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 Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn

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MessageSujet: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Dim 11 Mar - 18:17


Sortit sur le pont C
"Lorsqu'on a rien, on a rien a perdre"
C’était la seconde fois que James sortait du pont E depuis le naufrage. La première fois c’était lors de la réception qu’avait organisé le capitaine, réception qui ne lui avait pas rendu son total sourire, et ou même ses pensées obscures venaient jouer avec son esprit. James –qui faisant partit des Troisièmes classe- se dirigeait vers la promenade du pont C. Prendre l’air lui fit le plus grand bien, il était resté trop longtemps enfermer. James tenait dans sa main un carnet brun, carnet de dessin ? Sans aucun doute. James se rapprocha de la rambarde, son regard porté sur l’océan qui s’étendait à perte de vue, devant James. Océan dont les rayons du soleil le faisaient briller comme de nombreux petits cristaux côte a côté. Il se mit à penser qu’il ne pourrait jamais se lasser de ce que lui offrait cette grande étendu d’eau salé. Il tournait son visage vers le pont de promenade où bon nombres de personnes se balader, le sourire aux lèvres. Oh, comme James les envier d’avoir cette joie de vivre, ce que lui n’avait guère. Il avait même pensé plusieurs fois se jeter à la mer, pour mourir une seconde fois, mais le souvenir de sa première mort était trop présent, et le rappel de l’eau glacé contre sa peau, l’incapacité de respiré, et finir par s’étouffer le faisait regretter amèrement l’envie de se précipité dans l’eau gelé. Pour lui, personne ne devrait ressentir cela, mais après tout, tout le monde meurt un jour, qu’importe la façon dont on rend l’âme. Un profond soupir quitta ses lèvres entre-ouvertes, secouant légèrement sa tête, il se dit qu’il ne devait pas penser à cela. Il ouvrait le carnet qui se trouvait entre ses mains, qu’il se mit a feuilletait, pour s’arrêter devant le dessin d’une jeune femme, c’était le visage de sa petite sœur qu’il pensait ne plus pouvoir revoir. Etait-ce de la tristesse qui se voyait au fond de ses yeux, malheureusement oui. Il refermait rapidement son carnet, chassant l’expression de douleur, qui quelques instants plus tôt se trouvait sur son visage, arborant un air impassible, peu être un peu trop impassible…

Il reculait un peu, et reprenait sa promenade, mettant ses sentiments au fond de son être, la où personne ne pourrait les dénicher et les retourner contre lui. A dire vrais, bon nombre de rumeur courrait à son sujet, était-ce l’envie de blesser le Troisième classe en lui rappelant son triste passé, car oui c’était le cas. Il se faisait une raison, de toute façon, qui pouvait empêcher les personnes se trouvant sur le paquebot de comméré. Au bout d’un moment, il s’installait sur l’un des bancs du pont de promenant. Un crayon fut rapidement dans sa main, ainsi que son carnet qui était ouvert à une page blanche. Il se mit à dessiner un couple qui se trouvait proche de la rambarde, et qui admirait comme James tantôt, l’océan. Rapidement James se perdit dans son activité, plongé dans ce qu’il faisait. Le dessin le détendait beaucoup.
Étant fort concentré dans ce qu’il faisait, il ne faisait guère attention a ce qui se passait autour de lui, c’était comme si il était séparé de la réalité. Il n’entendait plus rien, et ne voyait que le couple, et les traits de son crayon sur le papier blanc.





