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 C´est que le bonheur est à deux doigts de tes pieds

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MessageSujet: C´est que le bonheur est à deux doigts de tes pieds   Sam 1 Mar - 23:32




Je me trouvais dans mon appartement. C’était une froide après midi ensoleillée. L’hiver était encore là et la neige tenait bon encore. Les membres de l’équipage avaient été affolés par le nombre de glissade causé au début de l’hiver, par cette neige et ce gel. Le parquet était verglacé mais il avait fini par trouver une solution. L’eau de mer, salé de base, avait eu raison de ce verglas et désormais, il était plus appréciable de sortir et de compléter ce paysage d’hiver.  Ce jour là, j’avais choisi de rester confinée à l’intérieur de ma cabine et j’attendais l’heure, j’attendais que vienne le moment ou j’entendrais la porte toquer. Actuellement, j’étais assise dans un de ces fauteuils rembourrés du Titanic. Un autre, vide, me faisait face et était séparé par une petite table de salon. Et j’attendais…
De temps en temps, je scrutais l’horloge mais l’heure n’était pas encore arrivée et je ne savais même pas si la personne que j’attendais, allait arriver ou ne pas venir. Après tout, dans l’invitation laissée, je n’avais pas demandé de signifier la présence ou non. A vrai dire, cela ne m’était même pas venu à l’esprit de le faire, d’autant plus que j’avais sentie un désarroi profond émanant de son être. Et même, si je ne l’avais pas vu réellement, même si je n’avais pas entendu la phrase fatidique « ça ne va pas », je l’avais ressenti. Tout mon être entier avait été imprégné de cette souffrance qu’elle tentait de dissimuler alors derrière un pauvre sourire, une fausse joie apparente. Et parce qu’elle avait été là pour moi, automatiquement et sans réfléchir, j’avais choisi de l’aider, de voler à son secours parce qu’au fond, je sentais qu’elle pourrait avoir très bien besoin de moi. Comme j’avais eu besoin d’elle, mon amie Héloïse.
Je me souvenais encore des raisons qui nous avaient poussées à nous soutenir. Je me souvenais de mon apparition dans le casino, la première depuis mon arrivée. Je revoyais encore la partie de poker, le champagne coulant à flots et ce groupe de femmes que nous étions. Et Jules, complètement ivre, qui m’avait violenté. Et je la revois, elle, petite poupée blonde, n’hésitant pas à s’attaquer à mon mari, à lui rentrer dedans. J’étais tellement choquée, tellement apeurée qu’elle m’avait proposé de me raccompagner à ma cabine. Mais j’étais tellement terrifiée que je lui avais demandé de rester. Et cette nuit de sommeil bienfaiteur n’était jamais arrivée : nous avions parlé longuement de nos vies respectives. Et cette entrevue s’était soldée par la satisfaction d’une nouvelle amitié. Encore une fois, et par la suite, elle m’avait témoigné de son soutien sans failles lorsque la tuerie des revenants avaient eu lieu. Mais cette fois ci, tout était différent et je sentais que là, Héloïse avait besoin de moi, de mon aide. Je n’étais pas disponible sur le champ lorsque je l’avais croisé parce que je devais aller voir Scarlett. Mais je m’étais promis de la faire venir dans ma cabine. Par le biais d’un steward, je lui avais envoyé une invitation à venir dans ma cabine et j’espérais fortement qu’elle viendrait. Alors j’étais là et j’attendais. Je pensais à tant de choses en même temps et puis je revoyais encore le visage soucieux de mon amie. J’étais bien décidée et motivée à comprendre ce qui n’allait pas.

Sa visite me ferait surement plaisir mais je ne savais si elle viendrait alors j’attendais…
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MessageSujet: Re: C´est que le bonheur est à deux doigts de tes pieds   Jeu 17 Avr - 22:14

