monde sur le même pied d’égalité. »

Tu restais toujours distante et tu écoutais, tu t’étais décidé à ne plus répondre, calmant ta franchise qui te causait beaucoup trop de tord en ce moment. Tu devrais peut-être à l’avenir calmer ce trait de caractère, surtout quand tu voyais dans quelle situation tu étais. La tirade de l’officier commença à s’amenuiser et il partit aussi soudainement qu’il était venu. Tu le regardais alors qu’il était dos à toi et tu t’en voulais. Pourtant, il était hors de question que tu t’excuses, pour toi, cet homme ne le méritait pas. Tu étais bien trop buté, ça tu le savais, mais peut être qu’un jour tu changerais, enfin pas maintenant. Une fois que l’homme se trouvait à bonne distance, tu te décidas à partir, non sans regarder une dernière fois la porte blanche, dire qu’il y a quelques minutes tu voulais en finir. Maintenant un nouveau souffle t’animait, même si tu n’avais aucuns espoirs pour la suite de ta vie. Tu fis alors le chemin inverse, parcourant les couloirs, tout en regardant autour de toi. Une fois sur l’entrepont, tu rejoignis ta cabine, prenant fil et aiguille pour mieux oublier ce moment dans la couture.

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MessageSujet: Re: LA VIE N'EST QU'UN REPROCHE ▬ avec Henry Sheen   Lun 17 Sep - 14:36

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MessageSujet: Re: LA VIE N'EST QU'UN REPROCHE ▬ avec Henry Sheen   

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