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 Je lis, donc je suis. [Libre]

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MessageSujet: Je lis, donc je suis. [Libre]   Lun 12 Mar - 20:05

Alice tournait en rond depuis une bonne dizaine de minutes déjà, sans pour autant pouvoir se décider à trouver une quelconque occupation. Elle avait pourtant, toujours de quoi faire, mais c’était justement la multitude de possibilités qui la faisait hésiter. Elle avait toute sa vie, ou plutôt toute sa mort, pour découvrir les trésors dissimulés par le Titanic, et pourtant, elle avait la forte impression qu’elle n’en verrait jamais le bout. Ce n’était pas une mauvaise chose, la petite fille aimait découvrir de nouvelles choses et s’enthousiasmer pour un rien.
Certes, elle n’était pas complétement ignorante avant de monter à bord de l’immense Paquebot, mais ses connaissances se limitaient à quelques rudiments enseignés à l’orphelinat. Elle savait donc lire, écrire, compter et elle avait aussi appris de nombreuses petites tâches quotidiennes dont elle n’avait plus à s’occuper à présent. Mais ici, elle sentait qu’elle pouvait s’épanouir, nettement plus que de son vivant. Ce n’était pourtant pas du tout ce qu’elle avait imaginé en montant à bord. Elle pensait rester coincer dans la salle des machines jusqu’à ce que le Titanic arrive à destination. Mais quelle destination ? La petite fille n’avait même pas pris la peine de se renseigner avant d’embarquer, il faut dire que l’envie de partir à l’aventure avait été bien plus forte que tout ce qu’elle avait pu ressentir jusqu’à présent. Elle s’était toujours contentée de vivre au jour le jour, d’être heureuse, et elle se gardait bien de faire de grands projets. La lettre au destinataire inconnu avait tout bouleversé, et elle s’était retrouvée entrainée dans quelque chose qu’elle était bien loin de maitriser. Elle avait dû sortir des sentiers battus pour explorer un monde qu’elle ne connaissait pas. Tourner en rond s’était vite révélé être une grosse perte de temps et sans le Titanic, elle serait encore en train de errer dans les rues, à la recherche d’une aiguille dans une botte de foin géante. Au moins, si elle savait maintenant qu’elle ne remettrait jamais la main sur sa mère, elle savait aussi qu’il ne lui arriverait plus jamais rien. Après tout que pouvait-il lui arriver de pire que de mourir ? Personne n’allait tuer une morte, elle ne serait pas éjectée du bateau, elle n’avait plus à paniquer à chaque bruit de pas, ou à chaque éclat de voix. Dire qu’elle n’aimait pas sa nouvelle vie aurait été mentir. Bien sûr, ce n’était pas parfait, mais qu’est-ce qui l’était ?

La jeune Flynn finit tout de mêmes par se décider, elle allait profiter du confort du grand salon et d’un bon livre. Cependant, elle ne put s’empêcher d’hésiter avant de s’y rendre, c’était un endroit très agréable, qu’elle aurait aimé fréquenter plus souvent, mais elle savait sans même regarder les têtes se tourner vers elle, qu’elle n’y était pas la bienvenue. Grâce à la gentillesse d’Elisabeth, elle n’était plus la petite troisième classe qu’elle avait pensé rester toute sa vie, mais ça n’était pas suffisant pour effacer son passé, et ce n’était d’ailleurs pas ce qu’elle voulait. Et puis, tout le monde avait entendu parler de la petite orpheline arrivée clandestinement à bord parce qu’elle n’avait pas assez d’argent pour payer sa place, c’était trop choquant pour que beaucoup de monde à bord puisse feindre de l’ignorer. Cependant, si elle devait s’interdire tous les endroits fréquentés habituellement par les premières classes, elle se sentirait bien peu libre de ses mouvements. De plus, sa soudaine passion pour la musique l’encourageait à trouver des grandes pièces lumineuses où exprimer son talent, et ce n’était pas au fin fond du paquebot qu’elle pourrait la trouver.
C’est donc avec une fausse décontraction qu’elle pénétra dans la vaste pièce, elle n’était pas pleine de monde, pour son plus grand plaisir, elle allait pouvoir profiter de sa lecture sans être perpétuellement interrompue par les rires ou les éclats de voix un peu plus forts que d’habitude. Alice mit quelques minutes à choisir un fauteuil, il devait être parfait pour l’occasion, assez moelleux pour qu’elle y soit à l’aise, pas trop pour ne pas qu’elle s’endorme, et de préférence avec des accoudoirs, pour qu’elle puisse poser sa tête sur son coude. Trouvant enfin son bonheur, elle s’y dirigea, et se laissa tomber avec un minimum de grâce, elle ne fit pas attention aux têtes qui se tournèrent inévitablement vers elle. Alice était convaincue d’avoir fait le bon choix, elle allait passer un merveilleux après-midi. C’est du moins ce qu’elle se dit, en attaquant la première page.
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MessageSujet: Re: Je lis, donc je suis. [Libre]   Dim 1 Avr - 17:14

