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 L'éternité c'est bien trop long ft Archibald E. Crane

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MessageSujet: L'éternité c'est bien trop long ft Archibald E. Crane   Sam 14 Avr - 16:29

Archibald Ҩ Grace
« L'éternité c'est bien trop long »


Une vie, ou plutôt une longue éternité. Une longue et très morne éternité. Je m’étais levée se matin comme tous les autres, Suzanne m’avait aidé à me vêtir et je me suis laissée faire tel un automate. Elle m’a ensuite accompagnée jusqu’au restaurant afin que je rejoigne mon fiancé, mon père et mon frère pour le petit déjeuner. Ils me complimentèrent sur ma toilette qu’ils trouvaient tous trois ravissante. Une sourire poli pus alors se lire sur mon visage triste. Comme d’habitude je commandais une simple tasse de thé afin de ne pas avoir l’estomac trop lourd. Mon père est James discutaient de politique et mon frère tentait d’entrer en communication avec moi mais je n’étais pas réellement réceptive. Il abandonna donc bien vite. Après l’habituel petit déjeuner il y avait la promenade digestive sur le pont. Je m’accrochais au bras de James, plus que d’habitude d’ailleurs. Mais je refusais de m’avouer à moi-même pourquoi j’étais d’un coup si proche de cet homme que je croyais rendre indifférent.

La journée se poursuit comme à la accoutumée mais cette vie… un défilé de dîner de cotillon et je sais quoi encore, Je voyais ma vie, comme si je l’avais déjà vécue, je voyais tous les choses importante que je n’aurais jamais et toutes les choses futiles qui me hante déjà. Une femme, à notre époque, si elle n’ait pas heureuse en ménage elle a ses enfants et moi mon fiancé ne m’aime pas, du moins c’est ce qu’il laisse paraitre et mon amant possède une autre maitresse avec qui il a eu une jolie petite fille. Comment puis-je rivalisé avec cela. Comment pourrais-je avoir la moindre chance ? Certes je suis jeune est naïve mais pas à ce point. Je me rends compte que je suis destinée à vivre éternellement malheureuse et qu’en plus je devrais le caché derrière de fins sourires aristocratiques !

J’ai tout bonnement sauté le dîner aujourd’hui et je errais telle une âme en peine du le pont de ce navire. A la recherche d’un endroit où je pourrais extérioriser ma peine sans pour autant que tout le paquebot soit au courant. J’ai une réputation de « cœur de glace » comme quasiment tous les aristos qui camouflent leurs réels sentiments derrière de sourires qui sonnent faux. Mais quelque chose en moi se brise dès l’instant ou je vis la fameuse Desdémone et sa fille. Je ne saurais réellement décrire ce que je ressentais à cette instant ce que je peux affirmer en revanche c’est que j’ai cruellement manqué de grâce et de dignité car je me suis précipitée, les larmes aux bords des yeux vers la porte, bousculant au passage une vieille dame. J’ai couru dans le labyrinthe qu’était ce paquebot afin de rejoindre ma cabine ou j’arrache littéralement les diverses épingles que j’avais dans les cheveux pour libérer ceux-ci. Je ne me contrôlais absolument plus et du fait que je respirais fort à cause de mes larmes je manquais d’air à cause de mon corset, mais seule il m’était impossible de le retirer. Je m’appuie quelque instant contre le mur de ma cabine, tentant de me calmer un tant soit peu, je me sens terriblement ridicule et pourtant l’imagine de la mère et la fille me reviens à nouveau et cela fait plus mal encore. Je me sens étouffer dans cette petite pièce, il fait trop chaud et je ne parviens pas à respirer. Je ne réfléchis plus et sors en trombe de ma cabine descendant en courant les marches des escaliers, jusqu’à me retrouver au pont F. Qui se trouve en dessous de la ligne de flottaison. Pourtant cela ne me suffis pas, je descends encore en courant, jusqu’à me retrouver dans les cales du bateau. Là au moins je suis quasiment certaine que personne ne viendra me chercher. Je suis seule et je me laisse totalement aller. J’éclate en sanglots en me laissant tomber sur le sol. Je n’ai jamais autant pleuré de ma vie. Mais je crois que je n’ai jamais autant souffert non plus. Je me sens misérable et d’une inutilité folle. A quoi cela sert-il d’être une femme si l’on ne peut même pas enfanter ? Tout bonnement à rien, je ne sers strictement à rien si ce n’ai à me pavané comme une grue et je ne peux plus le supporter ! Je ne me supporte plus et pourtant il m’est impossible de mourir vu que je le suis déjà mais dieu sais à quel point je souhaite trouver la paix pourquoi s’amuse-t-il à me torturer. Je ne suis pas de taille à pouvoir supporter cela.




