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 Flashback - Le chagrin se résorbe mieux en présence d'un ami...

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RPG
MessageSujet: Flashback - Le chagrin se résorbe mieux en présence d'un ami...   Ven 7 Fév - 13:56


Le chagrin se résorbe mieux en présence d'un ami...
Jack & Vegar


12 mai 1912 : flashback


Un mois... Un mois jour pour jour... Trente jours qu'ils étaient ici. Passé l'incompréhension, la volonté d'en savoir plus, la résignation avait fini par prendre sa place: ils étaient sur le Titanic voguant sans but apparent, aucune terre n'avait été aperçue, rien que l'océan à perte de vue. Des passagers s'y connaissant en inclinaison du soleil avait affirmé que le bateau allait vers l'Amérique dans la mesure ou le soleil continuait à se lever derrière le géant de tôle et d’acier. Or, cela faisait un mois que rien n'apparaissait devant eux. Pourtant, il avait été confirmé que le voyage entre Southampton et New York ne durerait pas autant de temps. Alors personne n'avait compris de suite leur véritable condition. Et petit à petit, l'idée s'était greffée dans leur esprit pour ne plus partir. Il fallait accepter le fait que la mort les avait pris de plein fouet et qu'il ne pourrait rien y changer mais surtout, il fallait accepter qu'ils fussent condamnés à errer sur le bateau. Jamais il ne verrait de terre promise, jamais il ne verrait de paysage autre que ce parquet de bois flottant. Alors il avait fallu continuer à vivre, à boire, à se nourrir, à dormir et à regretter...

Oui, le regret était ancré dans le corps de Jack comme un fer chauffé à vif. Il le brûlait intensément déclenchant des nœuds dans ses entrailles. Le jeune homme n'allait pas bien et petit à petit il déclinait dans une morosité à la limite de la dépression. Quand est ce que tout allait s'arranger ? Quand est ce qu'il allait enlever cette culpabilité qui le ronger, cette souffrance d'avoir été trop naïf, cette colère d'avoir été dupé ainsi. Toutes ces émotions avaient été créés de toutes pièces par une seule personne: Héloïse. Jack n'en revenait toujours pas, le choc avait été tellement grand. Se dire qu'il avait vécu quatre ans avec elle, qu'il pensait qu'elle était ce qu'elle avait lui avait toujours décrit. Mais qu'en réalité, l’histoire était toute autre. Elle lui avait menti, l'avait regardé dans les yeux maintenant ce qu'elle lui disait, sans une once de pitié à son égard. Et lui, naïf qu'il était, avait plongé droit dans ce qu'elle lui avait imaginé. L'apprendre de manière brutale au moment où il pensait que sa propre vie était finie n'avait pas arrangé son choc. A l'idée qu'il n'était qu'un raté, Jack pensait être incapable d'affronter la véritable histoire de celle qu'il avait tant aimé. Quand il la croisait, il ne pouvait s'empêcher de l'ignorer, de la repousser, de ne pas assumer ce qu'elle voulait lui expliquer. Comment le pouvait-il? Elle n'avait pas cru en lui, en sa confiance, en son amour pour lui cacher une telle chose: elle n'avait rien d'une pauvre orpheline mais elle était une  Comtesse condamnée au meurtre de son père. Jack n'osait encore y croire. Pourquoi? Voilà ce qu'il se répétait de jour en jour sans jamais comprendre, ni obtenir de réponse. Il aurait pu les avoir mais peut être qu’il ne voulait plus rien entendre, ne voulait plus croiser le regarde de détresse qu’elle lui lançait quand il la repoussait. Ce même regard… qu’elle lui avait jeté lors du naufrage à cet instant fatidique ou la mort les avait approché. Ce regard d’une femme qui allait mourir mais qui s’agrippait à cette corde pour ne pas tomber dans l’eau glaciale de l’Atlantique… Ce regard d’amour et d’angoisse et cette main qui s’était tendue vers lui pour qu’il la saisisse et la sauve d’une noyade. Mais il avait hésité trop longtemps, encore enfoui dans sa torpeur, dans cette idée de mensonge et c’est trop tard qu’il avait essayé de la rattraper. Sa main avait lâché prise et la femme qu’il aimait était tombé dans l’océan. Depuis, plus rien n’allait, ou plutôt tout allait de travers. Il n’allait pas bien, s’enfonçant dans une tristesse. Et ce soir là, Jack avait choisi de s’isoler loin de sa sœur et de tous. Il était assis par terre, le dos adossé contre l’un des murs du pont ou il se trouvait. Le mur mitoyen séparait une pièce vide et le pont ou il s’était isolé. Une bouteille de rhum posée à côté de lui, le joueur de poker s’enivrait de sa propre souffrance, cherchant là un réconfort. L’alcool lui faisait, durant un instant, oublier ses problèmes sachant que ces derniers reviendraient dès que son éthylisme se serait évaporé. En attendant, il avait fermé les yeux savourant le vent sur son visage. La brise marine lui faisait du bien et rendait la situation un peu plus agréable. Il buvait de temps une gorgée de son verre de rhum. Il était tellement dans un état second qu’il ne s’aperçut même pas qu’il n’était plus seul.
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