J’avais pris mon bloc note, et mon porte plume. J’allais dans le Grand Salon, cet endroit chaleureux du Titanic, pour écrire. Ma robe frottait le sol, j’étais habillée simplement. J’écrivais notre histoire, celle du Titanic, celle de ses sept-cent passagers tous morts. C’était au-delà de nos espérances, la vie après la mort. Nous étions maudits j’en étais certaine, les derniers événements lors de la réception le montraient bien. Malédiction, même si tout paraissait calme, même si la vie suivait son cours tel le feu du Grand Salon qui ne s’arrêtait jamais de flamber. Telle la nourriture et les boissons qui coulaient à flot. Tout n’était que mystère, tout était éphémère. On paierait un jour le prix de tout ceci je le sentais. Le Titanic avait sombré par la faute d’un équipage qui avait agit en urgence, et de manière incapable. Il se vengerait, et nous en serions tous des victimes. J’arrivais dans le Grand Salon, et je regardais autour de moi. J’ai vu des mèches blondes dépassaient, tombaient en cascade le long d’un fauteuil. Je souris. Je ne mis pas longtemps à savoir à qui elles appartenaient. Je contournais le fauteuil, en lui faisant face.

    « Alice ? Bonjour, comment vas-tu? Je ne pensais pas te trouver ici seule. Des premières classes auraient pu te rejeter, tu aurais pu faire des mauvaises rencontres… »


Je m’assis dans le fauteuil à côté d’elle, je supposais que ma présence ne la dérageait pas. J’avais pris sous mon aile Alice, qui se retrouvait seule à bord du navire. Elle comblait le vide d’affection qu’avait laissé ma sœur. Elle me changeait les idées, elle faisait preuve de fraîcheurs. Mais en la regardant, j’étais profondément peinée elle ne grandirait jamais, elle ne connaîtrait jamais la vie, juste le Titanic. Nous raterions tellement de chose, ce paquebot était une prison. J’essaierais de préserver au maximum Alice de tous les événements, elle n’était pas venue à la réception. Pourquoi ? Je n’en savais rien, mais elle avait fait le bon choix. Cet étrange personnage aurait pu s’en prendre à elle. Au vu de ma réaction lors de cet événement, je n’étais pas apte à prendre soin d’Alice. J’étais trop faible, trop vulnérable.

    « Je ne t’ai pas vu à la réception, que faisais-tu ? Je croyais que tu viendrais m’écouter chanter. Finalement, tu n’as rien raté. La réception a coupé court, cela s’est mal passée. »


Je devais préserver Alice de tout ce qu’il pouvait se passer à bord du Titanic. J’étais là pour elle, et essayais de répondre à tous ses besoins quoi qu’elle n’était pas trop exigeante. Je ne voulais pas paraitre trop envahissante dans sa vie non plus. Je ne voulais pas qu’on entrave ma liberté, et je ne voulais être qu’une protection, un point d’encrage pour elle. Alice restait libre de faits et gestes, et je ne voulais pas paraitre trop possessive à son égard. Je l’appréciais beaucoup Alice, et je ne voulais pas l’étouffer. Je n’étais pas sa mère, je devais faire attention étant un peu instable ces derniers temps dû aux souvenirs douloureux du naufrage. Je plongeais mon regard dans celui d’Alice, je la trouvais songeuse et rêveuse. Alice….