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MessageSujet: Re: L'éternité c'est bien trop long ft Archibald E. Crane   Sam 14 Avr - 20:13

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    De profundis

    Les journées s’allongent et se ressemblent toutes sans exception. Je ne les compte plus, elles m’assomment trop de leur poids sans vie. On stagne, là, quelque part entre deux rives, ne sachant plus où est l’envers, où est l’endroit. On s’égaye, on s’égare rien qu’un instant. Une illumination. Puis c’est le désastre. Notre condition nous revient en pleine tête ; ça s’ancre un peu plus chaque fois dans notre esprit. Ouvrir les yeux sur nulle part, à quoi bon ? Je préfèrerais ne pas être si lucide, ne pas avoir conscience de l’état actuel des choses. Vivre comme si de rien n’était. Me bercer d’illusions. Mais il fallait bien se résigner, trouver un compromis. Et où était le choix, mesdames et messieurs ? Je me le demande.

    Me rasant de près, la tête ailleurs comme à ma fâcheuse habitude, je finis par me couper. Cela m’était arrivé des dizaines de fois, quel étourdi je faisais ! Retenant un juron, je plaquai ma main sur la blessure bénigne ; mais au lieu d’éponger le sang – ce que voudrait la logique, je laissai mon regard couler vers la cuve couleur ivoire. L’écarlate se mêlait à l’eau le plus naturellement du monde. Une pensée me traversa : si nous n’existions plus pour personne, pourquoi étions-nous encore de chair et de sang ? C’était anti-rationnel par excellence, de surcroît pour un homme de sciences. J’avais beau me creuser la cervelle, cela m’était inconcevable. Las de mes réflexions, j’appliquai un tissu sur la plaie qui ne serait plus qu’un lointain souvenir d’ici quelques jours.

    Cirer ses chaussures, nouer sa cravate, ajuster le col de sa chemise, tant de gestes futiles et qui, pourtant, me permettaient de ne pas perdre la boule complètement ou dépérir. Depuis fort longtemps, j’aurais fini hirsute, ne faisant plus guère attention à mon apparence et ne refoulant plus le désespoir qui pointait au-dessus de nos têtes – ce désespoir qui vous prenait à la gorge toutes les nuits – si je n’avais pas continué mes fameux rituels qui me rattachaient à mon ancienne vie. L’ennui profond dans lequel je me tourmentais, je tentais de l’estomper par quelques consultations quotidiennes, auscultant généreusement les personnes qui pensaient être prises soudain des pires maux de la Terre et auxquelles je répondais gentiment qu’une tisane au thym et un peu de repos feraient des merveilles sur leur santé (là encore, un médecin pour morts, quelle ironie). J’occupai l’après-midi à lire un ouvrage sur la pasteurisation, prenant quelques notes négligemment. Autant ne pas mourir bête. En refermant le volume, je m’aperçus qu’il était l’heure de dîner. Tout le monde devait déjà remplir les salles à manger. Pris d’une brusque impulsion, je ne me dirigeai pas vers les lumières et la chaleur humaine et décidai plutôt de m’enfoncer dans les ténèbres mourantes du pont inférieur. Personne ne s’y risquait d’ordinaire. Et pour cause, les rats proliféraient disait-on. Je n’écoutai pas la voix de la raison et me faufilai le long des coursives. Mes pas m’entraînaient, je ne m'inquiétais pas outre mesure. On perdait si vite l’appétit à bord du Titanic…

    Les cales n'étaient pas l'endroit le plus prisé du navire, mais au moins, j'avais la certitude de ne pas rencontrer âme qui vive. J'avais vraisemblablement besoin de calme et de paix quelques instants. Toutefois, j’allais devoir revoir mes statistiques fallacieuses. De longs sanglots que l’on n’essayait point d’étouffer me parvinrent nettement, leur ampleur démultipliée par l’écho naturel du lieu. Je stoppai net, avec l’intention d’aider mon prochain. Ma bonté me perdrait un jour ; pour l’heure, le chagrin qui retentissait me brisait autant que celui qui alourdissait mes épaules à chaque heure du jour quand je pensais à Elle. Intervenir ou s’abstenir ? Je ne réfléchis pas une éternité, il y avait urgence. Je ne mets pas longtemps avant d’apercevoir la silhouette qui s’était recroquevillée sur le sol sordide. Qu’allais-je pouvoir inventer pour la décharger de son fardeau ? Pour ne pas l’effrayer inutilement, je fis exprès du bruit afin d’attirer son attention. Je ne sais si elle m’entendit, en tout cas, je m’approchai sans chercher à me cacher davantage à ses yeux rougis baignés de larmes. Je m’accroupis gauchement auprès de la jeune femme qui me fendait le cœur. Sortant un mouchoir en tissu propre d’une de mes poches, je le lui tendis avec compassion. Moult causes pouvaient être à l’origine d’une telle perdition.