Dernière édition par James Parker le Jeu 15 Mar - 20:18, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Mer 14 Mar - 15:47

Alice gambadait joyeusement sur le pont depuis le début de la matinée. C’était une de ces journées joyeuses où elle parvenait presque à oublier qu’elle était morte, la vie reprenait son cours normalement, et elle prenait plaisir à jouer les petites filles, oubliant un instant qu’elle en serait toujours une, que jamais elle ne saurait vraiment ce que ça pouvait faire d’être une adulte. Oh bien sûr, elle pourrait toujours acquérir la mentalité d’un adulte, en savoir autant qu’eux voire même plus, puisqu’elle avait l’éternité pour apprendre et découvrir, ce qui lui laissait beaucoup plus de possibilités qu’un simple mortel. Un simple mortel ? Vraiment ? C’était pourtant ce qu’elle était elle aussi, sinon elle n’en serait pas arrivé là. La petite fille ne se souvenait pas du tout de la façon dont elle était morte, tout ce dont elle se rappelait avait été tronqué par sa mémoire, elle revoyait des flash-back de temps à autre mais rien de bien logique et compréhensible pour elle. Parfois la nuit, il lui arrivait de faire des cauchemars, où elle voyait des personnes se noyer, des enfants, des chiens, elle entendait les gens hurler, et luttait pour les aider sans pouvoir rien faire. Mais ce genre de rêve peu agréable lui arrivait de moins en moins souvent, et c’était tant mieux. Alice avait une légère tendance à oublier qu’il était normal qu’elle ait des peurs, des angoisses que tout ceci était humain. Mais était-elle réellement humaine à présent ? Que pouvait-il lui arriver ? Elle était morte, aucun cambrioleur n’entrerait dans sa cabine armé d’un revolver pour tenter de l’assassiner. De toute façon, jamais aucun cambrioleur ne pourrait entrer par effraction dans le bateau, elle était perdue au milieu de nulle part, personne ne viendrait jamais les chercher. Ils vogueraient pour toujours vers un horizon impossible à atteindre. Cette perspective était réjouissante et effrayante à la fois. Réjouissante parce qu’elle allait rester en vie, ou à moitié en vie, qu’elle pourrait faire toutes les choses qu’elle n’avait jamais cru pouvoir faire un jour sans que personne ne cherche à le lui interdire. Effrayante, parce que même si elle voulait changer ou évoluer, elle n’en aurait jamais la possibilité. La petite fille qu’elle était pouvait changer de coiffure, de vêtements, d’habitudes alimentaires, de lit, mais ça ne l’aiderait pas à devenir quelqu’un, elle serait à jamais ce qu’elle était maintenant. Heureusement pour elle, elle ne se détestait pas, elle avait même toujours aimé être elle, même si comme tout être humain qui se respecte, elle avait ses frayeurs, ses complexes et ses appréhensions.

Heureusement, Alice était bien loin de toutes ces belles préoccupations aujourd’hui, elle se contentait de gambader ci et là, attrapant quelque chose à manger, dévisageant un passager qu’elle ne connaissait pas pour inventer ce qui aurait pu être sa vie avant le Titanic. C’était un de ses jeux préférés depuis qu’ils étaient coincés à bord de l’immense paquebot. Sa tête était devenue un atout incroyable lorsqu’elle s’ennuyait, elle se mettait à imaginer des histoires abracadabrantes qui la transportaient dans des pays lointains qu’elle n’avait jamais vus ou qu’elle avait inventés de toute pièce. Parfois, elle avait même la possibilité de faire un tour dans le passé ou dans le futur, mais ces voyages se raréfiaient avec le temps, étant devenue une source d’angoisses pour la petite fille. Ils étaient là pour lui rappeler qu’elle assisterait au futur du monde des vivants de loin, sans pouvoir y prendre part.
La petite fille finit par reprendre sa course au milieu du pont, dérangeant la tranquillité des lieux. Il y avait très peu d’enfants, ce qui lui paraissait étonnant à cette heure-ci de la journée. Peut-être y avait-il eu une activité organisée ? Alice était une jeune fille particulièrement étourdie lorsqu’elle ne faisait pas attention, il était fort probable qu’elle ait oublié ce qu’on lui avait raconté. Elle allait d’ailleurs rebrousser chemin lorsqu’elle aperçue une tête connue, visiblement plongé dans un croquis. Alice savait qu’elle ne devait pas le déranger, mais c’était bien plus fort qu’elle, il lui paraissait impossible de ne pas aller voir James lorsqu’il lui arrivait de le rencontrer. Le jeune homme était toujours de bonne compagnie, et quel que soit le sujet de conversation, la petite fille finissait toujours par ne pas voir le temps passer, tant son intérêt était grand. Elle s’approcha donc à pas de loup, jetant un coup d’œil par-dessus son épaule pour savoir ce qu’il faisait cette fois-ci.