Nayah ∞ Héloïse


Pour ne rien se cacher, cela faisait désormais de longues semaines qu’Héloïse n’avait pas passé une après-midi avec des amies. Mary, Ann-Elizabeth, Victoria, Lavinia… toutes ces amies d’enfance, elle n’en avait vu aucune, pas même depuis sa mort au manoir. Elle était revenue subitement à la vie le lendemain matin alors que Mary et Ann la croyaient disparues à jamais. Dans un coin de l’esprit de la Comtesse, c’était comme si elles avaient fait le deuil de leur amie, alors elle ne passait guère de temps en leur compagnie. Il en était de même pour Nayah et Blanche. Elles formaient toutes les trois un trio qui avait su faire ces preuves, notamment avec la terrible histoire des revenants. Elles s’étaient prouvées qu’elles pouvaient compter l’une sur l’autre. Toutefois, Héloïse ne pouvait oublier sa nature première : celle de n’avoir besoin de personne. La jeune femme était un être solitaire qui se renfermait d’autant plus quand elle souffrait. Elle préférait se retrouver avec elle-même, enfermée dans sa cage de sentiments où elle pouvait se débattre en tous sens comme elle le souhaitait, et ruminer ses plans de vengeances, aussi calculatrice et froide qu’elle pouvait être. Et si durant de longues années, sa principale cible avait été le Comte, aujourd’hui, il ne s’agissait de nul autre que Jack. Il devait payer toutes ces offenses et elle saurait lui faire regretter d’être né un jour. Héloïse pouvait accepter qu’il la rejette, elle pouvait accepter qu’il ne l’aime plus, qu’il ne veuille plus la voir. Mais au grand jamais, elle ne souhaitait pas qu’il salisse sa réputation, qu’il l’accuse de faits qui n’étaient pas les siens, et surtout qu’il se conduise avec autant d’impertinence. Comment osait-il la traiter de catin ? Comment osait-il prétendre qu’elle lui avait caché sa grossesse ? Comment osait-il l’humilier devant une assemblée entière ? Tout son être se révoltait contre les actions de Jack et contre le fait qu’elle se retrouve une fois encore en position de faiblesse, sans la moindre arme pour se défendre contre les accusations qu’il portait contre elle. Une volonté farouche l’animait, celle de vouloir le réduite en poussière. Elle en jubilait d’avance, de le voir souffrir. Et surtout, de le voir souffrir autant qu’elle souffrait elle. Ce qu’elle ne comprenait pas, c’était le fait qu’il poursuive sa vie alors qu’il était le meurtrier de son propre enfant. Comment ne pouvait-il pas se dégoûter lui-même ? Son enfant… la chair de sa chair… Elle ne parvenait tout bonnement pas accepter d’avoir perdu son enfant, de l’avoir oublier. Son être tout entier était pétri de regrets, de culpabilité. Elle ne vivait plus. Elle était perdue dans son chagrin. Héloïse avait toujours su dissimuler avec habileté ses états d’âme, mais cette fois était la fois de trop. Lorsqu’elle consentait enfin à sortir de sa cabine pour ne plus être sans cesse assaillie par les questions de Lisbeth qui s’inquiétait pour elle, elle baissait la tête, comme si elle était devenue soudain trop lourde pour elle. Elle traînait un peu lent et désespéré. Malheureusement, ce comportement n’avait pas été étranger à son amie Naya. Elle avait eu beau lui offrir un de ces rares sourires, elle retrouva quelques jours plus tard une invitation de la première classe sur son lit. Héloïse souffla en ouvrant la lettre, sachant pertinemment de quoi il s’agissait et elle rejeta le papier sur sa couchette, comme s’il n’avait pas la moindre importance. Elle comptait faire comme si elle n’avait jamais eu la lettre et oublier toute cette affaire, elle ne souhaitait pas la voir. Elle ne souhaitait voir personne. Elle s’était donc facilement résolue à décliner l’offre, quand une idée jaillit tout à coup dans son esprit. Pour connaître suffisamment bien la revenante, j’avais vu les quelques changements qui s’était opérée sur elle depuis qu’elle avait noué des liens avec Scarlett Hamilton, une première classe à la réputation très sulfureuse. Elle n’était guère en position de juger, surtout depuis qu’elle s’éloignait autant de toute relation, mais temps où elle allait encore rendre visite à Nayah, elle était tombée sans faire exprès sur un revolver que l’asiatique gardait dans l’une de ses commodes. L’association d’idée se fit aussitôt dans l’esprit de la Comtesse. Il fallait un châtiment pour le joueur de poker et elle venait d’en trouver la pièce maîtresse. Si bien que lorsque le jour vint, Héloïse se présenta chez Nayah, ayant perdue du temps à essayer de se donner une apparence décente. Il lui faudrait mettre tous les atouts de son côté pour parvenir à mettre son plan à exécution. Elle frappa à la porte et Nyahe ne tarda pas à venir lui ouvrir. « Nayah ! Comme je suis heureuse de te voir ! Excuses-moi pour mon retard, mais Lisbeth n’en finissait plus de parler. » mentit-elle avec conviction, un sourire parant ses lèvres. « En tout cas, ton invitation me touche énormément. Voilà de longues semaines que je n’étais plus venue te rendre visite. »

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MessageSujet: Re: C´est que le bonheur est à deux doigts de tes pieds   Sam 26 Avr - 22:19