    « Si je puis faire la moindre chose… »
    Un murmure s’échappa de mes lèvres désemparées. Aucun professeur ne m’avait enseigné comment soigner la tristesse : peut-être n’y avait-il aucun remède miracle après tout… « Certaines peines exigent d’être exprimées. Ne vous privez pas surtout. » Le ton était affable, mais on pouvait parfaitement sentir toute la bienveillance que j'avais à son égard. « Je peux aussi vous laisser si vous me le demandez. » Je ne voulais pas m’imposer ni l’importuner. Tout ce que je pouvais faire, c’était lui offrir mon assistance. Maigre consolation.


Dernière édition par Archibald E. Crane le Dim 15 Avr - 19:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'éternité c'est bien trop long ft Archibald E. Crane   Dim 15 Avr - 19:08

Archibald Ҩ Grace
« L'éternité c'est bien trop long »


Un éternel recommencement, voilà comment je voyais ma vie à bord de cette maudite barque pour gens fortuné. Le pire c’est que peu de monde semblait penser comme moi la plupart de ces gens trouvaient leur situation plutôt agréable et cela me rend folle Comment peut-on trouver cela agréable. Je connais ce bateau par cœur au point que je me suis mise à compter les rivets ! C’est totalement impensable et absolument pas naturel les vivants vivent les morts meurent voilà le cycle de la vie Jamais la bible n’a parler d’un entre deux ! C’est totalement surréaliste et plus on y réfléchissait moins on comprenait c’est à en devenir totalement fou. Ce rafiau me rend totalement hystérique. Jamais je ne me suis sentie aussi démunie et jamais, jamais de ma vie je ne me suis sentie aussi incontrôlable, j’étais totalement incapable de gérer la moindre émotion Et des torrents de larmes se déversaient sur mes joues alors que mollement je m’étais laissée tombée au fond de la cale froide et humide du Titanic. J’entendais le bruit des rats, mais ils ne m’effrayaient pas après tout je suis déjà morte alors une morsure ou deux… Cela ne me fera strictement rien. Et puis faudrait-il encore que ces gros rongeurs osent m’approcher ce qui n’est pas forcément gagné du peu que je sais sur ses animaux ils sont relativement craintifs et avec les gémissements que je pousse cela m’étonnerais fort que l’un d’eux ose m’approcher.

Mon corps était secoué de sanglots totalement incontrôlés et le froid de l’acier me faisait frissonner. J’étais là, perdu au milieu de cette énorme cale alors qu’en haut ses imbéciles continuaient de festoyer. Mais non d’un chien pourquoi ? Pourquoi continuer ainsi à festoyer à manger à boire qu’est-ce que cela changera bon dieu ! Rien, rien, strictement, absolument rien ces gens sont tout bonnement tous ses imbécile que j’ai bien envie d’étriper. Pourquoi continuer à rire et à s’amuser de cette situation elle n’a rien d’amusante nous sommes condamnés nous sommes damné, punis par dieu d’avoir pris de paquebot, d’avoir cru que l’humanité était plus forte que la nature ! Voilà nous sommes de pauvres pêcheurs, vagabonds.

Alors que je continuais de sangloter et à déverser toutes les larmes de mon pauvre petit corps fatigué, j’entends des bruits de pas. Ayant peur que cela soit mon frère ou encore James, je préfère ne pas me retourner je me redresse un peu et tente, tant bien que mal de ravaler les quelques sanglots pas trop fort qui me venaient. Je devais avoir une allure misérable. Je renifle à plusieurs reprises alors qu’un sanglot échappe à ma vigilance. C’est à cet instant qu’un homme s’accroupit près de moi et me tendis un mouchoir d’un blanc immaculé afin de sécher mes larmes et ce n’était ni William ni James et rien que cela me soulageais fortement.

« Si je puis faire la moindre chose… » Sa vois semblait quelque peu désemparée. Mais cela avait quelque chose de rassurant pour moi, il ne me prenait ainsi pas de haut. « Certaines peines exigent d’être exprimées. Ne vous privez pas surtout. » Dans un premier temps je ne bougeais pas sa proposition m’effrayais quelque peu. Confier son bonheur et ses joies j’ai toujours bien sur le peine. Mais ses peines et ses douleurs ? Était-ce aussi aisé ? « Je peux aussi vous laisser si vous me le demandez. » Cette phrase-ci fut comme une sorte d’électrochoc dans ma tête et ma main se saisi du poignet de l’inconnu. Je ne voulais certes pas qu’il me laisse seule, je ne voulais plus être seule cela m’effrayais désormais.