« Waow ! C’est magnifique ! »

La petite fille croisa les mains derrière son dos, tandis qu’un sourire espiègle apparaissait sur son visage, cette journée promettait réellement d’être formidable, et elle comptait bien en profiter.
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Mer 14 Mar - 16:28


Sortit sur le pont C
"Lorsqu'on a rien, on a rien a perdre"

James travaillait sur son dessin du couple depuis deux heures déjà, certes, le couple dont il dessinait les traits étaient partit du pont de promenade, mais cela ne l’empêchait pas de se souvenir de son sujet. Le dessin était particulièrement avancé, encore quelques traits et il était fini. Sa concentration sur les traits de crayon qui parcourrait le papier, ne lui fit pas entendre la jeune fille qui s’approchait de lui à pas de loups. Il fut subitement ramenait à la réalité, par une phrase qui provenait d’une voix qu’il connaissait fort bien. Voix qu’il eu un pur bonheur d’entendre.

« Waow ! C’est magnifique ! »

James clignait légèrement des yeux comme pour se réveiller, puis tourna son visage vers sa petite confidente qui se trouvait près de lui. Celle-ci regardait par-dessus son épaule le dessin sur lequel il travaillé, et semblait l’apprécier. Un délicat sourire étira ses lèvres, à dire vrais, il avait toujours la même réaction en voyant Alice. James fit encore deux coups de crayon, ferma son carnet, puis se redressa, se tournant vers une Alice souriante.

« Cela me fait plaisir que tu le trouve magnifique. »

La jeune fille de 13 ans, avait le don d’adoucir James, et lui faire oublier tous ses maux par sa simple présence. Il eut un sourire amusé en voyant l’air espiègle qu’abordait Alice. Ah…Alice qu’aurait-il fait si il ne l’avait pas rencontré ? Le fait de se confiait assez souvent a elle, l’aidait à enlever un très lourd poids de ses épaules, certes il passait sous silence les paroles qui n’avait rien à faire dans une conversation avec une personne aussi jeune. James demanda à Alice comment se passait son début de journée, comme ce qu’il faisait a chaque fois qu’il la voyait. Alice semblait en tout cas particulièrement joyeuse. Après tout, comment ne pas l’être, quand l’océan s’étend à perte de vue, et que le soleil brille dans un ciel des plus bleus ? Comment ne pas l’être...Il suffit tout simplement d’être a la place de James, qui se forgeait une carapace telle qu’à l’extérieur on avait l’impression qu’il était le plus heureux des hommes, mais où à l’intérieur les pensées obscures étaient présente.

« Belle journée n’es ce pas ? »

Sur les lèvres de James, le sourire s’y trouvait encore, et pourtant… Non, ce n’était pas le moment de sombrer dans la mélancolie, quand son adorable confidente se trouvait près de lui. Mieux valait ne pas diminuer la joie qu’elle avait en cette fabuleuse journée.


Dernière édition par James Parker le Dim 25 Mar - 15:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Mer 14 Mar - 19:28

« Cela me fait plaisir que tu le trouves magnifique. »

