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 EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "

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♣ Le Fantôme du Titanic
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♌ Points : 881
♌ Jour d'embarquement : 12/07/2011
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♌ Numéro de Cabine :
♌ Situation Amoureuse :
♌ Présentation:
MessageSujet: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Ven 13 Avr - 18:00




Le Naufrage.



Il a été l'évènement le plus important de la vie de votre personnage, celui qui marque la rupture avec votre vie de vivant. Aujourd'hui, vous êtes un fantôme errant sur la Titanic. On pourrait même penser que le naufrage n'a jamais eu lieu, mais pourtant, il est bel et bien présent dans vos esprits. L'horreur est toujours là et il faut maintenant la retranscrire.

23h15, la nuit était calme, chaque passager vaquait à ses occupations, certains dormaient, d'autres passaient un bon moment à bord du Titanic, en profitant du calme du pont, ou encore en étant dans l'un des nombreux salons. La vie ne pouvait pas être plus belle, mais pourtant dans trente-cinq minutes, le glas allait sonner, marquant l'horreur qui allait se passer à bord. Qu'ils soient dans un profond sommeil ou à rire des bienfaits de la vie, tous étaient dans l'insouciance, rien ne pouvait leurs arriver à bord de l’insubmersible.

23h40, une grondement de fait entendre et une secousse se fait sentir. Le Titanic vient de touche un iceberg à tribord. L'eau commence à entrer à l'intérieur du navire. Les passagers sont là, peu ont connaissance du drame qui vient de se jouer. On tente de les rassurer et beaucoup retourne dans leur insouciance malgré la crainte. Ce qu'ils ne savent pas pour le moment, c'est que leur destin est en train de se jouer et pour beaucoup, cela va être chacun pour soit.

Informations sur le jeu ♦
Nous savons que tout cela va être dur à jouer et pas du tout facile. Nous allons marche chronologiquement, heures par heures. Vous n'êtes vraiment pas obligé de participer à cet évènement qui sera très dur à retranscrire, mais qui peut être intéressant.
Tout d'abord, il n'y a pas d'ordre précis, vous pouvez écrire comme vous voulez, mais respecter l'évènement. Vous n'êtes pas obligé de parler aux autres passagers, ni de vous croiser, vous pouvez très bien vivre le naufrage dans votre coin.

Pour ce premier tour de jeu, nous sommes au tout début, votre personnage devra interagir avant la collision et nous devons voir ça réaction après la collision. Comment va t-il réagir? Sera t-il impassible ou complètement paniqué? Nous devons voir cela.
La suite vous sera racontez après par notre maître du jeu. Veuillez ne pas dépasser la chronologie qui vous est donnée.



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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Dim 22 Avr - 0:36

Cela faisait 2 jours me semble-t-il que nous étions sur le navire, je ne me souviens déjà plus tellement le temps passe rapidement ici. Depuis que je suis monté à bord, je n'ai que très peu dormis, souvent en vadrouille un peu partout, notamment dans les soirées avec les autres 3ème classes, et parfois avec des 2ème classes. Je bois, je m'amuse vraiment comme un petit fou. J'ai déjà repéré de belles jeunes femmes à séduire dans quelques heures. Il est seulement 20h, je mange tranquillement dans la salle de restaurant qui nous est réservé, pour une fois, je ne me fais pas livrer mon plateau à domicile mais de toute façon, je crois que c'est mieux ainsi, j'ai une meilleure vue sur l'ensemble de la gente féminine. Les hommes pourraient très bien ne pas être présents que ça ne changerait absolument rien à l'affaire. Il faut dire qu'avant de passer à l'attaque, une fois arriver dans mon nouveau pays, j'observais ma possible future cible, de préférence une jeune femme célibataire et pas trop moche. Oui, parce que quand même, je préférais avoir à faire à de belles jeunes femmes plutôt qu'à des thons.

Oui, je sais, ça ne fait pas très gentleman tout ça mais j'aime bien jouer à ce petit jeu là. Je joue au gentleman blagueur, farceur alors que finalement, le seul côté véridique de ma personne c'est la blague, car je suis loin d'être un véritable gentleman, même si parfois je suis sincère dans ce rôle là. Le temps passa, je suis alors retourner tranquillement dans ma cabine. Il devait être déjà 22h environ. Je décidais de frapper à la porte de ma voisine avec qui j'avais discuté la veille. Je savais que je la faisais craquer mais elle ne serait pas une de mes potentielles victimes, elle était bien trop belle, bien trop jeune pour déjà mourir. Et puis, elle allait rejoindre de la famille à l'autre bout de l'océan cela aurait été dommage de la séparer de sa famille qui l'attendait. Nous sommes donc sortie sur le pont afin de parler de tout et de rien, afin de faire connaissance. Le temps passait vite avec elle, trop vite même sans doute mais que voulez-vous que j'y fasse, sa voix cristalline m'enchantait grandement. Je regardais ma montre à gousset, il était 23h35. Nous discutions déjà depuis plus d'une heure et demi et nos langues ne semblaient pas vouloir s'arrêter. Pourtant, quelques minutes plus tard, un bruit assourdissant se fit entendre. Que se passait-il ? Je l'ignorais complètement, à vrai dire je m'en fichais pour le moment. Dans ma tête, il ne se passe rien de grave pourtant, j'entends dire que nous venons d'heurter un iceberg. Un iceberg ? Quelle blague, comme s'il y en avait dans ce coin là de l'océan. Ma voisine ne semblait pas être plus paniquée que moi, alors nous décidions de continuer à parler mais nous ne ne ferrions sans doute pas pour encore très longtemps.
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Dim 22 Avr - 2:36

23h15 _ Je me trouvais dans les bras de ma femme que je n’aimais pas réellement. Je suis un passager de la première classe et vous savez, on ne fait pas toujours ce que l’on veut lorsque l’on appartient à cette classe sociale. Il s’agissait d’un mariage arrangé. Ma mère, Eleonore avait décidée sans me prévenir de me fiancer à Lizzie, une jeune femme de ma classe sociale qui me permettrait de vivre éternellement riche à ses côtés. Moi celle que j’aimais était sans conteste Katharina. Ma cousine. Et oui, encore une particularité et pourtant, il s’agit d’un amour véritable. Pour le moment sans réciprocité mais tout de même. Lizzie et moi avions embarqué tous deux sur le Titanic et à cette heure précise de la soirée, nous étions comme de nombreux couples enlacés l’un à l’autre, partageant une danse lors d’une soirée organisée pour les premières classes uniquement. Pourtant, malgré la proximité de nos corps, mon cœur ne dansait pas pour elle au rythme du slow. Cette danse, c’est avec Katharina que j’aurais du la partager. Je faisais donc mine de passer une bonne soirée en la compagnie de ma femme, comme tout parfait mari que je devais représenter. Etre digne, bien apprêté, sans défauts : voilà les seules et uniques préoccupations des membres de la première classe à mon plus grand désarroi.

23h30_ Ma femme, Lizzie, après toutes ces danses partagées me fit les yeux doux pour que nous allions nous promener en pleine nuit sur le lieu de promenade des premières classes. Elle souhaitait prendre l’air, profiter de la vue et bien que le cœur n’y fut pas, comme à mon habitude je le lui cédais. Il valait mieux ne pas trop la contrarié, il s’agissait d’une femme possédant un fort caractère. Pour éviter les crises, bien souvent je cédais à ses caprices. Nous sortions donc, main dans la main. Elle était rayonnante, il fallait bien l’avouer. Nous nous installions sur un banc et elle m’embrassa à pleine bouche. Je lui rendis son baisé lorsque je sentis une secousse. Mon premier réflexe fut de décoller mes lèvres des siennes et en parfait gentleman, je la retins tout contre moi afin de la protéger, pour ne pas qu’elle chute. La secousse avait été relativement violente, du moins, nous l’avions bien ressenti de là où nous nous trouvions. Immédiatement, mon visage se ferma. J’étais inquiet. Pour qu’un paquebot de cette envergure secousse à ce point, nous avions du heurter quelque chose. J’eus à ce moment même un présentiment. Un mauvais présentiment et toutes mes pensées furent dirigées vers Katharina que je savais couchée dans sa chambre…
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Dim 22 Avr - 11:02

Cela faisait quatre jours que le Titanic avait quitté Southampton. Quatre jours qui se trouvaient être les plus joyeux que j’ai vécu depuis ma naissance. Il y avait de merveilleuses réceptions, un luxe inné, l’océan à perte de vue, de superbe personnalité, tout cela me rendait des plus heureuses. J’allais refaire ma vie de l’autre côté de l’océan atlantique, j’avais des rêves. Rêves de devenir célèbre grâce à mon talent de danseuse, de rencontrer celui avec qui je partagerais mon existence et avec qui j’aurais des enfants. Rêve de voir mes parents fiers de moi, et de ce que j’aurais accomplis. Comment aurais-je pu savoir que ces rêves ne se produiront pas ? Comment aurais-je pu savoir que le 14 avril se trouvait être la dernière journée que je passerais vivante ? Je n’aurais pu le savoir, car à ce moment là je croyais en ce qu’on me disait, je croyais que le paquebot sur lequel je me trouvais était insubmersible. Comme j’avais tord, comme j’étais naïve…

23h15. Je venais de quitter la réception mondaine des premières classes. Je n’avais guère envie de rester en compagnie de ma tante qui ne cessé de me chanter les qualités de sa gendre Lizzie. Cette femme des plus riches qui se trouvait être l’épouse de Jules, mon meilleur ami. Eleanore ne cessait de me dire qu’elle était la femme la plus extraordinaire qu’elle ne rencontrera jamais, qu’elle avait bien choisit que de marier son fils à Lizzie. Se rajoutait les dires de ma tante qui disait qu’elle était magnifiquement belle, intelligente, riche…La richesse voila ce qui intéressait ma chère tante. Et voila ce qui l’intéresserait toujours. On ne pouvait guère changer les personnes aussi facilement, et puis Eleanore ne désirait pas changer. Je me rendis sur le pont de promenade admirant la lune qui se reflétait dans les vagues. Une brise glaciale m’enveloppa, me forçant à retourner à l’intérieur et par la même occasion dans ma cabine. Me dirigeant à pas léger vers les appartements de premières classes, j’entrais dans celui que j’occupais, la cabine A26. Arrivait à l’intérieur, j’admirais celle-ci comme à chaque fois que je venais à y entrer. J’étais des plus ravis de posséder une cabine aussi belle, dans le style Marie Antoinette que j’affectionnais tant. Je n’aurais pu savoir que je resterais dans cette cabine pour l’éternité… Ma femme de chambre m’aida à me dévêtir, posant les vêtements que j’avais portés durant la journée dans ma garde robe. Lorsque je fus enfin prête pour me rendre dans ma chambre, je choisis un livre parmi la bibliothèque qui se trouvait dans ma cabine.

23h40. Je me trouvais dans ma chambre, installé dans mon lit, je lisais l’un de mes romans favoris, sans savoir que quelque chose d’horrible allait se produire. J’avais fort bien avancé dans ma lecture lorsque je sentis une profonde secousse, et entendit un grondement des plus étranges. Dans mon insouciance je me dis que ce n’étais rien qu’un petit problème technique, et qu’il serra bientôt réglé. Je déposai mon livre, puis posant la tête sur mon oreiller, je m’endormis sans aucune crainte. Après tout, le Titanic était surnommé l’insubmersible, et j’avais entendu dire que Dieu lui-même ne pouvait pas couler ce paquebot. Rapidement le sommeil m’emporta, sans prendre conscience qu’à l’heure là, l’eau commençait peu à peu à entrer à l’intérieur du paquebot.
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Dim 22 Avr - 16:14

23h15, Nous étions là. Cinq clandestins assis dans la soute à bagages C, nous avions aménagé un coin tranquille derrière des pilles de valises à l'abri des regards. Nous étions en train de discuter, je ne comprenais pas vraiment ce que les gens disaient, je me contentais de les observer. Nous n'avions rien à faire là, mais nous étions ici. On se relayait pour monter sur les ponts à nos risques et périls pour trouver à manger, nous nous n'aventurions pas plus haut que le pont C, songeant déjà que c'était un très gros risque. J'observais mes camarades, quand l'un d'entre nous sortit sa guitare pour nous jouer un air mélancolique. Nous étions les exclus du Titanic, et nous n'en avions rien à faire d'être à l'écart, l'aventure était belle. Je me demandais ce que faisaient les autres à cet instant, j'avais entendu dire que dans deux jours il y aurait une petite fête, comme j'aurais aimé y être convié, mais ici. Je n'existais pas. Personne ne savait que nous étions là, et personne ne devait le savoir. Quand nous nous mêlions aux autres de troisième classes, les gens ne faisaient pas la différence, mais nous n'avions pas de cabine et il était impossible de créer des liens avec les passagers, tout simplement parce que notre présence allait semer le doute, mais d'où sortent ses gens ? J'avais quelques semaines auparavant (après avoir été cherché de quoi manger); croisé une jeune femme, j'avais été abordé par cette demoiselle, j'avais dus user de mon intelligence pour réussir à la semer, mais si je la croisais à nouveau je n'aurais peut-être pas autant de chance.