Après quelque seconde sans bouger je me rends compte que je serais toujours le poignet de l’homme entre mes doigts et je m’empresse de relâcher mon étreinte avant de très lentement lever mes yeux encore remplis de larmes afin de découvrir le visage à qui appartient cette voix rassurante. Son regard était bienveillant et je me sentais en sécurité avec lui, bien que je ne sache absolument pas de qui il s’agit mais cela n’a que peu d’importance au final du moins pour le moment. L’important c’est que cet homme soit là, près de mois et le fait qu’il ne me connaisse pas est totalement bénéfique vu qu’il est plus difficile de juger sans connaitre.

« La peine que je ressens est immense et pourtant je me dois de… de sans cesse la…la camouflé. Car je... je ne sui…suis pas réellement une femme à plaindre sur cette grosse barque… Je... je veux dire sur ce paquebot » Ma voix restait tremblante et quelques sanglots me faisaient un peu bégayer. « V…vous voyez je suis morte en f…famille et pourtant le fait de errer sans pouvoir évoluer sans ne jamais pouvoir avoir le plaisir de donner la vie me ronge et ça ma famille ne peut rien faire car aucuns d’entre eux ne peut le comprendre. Rester jeune et beaux voilà ce qui leur importe a…alors que…que moi l’idée même d’avoir 20 ans pour l’éternité me rends malade... je... je ne me supporte plus et je… je souhaite que tout cela prenne fin »

J’étais parvenue à me calmer. Ma respiration c’était régulée et je ne manque plus d’air, ou sauf quand un sanglot me submerge, ce qui arrive encore sans que je ne puisse les contrôler. J’essuie précautionneusement les yeux rougit de larme avec le mouchoir que ce gentleman m’avait proposé. Et je me rapproche quelque peu afin d’avoir un contact physique avec cet homme si secourable. Je savais que cela ne se faisait nullement en société, se blottir dans les bras d’un inconnu, seul les femmes de mauvaises vies font cela, cependant je n’avais cure de la société dans l’instant présente et j’avais besoin que quelqu’un me prenne dans ses bras.





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MessageSujet: Re: L'éternité c'est bien trop long ft Archibald E. Crane   Dim 15 Avr - 21:21

Spoiler:
 


    Il pleure dans mon cœur
    Comme il pleut sur la ville;
    Quelle est cette langueur
    Qui pénètre mon cœur ?
    (Verlaine)


    « Vanité des vanités, tout est vanité », était-ce là la seule conclusion à laquelle on devait aboutir ? On a finalement payé grassement pour du spleen, une fatuité idyllique. Le but du jeu : continuer à entretenir inlassablement ces frivolités indifféremment de l’immortalité qu’on nous a octroyée, se contenter d’une absence d’existence. Le piège se referme. Mes angoisses se perpétuaient non seulement pendant mes nuits follement agitées, mais aussi et à présent en plein jour. Je retrouvais ainsi l’enfant qui a peur du noir et qui appelle sa mère en sanglotant. Il geigne sans relâche, mais les plaintes restent lettre morte. Cela me faisait l’effet d’un cauchemar qui se répète en boucle.

    Un faux pas et…cela changerait-il quelque chose au fond ? Devenons pécheurs, criminels, meurtriers...Plus de bien ni de mal. Pas de place pour la justice. De toute manière, retour à la case départ. J’ai déjà tenté la pendaison, la noyade, la brûlure au troisième degré, l’overdose, le poison… Rien n’y a fait. Je suis toujours immanquablement là. C’est quoi le délire, dites-moi ? On s’égorge, trou noir et on renaît, propre comme un sous neuf ! Je me suis mis à chérir la mort plus que la vie. Où va le monde ? Tout ce qu’il me restait : des espoirs vaincus et un cœur qui ne s’arrêtait pas de saigner.