Alice sourit de plus belle, ce n’était pas très difficile de lui faire ce genre ce compliment, il était vraisemblablement très doué pour ça. Il faudrait qu’elle pense à lui demander d’apprendre à dessiner aussi bien qu’il le faisait. Ce ne serait sûrement pas chose facile, mais une fois qu’elle aurait les bases, elle serait sûrement capable d’apprendre le reste par elle-même et de se perfectionner avec le temps. Mais pour l’instant, la petite fille se consacrait à tout autre chose. La musique et la danse l’avaient toujours passionnées, sans qu’elle puisse pour autant espérer pouvoir pratiquer l’un ou l’autre, plus à cause de ses moyens financiers que de son origine social. Certes, peu de personnes de son « rang » se permettaient de payer des cours de danse à leurs enfants, mais ce n’était pas impossible si on le voulait vraiment. Sauf qu’Alice n’avait pas de parents et donc pas d’argent pour payer d’éventuels cours ou un instrument de musique pour qu’elle puisse jouer. Dis comme cela, on aurait pu se méprendre, elle ne regrettait pas de ne pas avoir connue ses parents à cause de sa pauvreté, c’était loin d’être le cas. Ce que l’on n’a jamais connu peut difficilement nous manquer et Alice c’était accommodée de cette situation. Vivre modestement ne l’avait jamais perturbé plus que ça. Bien sûr, il lui était arrivé à maintes reprises de dévisager les autres jeunes filles dans la rue, admirant leurs belles toilettes et leurs sourires heureux. Mais elle avait bien vite appris que l’argent ne faisait pas tout, tous les enfants de l’orphelinat n’étaient pas issus des mêmes classes sociales loin de là. La petite fille qu’elle était encore à l’époque, avait dû faire face à des histoires toutes plus atroces les unes que les autres, qui bien que désagréable à entendre, l’avait tiré vers le haut pour la pousser à grandir un peu. Elles avaient finalement eu un effet positif bien qu’ayant servie à alimenter des nuits de cauchemars qu’elle n’aurait aimé revivre pour rien au monde. Alice savait, même si elle en avait toujours été plus ou moins convaincue, qu’elle n’était pas à plaindre. C’était peut-être cela qui lui avait permis de ne pas en vouloir au monde entier et de continuer à être une enfant comme les autres, heureuse et pleine d’entrain.

« Je les trouve toujours magnifique tes dessins James. Tu dessines les gens là-bas ? Tu crois qu’ils sont d’accords ? Tu devrais peut-être leur offrir après, ils sont beaux. »

La petite fille pointa son doigt vers le couple qui était manifestement représenté sur la feuille de James. Elle se demandait comment celui-ci ferait lorsqu’il n’aurait plus de papier. Est-ce que celui-ci était renouvelé en même temps que la nourriture du bateau ? C’était fort possible et pas très difficile à imaginer. Tout ce qu’il se passait ici était tellement irréel, un événement étrange de plus passerait sans doute tout à fait inaperçu. Alice ne put d’ailleurs s’empêcher de lui poser la question, elle-même aurait bien aimé savoir si elle allait avoir constamment droit à de nouveaux morceaux de musique à apprendre ou si elle ressasserait inlassablement les mêmes partitions, encore et encore, jusqu’à en avoir assez. Pour le moment ça allait, elle était morte depuis de temps et avait eu à peine le temps de découvrir le dixième du navire, mais dans cinquante ans ou dans cent ans ? Elle s’ennuierait probablement puisque tout et rêverait de disparaitre pour quitter définitivement ce monde qui ne lui appartenait plus. Là encore, ce n’était pas des pensées très réjouissantes, il était étonnant qu’Alice parvienne de passer à des souvenirs heureux qui lui donnaient le sourire aux lèvres et faisaient battre son cœur un peu plus rapidement que d’ordinaire, à ce genre de conclusion un peu triste qui lui donnait bien souvent les larmes aux yeux.

« Dis, quand t’auras plus de papier ? Comment tu feras pour dessiner ? »

C’était peut-être une question stupide, mais qu’importe. Alice était une petite fille curieuse et elle aimait apprendre des choses, non seulement pour elle, mais aussi pour les autres. Pouvoir apporter un renseignement à quelqu’un lui donnait l’impression pendant quelques minutes de ne pas être la gamine du bateau, d’être aussi important que tous ces adultes, voire même plus. Mais pour pouvoir instruire il fallait être instruite, c’est pour cette raison qu’elle se permettait en permanence une avalanche de questions. Pour certaines personnes, comme James, ce n’était pas déplaisant, et elles prenaient plaisir à lui répondre, riant parfois de son ignorance. Pour d’autre en revanche, c’était loin d’être évident, ils la trouvaient bruyante, mal élevée et incapable de se taire. Ils disaient généralement d’elle qu’elle parlait pour faire entendre le son de sa voix. C’était peut-être vrai, mais ça ne l’empêchait pas pour autant de continuer, elle avait de toute façon, prit l’habitude d’éviter ceux qu’elle appelait « les mauvaises personnes ».