Je n'avais jamais visité les ponts des premières classes et quand j'en avais parlé avec mes confrères ils me traitaient de fous, cependant je me demandais vraiment comment c'était là haut. J'avais déjà visité des châteaux, des demeures incroyables, mais comment cela pourrait-il être aménagé dans un bateau ? Ma curiosité était grandissante, quand dans les couloirs des troisièmes classes on parlait de luxe, je voulais le voir. Je m'étais une fois aventuré sur les ponts des deuxième classe et j'avais trouvé l'endroit merveilleux, alors les pièces en première classe devaient être féériques. Je savais que ce serait plus fort que moi, qu'un jour je monterais la haut pour voir comme c'était beau, à mes risques et périls évidement... Mais il fallait que j'y aille, sans quoi pourquoi le Titanic ? Un bateau moins cher aurait pu faire l'affaire s'il ne s'agissait que de ça.

La musique s'arrêta, tout le monde opta pour dormir. Je m'allongeais la tête contre la cuisse d'une de mes camarades à défaut d'avoir un oreiller, je fermais les yeux, mais le sommeil ne venait pas cette nuit là. Dix minutes plus tard je me levais et j'allais au hublot ; nous étions à la hauteur des vagues, je regardais l'eau qui clapotait contre la vitre. Je me demandais encore combien de temps ce merveilleux voyage durerait...

23h40, je tombais au sol suite une secousse des plus violente frappa le paquebot, j'entendais des hurlements venant de mes camarades puis un énorme bruit sourd, j'accourais après mettre remit sur mes deux jambes auprès d'eux. Ma bouche resta entrouverte à la vue des valises sur mes camarades, je ne pris pas longtemps à réagir, je prenais une valise à bout de bras pour l'envoyer voler ailleurs libérant la tête d'un confrère dont le nez était brisé, il suffoquait. Je tentais de soulever une autre valise qui était trop lourde, je tirais de toutes mes forces, mais je n'y arrivais pas, mes veines ressortaient légèrement dans mon cou, je souffrais terriblement.

« Andreï... Va chercher de l’aide. Cours ! » Souffla t-il

Je relâchais mes efforts et je pris mes jambes à mon cou, quittant la soute pour me rendre au niveau des troisièmes classes, jamais je n’avais couru aussi vite de toute mon existence. Mes camarades étaient les premières victimes du Titanic, et mon cauchemar venait à peine de commencer.
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Lun 23 Avr - 0:46

    L'heure est venue pour moi de quitter ce monde ombragé d'une grande noirceur. Si je suis ici, ce n'est pas pour faire jolie, mais bien pour me fendre littéralement le coeur ! En effet, je n'ai pas prévue de survivre à la traversée, telle est donc ma destinée. Une petite prière m'aidera peut être à m'enlever cette boule au ventre quand je me ferrais broyer par le navire. Je vais me faufiler à l'avant et me jeter par dessus bord, le bateau n'aura plus qu'à poursuivre son chemin pour broyer mon corps, une mort rapide, nette qui ne laissera aucune trace, mais au moins, je serais débarrassée de cette vie qui ne me convient plus. J'ai laissé mari et enfant à Southampton, ce n'est pas pour rien. Qu'aurait fait ma fille si je l'avais amené avec moi ? Elle se serait retrouvé seule alors qu'elle est encore si jeune, elle ne méritait pas cela. Je me préparais donc à mourir en plein milieu de la nuit, sans que personne ne s'en rende compte, afin qu'on ne m'empêche pas de sauter et de me noyer si j'arrivais à temps dans l'eau sans que le navire ne soit déjà passer sur mon corps. Oui, parce que le navire aurait avancer sur moi me sciant en deux si je m'y prenais rien, une morte rapide en quelques secondes, je ne sentirais sans doute presque rien et encore, si je sentais les choses, ce serait l'espace de quelques secondes, autrement dit rien, par rapport à l'éternité qui pèse sur ma petite vie bien triste. J'ai un seul regret, celui d'avoir laisser ma fille dans un aurevoir déchirant pour moi, mais elle n'a pas du comprendre. J'ai pleurer dans ces bras, je lui ai simplement dit adieu, elle ne pouvait pas comprendre, j'espère ne pas l'avoir traumatisée au moins. Mais de toute façon, je ne pouvais plus faire machine arrière à présent. Il me fallait simplement attendre la bonne heure, que la majorité des personnes dorment pour me jeter enfin à l'eau et rejoindre le paradis ou que sais-je encore qui sera ma nouvelle destination. Je me suis mise alors à pleurer dans ma cabine, comme je le faisais depuis notre embarcation. Je ne pouvais pas les retenir mais bientôt elles ne couleraient plus, plus jamais. J'essayais de me préparer à ce moment fatidique. Je prenais une plume pour écrire une lettre mais les mots ne venaient nullement, j'oubliais donc l'idée de ce mot d'adieux, de toute façon qui pourrait bien s'en soucier ? Ma voisine de cabine peut être ?

    Mais alors qu'une larme coulait encore le long de ma joue pour tomber finalement dans la paume de ma main ouverte, j'entendis un grand bruit, puis je sentis une vive secousse, si vive que mes frèles jambes plièrent sous le coup de celle-ci. Je ne savais pas ce qu'il se passait mais c'était terrible, le navire semblait avoir toucher un iceberg, c'est ce que j'entendais dire par les personnes qui couraient dans le couloir des secondes classes. La navire semblait vouloir mourir avant que je ne le veuille. J'étais dans un sens heureuse que le bateau décide de faire comme je le voulais, mourir au fond de l'eau, mais dans un autre sens, il était allé plus vite que moi, et je n'appréciais pas le geste. Le fait aussi que de nombreuses personnes allaient mourir en même temps que moi ne me réjouissais pas. Tout le monde n'avait pas mon état d'esprit morbide, des personnes qui voulaient vivre allait sans doute mourir elles aussi. Enfin, pour le moment personne n'était mort, mais un choc pareil serait sans doute fatal à ce paquebot de luxe. D'un coup, je suis devenue sereine. Au lieu de me jeter à l'eau, l'eau viendrait à moi, je n'aurais qu'à attendre cela et je serais morte, noyée dans cette eau si froide ...
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Lun 23 Avr - 10:13

Il y a des choses qu’on ne peut pas oublier, des choses qui restent gravés dans les abysses de notre mémoire pour toujours – des choses que la mort elle-même ne peut pas effacer.
Je me souviens de la fois où j’ai vu la mer pour la première fois.
Je me souviens de quand je suis tombée amoureuse et de quand je suis devenue mère.
Je me souviens du jour où je suis morte.

*

Ce soir-là, elle n’était pas allée manger. Revoir Jonathan Crewe, après toutes ces années, la figeait et la bouleversait. Hier, lorsqu’elle l’avait retrouvé à un dîner auquel ils étaient tous les deux conviés, elle s’était contentée d’afficher un visage placide, et quand, inévitablement elle avait croisé son regard, elle lui avait souri. Malicieuse et provocatrice. Pour ne pas lui montrer son désarroi, sa crainte, ses sentiments – pour ne pas lui montrer qu’il l’avait bouleversée, et combien elle était blessée. C’était étrange, de le revoir, et de lui sourire. Et de regarder ses yeux, ses yeux d’océan terrible qui faisaient miroiter les rêves et refléter les souvenirs.

Ce soir-là, elle était restée seule, dans le salon de lecture et d’écriture des premières classes. Les livres la comblaient. Elle aimait la solitude, parce qu’elle en avait l’habitude. Passer trop de temps au contact des autres l’étouffait ; passer trop de temps seule l’oppressait. C’était une chose complexe que le temps.

Ce soir-là, le temps lui était compté, et elle l’ignorait. Elle était encore en vie, pour une poignée d’heures, quelques instants encore. Jamais on ne lui avait appris à profiter des moments de son existence, les derniers y compris, alors si elle avait su, elle se serait sentie un peu une ignorante.

*

Je n’ai jamais pensé à la mort. La mort des autres, peut-être, jamais la mienne.
J’ai tué, et j’ai regardé mourir, mais je n’ai jamais cru qu’un jour cela s’arrêterait.
C’est vrai que ma vie a été fade, et très malheureuse parfois. Mais je ne voulais pas que cela s’arrête.

Cette étincelle et cette chaleur en se sentant au-dessus des autres, cette étincelle qui m’enivrait et me rendait supérieure, je voulais vivre encore et encore pour la sentir.
Cette enfant qui était la mienne, je voulais vivre encore et encore pour la voir grandir.

*

Les livres autorisent à l’oubli un moment. Yolanda Yeabow était dans l’oubli.
La collision la ramena à la réalité.

La collision ébranla tout le bateau. Les étagères bougèrent un peu, les livres se déplacèrent. Yolanda leva les yeux de l’ouvrage, et jeta un œil à la pièce. Par réflexe, elle s’était cramponnée aux bras de son fauteuil.

Qu’est-ce que cela pouvait être ? Ils avaient heurté quelque chose, forcément. Quelque chose d’assez important pour ébranler le navire. La question restait de savoir si le navire supporterait le choc ou pas. L’« insubmersible »… Etait-ce seulement un surnom pompeux, ou le bateau portait-il bien son nom ?

Ils allaient mourir. Un pressentiment, un serrement de cœur. Elle allait mourir sur ce bateau, entre les livres, elle allait mourir seule sur la mer immense, à des lieues de la terre. Ils allaient mourir, mais ils allaient se battre pour la vie, et ce combat-là serait terrible.

Yolanda eut une mimique agacée et instinctive. Elle imaginait des choses, bien sûr ! Elle ne pouvait pas déduire tout cela d’une simple secousse !
A ce moment-là, la Dame n’eut plus peur. Deux choix s’offraient à elle. Elle pouvait sortir et voir ce qui se passait, prévenir sa fille, faire le nécessaire, ou… Ou rien. Elle pouvait, de la même façon, rester ici, dans ce joli salon de première classe, à attendre que les choses se fassent, renonçant à tout.

Yolanda jeta un dernier regard à la pièce, puis baissa de nouveau les yeux vers son livre.
Elle attendrait.

*

Je me souviens du jour où je suis morte.
Je n’y avais jamais pensé, à la mort.
Ce jour-là, j’ai décidé que je l’affronterais calmement. La vie ne m’avait donnée que des larmes et de la douleur ; peut-être la mort sera-t-elle plus offrante.

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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Lun 23 Avr - 13:07


23h15 - Un sourire poli étalé sur ses lèvres pleines, Rosabelle suivait tant bien que mal l'interminable discours de sa colocataire qui lui colportait les derniers potins entendus ça et là sur le navire. La jeune anglaise était assise sur le petit pouf placée devant la coiffeuse, occupée à brosser sa longue chevelure orangée, pendant que Betsy Dumont se changeait. La plus jeune des deux hôtesse avait pris l'habitude de ne pas s'offusquer du manque de pudeur de son ainé qui n'hésitait nullement à se débarrasser de ses vêtements en sa présence. Si Rosa avait d'abord tenu à chaque fois quitter la cabine pour lui offrir un peu d'intimité, elle en était à présent revenue. Elle ne s'était pas pliée à l'exercice par plaisir mais parce que Betsy l'avait un peu contrainte et lui avait dit que, la voir chaque fois sortir lui donnait l'impression désagréable de ne pas être désirable. Et il semblait n'y avoir rien de pire aux yeux de la jeune française que de ne pas se sentir désirée, que ce soit par la gente féminine ou masculine. Betsy était une femme libérée, moderne, mère de deux enfants issus de pères différents, ce qui en soit était déjà très choquant pour Rosabelle, d'autant que la femme de près de trente ans n'était toujours pas mariée et ne souhaitait nullement se faire "passer la corde au cou".
Son regard azuré perdu dans le vague, la jeune femme écoutait donc sans vraiment y prêter attention, les babillages incessant de sa collègue qui partageait sa cabine depuis l'embarquement, n'aspirant qu'à un peu de repos et s'imaginant déjà se glisser sous ses draps rêches...

23h40 - Rosabelle se redressa subitement sur sa couche et échangea un rapide coup d'oeil avec Betsy. Soucieuse, son livre toujours entre les mains, les sourcils bruns de cette dernière étaient froncés. Aucune d'elle ne souffla mot durant la première minute et c'est finalement la cadette qui pris la parole et rompit le silence pesant qui était retombé sur la cabine depuis la secousse.

« Tu as senti ça ? »
« Bien sûr que je l'ai senti » s'agaça presque son amie, au moins aussi inquiète qu'elle. Cela dit, elle retrouva rapidement une expression plus neutre et haussa une épaule en reprenant « Ce n'est sûrement rien »
« Ça n'avait pas l'air de n'être rien » glissa Rosabelle en sentant ses joues s'empourprer légèrement, alors que son regard déviait vers la porte de leur cabine « Peut-être devrions-nous aller... »
« Va donc où tu veux Rosa, mais pour ma part, j'ai terminé ma journée de service et j'ai très envie de connaitre le dénouement de ce roman »

Rosabelle hésita quelques instants mais finit par rejeter son drap pour s'extirper de sa couchette. De toute manière, contrariée comme elle l'était à présent, la jeune femme savait qu'elle ne parviendrait pas à retrouver ce sommeil pourtant si vivement attendu avant un moment.