    J’écoutais les spasmes douloureux de la demoiselle, l’expression du visage figée dans un masque de dureté, qui ne reflétait nullement mon intériorité cependant. Je louai mes efforts pour garder mon sang-froid et le regard effectivement amical, contrastant avec ma frigidité. Elle me bouleversait. Alors que je m’apprêtais à m’en retourner –avec force remords, sa main agrippa mon poignet. La pression de la prise, si ferme, me fit sursauter. Je ne l’aurais pas crue capable d’une telle énergie dans son désœuvrement le plus complet. En tout cas, j’avais ma réponse. Ma présence ici bas n’était pas inutile, ne serait-ce que pour cette jeune femme qui accaparait tout mon être. Je me sentis un peu moins impuissant que précédemment. Dès que la parole se libère, leur flot me surprend. Le rythme saccadé fait appel à toute ma concentration. Je n’en perdis pas une miette. « C’est…en effet la pire cruauté que de dépouiller une femme de sa fabuleuse faculté à mettre au monde. » Je cherchais le mot juste. Pour avoir aidé dans l’accouchement de bon nombre d’entre elles, je ne pouvais réprimer mon émerveillement – celui de tout homme – quant à ce don de la nature dont j’étais dépourvu (cela ne m’empêcherait jamais de l’admirer).

    Bien qu’enseveli sous les larmes, son visage m’apparut très délicat. Elle n’en perdait pas moins sa beauté. Je me permis un sourire cordial, le seul rayon de soleil de sa journée j’imagine. Sa décision de se confier à moi me rassurait. Il fallait du cran pour s’adresser à un homme qu’on ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam. « Je crois que nous sommes tous à plaindre. Tous dans la même galère. Mais je suis convaincu que nous en ressortirons, je… » Ma phrase s’éteignit tandis que son corps à elle cherchait un quelconque réconfort chez le mien. Mes bras vinrent entourer la jeune femme doucement, je l’attirai davantage contre moi – sans un certain embarras malgré tout. Je ne saurais dire combien de temps nous restâmes là, mais je commençais à me sentir étrangement bien. J’avais accompli le devoir qu’il m’incombait : soulager les âmes. Oh, je n’étais pas si présomptueux, je trouvais simplement dans ce geste l’apaisement le plus profond. C'était la quiétude dont nous rêvions tous mais que nous n'atteignions jamais réellement.

    « Et si nous remontions à la surface ? Un peu d’air frais ne nous ferait probablement aucun mal. » Je la relevai sans peine. Ma proposition était une tentative de lui changer les idées. De plus, les passagers devaient être tous attablés en ce moment même, nous aurions le navire pour nous seuls, ce qui ne manquerait pas de l’arranger, j’en étais persuadé.


Dernière édition par Archibald E. Crane le Sam 21 Avr - 18:03, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'éternité c'est bien trop long ft Archibald E. Crane   Ven 20 Avr - 19:25

Archibald Ҩ Grace
« L'éternité c'est bien trop long »


Me confier ainsi était une chose que je n’avais jamais faite auparavant. Dans notre société cela ne se faisait pas, il fallait se montrer forte et fière toujours le dos droit légèrement cambré la tête haute et ne jamais, au grand jamais laisser transparaitre nos réels sentiments car ceci était une preuve de faiblesse et lorsque nous sommes riche et très puissent cela et tout bonnement impossible. Notre cœur doit être de glace et ne jamais se réchauffer sinon les gens mal intentionnés nous atteignent. C’est en tout cas ce que mon père m’a inculqué lorsque je pleurais étant petite. Il ne voulait jamais voir des larmes perler sur mon visage de poupée de cire. « Les larmes c’était pour les faibles » disait-il « Et notre famille, la grande famille DeWitt-Harper n’est pas et ne sera jamais faible ». Je n’ai jamais plus osé pleurer devant lui. Je sais que jamais il n’aurait levé la main sur moi, mon père reste malgré tout un homme bon, cependant il avait un charisme qui faisait que je le craignais et que j’avais simplement peur d’aller à l’encontre de ces dires. Et même dans la mort mon père, bien que plus disponible pour sa famille, n’a pas changé il ne me comprend toujours pas, pourtant je n’arrive pas à lui en vouloir car je sais qu’il fait parfois des essais, il tente d’entrer dans la petite bulle que renfermait mon univers. Mais malgré ces efforts, il ne parvient toujours pas à comprendre mes peines et par conséquent à me comprendre moi. Je ne pense pas être réellement une femme compliquée je pense juste que renfermer ses sentiments à l’intérieur de soi est très mauvais et c’est pourtant ce que l’on m’a forcé à faire toute ma vie.

« C’est…en effet la pire cruauté que de dépouiller une femme de sa fabuleuse faculté à mettre au monde. » M’avoua-t-il d’une voix très calme. Cet homme me comprenait. J’avais beau ne pas le connaitre en quelques phrases il était parvenu à me comprendre. Et c’était évidemment quelque chose de terriblement précieux pour moi. Aucun hommes jusqu’à maintenant m’avait comprise. En tout cas jamais aussi rapidement et avec cet inconnu j’avais réellement l’impression que ma souffrance était importante. Je ne saurais dire à quel point cela est important pour moi.