« Belle journée n’est- ce pas ? »

Alice jeta un coup d’œil vers le ciel, avant de baisser la tête vers James, subitement éblouie par toute cette lumière. La petite fille pensait que les journées se ressembleraient toutes, qu’une certaine routine s’installerait et qu’elle finirait par répéter les mêmes gestes à l’identique, nonchalamment, perdant petit à petit tout son enthousiasme. Elle ne pouvait être que ravie de voir que ce n’était pas le cas, au lieu de ce que la jeune Flynn avait imaginé ? Elle découvrait un monde nouveau où elle pouvait évoluer et s’émerveiller. La plupart du temps, Alice préférait ne pas penser aux inconvénients, profitant de chaque instant qui s’offrait à elle pour le mettre à profit. Il lui arrivait bien sûr de passer quelques instants en solitaire, pour pouvoir ressasser dans sa tête tout son passé qui ne pesait cependant pas bien lourd puisqu’elle n’avait que treize ans. Il lui arrivait également d’imaginer l’avenir qu’elle aurait pu avoir, retrouver sa mère, avoir des enfants, faire sa vie de femme et être comblée. Elle ne pouvait pas vraiment regretter cette vie-là, si elle l’avait connue elle aurait perdue toute son expérience ici, et ce n’était pas ce qu’elle souhaité. Elle avait rencontré tant de personnes formidables, comme Elisabeth, qui lui avait tendue une main amicale alors qu’elle pensait avoir tout perdu. Alice ne s’imaginait pas vivre sans tous ces gens, et bien qu’elle ressente un manque, elle était parfaitement heureuse où elle était.

« Oh oui ! Splendide ! J’aime beaucoup quand il fait beau comme ça, je peux sortir m’amuser, me promener. Parce que j’aime bien m’enfermer pour lire mais c’est plus amusant d’être dehors. Et toi alors, tu profites de ta journée ? Tu as l’air… Nostalgique… »

Alice observait James depuis quelques minutes déjà, si au départ, elle avait eu du mal à s’habituer à lui, à lui confier ses petits tracas et à engager la conversation, elle était maintenant en mesure de connaitre son humeur en regardant son visage et l’inverse était tout aussi vrai. Elle aimait la compagnie du jeune homme, parce qu’il ne faisait pas que la considérer comme une gamine. Il lui faisait confiance et pour rien au monde elle n’aurait aimé perdre ça.
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Jeu 15 Mar - 20:11


Sortit sur le pont C
"Lorsqu'on a rien, on a rien a perdre"

« Je les trouve toujours magnifique tes dessins James. Tu dessines les gens là-bas ? Tu crois qu’ils sont d’accords ? Tu devrais peut-être leur offrir après, ils sont beaux. »

James suivit du regard la direction que montré Alice. Son regard finissant par se poser sur le couple qui avait était son sujet de dessin. La phrase d’Alice le fit réfléchir. Étaient-ils d’accord ? Cela il ne le savait guère. A dire vrais, James dessinait pour son propre plaisir, et pas pour montrer ce qu’il faisait. Du moins, il ne le montrait qu’à certaine personnes dont Alice faisait partit. Leur offrir ? James hésitait encore, car le couple pourrait mal le prendre d’être pris comme model. Il passa sa main dans ses cheveux, puis tourna son visage vers Alice qui le regardait.