« Je vais voir »
« Brave petite Rosabelle, toujours prête à reprendre du service » la moqua Betsy en poussant un soupir dépité, roulant des yeux avant de les reposer sur son livre.

Un livre érotique, comme toujours...
Ignorant ses remarques, Rosabelle entreprit de renfiler une tenue plus correcte pour quitter sa cabine et partir en quête de renseignements.




Dernière édition par Rosabelle Wilde le Mar 24 Avr - 12:05, édité 1 fois
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ADMIN SADIQUEThe body of a woman, but the heart of a lion.
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Lun 23 Avr - 22:06


Et bientôt il n'y aura plus de mer...

♫ Don't stop the music
L’inquiétude oppressait mon âme, je ne savais que faire, le rechercher ou bien le laisser tranquille ? Depuis le début du voyage Arthur était si différent, je ne savais plus comment m’y prendre avec lui. Les directives du Titanic nous avaient séparé, puisque nous n’étions pas encore mariés, je me trouvais avec des femmes et lui avec des hommes tous célibataires. J’avais fait de merveilleuses rencontres, comme avec Bridget Dyker, que je ne quittais plus depuis l’embarquement, elle m’aidait à combler les nombreuses absences de mon fiancé. Je ne savais plus quoi penser à propos de lui, il était si tendre avec Southampton, mais là plus rien, il passait son temps à jouer aux cartes, à boire ou encore fumer avec d’autres autres. J’avais peur de le perdre et de me retrouver seul à la descente du Titanic. Pauvre de moi, je n’aurais peut-être pas dû quitter ma famille, eux qui me chérissaient tant. Mais pourtant, j’avais un rêve à vivre et j’étais sûr que New-York allait pouvoir m’apporter ce que je souhaitais.
Je me décidais enfin, je quittais alors ma cabine pour tenter de retrouver mon fiancé, je sortais de ma cabine et jetais un coup d’œil au couloir : il était vide. Beaucoup devait dormir, l’heure était bien avancé, 23h25. Les enfants étaient déjà en train de faire mille et un rêve, berçait par le bruit des moteurs du Titanic. Je m’engouffrais alors dans les couloirs, arrivant jusqu’à une salle où les hommes avaient l’habitude de boire, fumer et jouer. Je n’avais pas vraiment envie d’y entrer, mais je devais le faire. Je ne savais pas pourquoi, mais depuis que j’étais en couple avec Arthur, je me sentais plus vulnérable, était-ce ainsi l’amour ? J’avais énormément changé, dire qu’avant, j’avais bien plus de courage, j’osais tout et je n’avais aucune crainte. Là, la non présence de ma famille devait m’affaiblir, c’était eux mon moteur, il me manquait tellement.
Je poussais la porte et entrais dans la pièce, je découvrais tout de suite mon fiancé, à une table en train de jouer son argent aux cartes. Je trouvais son attitude irresponsable, surtout qu’on n’avait pas beaucoup d’argent. Et si nous n’avions plus rien à New-York, comment allons-nous nous débrouiller ? Je me mis face à l’homme que j’aimais faisant abstraction des regards un peu trop langoureux des autres hommes sur mon corps, cela me dégoutait, mais j’y avais souvent fait face au cours de ma vie.

« Arthur que fais-tu ? Tu ne devrais pas être ici à jouer tout cet argent, nous en aurons besoin une fois le bateau arrivé. » Lui dis-je d’un ton peu assuré.
« Roooh la barbe Georgie, laisses moi tranquille, pour une fois que je m’amuse. »

Il ne m’avait jamais parlé ainsi et je ne savais plus quoi lui répondre, comment pouvait-il me dénigrer ainsi, lui qui disait m’aimer, lui qui m’avait emmené jusqu’ici. J’allais m’en retourner, quand soudain, il y eut une secousse. J’en fus presque déstabilisé, mais je tenais toujours debout à la fin. Que venait-il de se passer ? Je regardais alors Arthur qui était toujours à sa table, une chopine de bière s’était renversée et avait mouillé cartes et vêtements. Arthur me regarda et se leva, emportant son bien le plus précieux : son argent. Il me regardait à peine et m’attrapa la main et m’entraîna dans le couloir.

« Georgie va à ta cabine, je vais essayer de savoir ce qui se passe. » me dit Arthur.

C’était un ordre et je devais lui obéir, mais pourquoi était-il si inquiet, après tout, ce n’était qu’une secousse, anormal certes. Il était en ce moment même 23h40. Je retournais comme mon fiancé me l’avait demandé dans ma simple cabine. Dans les couloirs il y avait beaucoup de monde, peu savait quoi faire, personne ne savait ce qu’il venait de se passer. Moi, pour le moment, je n’avais qu’une certitude, je devais attendre Arthur. Il reviendrai, après tout, il m’aime.

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GEORGIANA O'HARA ϟ « La mort n'est que le commencement. » Le coeur brisé, d'une jeune femme de troisième classe.  

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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Ven 27 Avr - 19:53



" DIEU LUI MÊME NE POURRAIT PAS COULER CE PAQUEBOT "

J'avais passé le plus clair de la journée enfermé dans ma cabine et je voyais s'achever un roman commencé quelques mois auparavant. Mon héros était mort, il venait de quitter celle pour qui il aurait tout abandonné. Mais il était lâche, c'était un homme après tout, et il savait l'avenir trop brûmeux, trop fade, trop incertain. Jane pensait le revoir un jour, pour le raisonner, idée folle, pour le ramener à elle, elle qui lui avait promis tellement de choses, elle qui portait le petit Edouard. Le canon sur la tempe résolva tout : il était désormais libre, quittait cette prison dorée, s'envolait dans le néant ou le tout, dans un monde où Jane ne viendrait que bien plus tard.

Le dîner avait été épouvantable et m'avait donné une migraine infernale que seules les lignes que j'écrivais me faisaient oublier. Une grande dame, nouvelle riche de toute évidence, était restée à mes côtés au fur et à mesure que les plats défilaient et sa voix stridente me résonne encore dans les oreilles. J'étais devenu son centre d'attention, sa proie et je rêvais de solitude, cette liberté qui me faisait tant défaut sur ce paquebot sur lequel j'avais embarqué depuis peu. Habitué à manger seul, à marcher dans des couloirs vides et à profiter du grand air sans que l'on vienne m'importuner, sinon avec une tasse de thé qui s'avère la bienvenue. J'ai toutefois fait en sorte de ne pas paraître trop solitaire, après tout j'avais une réputation à tenir et, aux yeux de la plupart des passagers, je n'étais pas n'importe qui. Je souris toujours en pensant à mes escapades sur le pont : tout le monde avait pour moi une courbette ou un sourire. Eux me connaissaient et ils n'étaient pour moi que de parfaits inconnus. À mon arrivée sur le Titanic, je n'avais attribué que trop peu de considération à ma cabine. C'était pour moi une jolie chambre qui n'égalerait jamais celle qui désormais ne m'attendra plus au manoir. Toutefois, j'ai fini par faire de ma cabine un isoloir, mon monde à moi sur cet immense navire, le seul lieu où je pouvais satisfaire mon besoin maladif de solitude. Plus que jamais, je me sentais menacé pour ces vautours qui m'entouraient. Beaucoup voulaient ma considération, d'autres voyaient en moi un bon parti pour leur fille célibataire et d'autres encore voulaient me plaire. Je les haïssais.

Le point final. J'en avais terminé. Il était mort. Et moi, je faisais passer les pages entre mes doigts, comme à chaque fois que je terminais un ouvrage. Alors que je buvais une dernière gorgée du verre d'eau qui gisait à mes côtés, j'entendis trembler le lustre de cristal. Je poussai un soupire, agacé de devoir me lever. Le navire devait s'être arrêté d'une manière trop brutale à mon goût et je ne tardai pas à ouvrir la porte de ma cabine afin de jeter un oeil. Le couloir était désert, seules quelques têtes apparaissaient, curieuses elles-aussi. Mais je ne m'inquiétai pas. L'horloge annonçait 23h40 et je vis là l'heure du coucher, l'écriture ayant absordé mon éveil. Toutefois, le bruit de quelques pas précipités me fit faire volte-face et je regardai à nouveau le couloir. La veste blanche qui venait de passer évoqua tout de suite un membre de l'équipage. S'il se mettait à courir, la situation devait demander toute l'attention des autorités du navire. On m'appela. Une jeune servante était là, elle venait de me proposer une tasse de thé. Pouvais-je doubler d'insouciance ? Je refusai. Je fermai à nouveau la porte de ma cabine et pris place sur mon fauteuil, m'attendant à ce que l'on vienne m'importuner. Mon carnet entre les mains, j'écrivais.

" 23h40. Le lustre a tremblé, aussi furtivement que la course de ce membre de l'équipage. Avons-nous le droit de douter à notre sécurité, à une heure aussi tardive ? On a sans cesse acclamé le Titanic, l'Insubmersible dit-on. Je ne crois pas en la perfection, sinon en celle que je crois avoir atteint. "
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Sam 28 Avr - 16:34


Il faut suivre son destin.

♫ Don't stop the music
La soirée avait été resplendissante, je ne pense pas que dans une vie on ne puisse goûter à un tel luxe. En tout cas, une chose pareille, je ne l’avais pas encore connu. J’étais bien heureuse que Thomas avait les moyens de nous inviter tous au grand restaurant à la carte. Contrairement à la salle à manger, nous étions contraints de payer et il fallait bien sûr ne pas être une personne modeste. Ah que ça avait du bon d’épouser un homme riche. Le Capitaine était lui aussi présent, mais pas à notre table, nous avions eu cependant la joie d’accueillir Thomas Andrews l’architecte du navire. Enfin l’architecte sur le papier, peu savent que le vrai architecte du Titanic était celui de l’Olympic, Andrews n’a fait que reprendre les idées, tout en ajoutant son ingéniosité. Si je le pouvais, je resterais indéfiniment sur ce paquebot, mais bon dans quelques jours, nous débarquerons et Thomas m’emmènerait dans sa famille. Je devrais alors jouer la gentille petite épouse et probablement mettre au monde l’héritier des Hamilton. Ce que je ne pouvais pas supporter. Pour éviter ce grand malheur, j’allais devoir redoubler d’ingéniosité et pourquoi ne pas tuer mon cher époux. Mais pour cela, je devais attendre la bonne occasion. J’aurais bien aimé faire cela sur le continent européen et après cela fuir aux Etats-Unis, mais mon époux m’avait prise de cour en achetant deux billets de première classe à bord du Titanic.
Une fois le repas terminé, je retournais dans ma cabine, laissant Thomas fumer et boire avec les autres hommes. Je ne préférais même pas savoir de quoi les conversations pouvaient être animées, mais je ne pouvais que deviner, qu’ils devaient tous se prendre pour les rois du monde. Les hommes étaient vraiment pathétiques. Ils ne s’en doutaient pas, mais entre les mains des femmes, ils n’étaient que de malheureux pions. Sur l’échiquier de mon destin, il y avait eu des pions, des fous et de galants cavaliers. Au milieu de tout cela, j’étais la reine, seule maître de mon destin. Avec beaucoup de stratégies, je les avais tous fait tomber un part un. Thomas qui se prenait pour un roi, serait mon plus grand défi, mais comme tous mes maris, il tomberait face à moi.

Une fois dans ma cabine, j’en fis le tour et retiré mes bijoux sous l’air agacé de ma domestique, enfin celle que Thomas m’a imposé, elle était gentille et fort utile, mais je préférais faire les choses moi-même et cela avait tendance à l’agacer. Elle me servait seulement pour faire le rangement ou m’aider à dégrafer mon corsage. Sinon, je l’emmenais souvent avec moi faire les boutiques ou encore pour simplement bavarder. Je remettais mes bijoux dans leur coffret. Hélène me demanda si elle pouvait aller le remettre auprès du commissaire, je lui répondis non, que je pouvais encore en avoir besoin et je la libérais de sa soirée. Thomas n’aura qu’à lui-même s’occuper de mon corsage. Je m’approchais d’une commode en acajou sur laquelle j’avais posé un livre. Il était maintenant 23h, le Titanic était calme, le monde semblait comme endormi. On n’entendait seulement que le léger bruit des moteurs. Je m’installais dans un charmant fauteuil bordeaux et doré et je me plongeais dans mon roman.