« Je crois que nous sommes tous à plaindre. Tous dans la même galère. Mais je suis convaincu que nous en ressortirons, je… »
En ressortir ? Sans doutes j’en étais également persuadée mais quand et comment dans quelles circonstances, nous, morts que nous sommes nous sortirons de cette triste galère.

« C…comment selon vous ? Et surtout quand est-ce que ce cauchemar prendra-t-il fin ? »

Demandais-je d’une petite voix alors que ma tête reposait contre la clavicule de cet inconnu qui venait de me soulager quelque peu de mes peines. Il n’avait pas dit grand-chose, c’est vrai, mais pourtant cela avait suffi à stopper mes sanglots déchirant et mon cœur était un peu plus léger désormais parce ce que je ne suis plus la seule à porter mon fardeau.
Au début, je senti un certain embarras venant de mon sauveur et dans un certain sens je pouvais le comprendre ce n’ai pas comme si ce genre de chose ce faisait. Mais plus les minutes passaient plus j’avais l’impression qu’il était à l’aise et détendu et ce sentiment ce reflétait sur mon. Ma respiration c’était totalement régulée et les larmes de couraient plus sur mes joues. Je reniflais encore par moment mais cet instant passé dans les bras de cet homme dont je ne connaissais pas le prénom avait été étonnamment réparateur.

« Et si nous remontions à la surface ? Un peu d’air frais ne nous ferait probablement aucun mal. » Il m’avait redressée sans nulles peines et j’étais maintenant debout à ses côtés ma main glissant dans la sienne. Il avait sans doute raison, l’air marin me ferait beaucoup de bien. Maintenant que je n’étais plus en larme cela était possible, de plus la plupart des passager sont attablés pour le déjeuner donc il n’y aura que très peu de monde sur les ponts supérieurs. Nous montions de ponts en ponts d’un pas calme sans nous presser le moins du monde. Je gardais toujours un contact physique avec cet inconnu de peu qu’il ne s’évapore. Je craignais l’avoir rêver que cela n’était que les fruits de mon imagination. Un fois sur le pont supérieur cependant je me tourne vers lui le regardant dans les yeux.

« Je vous remercie de vous être montrer si secourable face à ma détresse et aussi de rester à mes côté maintenant. »
Dis-je d’une petite voix avant de respirer l’air frais à plein poumons. « Je … Mon nom est Grace… Grace DeWitt-Harper. Mais Grace c’est amplement suffisant » Soufflais-je enfin afin de ne plus être une inconnue pleureuse et désespérée à ses yeux.






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MessageSujet: Re: L'éternité c'est bien trop long ft Archibald E. Crane   Mer 25 Avr - 22:32

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    Make me smile to stay alive

    « Je l’ignore encore, mais nous avons tous droit au salut. » Que pouvais-je répondre de plus ? Je n’étais pas omniscient, je n’étais pas le Tout Puissant qui décidait grossièrement de notre sort. Je me gardais d’évoquer les mille hypothèses qui couraient comme des rumeurs sur le paquebot. La conversation sur ce sujet pouvait s'éterniser dès qu'on l'abordait.

    __________________
    Cela me faisait tout de même un drôle d’effet d’être le témoin direct de l’effondrement du masque inflexible d’une grande dame. Je n’étais pas un habitué de l’épanchement féminin. En outre, cette implacable dureté qui s’effritait enfin me remua profondément. Elle descendit du piédestal que j’avais tendance à ériger aux femmes de la haute société. Celles-ci cachaient le moindre émoi, à croire qu’elles étaient dénuées d’humanité. L’infime naissance d’un sentiment quel qu’il fût était balayée en un rien de temps. Bienséance oblige. Cela me révoltait. Elles ne savaient pas se laisser aller et ça leur causait plus de torts que de bienfaits. Pire que le corset qui enserrait leur taille de guêpe. On nous affichait des sourires figés à longueur de journées. Assez, assez. Elles étouffaient bon Dieu ! Quels ravages déclenchaient les mœurs de notre temps !

    Je défendais les droits des femmes, m'insurgeais contre les conditions que le sexe fort leur infligeait, en partie grâce à celle qui m’avait ouvert les yeux : Catherine, feu ma femme bien-aimée, avait combattu pour obtenir le droit de vote, mais sans succès. J’avais pu goûter ses résolutions et la flamme intérieure qui l’animait. Depuis lors, j’avais, à ma manière, repris le flambeau. Quelle meilleure preuve d'amour que celle-là ?