Dernière édition par Elisabeth E. Cavendish le Dim 29 Avr - 21:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Je lis, donc je suis. [Libre]   Lun 2 Avr - 12:07

« Alice ? Bonjour, comment vas-tu? Je ne pensais pas te trouver ici seule. Des premières classes auraient pu te rejeter, tu aurais pu faire des mauvaises rencontres… »

Alice sursauta, sortant subitement de ses pensées. Elle avait toujours son livre dans la main, mais ne l’avait pas vraiment avancé. Il y a encore quelques minutes de cela, elle se trouvait dans un de ses mondes imaginaires, créé de toute pièce à l’intérieur de sa tête. Dans celui-ci, il y avait une grande cascade, où elle pouvait se baigner. Il y a peu de temps, elle y avait ajouté un poney, pour pouvoir jouer dans l’eau avec lui. Ses anciens éducateurs estimaient que s’évader de la réalité de cette façon pouvait être néfaste pour la petite fille, mais elle s’en fichait. C’était beaucoup trop agréable pour qu’elle puisse s’en passer. Alice imaginait que c’était l’absence d’imagination qui rendait les adultes si moroses. Depuis le naufrage, bon nombre d’entre eux se trouvaient dans un état second, c’était sans doute parce que contrairement à elle, il leur était difficile de s’évader, de sortir un instant de l’expérience douloureuse qu’avait été leur mort. La petite fille l’avait également ressenti, et ne l’avait pas non plus vécu admirablement bien, mais ça faisait longtemps maintenant, et déjà quelques détails s’estompaient dans son esprit.

« Bonjour Elisabeth. Je vais très bien et toi ? Je sais, je ne devrais pas être là, mais les fauteuils sont de loin les plus confortables, c’est plus agréable pour lire. »

La petite fille tâcha de prendre un air penaud devant les reproches, qui n’en étaient pas vraiment, de sa protectrice. Seulement, elle n’était pas spécialement douée pour jouer la comédie et son enthousiasme reprit inévitablement le dessus au bout de quelques secondes. Son après-midi lecture venait de tourner court, mais elle était bien trop contente de retrouver Elisabeth pour y songer. Alice n’était pas du tout du genre à préférer la compagnie d’un bon livre à celle d’une personne réelle, d’autant plus lorsqu’elle l’appréciait. Il lui arrivait tout de même de passer quelques instants en solitaire, mais c’était plus par souci de ne pas s’imposer aux autres qu’autre chose. En vérité, si elle l’avait pu, la petite fille serait restée collée à Elisabeth à partir du moment où celle-ci l’avait retrouvée. C’était grâce à elle si elle avait pu sécher ses larmes et commencer à prendre les choses du bon côté, elle lui en était infiniment reconnaissante. Qui plus est parce qu’elle représentait tout ce qu’Alice aimait, elle avait beaucoup de classe, était élégante, avait appris toutes les bonnes manières. Elle n’aurait jamais pu espérer que ce genre de personne s’intéresse à elle un jour.

« Je ne t’ai pas vu à la réception, que faisais-tu ? Je croyais que tu viendrais m’écouter chanter. Finalement, tu n’as rien raté. La réception a coupé court, cela s’est mal passé. »

Alice avait été bien trop affolée par la foule qui s’était trouvée ce jour-là pour participer activement à la réception. Elle n’était pas agoraphobe, loin de là, mais avait peiné à retrouver ses marques et n’avait donc pas cherché à participer avec les autres passagers à ce rassemblement. Elle aurait dû se douter que son absence peinerait Elisabeth et elle en était vraiment désolée. La petite fille s’était imaginée que sa protectrice ne remarquerait pas son absence, mais la blondinette était très loin de passer inaperçu parmi la foule, elle n’aurait donc pas dû s’étonner du contraire.
Apprendre que ça ne s’était pas bien passé la faisait se sentir encore plus coupable que ce qu’elle aurait imaginé. Elisabeth aurait pu vouloir compter sur son soutien, et elle avait incapable de lui rendre la pareille alors qu’elle était toujours là en cas de besoin. Alice avait bien conscience de n’être qu’une enfant, inapte à comprendre un nombre incalculable de choses, mais elle était loin de se sentir complétement inutile et n’appréciait pas de renvoyer cette impression aux personnes qu’elles aimaient.


« Oh oui, je sais, je devais venir. Tu as une si jolie voix, comment est-ce possible ? »

Alice peinait à envisager qu’Elisabeth puisse avoir été la risée de l’équipage, alors qu’est-ce qui avait bien pu provoquer la mauvaise expérience qu’elle venait de vivre ?
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MessageSujet: Re: Je lis, donc je suis. [Libre]   Dim 29 Avr - 18:27

Je fis sursauter Alice, je l’avais sortie de ses pensées en pleine lecture – peut-être dans un monde qui n’est pas le notre même si, j’ignorais où nous étions vraiment à bord du Titanic certes mais nous étions morts… peut-être que nous avions tous pêchés et que c’était le Titanic serait notre enfer. Ma mère disait souvent de moi que j’étais trop dans mon univers, ma bulle, mes pensées. Je rêvais les yeux ouverts, je rêvais encore et encore. Rêver pour oublier ma condition trop stricte. Alice me rappelait moi plus petite, j’étais un peu comme elle autant physiquement qu’au niveau du caractère. C’était peut-être pour cela d’ailleurs que je l’avais prise sous mon aile.