« Toujours ? Vraiment ? -James avait un petit air taquin sur le visage, a vrais dire, ses dessins n’étaient pas comme le disait Alice toujours magnifique-. Oui, je dessine les personnes là-bas. S’ils sont d’accord, je ne le sais pas. Peut-être les leur offrirais-je, je verrais bien. »

James souriait à Alice, elle posait très souvent bon nombre de questions, ce qui l’amusait au plus au point. A son âge, il était pareil, très curieux. D’ailleurs, deux questions s’échappèrent à nouveau des lèvres de sa confidente.

« Dis, quand t’auras plus de papier ? Comment tu feras pour dessiner ? »

Cela, James n’y avait pas encore pensés. Il se dit que le papier devait se renouveler en même temps que la nourriture. La question de la nourriture qui revenait d’elle-même le surprenait toujours, il se demandait très souvent d’où elle venait, et comment elle arrivait sur le paquebot. Depuis le naufrage, il dessinait énormément, et à sa plus grande surprise, il y avait toujours des feuilles dans son carnet. Et, il n’avait pas encore eu besoin d’en mettre des nouvelles, malgré la pille de dessin qui s'entasser dans sa cabine.

« La question de "quand je n’aurais plus de papier" ne se pose pas encore. Nous connaitrons bien la réponse, quand la question se posera. »

James fit à Alice un clin d’œil. Il voyait bien que la jeune fille était perdue dans ses pensées, après la question qu’il lui posa sur le temps, mais cela n’était pas bien dérangeant, lui aussi se plongeait rapidement dans ses pensées, et il était dure de le ramener a la réalité. Mais, après tout, ils passeront l’éternité sur le paquebot.

« Oh oui ! Splendide ! J’aime beaucoup quand il fait beau comme ça, je peux sortir m’amuser, me promener. Parce que j’aime bien m’enfermer pour lire mais c’est plus amusant d’être dehors. Et toi alors, tu profites de ta journée ? Tu as l’air… Nostalgique… »

James regardait le ciel, un air joyeux sur son visage, c’est vrais que cette journée était splendide. Comme toutes les journées qu’ils avaient passées depuis le naufrage, cela l’étonnait d’ailleurs beaucoup que le temps ne change pas : il faisait toujours beau. Ils n’avaient pas encore eu de pluie, ou de tempête. L’océan se trouvait toujours calme, trop calme…du point de vue de James. Il haussa un sourcil quand elle lui dit qu’il paraissait nostalgique. Alice le connaissait visiblement que trop bien, il devrait apprendre à mieux cacher ses sentiments.

« Je profite parfaitement de cette superbe journée comme tu peu le voir. –James fit un signe de tête vers son carnet posé sur le banc-. Tu me connais, je suis toujours un peu nostalgique, mais ce n’est pas cela qui vas me gâcher la journée, et la tienne non plus. »

James se dit qu’il devait oublier son passé, ou du moins ses sentiments passés, car dans cette éternité, vivre avec serrait plutôt dure. Il se souvenait malheureusement, encore parfaitement sa dernière nuit avant le naufrage. Nuit qu’il avait passé avec sa belle. Sa déesse de première classe qu’il ne pourrait plus revoir. Dans un sourire, il cacha à Alice toute sa peine, se forgeant une carapace de joie.

« Que compte tu faire ? »

Il parcourut du regard le pont de promenade où de nombreuses personne s’y trouvait, profitant du soleil.


Dernière édition par James Parker le Dim 25 Mar - 15:29, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Ven 16 Mar - 10:50

« Toujours ? Vraiment ? Oui, je dessine les personnes là-bas. S’ils sont d’accord, je ne le sais pas. Peut-être les leur offrirais-je, je verrais bien. »

Alice savait que son avis n’était pas le plus objectif possible. Mais que pouvait-elle y faire ? Elle aimait beaucoup trop imaginer James en grand dessinateur. Certes, il était mort et ne risquait pas d’avoir une grande opportunité de carrière dans les prochains jours. Ce n’était cependant pas une raison pour arrêter de rêver. La petite fille voulait que James offre ce dessin au couple qu’il dessinait pour une bonne raison, peut-être seraient-ils ravis et lui demanderait de faire leur portrait ou quelque chose dans ce genre-là. Les passagers du bateau n’avaient plus besoin de travailler pour gagner leur vie, ce qui arrangeait bien Alice, puisqu’elle n’avait jamais eu l’occasion d’apprendre un quelconque métier. Mais même sans être rémunéré, son ami pouvait avoir envie de faire quelque chose qu’il aime, tout en faisant profiter son talent aux personnes qui l’entouraient. Alice était persuadée qu’elle ne serait pas la seule à se trouver béate d’admiration devant ce qu’il était capable de faire.