Je ne sortais de mon livre seulement quand je sentis une secousse, faible certes, mais elle était là, je me redressais de mon fauteuil laissant mon livre choir sur le sol. Que se passait-il ? J’attendis quelques secondes et je sentis que le bateau venait de s’arrêter, inquiète, je sortis de ma cabine pour rejoindre Isabelle qui se trouvait juste dans celle voisine. Elle était aussi inquiète que moi et on se mit d’accord sur le fait qu’on devait attendre nos maris. Les minutes paraissaient des heures. Bon Dieu, que faisait ce fichu Thomas.
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Sam 28 Avr - 22:25



LE NAUFRAGE : Avril 1912


Quand tout bascula, quand notre vie nous échappe, quand le destin est contre nous. Quand nous sommes pris au piège, nous allons subir la colère de l'océan. L'inconscience d'un capitaine. Accrochez-vous car nous allons sombrer dans les abysses. Le monde va nous entrainer, on ne pourra plus lutter. Paix à notre âme.

23h15, j'étais sur le pont. En train de prendre l'air, fumer une cigarette avec ma soeur. Nous parlions du pourquoi nous étions à bord du Titanic et ce qu'on allait devenir loin de notre famille en Amérique. Nous étions à l'arrière du navire, nous nous réjouissions de faire partie de ce voyage inaugurale. Nous étions toutes les deux et rien, oh non rien ne pouvaient nous arriver. L'air de la mer me faisait le plus grand bien même si j'avais passé plusieurs heures en compagnie des infirmières de bord. Suite à un léger malaise de ma part, nous nous étions éloignées de la fête mondaine des premières classes. Malgré ce que le médecin disait, ce soir, je fumais ma - dernière - cigarette. Peu importe, ma santé allait en empirant alors je n'étais plus à ça près. Pour une fois, ma soeur se dérida un peu et fuma avec moi. Ce qui était très rare, madame était parfaite. La brise froide calquait sur notre visage, et la chaleur de la cigarette nous réchauffait. On s'amusait avec la fumée telles deux gamines. On avait des petites joies dans notre vie stricte et réglementée. Ces moments de complicité avec elle me faisaient le plus grand des biens. Je portais une longue robe verte/grise posait sur mes épaules. Une parure de bijou en perle blanche véritable. Mes cheveux soigneusement bouclés étaient attachés en un chignon sobre. Je serais belle pour mourir...

23h40, nous étions en train de rire avec ma soeur, mon ainée que je considérais comme mon modèle, celle que je suivrais partout et pourtant... Dans un éclat de rire, je fus déséquilibrée ma soeur m'attrapa le bras, un grondement venait de se faire entendre. La coque du bateau était touchée, nous avions toucher un iceberg mais cela je l'ignorais. Nous étions à l'opposé de la catastrophe. Je grelottais, et je commençais à trembler. Quelque chose n'allait pas, je le savais, je le lisais dans le regard d'Hélène. Le Titanic venait de s'arrêter. Nous nous réfugions à l'intérieur d'un salon comme si cela allait nous sauver... l'équipage essayait de calmer les premiers paniqués. Je m'assis sur un fauteuil pour me calmer. J'avais eu une petite frayeur avec cette secousse. Nous avions peut-être touché un rocher au fond de l'océan et le temps de faire une manœuvre nous allions repartir. Hélène restait près de moi, sereine elle faisait confiance aux membres de l'équipage. C'était une chance d'être deux, en effet nous pouvions nous entraider... Si quelques minutes avant, nous rigolions telles deux inconscientes du danger. Là, un sentiment d'incompréhension ainsi que de peur pouvaient se lire sur nos visages. Tant que je n'avais pas les pieds sur la terre ferme de toute manière je n'étais pas des plus rassurées. J'arrêtais peu à peu de trembler, respirant profondément. Hélène me tenait la main, et la caressant doucement. le Titanic allait repartir.




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♣ Le Fantôme du Titanic
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Dim 29 Avr - 15:06




Le Naufrage.



Le Titanic vient d’entrer en collision avec un iceberg, réalisant ainsi son destin. Cet évènement avait été prédit depuis bien longtemps dans le fameux roman « Titan ». Il aurait très bien pu être évité, mais les nombreuses erreurs des Hommes, on fait de ce bateau et de ses passagers des martyrs de l’histoire.

23h50 : Voilà maintenant dix minutes que le paquebot a touché un iceberg, le capitaine vient d’être mis au courant et les portes étanches sont maintenant fermées, pour tenter de sauver le navire. Dix minutes plus tard, après que Thomas Andrews ait fait ses calculs à propos du navire, il le déclara condamner. Il est alors minuit. Cinq compartiments étanches étant sous l’eau, il en aurait fallu quatre pour maintenir le Titanic à flot, le temps que les secours arrivent. Le visage d’Andrews est grave, selon lui, il ne reste plus qu’une à deux heures, avec que le Titanic ne sombre.

00h25 : Alors que les signaux de détresses sont envoyés et capté par de nombreux navires, on donne l’ordre d’embarquer les femmes et les enfants à bord des canots. Les passagers de première et de seconde classe sont les premiers à pouvoir embarquer, alors que les troisièmes classes sont bloqués derrières les grilles séparant les classes.
Alors que les passagers aperçoivent un navire au loin, sans qu’on ait de nouvelle provenant de lui, le Carpathia file à toute allure pour secourir le Titanic. L’eau s’infiltre alors dans les quartiers de l’équipage, à l’avant du pont E.

Informations sur le jeu ♦
Nous suivons toujours la chronologie, un peu en accéléré, mais le temps est assez long, avant que les passagers ne puissent prendre les canots de sauvetage. Pour le moment, personne n'est encore partie du Titanic. On place seulement les premières et seconde classes présents dans les canots de sauvetage. Pour le moment, il n'y a pas encore beaucoup de monde sur le pont, peu réalise ce qui va se passer, et certaines personnes ont peur de quitter le Titanic pour un petit canot. Je peux aussi vous dire, que les stewards vérifient les cabines des premières classe et les ferme à clés pour empêcher les pillages.
Les troisièmes classe, quant à vous, vous êtes derrière les grilles, attendant inlassablement que les stewards daignent vous ouvrir. Qu'allez vous faire? Vous rebeller pour passer ou attendre par peur.
Pour toutes questions, les membres du staff sont à votre disposition.



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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Dim 29 Avr - 21:32

Ne vous inquiétez pas, même Dieu ne pourrait pas couler ce navire !


Qui aurait pu imaginer l'horreur qui allait se jouer quelques heures plus tard ? Personne, et c'est bien cela le problème. Les passagers vivaient dans l'inconscience, sans savoir que la majorité d'entre eux vivaient leurs dernières heures. Suzanne ne faisait pas exception à la règle. Pour la première fois depuis le début du voyage, sa soirée était libre et elle avait fait le choix de descendre en troisième classe pour faire la fête. La plus grosse erreur de sa vie et surtout, l'amorce de sa mort...



23 heures 15 : Suzanne éclata de rire et se laissa entrainer par la main dans une folle ronde. Cela faisait une heure qu'elle participait à cette fête, entrainée par des amies domestiques, comme elle. Les festivités étaient beaucoup plus amusantes qu'en première classe, où tout était si guindée. Évidemment, cela n'avait pas le charme des beaux héritiers qui vous faisaient tournoyer dans une longue et délicate valse, mais c'était beaucoup plus entrainant ! Madame Eugénie l'avait libérée pour la soirée étant donné qu'elle voulait être seule avec Monsieur. Ravie, Suzanne avait dénoué ses cheveux, rangé son tablier et enfilé une jolie robe blanche, qu'elle tenait de sa mère. Ce n'était pas une robe de fête, plutôt une robe pour aller sur se balader dans les quais parisiens, mais cela suffirait pour être présentable. De nombreux jeunes hommes avaient tenté de lui voler un baiser mais elle s'était dérobée à chaque fois. Elle ne voulait pas commettre d'impair envers son fiancé qui l'attendait à Paris. Mais cela ne l’empêchait pas d'avoir dansé plusieurs fois avec un garçon du nom de Peter, qui s'obstinait à vouloir danser avec elle. Elle se laissait porter par l'allégresse du moment, envoyant au Diable sa bonne conscience qui lui disait de rentrer car elle se lèverait tôt demain matin pour servir Madame. Elle avait rarement des jours de congés et se consacrait à son travail et à sa famille. Elle s'acharnait à la tâche depuis qu'elle était jeune, elle pouvait bien s'amuser un peu ! Le peu d'alcool qu'elle avait bu lui montait à la tête et elle oubliait tout sens des convenances. Elle avait toujours été raisonnable, posée, humble. Elle n'avait jamais fait d'erreurs regrettables ou trahit la confiance de quelqu'un. Elle était une fille bien, qu'on disait dans son quartier. Une bonne chrétienne, une bonne fille, une bonne sœur, une bonne fiancée, une bonne employée. Jamais un mot plus haut que l'autre ou un pas de travers. Sa mère lui répétait tout le temps qu'elle se devait d'être parfaite. Et elle avait toujours respecté cette consigne.
Sa tête commençait à lui tourner. Peter lui déposa un baiser au coin des lèvres. Elle rit et se laissa entrainer dans un coin plus calme du navire.
Juste se laisser aller, au moins une fois dans sa vie.


23 heures 40 : Suzanne laissa échapper un soupir et ferma les yeux. Elle savait qu'elle regretterait tout le lendemain matin, mais son esprit était trop embrumé par l'alcool et la fatigue pour réagir. Elle se laissait aller aux baisers et aux caresses de son amant, ses fiançailles oubliées. Elle ne se rappelait plus vraiment comment elle avait fini dans cette cabine mais peu lui importait. D'ailleurs, peu de choses importaient sur le moment, à part les mains de Peter sur sa taille. Elle commençait à s'enhardir quand le jeune homme desserra son étreinte. Son attention semblait avoir été attirée par quelque chose. Elle fit mine de parler mais il lui intima de se taire par un geste de la main.

- Les machines sont arrêtées, souffla t-il.

Suzanne tendit l'oreille et comprit qu'il avait raison. Que pouvait-il se passer pour que le navire cesse sa traversée ? Elle n'avait rien senti d'anormal... Elle se redressa lentement pour éviter que sa tête ne tourne trop. Peter lui annonça qu'il allait voir ce qu'il se passait et qu'elle ferait mieux de rester ici. Elle hocha la tête et lui sourit légèrement. Elle ne pouvait pas passer la nuit là, les cabines de troisième classe étaient en colocation. Elle fit plutôt le choix d'aller prendre l'air sur le pont afin de retrouver ses esprits. Lentement, elle sortit dans le couloir où d'autres personnes cherchaient ce qui s'était passé. Un stewart passa parmi eux pour annoncer que tout était normal. Rassurée, elle entreprit de remonter mais se trompa de chemin plusieurs fois, sa perception étant altérée. Lasse, elle se dit que le lendemain matin serait dur. Madame Eugénie la sermonnerait sûrement pour son manque de sérieux. Et la culpabilité commençait à apparaitre. A quoi pensait-elle en se laissant aller dans les bras d'un autre ? Elle était fiancée, bon Dieu !
Soudainement abattue, elle se laissa glisser le long du mur du couloir. Elle irait se confesser au prêtre dès demain. Un homme s'arrêta pour savoir si elle avait besoin d'aide, mais elle déclina son offre. Elle voulait surtout se complaire dans sa honte et attendre que son esprit s'éclaircisse.

- Vous ne devriez pas rester là, mademoiselle. J'ai un mauvais pressentiment, vous devriez remonter. Venez, c'est par là.

Se redressant avec difficulté, elle suivit l'homme. Elle serait toujours mieux dans sa cabine de toute manière.


23 heures 50 : La panique s'empara des troisième classe. Un homme au fort accent italien venait d'hurler que le bateau coulait. Dans la cohue, Suzanne perdit l'homme qui l'escortait. La foule se massait dans les escaliers, pour tenter de remonter. Les parents serraient fort leurs enfants et des épouses se blottissaient contre leur mari. Suzanne suivit le mouvement, ses idées remises en place par l'adrénaline. Elle comptait rejoindre Madame Eugénie dans sa cabine afin de rester près d'elle si le navire coulait vraiment. Elle se précipita comme les autres vers les sorties mais s'arrêta net. Des stewarts bloquaient leur avancée avec des grilles et leur intimait de rester calme, affirmant que leur tour viendrait. Les premières classes étaient évacuées en premier. Tant bien que mal, elle se glissa au plus près des grilles pour parler au personnel du navire. Elle devait remonter pour ne pas abandonner Madame, elle n'était pas une passagère de troisième classe ! Elle était certes une bonne, mais elle avait un billet de première classe, pour une chambre de domestique. Les stewarts ne devaient pas être au courant de cela, c'était sûrement une erreur si elle était coincée ici. Il fallait juste remettre les choses en ordre.
Elle cria plusieurs fois pour se faire entendre parmi le vacarme. Les bébés pleuraient et les mères n'étaient pas en reste. Plusieurs hommes conspuaient les officiers.

- Je suis de la première classe, s'exclama t-elle. Je suis une domestique de première classe ! Je dois remonter !