J’étais assise dans mon sofa tourné vers la fenêtre de ma cabine et j’attendais, patiemment. J’espérais que mon amie viendrait. J’avais hâte de voir son beau visage, son sourire qui me rendait heureuse. Pourtant, je songeais également à cette intuition me tenaillant. Cette visite, cette fois ci, risquait de ne pas ressembler à celle dont nous avions l’habitude d’avoir avec Blanche. Là, c’était différent car je sentais que la Troisième Classe avait besoin d’aide. J’avais ressenti en elle une pointe de désespoir difficilement identifiable derrière un sourire parfait. Ce même genre de sourire l’ayant habité lors de notre rencontre au Casino. C’était un de ces masques de femme forte derrière lequel se cachait une intense souffrance. Oui, Héloise souffrait et le peu d’empathie que je possédais, avait reçu de plein fouet ce mal être l’habitant. La jeune femme avait besoin de quelqu’un. Encore fallait-il qu’elle l’accepte…. D’où l’objet de mon invitation. Je ne savais même pas comment m’y prendre et je me disais qu’elle risquait de le prendre mal. Mais peu importait, et je sentais qu’elle avait besoin de moi.  Cette sensation s’était incrustée dans ma chair. C’était indéniable. C’est pour ça que l’amitié existait. Pour que l’on puisse avoir, un beau jour, une oreille pour écouter et une épaule sur laquelle se reposait pour mieux pleurer. Je ne lui demandais jamais ce qu’il en était avec ce Jack, cet homme obsédant ces pensées. Mais de ce que j’en avais compris, il était l’objet de toutes ses pensées et de sa plus grande peine. Elle l’aimait c’était certain, et cela l’était d’autant plus évident que je les avais vu faire. Je me souvenais, c’était dans le fumoir. Jack s’en était pris à moi, nous accusant nous autre  revenants. Et Héloise était intervenue pour le calmer. Et je me souviendrais toujours combien il s’était immédiatement calmé dès lors qu’elle lui avait demandé. Il avait suffit d’un geste réconfortant, de cette main posée sur son torse dans un geste d’amour et de soutien. Et puis, même lui, il avait de ces manières de la regarder. Et là encore dans ce fumoir, j’avais vu ces coups d’œil, ces gestes. De toute évidence, dans la vie de cet homme, Héloise était l’unique femme pour qui son cœur battait. L’intuition féminine ne me trompait jamais à ce sujet là. C’était presque une évidence. Il ne pourrait jamais y avoir une autre femme dans son cœur. Pourtant, la dernière fois que je l’avais croisée, j’avais remarqué que quelque chose ne tournait pas rond. D’où mon invitation.

Je regardais l’horloge, elle était en retard. Soupirant, je me levais de mon fauteuil, elle ne viendrait pas. Peut être qu’elle n’avait pas envie de me voir, de voir qui que ce soit d’ailleurs.  Cela m’attrista parce que je pensais qu’elle voudrait compter sur mon soutien indéfaillible mais à croire que je me trompais. C’est alors que trois coups résonnèrent à ma porte. Ma mine défaite disparut pour laisser place à un sourire tandis que je me dirigeais vers la porte d’entrée que j’ouvris. Je fus envahie d’une sensation de liesse lorsque je vis le visage d’Héloise apparaître auréolé d’un grand sourire.  Elle me salua, s’excusant du retard causé par sa colocataire, Lisbeth. Sa joie à l’idée de ce rendez vous était équivalente à la mienne et je ne pus m’empêcher de lui adresser un sourire radieux tandis que je l’embrassais :

« Je suis si contente de te voir ma chère amie. Et ne te soucie pas du retard, c’est déjà oublié ! » Je la laissais entrer tandis que je refermais la porte derrière elle. « Tu as raison. Cela fait une éternité que nous ne nous sommes plus vues. » Ajoutais-je. Puis, je la dirigeais vers la partie « salon » de ma cabine ou deux fauteuils se faisaient face, séparés par une petite table ou un service à thé s’y trouvait prêt à l’emploi. Chacune prit place l’une en face de l’autre. Je commençais à remplir sa tasse tandis que je lui demandais :

« Comment vas-tu depuis tout ce temps ?  J’ai trouvé que tu n’avais pas bonne mine la dernière fois que je t’ai croisé sur le pont. .. » J’étais peut être un peu trop directe. Je mettais trop vite les pieds dans le plat. Mais honnêtement, je ne me voyais pas tourner autour du pot. Et encore moins avec une amie telle qu’Héloise. A elle, je pouvais difficilement lui mentir ou faire semblant. Après tout, c’était là l’objet de sa visite. Bien entendu, tout ce qui concernait Scarlett resterait notre secret à la veuve noire et moi-même mais pour ce qui était du reste, la troisième classe n’aurait aucun secret de ma part.  Je lui tendais sa tasse fumante et emplie du breuvage dorée tandis que j’ajoutais : « Bon… Après tout, je crois que tout le monde ne va pas bien ici… » disais-je tandis que je remuais ma tasse afin de dissiper le sucre versée il y a quelques instants.
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MessageSujet: Re: C´est que le bonheur est à deux doigts de tes pieds   

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