« Oui, toujours. Je t’assure. »

La jeune Flynn était convaincue de ce qu’elle disait, elle était peut-être un peu trop naïve, ou un peu trop utopiste. Il n’était peut-être aussi doué que ce qu’elle imaginait, mais tant qu’il y avait quelqu’un dans sa vie pour y croire, il ne pouvait que faire des efforts pour le devenir réellement. Alice aurait bien aimé savoir dessiner elle aussi, en fait, elle aurait aimé savoir tout faire, pouvoir tenter n’importe quelle activité et la réussir du premier coup. C’était ce qu’elle avait fait pour la musique et la danse. Bien entendue, elle avait encore de gros progrès à faire, mais tellement de temps pour ça qu’il était inutile qu’elle se presse. D’autant plus qu’elle avait la chance d’avoir d’excellents professeurs, Georgiana, par exemple, avait promis de lui enseigner tout ce qu’elle savait en danse. Alice avait des étoiles dans les yeux en y repensant, lorsqu’elle serait une aussi bonne danseuse que son professeur, peut-être pourrait-elle envisager de monter sur scène devant tous les passagers du bateau, et de leur faire profiter d’un spectacle qu’elle aurait entièrement monté elle-même. Seulement, ce n’était pas parce que des premières classes la prenaient sous leur aile, en lui promettant de la faire grandir en apprenant de nombreuses choses, qu’elle était plus que la petite troisième classe qu’elle était avant de monter sur le bateau. Il était fort possible qu’elle ne soit jamais acceptée par un bon nombre de passagers du bateau. La petite fille déplorait déjà de ne pas avoir accès à certaines parties du paquebot, sous prétexte qu’elle n’était pas assez bien pour cela. De temps en temps, la petite fille tentait le diable en se permettant de s’y rendre quand même, mais parfois elle se faisait virer sans ménagement, le cœur gros, les insultes fusant sur son passage.

« La question de "quand je n’aurais plus de papier" ne se pose pas encore. Nous connaitrons bien la réponse, quand la question se posera. »

Alice se contenta d’acquiescer, ne sachant pas trop quoi dire d’autre. La réponse de James à ce sujet était pour le moins énigmatique et ne l’éclairait guère. Il était fort probable que James n’ait même pas la réponse, et qu’elle n’ait fait que mettre sur le tapis un sujet douloureux. La petite fille n’aimait pas lui rappeler qu’il était mort, si elle-même acceptait plutôt bien cette situation, elle était bien placée pour savoir que ce n’était pas le cas de tout le monde. La jeune Flynn pouvait avoir des regrets de temps à autre, mais en temps normal, elle était heureuse d’être là. C’était plus facile pour elle, personne ne lui manquait dans le monde réel, personne ne la cherchait, elle n’avait pas d’ami, pas de famille, ça rendait l’adaptation beaucoup plus simple. Certes, sa mère était vivante quelque part, mais elle ne la connaissait pas encore, elle ne lui manquait donc pas vraiment, c’était seulement l’idée qu’elle ne la retrouverait jamais qui pouvait la rendre triste parfois. Alice savait que ce n’était pas pareil pour James, qu’il n’était pas seul au monde comme elle, et c’était ce qui différait dans leurs deux situations.