Mais le stewart ne changea pas d'avis et lui ordonna d'attendre avec les autres. Paniquée, Suzanne s'accrochait désespérément aux barreaux de fer. Elle ne voulait pas mourir ici, elle avait encore toute la vie devant elle ! Si seulement elle était sagement restée en première classe, au lieu d'aller faire l'idiote avec la troisième ! Si seulement elle avait profité de sa soirée de congés pour se coucher tôt !
Elle laissa échapper un sanglot, apeurée. La foule était oppressante et des bruits s'échappait du cœur du paquebot. Suzanne s'intima de se calmer. Elle ferma les yeux brièvement et respira lentement. Ils n'allaient quand même pas les laisser mourir là, tous autant qu'ils étaient ! Il fallait juste attendre, l'équipage savait ce qu'il faisait. Il fallait être patiente. Elle saisit la croix accrochée autour de son cou et se mit à prier avec ferveur. Elle ne voulait pas mourir, pas comme ça, pas ici. Tout allait bien se passer. Elle s'en faisait la promesse.



00 heures 25 : La foule s'était calmée désormais. Les gens s'étaient assis pour la plupart même si certains continuaient de faire les cent pas. Suzanne s'était laissée tomber sur une marche et apercevait par le hublot les lumières rouges et bleues des feux de détresse. Elle échangea un regard significatif avec une autre bonne qu'elle ne connaissait que peu. Malgré cela, les deux femmes partageaient la même détresse. Ses angoisses ne s'étaient pas apaisées alors qu'il était minuit vingt cinq selon la montre à gousset de l'un de ses voisins. On entendait les cris des classes supérieures et les bruits effrayants qui provenaient de la coque du navire. Elle se frictionna les bras dans une vaine tentative pour se réchauffer. Elle se maudissait d'être descendue en première classe, cela lui portait préjudice. Elle craignait de mourir noyée dans les entrailles du navire mais cela ne servait à rien de s'agiter selon les stewarts.
Un homme n'était pas de cet avis. Il conspuait le personnel et secouait les grilles avec rage.

- Ils vont nous faire crever ! hurlait-il. Et vous restez là à ne rien foutre ! Bougez-vous, merde !

Elle secoua la tête. Elle avait du mal à croire qu'on puisse les laisser mourir là, comme des rats. Elle serra sa croix entre ses doigts au point de s'en faire mal. Elle ne voulait pas que le Titanic soit son cercueil après avoir été son ravissement.

- Laissez-au moins passer les enfants et leur mère ! supplia une femme.

Le personnel refusa catégoriquement, arguant que leur tour viendrait. Des hommes se mirent à secouer les grilles en ordonnant qu'on laisse passer les enfants. Suzanne dû se relever pour ne pas être écrasée par la foule qui se massait contre les grilles en hurlant de manière de plus en plus agressive. Elle se retrouva plaquée contre le mur, prête à bondir si les grilles s'ouvraient. Elle espérait que Madame avait signalé sa disparition et que quelqu'un l'attendrait pour la conduire au canot où se trouvait sa maitresse...
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Lun 30 Avr - 15:25

(premier tour)

Le cadrant de l'horloge posé sur le bureau indiquait déjà 23h15. Ses paupières tombaient de fatigue. Ambre était pourtant habituée à veiller aussi tard, mais le berceusement languissant que procurait les vagues attisait son sommeil. Elle se força tout de même à achever son chapitre. Jetant un coup d'œil derrière elle, elle avisa sa cousine Charlotte, assoupie dans son lit, elle-même gagnée par le sommeil. Ambre envia les draps duveteux dans lesquelles Charlotte était emmitouflée, puis elle se morigéna intérieurement. Elle devait finir d'écrire avant d'aspirer au sommeil.

Malheureusement, celui-ci le remporta bien vite la bataille. Un peu plus penchée sur sa feuille à chaque mot écrit, elle finit par se retrouver avec la tête posée sur son bureau. Ses paupières se clorent d'elles-mêmes, submergées par le poids de la fatigue et elle sombra dans les ténèbres.

Une vive secousse la fit tomber de sa chaise et la réveilla en sursaut. Elle étouffa une sourde plainte et se releva sur son séant. L'horloge affichait désormais 23h45.

"Qu'est-ce que c'était que ça? S'enquit-elle, la voix secouée par l'émotion"

Aucune réponse ne lui vint. Ambre savait que Charlotte pouvait avoir le sommeil lourd, mais le choc avait été bien trop violent pour qu'elle ne se soit pas réveillée. Elle se retourna et avisa le lit vide de sa cousine, les draps complétement défait. Ambre se releva vivement, la poitrine tenaillée par l'angoisse. Était-elle sortie de la cabine pour comprendre d'où provenait cette secousse? Ambre écarta aussitôt l'idée, elle l'aurait forcément vue quitter la cabine, puisqu'elle avait été réveillée par le choc. Mais alors où était-elle? Un mauvais présentement l'habitait et embrumait son esprit. Quelque chose ne tournait pas rond à bord du paquebot et Charlotte n'était pas ici.

Ambre s'élança aussitôt hors de la cabine. Charlotte aimait partir en exploration à bord du Titanic avec Katherine ou Scarlett. Peut-être avait-elle rejoint l'une des deux pour faire une autre expédition. Seulement, à cette heure, il n'était même pas certain qu'une de ses amies l'ait accompagnée. La jeune femme pesta. Sa cousine pouvait être n'importe où sur le paquebot et elle n'avait pas la moindre idée de l'endroit où aller la chercher en premier.

En évoluant dans le couloir, elle remarqua soudain l'agitation qu'avait suscité cette soudaine secousse. Les gens sortaient la tête de leur cabine, s'interrogeaient du regard, et murmuraient entre eux d'un air hautement inquiet. Des hommes du personnel arrivèrent bientôt, et s'employèrent à rassurer ce flot de passagers troublés.

"Tout va bien mademoiselle, vous pouvez retourner dans votre cabine, fit un steward à l'adresse d'Ambre"

"Je cherche ma cousine, elle n'est pas là, répondit-elle en continuant d'avancer"

L'homme lui attrapa le bras et commença à la tirer par le bras jusqu'à sa cabine.

"Je suis certaine que votre cousine est en sécurité et qu'elle saura se retrouver sur le paquebot"

La jeune femme se défit rageusement de la poigne de l'homme du personnel, trop inquiète pour se soucier de la bienséance et se lancer dans un dialogue qui n'aboutirait certainement à rien.

"Mademoiselle! S'écria le steward alors que celle-ci traversait le couloir en courant."

Ambre décida alors de se diriger avec le pont des premières classes et d'y commencer ses recherches, peut-être trouverait-elle sa cousine là-bas...
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Lun 30 Avr - 20:41

Je ne savais pas ce qu'il venait de se passer, pourquoi le paquebot avait-il été secoué de la sorte ? Je n'étais pas conscient de ce qu'il se passait plus haut mais j'entendais un grondement sourd venir d'en bas et je me demandais vraiment ce qu'il se passait, c'était une bien étrange affaire. Quand j'arrivais enfin dans les couloirs des troisièmes classes, j'étais essoufflé, mais j'étais loin d'avoir fini de courir pour la nuit. Il y avait devant moi une pagaille monstre, tout le monde criait, on disait que les portes des salles des machines étaient fermées, c'était la panique à bord, on hurlait que les troisième classé étaient prisonnier derrière les grilles, qu'il était impossible de monter sur les ponts supérieurs, j'entendais hurler autour de moi, je savais que mes camarades étaient perdus, il était inutile de redescendre... Je savais également que personne ne viendrait m'aider, je me laissais envahir par le sentiment de désespoir, je ne comprenais pas ce qu'on disait autour de moi « on va mourir ! », est-ce que c'était vrai ? Nous allons mourir ? Impossible ! Nous sommes sur le Titanic voyons ! Non ? Je suivais alors la masse de foule, il y en avait encore qui retournaient dans leur chambre pou raller chercher leur bijoux ou photo de famille sous leur matelas, je suivais les hurlements sans vraiment savoir si c'était une bonne idée, je me sentais complètement égaré au milieu de tout ce bruit...

Poum... Tac. Poum... Tac.
Mon coeur battait de plus en plus fort, je sentais mon pouls dans mes bras, dans mes jambes. Je songeais que j'allais tomber d'une minute à l'autre, mais je tenais bon. J'arrivais devant une grille où tout le monde se mettait à hurler « Ouvrez-nous ! », « Laissez nous passer ! » « Je dois remonter ! » « Et les enfants ! » Quoi ? Mais qu'est-ce que qu'ils disent ? Je les regardais un à un, sans rien comprendre, je me sentais parfaitement inutile, je me sentais dans le décor, je voyais un homme qui portait son enfant sur ses épaules eu dessus de la foule et tapant du poing sur les grilles, je voyais également une jeune femme. J'étais assez loin des grilles, mais si tout le monde voulait passer de l'autre coté, j'irais moi aussi. Tout à coup des hommes arrivèrent encore plus énervé en hurlant d'ouvrir les grilles, je restais là contre le mur, quand tout à coup une jeune femme apparue de nulle par à ma droite ce qui me fit légèrement sursauter. Elle serait avec force quelque chose dans sa main et fixait intensément les barrières, prêtes à bondir dessus, nous n'étions plus même des hommes à ce stade... J'avais l'impression que les riches se gardaient bien de dire aux autres ce qu'il se passait, nous pouvions bine tous mourir, ils n'en avaient rien à faire. Ils savaient se protéger. Mais est-ce que ça suffira ? La colère était une arme destructrice. Je sentais quelque chose s'agripper à ma jambe, je baissais les yeux pour y voir un petit bonhomme qui pleurait d'avoir perdu sa mère, ma voisine de gauche parvint avec difficulté à le hisser dans ses bras pour le porter un peu plus haut, sait-on jamais si sa mère l'apercevait... C'était une nuit épouvantable... Je me rendais compte qu'il était blessé, comment les gens avaient-ils pu piétiner un gamin ? Je sentais que mon abdomen allait exploser...

Poum... Tac. Poum... Tac.
Je n'en pouvais décidément plus, la foule ne réussissait pas. Pour la première fois de ma vie je regrettais le calme de la Roumanie, j'ignorais ce qu'il traversa mon esprit à cet instant... Un excès d'adrénaline, un manque d'oxygène ou que sais-je. Cela n'était pas dans ma nature d'être violent, mais l'enfermement, l'affolement autour de moi me fit perdre quelque peu mon contrôle. Je voyais les images passaient au ralenti devant moi, c'était floue. Je ne savais pas comment j'avais réussi à atteindre l'extincteur qui se trouvait là, puis je dus faire chemin inverse jusqu'au grille, où je fus tout simplement poussé par les autres me voyant armé, je me mis à frapper les grilles avec. Je ne savais plus ce qu'il se passait autour de moi, ni même ce que je faisais, mes mains étaient ensanglantées par les coups ratés, j'avais mal, mon abdomen était littéralement compressé contre les grilles, je sentais que j'allais mourir si les grilles ne lâchaient pas, je frappais encore pour survivre. Il était minuit passé, on ignorait encore ce qu'il se passait à la surface, on ne savait rien, nous étions fait comme des rats. On poussait, on cirait (chose totalement inutile), on frappait les grilles, elles ne finiront pas lâcher ! Si le Titanic n'était pas si solide les grilles ne l'étaient pas non plus ! J'étais essoufflé, la sueur coulait de mon front, quitte à mourir autant ouvrir ses maudites grilles.
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Mar 1 Mai - 1:03




" Lorsqu'on ne peut pas changer son destin et qu'on est voué à la mort autant mourir avec ceux qu'on aime que seule et perdu... "
________