    Avec un grand soulagement, nous nous extirpâmes de ce trou à rats où je n’aimais pas m’attarder, émergeant à l’air libre et à l’insu des autres passagers. Notre absence avait dû passer inaperçue. La jeune éplorée se présenta comme il était de coutume, surtout après ce que nous venions de traverser. Un hochement de tête déférent de ma part lui répondit. Je ne voulais pas qu’elle me remercie pour un service que tout homme digne de ce nom aurait rendu à une dame en détresse. (Encore mon idéalisme puéril…mais on ne se refait pas) Je portai sa main à mes lèvres et y déposai un baiser galant. « Enchanté de faire votre connaissance, Grace. Je suis Archibald Crane, médecin de bord et votre dévoué serviteur. » J’esquissai un sourire espiègle pour détendre l’atmosphère. Puis nous marchâmes sur le pont supérieur comme si nous étions seuls au monde. C’était un sacré contraste entre l’odeur de renfermé et de moisi des cales et cette fraîcheur vespérale qui venait caresser le visage comme la main tendre d’une mère.

    J’étais subitement à l’aise en compagnie de Miss DeWitt-Harper. Je repris la conversation sur le ton formel que j’employais régulièrement avec mes patients. « Cela faisait-il si longtemps que vous n’aviez pas parlé à cœur ouvert ? N'avez-vous donc personne à qui vous confier ? » Un pli soucieux apparut sur mon front. Je m’inquiétais réellement. Ce n’était pas simplement pour être le gentil docteur ou pour faire bien, je souhaitais vraiment satisfaire ma philanthropie, un peu égoïstement je l’avoue. Il est des êtres que l’on peut aider de manière désintéressée. Dans mon cas, l’intérêt de la chose ne revenait qu’à moi-même, en mon âme et conscience. Le bien que je lui prodiguais, il m’était donné en retour indirectement. Pour moi, c’était une rare allégresse que d’être au service de Grace, de voir sur son visage disparaître toute trace de son affliction. Oh bien entendu, je n’avais pas accompli là un miracle, je n’avais pas fait s’évaporer les tourments qui la harcelaient incessamment, mais, croyez-le ou non, ce dénouement heureux faisait mon bonheur. « En tout cas, s'il vous sent le besoin de vous exprimer, n'hésitez pas à me solliciter. » Je n'étais pas avare en douces paroles ce soir-là.


Dernière édition par Archibald E. Crane le Dim 20 Mai - 0:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: L'éternité c'est bien trop long ft Archibald E. Crane   Sam 12 Mai - 15:51

Archibald Ҩ Grace
« L'éternité c'est bien trop long »


Sommes-nous morts ? Vraisemblablement. Sommes-nous au paradis ? En aucune façon ! En enfer ? Non plus l’enfer et sans doute bien pire que cela et puis jamais je n’aurais pu mériter l’enfer pieuse comme je ne suis. Oh certes j’ai à mon actifs quelques pêchers que je n’ai eus de cesse de confesser au Seigneur afin qu’il octroie son pardon. Je ne suis qu’une simple humaine les erreurs font partie de notre existence et dieu et pour moi un père qui veille sur ses enfants, les punis lorsqu’ils font des bêtises mais les pardonne également car c’est de nos erreurs que l’on grandi.

« Je l’ignore encore, mais nous avons tous droit au salut. »

Que de paroles sages sortaient de la bouche de cet inconnu. Il me plait de le croire il est important de garder espoir quoi qu’il se passe et quoi qu’il advienne de notre errance. Perdre espoir serait nous condamné à la folie, une folie qui se révélerait destructrice car on ne pourrait plus jamais sans libérer. Mourir ne pourra plus nous sauvé et pour cause nous avons déjà passé le cap et le souvenir de ma mort me font frissonner d’effrois. Quel horreur, rien que d’y penser une nouvelle fois, des sueurs froides coulent dans mon dos c’était terrifiant. Mes joues avaient perdue toutes leur couleur et je devais avoir l’air une statue de cire. Pour la première fois depuis que je suis une petite fille je me fichais totalement de ce à quoi je pouvais bien ressembler. Le XXème siècle était un siècle d’esclavage de la femme de nos vêtement à l’étiquette tout était fait pour qu’une femme ne montre pas le moindre signe d’humanité sauf peut-être lorsqu’elle donnait la vie, là on pouvait tout lui pardonné à la condition encore que l’enfant soit un garçon. Car malgré tous, dans les familles noble d’Angleterre ou d’ailleurs les hommes préfère léguer le domaine à un fils qui lui saura comment le gérer plutôt qu’un une fille. Les hommes malheureusement prenne le sexe opposé pour de pauvre gourde juste bonne à ce taire et à lui offrir des enfants. Et le pire dans tout ceci c’est que le sexe faible accepte non seulement d’être faible mais en plus d’être l’esclave en tout point de la gente masculine. Rien que dans la mode pour femme, des corsets serrés à l’extrême, nous empêchant tous mouvements naturels. Des chapeaux énormes affreusement lourds et terriblement inconfortables. Des robe longue serrée pour la plus part nous empêchant de courir et nous amuser et je ne vous parle point encore des coiffures du maquillage.
Puis vient la bien séance en société. Une femme ne dois en aucun cas donner son opinions si celle-ci n’est pas la même que celle de son époux lorsqu’elle rit elle doit se contenir afin de ne point déranger l’assemblée. Jamais boire plus d’un verre de vin ou encore toujours sourire afin e bien faire comprendre au monde entier, qu’au bras de son époux, cette créature est la plus heureuse du monde. Alors que chaque nuit elle pleure à côté de son mari endormi après un accouplement brutal. Je secoue brutalement la tête afin de me sortir ses horreurs de la tête alors que nous remontions à la surface du navire. Ce qui semblait être un soulagement pour cet homme si secourable qui ne ressemblait à aucun autre.