    « Je vais bien, merci. Je comprends oui, la première classe est plus confortable que la troisième ou la soute sans nul doute. Il doit faire froid en soute d’ailleurs. De toute façon, tu le sais si un jour tu as un problème tu dis que tu travailles pour moi, et qu’ils viennent me rendre compte à moi. »


Je ne pensais pas être trop envahissante pour Alice, j’essayais de ne pas l’être en tout cas. Mais quand je la voyais sur le navire, je ne pouvais pas m’empêcher d’aller à sa rencontre voir si tout ce passait bien. Je n’étais pas sa mère, à mon grand désarroi et je ne voulais pas m’imposer dans sa vie. Toujours est-il cette petite avait besoin de quelqu’un pour veiller sur elle, et je ne parle pas des vagabonds de troisième classe comme il lui arrive de côtoyer. Je n’ai rien dis, elle le prendrait surement mal que je l’empêche de fréquenter certains de ses amis mais certaines personnes à bord étaient on-ne-peut-plus douteuses. Je surveillais du coin de l’œil le bien être d’Alice. J’essayais de la laisser libre tout en m’occupant d’elle. Pas facile quand à son âge, elle était un peu du genre farouche et sauvage parfois. Je n’avais jamais pu l’être, je ne l’empêcherais pas de faire sa rebelle. De toute manière, il fallait se rendre à l’évidence nous ne pouvions pas nous échapper. Donc comme ça au moins, je ne pouvais pas perdre Alice. Je savais que j’étais d’un naturel assez possessif, et envahissante donc je prenais sur moi. Alice devait découvrir certaines choses par elle-même, puis d’autres ce seraient surement moi qui lui apprendrais. J’avais reçu une bonne éducation, et je serais un bon pédagogue.

Même aujourd’hui, il était encore délicat pour les troisièmes classes de monter dans les pièces réservaient aux premières classes. Certains mœurs étaient toujours présents, et que je prenne Alice sous ma protection n’avait pas été vu par tout le monde d’un très bon œil.


    « Tu as bien fais de ne pas venir, un homme – fou – à enflammer les rideaux. Valait mieux que tu restes loin, heureusement plus de peur que de mal…. » Je souris timidement. « Elle n’est pas si jolie que ça, tu sais. »


Je n’étais pas une habituée des sensations fortes, j’avais toujours eu une petite vie tranquille alors depuis la secousse, le naufrage, la mort même… la vie sur le Titanic n’était pas non plus des plus mouvementés alors quand un passager fou faisait son apparition au beau milieu d’une reception cela ne passe guère inaperçue. J’ai eu l’une des peurs de ma vie, il aurait pu tous nous tuer. Enfin, en admettant que nous pouvons à nouveau mourir …. C’était une question que je me posais d’ailleurs. Pouvions-nous mourir une ? Deux fois ? Trois fois ? Je n’avais jamais envisagé de perdre, un jour, Alice et je n’espérais pas que cela arrive un jour. Je tenais beaucoup à elle, je m’étais retrouvée en elle et comme je pouvais l’aider je l’ai fais. Je voulais être son ange gardien, celle sur qui elle pouvait compter mais ce n’était pas des plus reposants. La preuve lors de la réception, mon premier réflexe avait été de regarder si elle était là pour la secourir. Fatiguant le travail d’une maman finalement, car c’était mon instinct maternel qui avait montré le bout de son nez. Je m’inquiétais beaucoup pour Alice, une petite fille sans surveillance comme ça… je n’avais pas confiance en tout les passagers à bord, certains étaient très louches parfois. Je lui rappelais souvent de faire attention, je savais qu’elle était assez mâture pour comprendre. Je lui demandais aussi très souvent si elle n’avait besoin de rien. Je savais qu’elle n’oserait pas me demander, je prenais souvent les devants. Mais, j’ignorais ce qu’une jeune fille de son âge avait réellement besoin.

    « Tu ne manques de rien, tout va bien Alice ? Tu as besoin de rien de spécial ? N’hésites pas à me le dire, j’essaierai de me procurer ce dont tu as besoin si je ne l’ai pas. Tu peux tout me dire, tout me demander tu le sais. »

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