ღ 14 Avril 1912 à 23h50 ღ



Cela fait dit minute qu'une grosse secousse nous fait arrêter de nous amuser. J'étais avec Noély lorsque ça c'est produit. J'essayais tant bien que mal de l'endormir, mais elle ne voulait pas fermer les yeux. Elle avait l'air préoccupé par quelque chose et je le sentais. Pouvons-nous dire que les bébés peuvent ressentir le danger ? Je ne sais point. Tout ce dont je suis sur et certaine c'est qu'il se tramait quelque chose et que personne ne voulais vraiment nous le dire. Jules, mon mari avait été demandé ce qu'il se passait et il lui avait simplement répondu qu'il y avait un problème technique et qu'il ne fallait pas s'inquiéter. J'avais ma fille dans mes bras. Elle ne voulait toujours pas s'endormir, tendis que ma belle-sœur Alice commençait à faire c'est valise en tremblant et en s'affolant. Elle répétait sans cesse : " Il nous faut s'enfuir sinon nous allons tous mourir.. " Elle ne s'arrêtait pas. Je posais soigneusement Noély sur le lit et lorsqu'elle fut en sécurité je m'approchais d'Alice. Je me tournais vers elle et je lui fis volte face en disant : "Calme toi Alice, je sais que la situation est inquiétante, mais calme toi, je t'en prix..." Je là pris dans mes bras et je la serrais tendrement tout en essayant de me calmer moi même. J'avais peur que tout ce qu'elle dit soit vrai et que ce bateau nous fasse couler avec lui. Si mon mari était là il me dirait surement que j'exagérais et que je m'angoissais pour rien. D'ailleurs je commençais à m'inquiéter pour lui. Je me détachais d'Alice pour m'asseoir sur le lit et je soupirais par la même occasion. La seconde suivante mon mari entra dans la cabine. Il nous expliqua la situation et je le regardais d'un air inquiet. De plus je sentais bien qu'il y avait de quoi s'inquiéter puisque depuis cette secousse les machine était arrêté. Jules s'asseyait à mes côtés et il me prit dans ces bras, en un regard il avait comprit mon angoisse et ma peur. Il me connaissait si bien qu'il pouvait deviner tout ça. Il caressa mes cheveux pour me rassurer et me calmer puis il me dit : " Ne t'inquiète pas, tout va bien ce passer mon amour..." Je voulais tant me persuader que ce qu'il disait soit vrai, mais je sentais bien dans sa voix qu'il n'était pas sur lui même. Il me déposa un tendre baiser sur le front et il regarda notre adorable fille. Je me levais d'un bon et je mis mon manteau en disant : "Nous devons nous en assurer, prenez vos mentaux et ce qu'il vous est précieux, car si j'ai raison nous rêverons plus jamais notre cabine..." Je prenais la couverture la plus chaude pour ma fille et je l'enroulais dedans. Je la prenais dans mes bras et j'ouvris la porte de ma cabine, mon mari et ma belle-sœur me suivaient. Nous arrivions aux escaliers pour accéder au pont supérieurs, mais nous étions bloquer par les grilles. Il y avait tellement de monde qui attendait déjà qu'on ouvre les grilles. Les personnes de l'équipages posté devant disaient qu'il fallait attendre que les personne de première et deuxième classe monte dans les canots avant de nous faire monter. Nous attendions péniblement serrer les un contre les autres, je tenais ma fille avec douceur et j'étais en même temps coller à mon mari tendis qu'Alice était près de moi. Puis l'un des hommes de l'équipages dit : " J'aimerais que les femmes et les enfants avance pour monter sur le pont, allez approcher, les femmes et els enfants seulement..." Lorsque j'entendais cela je plongeais mon regard dans celui de mon mari et je lui dis : "je ne veux pas partir sans toi Jules... Je ne peux pas... J'en est pas la force mon amour..." Je laissais échapper quelques larmes que Jules essuya aussi tôt en disant : "Noély a besoin de toi Grace... Part avec elle..." Je lui déposais un baiser et je donnais ma fille à sa tante. Je détachais mon pendentif ou se trouvais notre photo de notre famille et je le donnais à Alice en disant : "Promet moi de prendre soin d'elle comme ta propre fille Alice... Promet le moi... " Elle me répondit : "Grace tu ne va pas rester ici... Viens... " Je fermais sa main ou se trouvais mon pendentif à présent en lui répondant : " Donne le lui le jour de ces six ans et rappelle lui toujours que ces parents l'aimait plus que tout au monde, tu me le promet Alice ? " J'avais la gorge serrer et je laissais échapper plusieurs larmes, mais j'avais prit pas décision. Je préférais que ma fille vive et je ne voulais pas qu'elle meurt avec moi par pur envie qu'elle soit près de moi, ça serrait égoïste de ma part et puis elle est jeune et elle a tant de chose à vivre... Je lui donnais un baiser des plus tendre et je caressais tendrement sa joue en disant : " Ne pleure pas mon enfants... Je te promets que nous nous rentrouvrons Noély... Mais avant tu a une longue vie qui t'attends, alors ne la gache pas ma fille... Je t'aime tant..." Je l'embrassais une nouvelle fois et son père fit de même. J'enlaçais ma meilleure amie et je lui fis : " Prends soin d'elle et n'abandonne pas... Dès que les grills s'ouvrent cour sans t'arrêter... Sauve là, je t'en prix... " Je regardais mon mari puis je tournais la tête entendant tout le monde s'énerver car il ne daignaient pas ouvrir les grilles. Les hommes s’énervaient de plus en plus et ils commençaient à pousser. Je regardais Jules et je lui fis : "Fait quelque chose..." La seconde suivante il parla à quelque un de ces amis qu'il c'était rapidement fait sur le paquebot et ils se mirent tous à foncer contre les grilles poussant le personnel par la même occasion et les grilles qui n'était pas fermer à clé s'ouvrirent. Je jetai un coup d'œil à Alice et elle su qu'il était tant de courir. Elle passa rapidement les grilles dans la cohue et sans se retourner elle disparu au boue des escaliers. C'était la dernière fois que je les voyais et je le savais. Le personnel de l'équipage prit les choses en mains et ils fermèrent les grilles à clés pour être sur qu'on ne passe pas. Je cherchais Jules pour le retrouver et être dans ces bras...


ღ 14 Avril 1912 à 00h25 ღ


Le temps paressait tellement long et pourtant il passait tellement vite. Je savais à quoi m'attendre, mais pour moi je n'étais pas en sécurité tant que je n'étais pas dans les bras de mon mari. Heureusement je le retrouvais rapidement et je fus rassurer. Je lui agrippai la main pour me hisser jusqu'à lui. Je plongeais mon regard dans le siens pour lui dire : " Elles ont réussi mon amour..." Il me regardait d'un air triste et il me dit : "Pourquoi tu n’es pas partie avec elles ?" Mon cœur se sera lorsqu'il me dit cela et j'essayais de répondre : "Je ne pouvais pas t'abandonner ici... Et puis la vie sans toi ne rime à rien mon amour... Je ne peux pas vivre sans toi et je me refuse de le faire... Je préfère mourir avec toi que vivre sans toi Jules... " Il me serra dans ces bras et il me caressais le dos pour la même occasion. Et puis sans lui je n'étais plus rien... A quoi bon vivre sans sa moitié ? Vivre sans l'homme de sa vie ? Pour moi ça ne serait pas une vie et je préfère donc mourir avec lui... Je laissais échapper les larmes tellement sa situation était pesante. J'aimerais que ça soit plus simple, que nous ne mourions pas aussi jeune et que nous arrivions saint et sauf en Amérique, mais ça ne serra pas le cas et nous allons périr sur ce paquebot qui se disait insubmersible. Qui a dit ça d'ailleurs ? J'aimerais bien l'avoir en face de moi et lui dire qu'il c'était fortement tromper. Je maudissais ce paquebot pour nous voué à une mort certaine, mais aussi pour avoir enlever ces parents à une adorable petite fille qui n'attendait que d'apprendre la vie et cette adorable petite fille était la notre. Notre petite Noély allait grandir et vivre sans ces parents. Je pensais aussi au personne qui allaient y laisser la vie alors qu'elles avait rien demandés et surtout au troisième classe à qui on ne laissaient aucune chance en les enfermant lâchement derrière des grilles qui sont impossible à ouvrir. J'attendais la mort qui allait prendre nos vies sans pitié. Mais j'étais rassurez d'être dans les bras de Jules. Je me disais que si nous mourrions ensemble, nous iront au paradis ensemble et que nous serrons plus jamais séparer... Le bruit de l'eau qui commençait à emplir la pièce me fit sortir de mes pensé. La fin était proche et je le savais bien. Jules aussi d'ailleurs. Nous étions entourées d'honnête hommes et femmes comme nous et surtout de pauvre gents qui aurait bien aimé luter et vivre. Mon cher et tendre l'embrassait surement pour al dernière fois de son vivant. Je répondais à son baiser avec amour et sincérité. Puis nous nous regardaient un instant et nous nous disions un dernier " Je t'aime " dans un déchirement dans cœur et nous nous serrons dans nos bras. Je regardais les personne autour de nous et je voyais même des pauvres petits enfants sans défense, des bébés et je regardais leurs peur qui emplissait leurs yeux, sans doute la même peur qui s'affichait sur mon visage. Je fermais les yeux et j'essayais de penser à de bonne chose, mais voyant que l'eau montait tout de même assez vite les personnes autour de nous s’affolèrent. Ils crient et ils bousculèrent pour arriver jusqu’au grilles. Dans ce mouvement de panique je fus détaché de mon mari. Je l'avais perdu, nous avions été séparé. La peur et l'angoisse l’envahissaient. J'hurlais son prénom de toute ma force, mais j'étais cloué au mur sans pouvoir bougé, j'étais seule. J'allais mourir seule et cette idée me faisait vraiment peur. Je pleurais tout les larmes de mon corps tendis que l'eau montais de plus en plus dans la pièce. Je fermais les yeux et j'essayais de ne pas penser à tout ça. Je pensais au belle chose qui c'était produite avant. Je pensais à ma famille, mon mari, ma belle sœur et encore ma fille. Puis je sentais l'eau qui m'empêchais de respirer,. Je me dis qu'il ne fallait pas résister à la mort puisqu'elle me prendrait de toute fassions. Je perdis connaissance très rapidement... Et la ce fut le troue noir... Un trou béant et tristement sombre... Il paraissait rien avoir autour de moi... Et personne n'était présent... J'étais seule et apeuré... Je mourus comme cela... Je croyais même que la mort était un immense océan noir, ou il se passait rien, mais je m'étais tromper... Ben pire m'attendais ...

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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Mar 1 Mai - 17:39

23h50 _ Les gens autour de nous commençaient peu à peu à s’affoler. Nous n’avions pas quitté notre banc. A quoi bon ? Qu’est-ce que cela aurait changé ? Après tout, nous étions deux. Certains étaient seuls et désarmés. Bientôt, un Stewart s’était rapproché de nous pour nous prévenir que le paquebot était condamné. Il nous demanda de ne pas trop l’ébruiter afin de ne pas provoquer un mouvement de panique mais il nous conseilla de ne pas nous approcher du pont E. Que l’eau commençait à immerger le bateau par ce pont. Je serrais un peu plus fort dans mes bras ma jeune épouse et je l’embrassais sur le front. Elle semblait effrayée et elle versa une larme que j’essuyais immédiatement. Je posais mon doigt sous son menton et relevais son visage vers le mien pour plonger mon regard profondément dans le sien.

« Lizzie. Je te fais la promesse que je ne t’abandonnerais pas. Tu sais, il y a des canots de sauvetage et je ne t’abandonnerais pas jusqu’à ce que je sois certain que tu y sois. Que tu sois en sécurité. Je t’en refais la promesse. »

Elle me serra un peu plus fort dans ses bras et posa son visage sur mon torse, fermant les yeux, ne désirant visiblement pas s’écarter de moi. J’avais dis vrai. Je ne l’abandonnerais pas. Du moins, je m’assurerais qu’elle vive et puis je m’en irais. Je n’embarquerais pas à ses côtés. Je ne partirais pas sans Katharina. C’est à ses côtés que je désire être et ce, depuis toujours. Je sais que Lizzie en est consciente, qu’elle sait pertinemment qu’au moment de l’embarcation, je ne serais pas à ses côtés. Mais elle n’en parlait pas. Je pris sa main tendrement et me levait, l’entrainant à me suivre. J’avais une promesse à tenir.

00h25 _ La tension sur le paquebot était palpable. Les gens hurlaient, pleuraient, s’agitaient, se bousculaient et couraient. Ils se précipitaient tous vers le même endroit. L’endroit où nous nous trouvions était empli de passagers de la première et quelques passagers de la seconde classe. Les troisièmes classes manquaient à l’appel et je compris alors que le personnel les avait empêché de se diriger vers les paquebot. Les différences sociales au sein du navire étaient déjà relevées avant le naufrage mais elles n’avaient jamais été aussi mise en avant qu’en cette froide soirée. Les troisièmes classes étaient considérées comme des animaux et en fonction de la contenance de leur porte feuille, ils ne méritaient pas de vivre. C’était scandaleux et j’eus rapidement honte de faire partie de la première classe. Une larme coula le long de ma joue tendis que je serrais la main de Lizzie. Elle protesta par un petit cri rapide et je lui lançais un regard dur. Nous aperçûmes bientôt les canots de sauvetage. Ils étaient encore relativement vides. Une douzaine de personnes dans chaque canot, je fronçais les sourcils. Les membres du personnel criaient « les femmes et les enfants uniquement. Les femmes et les enfants embarquez ! » Je me dirigeais alors vers un canot et aidait Lizzie à embarquer. Elle ne voulait pas me lâcher et me suppliait du regard de monter en cachette. Je lui répondis par un demi-sourire en déposant sur ses lèvres humides un chaleureux baisé.