Nous marchions d’un pas lent et égal sur l’un des ponts supérieur, j’avoue ne pas avoir regardé sur lequel nous étions et en fin de compte cela n’avait guère d’importance l’important était de pouvoir respirer l’air marin et sentir les léger embruns sur nos visage blanc et quelque peu livides. J’étais éblouie par le soleil de midi, en effet je suis restée si longtemps dans ses cales… je ne saurais dire avec exactitude le nombre d’heures que j’ai passé à pleurer, en effet je ne sais point lire le soleil et je n’ai jamais de montre sur moi.

« Enchanté de faire votre connaissance, Grace. Je suis Archibald Crane, médecin de bord et votre dévoué serviteur. » Me répondit-il très galamment en prenant ma main afin d’en effleuré le dos de ses lèvre. Ce qui me fit esquisser un sourire sincère un vrais sourire de jeune femme à qui on venait de faire plaisir, une sourire presque heureux, je dis bien presque. Ceci dit, je reste très impressionnée de la capacité de cet homme à m’apaiser et à me rendre sereine Je me sentais avoir le droit d’être une personne, une jeune femme avec un cœur une jeune femme qui certes possède de jolies choses mais qui souffre cependant tout autant que les autres.

« Monsieur Crane croyez bien que je suis ravie de faire votre connaissance, vous êtes un homme de plus charmant et avenant à mon endroit et je vous en sais grès » Répondis-je d’une voix douce alors que nous marchions toujours sans vraiment nous en rendre compte cela semblais si naturel de faire une promenade par un temps aussi radieux.

« Cela faisait-il si longtemps que vous n’aviez pas parlé à cœur ouvert ? N'avez-vous donc personne à qui vous confier ? » Je retourne la tête afin de le regarder. Il semblait fort inquiet pour moi et je pense que si j’avais eus la possibilité d’être à sa place je l’aurais été tout autant. Découvrir une jeune femme en pleurs dans les cales sordide d’une bateau de plaisance emplis de mort-vivants cela doit faire une choque, surtout lorsque l’on sait comme sont sensé ce comporté des dames de mon rang. Je finis par baisser la tête tristement en soupirant des amis j’en avais peu et ceux que je possède n’aiment point aborder des sujets graves ou désagréables, prétendant que nous aurions tout le temps de régler cela une fois que nous sortirions de cette impasse, si on sort de cette impasse un jour.

« Les gens ici sont si superficiels que je n’ai point encore trouvé d’oreille attentive à mes malheurs. Tout le monde pense, malheureusement que je n’ai pas à être triste. Je suis belle pour l’éternité, j’ai un fiancé un père et un frère à mes côtés. Seulement que le fait d’être en famille à également son lot de désagréments faites-moi confiance. » Répondis-je avec douceur.

« En tout cas, s'il vous sent le besoin de vous exprimer, n'hésitez pas à me solliciter. »

Cette phrase me fit chaud au cœur cet homme était réellement différents des autres il semblait vouloir m’aide à aller mieux mais m’aider réellement pas juste me dire « ça passera » Je pose alors ma main délicatement sur la sienne et nous nous arrêtons sur le pont

« J’ai entendu vos propos et ils me ravissent. Vous êtes quelqu’un de bien Monsieur Crane et je suis heureuse de pouvoir désormais vous compter parmi mes amis. »

Répondis-je alors que lentement nous reprenions notre marche.





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L'éternité c'est bien trop long ft Archibald E. Crane

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