« Lizzie… prend soin de toi, refais ta vie. Sois heureuse. »

Et je fis ce que je devais faire. Je partie sans un regard en arrière, n’entendant presque plus les appels de Lizzie, ses supplications incessante. Il était injuste que je ne l’eusse jamais aimée alors qu’elle m’aimait de tout son cœur. Et pourtant, je parti en courant vers la femme de ma vie. Je me dirigeais avec hâte vers la chambre de Katharina, la poitrine pressée par l’angoisse. Je n’avais pas un bon pressentiment et à mon plus grand malheur, je me trompais rarement.
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ADMIN SADIQUEThe body of a woman, but the heart of a lion.
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PROFIL♌ Double Compte : Esther Delmas, Mary-Ann Fleming & Scarlett Hamilton
♌ Prénom ou Pseudo : Mari-Jane
♌ Signaux de Détresse : 8567
♌ Points : 20
♌ Jour d'embarquement : 16/07/2011
♌ Age du Personnage : 23 ans
♌ Profession : Couturière & Danseuse à ses heures perdues
♌ Crédits : Mari-Jane
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Journal d'un fantôme
♌ Numéro de Cabine : E10
♌ Situation Amoureuse : Amoureuse de Joseph Earnshaw
♌ Présentation:
MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Ven 4 Mai - 12:48


Et bientôt il n'y aura plus de mer...

♫ Don't stop the music
Minuit approché et j’attendais toujours, mais que faisait Arthur. J’ai si peur, que se passait-il ? Je me décidais à bouger. Bridget était déjà partie avant que je revienne de ma cabine, Meredith avait aussi pris le chemin de la sortie. Je sortais, les couloirs étaient encombrés de monde, pourquoi cette panique ? Que va-t-il nous arriver. J’avançais, je courrais, intérieurement, j’avais envie de hurler, Arthur n’était pas là, il n’avait pas tenu sa promesse, il ne m’aimait pas. Les larmes coulaient le long de mes joues face à cette constatation. Et maintenant, à force de courir n’importe où, j’avais les pieds dans l’eau… Eau ? Oh mon Dieu ! Le Titanic, cet insubmersible paquebot prenait l’eau. Je paniquais, une crise de nerf fini par m’étreindre et je mis plusieurs minutes avant de reprendre contenance. L’eau glacée montait de plus en plus, il fallait que je parte, que je sauve ma peau pour revoir mes parents et mes frères. Jamais, je n’aurais dû partir, ni écouter Arthur. Je l’aimais pourtant, Dieu que ça fait si mal. Je me mis à nouveau à courir, mais cette fois si vers les issus conduisant aux ponts supérieurs, c’était le seul moyen de fuir l’eau. J’allais plus vers l’arrière du bateau et je vis un attroupement de personnes, des cris des hurlements. Certains demandés à la troupe de se taire, d’autres demandaient qu’on laisse passer les femmes et les enfants. La barrière sociale semblait encore être de mise, même quand on se trouvait dans un naufrage. Parce que j’en étais sûr, le Titanic était perdu et maintenant, on laissait la vermine mourir au profit des plus riches. Je fis des coudes pour m’avancer, j’étais furieuse hors de moi, mais alors que j’allais arriver près de la barrière, je le vis : Arthur.
« Arthur, mais que fais-tu-là, je t’ai attendu, mais tu n’es jamais venu. » lui dis-je.
« Georgie, tu es-là, je suis venue dans ta cabine, mais tu n’étais plus là, mais maintenant on est ensemble réunie. » me répondit-il tout en me prenant dans ses bras.

Quelques larmes coulaient le long de mes joues. Pourquoi avais-je douté de lui, il l’aimait, il était venu. Arthur m’aimait. Et à nouveau j’espérais. Je vis alors plusieurs personnes qui tentaient de pousser les grilles, se faisant frapper à l’aide de crosses d’armes à feu, par les stewards. Tous des salauds. Arthur avança, je le suivais, tout en essayant de ne pas trop marcher sur certains pieds. Les troisièmes classes négociaient alors et firent plier, les stewards. Dans le plus grand calme, on devait laisser passer les femmes et les enfants. On allait s’en sortir, tout doucement, mais on allait pouvoir y arriver. Les grilles s’ouvrirent et là, tout se passa vite, sans que je m’en rende compte. Quelques femmes et enfants passèrent, mais bientôt, ce fut la panique, des hommes poussèrent et passèrent, dont Arthur. Je n’eus pas le temps de le suivre, il avait laché volontairement ma main et je restais là à hurler derrière cette maudite grille.

« Arthur. ARTHUR. Que fais-tu, pourquoi tu me fais ça. » Dis-je en larme.

Mais il était déjà bien loin, en grand lâche il avait fuis, me laissant. Je le savais maintenant, je n’avais plus d’illusion à me faire, Arthur ne m’aimait pas. Je restais là, le cœur brisé, les bras ballants tandis qu’on me projetait contre les grilles pour tenter de les faire lâcher. Là je vis une femme, une rousse, elle avait des ordres, les stewards devaient monter et nous laisser là. Au fond de moi, je maudissais cette femme. Il était 00h25 et nous étions livrés à nous même. Nous pouvions que compter sur nous même pour nous sauver. Je me dégageais et ma plaça contre l’un des murs. Mes bras étaient couverts de bleus et le reste de mon corps devaient être dans le même état. Dire que je marquais si vite. Je ne voulais pas penser à Arthur, il fallait que je conserve mes moyens pour mieux le retrouver et le tuer de mes propres mains.

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GEORGIANA O'HARA ϟ « La mort n'est que le commencement. » Le coeur brisé, d'une jeune femme de troisième classe.  

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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Ven 4 Mai - 17:07

    Cela doit bien faire une dizaine de minutes que le navire a touché cet iceberg. Contrairement à tout le monde, j'étais sereine, dans un état que je n'avais pas connue depuis des années. C'était le calme plat dans mon esprit, il s'était vidé, il n'y avait plus rien à l'intérieur. Les autres passagers courraient de partout, je pouvais le sentir, c'était la panique à bord, mais pour moi c'était bien tout l'opposé. Et encore, je suis persuadée que tout le monde n'a pas réalisé ce qu'il était en train de se passer. L'insubmersible Titanic était sur le point de sombré. Je ne sais pas tellement les indications qu'avait le Capitaine, et je m'en fichais mais je le sentais au fond de moi, j'étais déjà morte comme ce bateau qui serait au fond de l'océan. J'étais à genoux dans ma cabine, je ne bougeais plus. J'entendais quelques cris ça et là, mais je ne voyais rien. J'avais fermée ma cabine de l'intérieur, aucune chance que quelqu'un ne me voit donc. La lumière était éteinte, j'étais dans le noir complet, j'étais si bien. J'aurais presque pu aller me coucher tranquillement, attendant de finir au fond de l'eau, mais je ne commandait plus rien. Mon corps semblait être déjà inerte alors que je n'avais pas sentie l'eau sur mon corps, une eau glaciale sans doute, frigorifique, mais qui apaiserait mon esprit à jamais. Des signaux de détresse avaient sans doute été envoyé pour qu'on vienne secourir le Titanic, mais il était trop tard. Ne sachant rien de l'exactitude de la situation, je pouvais sentir en moi cette morte lente et terrifiante qui se présageait pour moi et pour bon nombre de personnes. Je n'envisageais même pas un instant une possible survie à ce naufrage. Peut être que tout cela arrivait à cause de moi qui sais ? Qui sait ce que dieu nous réserve ? Je voulais mourir, je me suis enfuis de chez moi, laissant mon enfant et mon mari loin derrière moi, chose que je n'aurais pas du faire mais je l'avais fait et la grâce divine ne semblait pas être pour moi.
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Ven 4 Mai - 17:45

Nous venions donc de foncer dans un iceberg à moins que ce ne soit le contraire, je ne saurais tellement vous dire. Je discutais tranquillement dans la cabine de ma voisine quand on vint frapper à la porte. Enfin c'est ce que j'ai cru entendre. J'ai alors salué ma voisine, lui disant que nous nous reverrions sans doute plus tard. Si on frappait à sa porte c'est sans doute qu'on voulait lui parler, donc la laisserait tranquille avec son prochaine interlocuteur. Mais en ouvrant la porte, il n'y avait déjà plus personne. Je voyais les gens courir dans tout les sens, sans tellement comprendre pourquoi quand une jeune daigna m'adresser la parole me disant que le navire était en train de couler qu'il n'y en avait plus pour très longtemps ... Je regardais alors ma voisine qui n'en croyait pas ces oreilles comme les miennes, mais la menace semblait sérieuse. Le navire semblait véritablement avoir rencontré un iceberg. Je sortais donc de la cabine faisant signe à ma voisine de venir avec moi. Il fallait aller sur les ponts supérieurs au niveau des canots de sauvetage, enfin si nous le pouvions parce que nous autres 3ème classes bien que vivant dans un plus grand luxe que chez nous, nous n'étions pas forcément très bien vu malheureusement ... Et ce que je craignais arriva. Il y avait des grilles qui bouchaient l'accès aux ponts supérieurs. Des stewarts étaient là pour que nous ne puissions pas aller plus loin. La fin semblait être proche à présent, car je doutais que les grilles s'ouvrent un jour, tout du moins qu'elles s'ouvrent à temps. Je ne sais pas pourquoi mais je me suis senti résigné à ce moment là. Je m'écartais de la foule qui se pressait contre la grille.

Et s'il y avait un autre moyen d'accéder aux étages supérieurs ? Malheureusement, je n'avais pas pris le temps d'étudier le bateau comme il se doit, je ne savais donc pas s'il y avait d'autres passages possibles. Je regagnais ma cabine alors. Je n'avais pas d'outils pour creuser ou percer des trous. Il ne semblait y avoir aucune faille dans le plafond de ma cabine. Que faire alors ? J'avais perdu de vue ma voisine, sans doute était-elle resté avec les autres 3ème classe à vouloir forcer l'ouverture des grilles mais je ne me faisais pas d'illusion à ce niveau là, nous n'obtiendrons rien du tout. Si seulement, j'avais pu amasser un peu plus d'argent pour pouvoir obtenir un billet de seconde classe, je ne serais pas ici à essayer l'impossible. Je regardais l'heure. Cela devais bien faire une demi-heure que la secousse s'était fait ressentir. Combien de temps nous restait-il ? Je ne le savais pas, mais j'aurais aimé avoir un dernier plaisir avant la mort. Je ressortais donc de ma cabine pour trouver ma voisine et lui avouer mes sentiments à son égard alors que ce n'était pas forcément vrai. A ma grande surprise, elle le prit très bien. Je l'emmenais alors dans ma cabine ...
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Dim 6 Mai - 15:00


Il faut suivre son destin.

♫ Don't stop the music
Du mieux que je pouvais, je tentais de calmer Isabelle, elle était si nerveuse que je devais moi-même retenir de la gifler. Je l’adorais, mais voilà, par moment, elle m’exaspérait. « Isabelle, calmes toi, tu vas finir par me communiquer ta nervosité. » Je la laissais seule dans le petit salon et j’ouvris la porte du couloir. Je vis un steward passer par là, lui aussi semblait nerveux. Je lui attrapais le bras et lui demandais : « Monsieur que se passe-t-il ? C’était quoi cette secousse. » Il me répondit un simple : « Rien madame, nous avons juste eu un simple incident dans la salle des machines. » Je le regardais de mon regard le plus exaspérait et je retournais dans ma cabine, tout en claquant bien la porte. Il se fichait vraiment de moi, un simple incident ? Mon œil, j’ai bien sentis le paquebot toucher quelque chose et ce n’était vraiment pas un petit problème sans importance. Je ne croyais vraiment pas que le paquebot était insubmersible, rien n’est invincible. En plus, j’ai bien vu, le Titanic a failli toucher une digue à Cherbourg et les passagers qui sont partis de Southampton m’ont rapporté que le New York, avait presque entré en collision avec le Titanic. Isabelle m’attendait et je lui rapportais les mots du steward et aussi ma propre pensée à propos de cette situation.

Thomas finit par rentrer, en compagnie du mari d’Isabelle, il m’attrapa le bras et m’entraîna dans notre cabine. Une fois à l’intérieur et la porte fermée, je me dégageais brusquement de lui. « Thomas, que se passe-t-il, pourquoi êtes-vous si nerveux. » Cet homme m’exaspérait de plus en plus et depuis notre embarquement à bord du Titanic, je ne rêvais que d’une chose, tuer cet homme. C’était psychologique, même si je l’appréciais, je devais le tuer. « Ma chérie, si nous restons ici, nous allons couler. Prenez vos bijoux les plus précieux, votre manteau et votre gilet de sauvetage. » Je le regardais alors, comme si ce qu’il venait de raconter était la meilleure des blagues. Un rire nerveux me prit et Thomas me secoua pour me calmer. « Scarlett calmez-vous et faites ce que je vous ai dit. » Je me calmais et le repoussais à nouveau, il m’attrapa à la taille et m’embrassa. C’était probablement le meilleur baiser de ma vie. Intense, violent à la fois. Une fois terminée, je ne le regardais pas et je pris mon manteau, et en remplissait les poches de bijoux. Thomas attrapa deux gilets de sauvetages et il m’en mit un. Je me sentais ridicule ainsi affublé. Une fois vêtus, nous sortions tous deux de notre cabine au même moment qu’Isabelle et son mari. Ensemble nous partîmes vers le pont des embarcations. Dehors il faisait tellement froid, j’avais bien fait de me couvrir. Thomas semblait serein et Isabelle de plus en plus inquiète. Nous allâmes vers les canots de sauvetages et là, nous apprîmes, que c’était seulement les femmes et les enfants. Je m’en réjouissais, j’allais peut-être devenir veuve, avec un peu de chance. Il était 00h25 et je montais avec l’aide d’un steward à bord du canot numéro 6. Il y avait peu de monde à l’intérieur. J’invitais Isabelle à me rejoindre, mais elle se recula, elle ne voulait pas partir sans son mari. J’insistais et quand je vis le couple reculer, je me résignais, je serais donc seule. Thomas s’approcha et me murmura : « Ma chère, votre amie vient de donner à son époux, la plus belle des preuves d’amour. Vous devriez prendre le même exemple. » Je n’avais qu’une envie, lui cracher à la figure. Je le détestais tellement. Jamais je ne jouerais la carte de la gentille épouse pour lui. Je me détournais de lui et lui dis un simple : « Adieu Thomas. » Le canot allait bientôt descendre, mais mon regard se posa à nouveau sur lui. Lui et ses regards et sourires sarcastiques. Je le détestais. La rage montait en moi, il fallait que je me débarrasse immédiatement de lui.
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Lun 7 Mai - 22:01



LE NAUFRAGE : Avril 1912


23h50 Ne pas paniquer hein … comment faire pour ne pas paniquer. Je suivais les indications de ma sœur, je restais calme, ce n’était pas le moment de taper une crise d’hystérie.

    HELENE ¤ « Elisabeth, calme toi. Ce n’est pas le moment de paniquer d’accord ? Respire profondément. Tout va bien. On est ensemble. »

    ELISABETH ¤ « Le chien, le chien est en bas, le chien, il faut sauver le chien. Nous allons couler, nous allons couler. »

    HELENE ¤ « Elisabeth, le chien va bien. Et nous n’allons pas couler. Cesse de dire des sottises. »


Je le voyais dans le regard de ma sœur que je ne disais pas de sottises… Elle me prit dans ses bras, me caressant les cheveux. Dernière fois que j’étais contre ma sœur. Que je sentais ces douces mains contre mes cheveux, son souffle dans mon cou, sa chaleur rassurante de grande sœur. Père, nous avait tués en nous faisant monter sur le Titanic. Il ne verrait que de ça, se débarrasser de nous c’était pour cela d’ailleurs qu’il nous avait envoyé en Amérique.


    HELENE ¤ « Viens ! Je vais te sortir de là, je te le promets. »


Ma sœur me prit par la main, m’entrainant avec elle vers le pont d’embarcation. Elle prit bien soin de me remettre ma veste en fourrure avant de sortir, fourrure blanche que j’avais posée sur mes épaules et de bien ajuster mon chapeau. Oui élégante en toute circonstance. Ma sœur était comme ma mère, une mère de substitution. Elle s’occupe de moi, elle était parfaite en grande sœur. Aucune pensée pour les troisièmes classes, j’ignorais alors qu’ils étaient enfermés par une grille et qu’ils étaient bloqués. Sinon, j’aurais certainement fait un scandale ! Les traiter ainsi tels des animaux c’était inadmissible. Arrivée devant les canots, je me doutais bien qu’il n’y aurait pas assez pour tous… c’était surement pour ça qu’ils avaient écarté la plus basse des classes.

00h25 Arrivée sur le pont des embarcations, nous étions des premières classe on nous donna un gilet de sauvetage. L’équipage disait « les femmes et les enfants d’abord pour monter dans les canots ». Il y avait beaucoup de monde qui attendait pour monter à bord d’un canot. Beaucoup de panique et d’incompréhension aussi. Tout le monde se bousculait pour pouvoir monter à bord des canots, je tenais fort la main d’Hélène. Elle était devant moi, elle essayait de faufiler. Nous n’étions pas deux violentes, nous ne comptions pas nous battre pour monter à bord des canots. Nous nous ne rendions pas compte de ce qui allait se passer sinon nous aurions peut-être paniqué. Je regardais ma sœur, ses cheveux, les courbes de ses formes, sa robe. Puis, je voyais à certains qui avait des valises avec eux, alors que nous, nous n’étions pas retournées à notre cabine. On avait tout laissé parure, toilette… mais surtout, le médaillon de Mère. Le seul souvenir que j’avais d’elle depuis sa mort cérébrale. Je lâchais la main d’Hélène qui se retournait vers moi d’un air d’incompréhension elle voyait que je commençais à m’affoler.


    HELENE ¤ « Lizzie, pourquoi tu t’affoles d’un coup ? C’est la foule c’est ça ? »

    ELISABETH ¤ « Non Hélène, j’ai laissé le médaillon de Mère dans la cabine. Monte à bord du canot. Je te rejoins plus tard, tout vas bien se passer. Monte. Ne m'attend pas, je reviens vite. »


J’embrassais ma tendre sœur, qui essayait de me retenir me disant que ce n’était pas grave que ce n’était qu’un médaillon. J’avais les larmes aux yeux mais je devais me dépêcher. A ce moment là, je ne savais pas qu’en lâchant la main de ma sœur j’avais signé mon arrêt de mort.

    ELISABETH ¤ « Je t’aime, Hélène. »


Je ne me retournais pas, je partais en courant en direction de l’intérieur du paquebot. Je sentais encore le contact de la joue froide d’Hélène contre mes lèvres, son parfum enivrant, la douceur de sa main qui s’éloignait. Dernière fois que je voyais ma sœur, je me retournais avant d’entrer sur le Titanic. Je l’aperçus brièvement, elle se trouvait devant le steward elle refusait de monter sur un canot je le voyais faire non de la tête. Elle me fit sourire, elle était parfaite ma sœur. Ce que je n’avais pas vu, ni entendu c’était qu’elle avait, elle aussi, murmurait un ‘’Je t’aime Lizzie’’ et avait essayé de me rattraper parmi la foule. Mais c’était trop tard, mon destin était encré. Pour la dernière fois, j’avais vu ma sœur, j’avais entendu le son de sa voix, j’avais sentie sa peau contre la mienne. Ma sœur… Rien qu’en repensant à elle, en revoyant son sourire les larmes me montaient aux yeux. Et si, j’avais fais la plus grosse bêtise de toute ma vie ?
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Lun 7 Mai - 23:05

Adélaïde C. Charazens
« Insubmersible ? Vraiment ?»




23h15, je me trouve dans ma chambre assise sur mon lit, mes camarades de chambre sont parti faire la fête, moi j'en ai pas envie, je suis un peu fatigué et je préfère rester ici dans le calme et écrire tout ce qui me passe par la tête, mes nouvelles rencontrent et mes journées. Je suis vraiment heureuse d'être sur le Titanic, en direction de New York, c'est une chance inouïe...

Alors que je pose mon cahier et mon stylo sur la table de chevet pour m'apprêter à dormir, une forte secousse se fit sentir que ce passe-t-il ? Le bateau s'est-il arrêté un peu trop vite ou est-ce plus grave ? Suivant ma curiosité je sors de la chambre pour voir ce qui se passe. Pas mal de personnes font la même chose, un employé passe dans les chambres pour calmer les inquiétudes en disant qu'il y a un petit problème technique et qu'il ne faut pas s'inquiéter. Faisant partie des passagers dormant le plus bas dans le Titanic je me rends bien vite compte que les machines se font silencieuses, donc cet employé ment. Tournant la tête à ma gauche je vis Grace partir tenant sa fille dans les bras accompagnés de son mari et sa belle-soeur, elle aussi a deviner, quelque chose de plus grave se trame...

J'ai seulement le temps d'enfiler des vêtements chauds qu'un deuxième employé passe dans les cabines pour donner des gilets de sauvetage. Le Titanic coule . Non cela est juste impossible... Ils avaient dit qu'il était insubmersible, que même Dieu ne pouvait pas le couler ! Est-ce qu'il se vengerait ? Je pris un gilet de sauvetage sans me poser plus de questions, ainsi que ma photo de famille, c'est tout ce que je pouvais emmener et tout ce que j'avais de plus précieux, puis je suivit le mouvement des hurlements. Quand j'arrivai au niveau des escaliers les grilles étaient fermées, ils étaient donc si cruels ? Tout cela parce que nous avions moins d'argent que les autres ! Ici aussi il y avait des enfants ! Comme toujours ma colère pris le dessus et n'en pouvant plus je vins à mon tour m'acharner sur les grilles en oubliant toutes politesses : "Espèce de petite ordure ! Espèce de monstre ! Laisser au moins passer les enfants ! LAISSER PASSER SES ENFANTS ! ILS SONT BIEN PLUS IMPORTANTS QUE VOS BOURGES ! Vous allez tuer des enfants ordure ! Allez crever !"
Je vis dans le regard d'un des employés de la tristesse et de la culpabilité, profitant de ce moment de faiblesse je le regardai dans les yeux et rajoutai "Voulez-vous vivre en supportant chaque jour le meurtre de ses enfants? Regardez monsieur il y a même des nourrissons ! Voulez-vous vivre avec ça ? Voulez-vous allez en enfer ? Monsieur je vous en prie laisser passer les enfants ! Ils ont la vie devant eux... Ce serait cruel que de les laisser mourir, laisser les passer."
L'employé s'approcha doucement des grilles les clés en main, mais alors qu'il s'apprêtait à ouvrir son collège arriva et lui cria "Que fais-tu malheureux !? Les premières et secondes classes ne sont pas encore passées !" Il lui prit la clé et ils partirent tous deux. Les gens paniqués de plus en plus, personne n'avait l'air de nous vouloir nous ouvrir un jour et plus le temps passe plus le bateau basculé.
Un steward apparu et les supplications reprirent de plus belle. C'est alors que je vis Andreï que je n'avais pas encore remarqué, prendre un extincteur et foncer sur les grilles à toute vitesse. Voulant éviter de prendre un coup je m'écartai vivement comme la plupart des personnes se trouvant sur son passage. Il y eut un moment de silence puis chaque homme attrapa un objet pour pouvoir frapper sur les grilles avec, tandis que les femmes prirent leurs enfants dans les bras. Dans un coin je vis un enfant seul, je le pris dans mes bras en essayant de le calmer et de me calmer moi-même, puis je me positionnais derrière les hommes prêts à partir avec l'enfant une fois les grilles ouvertes.
fiche par century sex.


Dernière édition par Adélaïde C. Charazens le Lun 14 Mai - 21:42, édité 1 fois
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♣ Le Fantôme du Titanic
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MessageSujet: Re: EVENEMENT 1912-2012 ♣ " Le naufrage. "   Dim 13 Mai - 12:52




Le Naufrage.



1h15 : On ne voit désormais plus le nom du Titanic à l’avant du navire, l’eau s’engouffre partout, laissant les chances de survie s’amenuiser. Les stewards laissent enfin les passagers de troisième classe passer, mais toutes les grilles ne sont pas ouvertes. Certains passagers meurent noyés, la fin est proche. Au loin, sur le pont des embarcations, les messages des opérateurs se font de plus en plus pressants, tous le savent, la fin est proche. Pour se sortir de cette impasse, des passagers sautent du pont pour rejoindre les canots à la nage, mais beaucoup meurent. Sur les ponts bâbords et tribords, les canots se remplissent et on y trouve de plus en plus de passagers dedans. Bientôt, il n’y aura plus de place pour fuir le Titanic.
La panique s’empare des passagers, l’eau s’engouffre un peu plus à chaque minute. Certains veulent embarquer de force dans les canots. Les officiers pour calmer la foule tire avec leurs armes.

2h18 : Le commandant Smith donne ses ordres : « Désormais, c’est chacun pour soi ! » C’est la dernière fois qu’on verra cet homme vivant. Il n’y a plus de canots. Par désespoir, on déploie les radeaux, mais le temps manque, la partie avant s’enfonce de plus en plus. Les musiciens s’arrêtent de jouer, maintenant, on entend plus que les cris de paniques. Quelques instants plus tard, une première cheminée s’écrase, tuant sur son passage de nombreux passagers. On entend un grondement sourd, et le Titanic ne devient plus qu’une masse ténébreuse : l’électricité vient de s’éteindre.


Informations sur le jeu ♦
Nous suivons toujours la chronologie, un peu en accéléré, nous sommes arrivée à un moment critique où il n'y a plus de canots de sauvetage. Volontairement, je me suis arrêté avant que le Titanic ne se brise en deux. Nous nous situons à l'avant dernière partie de ce naufrage. Ici beaucoup sont déjà morts, surtout ceux qui se situent à l'avant du navire (l'eau y est déjà présente partout). Vous n'êtes pas obligé de mourir tout de suite, cela dépend de l'endroit où se trouve votre personnage. S'il est sur le pont, il peut s'en sortir jusqu'au bout, à moins qu'une cheminée lui tombe dessus.
Pour toutes questions, je vous conseille de contacter Georgiana. Ou sinon, sur ce site, il y a une bonne chronologie du naufrage, si vous vous sentez perdus : http://titanic.pagesperso-orange.fr/




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