« Je profite parfaitement de cette superbe journée comme tu peux le voir. Tu me connais, je suis toujours un peu nostalgique, mais ce n’est pas cela qui va me gâcher la journée, et la tienne non plus. »

En effet, elle était bien placée pour le savoir, mais ne trouvait pas que ce petit air nostalgique, qu’il affichait presque en permanence, lui aille parfaitement bien. A quoi bon se morfondre, en souhaitant de toutes ses forces quelque chose qu’il lui était inutile d’espérer. Alice n’avait pas envie de lui casser tous ses rêves en le faisant revenir brusquement à la réalité, mais parfois, elle avait vraiment envie de le faire. Il serait agréable de lui crier qu’il était mort, et qu’il devait oublier le monde des vivants, même si c’était dur pour lui, et qu’il n’avait pas vraiment envie de se détacher de ce qu’il avait perdu. Certes, ils étaient sur le bateau depuis trop peu de temps pour qu’il puisse arrêter totalement de pleurer son ancienne vie disparue, mais Alice craignait que ce ne soit pas un sentiment passager, et qu’il se morfonde éternellement, ressassant son chagrin encore et encore dans sa tête. Mais que pouvait-elle réellement faire pour lui ? Et qu’est-ce qu’elle y connaissait ? Elle n’était pas assez grande pour pouvoir comprendre tout à fait ce qu’il ressentait. Elle pouvait tenter de se mettre à sa place, mais jamais elle ne pourrait lui faire oublier ce qu’elle avait perdu.

« C’est dommage d’être nostalgique en une aussi belle journée. »

Alice avait soudainement quitté son sourire radieux, qu’elle récupéra rapidement quelques secondes plus tard, pas certaine qu’il soit très approprié à la situation. Après tout, s’il était seulement nostalgique, il n’y avait rien de grave, mais elle avait utilisé cet adjectif pour atténuer ce qu’elle pensait, elle n’était pas convaincue qu’il se contente de cela. James n’avait pourtant pas l’air triste, mais Alice n’était pas certaine de parvenir à lire sur son visage comme dans un livre ouvert. Avant le naufrage, elle devait bien reconnaitre que leurs conversations étaient plus joyeuses, plus amicales, la petite fille pouvait lire un peu d’espoir dans ses yeux. Les deux jeunes gens avaient alors des rêves plein la tête, et pensaient avoir la vie devant eux pour les accomplir. Alice devait être la plus défaitiste des deux, mais au moins, ils faisaient preuve d’un peu d’enthousiasme. Les rôles étaient inversés à présent. La petite fille devenait de plus en plus heureuse chaque jour, ravie de pouvoir apprendre de nouvelles choses, et d’évoluer dans un monde qu’elle ne connaissait pas. James en revanche semblait s’assombrir de plus en plus, ce qui ne lui plaisait pas du tout.
Cependant, le jeune homme ne semblait pas avoir envie d’en parler, c’était bien dommage, elle aimait l’écouter parler, tout en sachant qu’elle ne pouvait rien faire pour l’aider.

« Que comptes-tu faire ? »

Il avait tort de lui poser cette question, Alice était certainement la petite fille la plus bavarde qu’il connaisse et pouvait se montrer particulièrement loquace lorsqu’on la questionnait à propos de ses journées passées à bord du Titanic ou des activités qu’elle aimait faire en ce moment. D’autant plus, que pour aujourd’hui, elle n’avait pas vraiment planifié quelque chose, se contentant de flâner au hasard pour profiter du beau temps sans pour autant parvenir à se décider à faire quelque chose d’utile. La petite fille ne connaissait malheureusement pas beaucoup d’enfants sur le bateau pour le moment et hésitait à aller vers les rares qu’elle croisait de temps en temps. Il y avait bien sûr Constance, mais la jeune fille n’avait tout de même pas le même âge qu’elle, et bien qu’étant une réelle amie pour Alice, ce n’était pas avec elle qu’elle pourrait jouer comme une gamine sans craindre de l’ennuyer.

« Je ne sais pas vraiment. Je n’avais pas d’idée, il y a tellement de choses à faire. J’aurais pu voir combien de temps je mettais à parcourir le pont d’un bout à l’autre en courant, mais il y a trop de personnes dessus, je risque de les heurter. Je n’ai pas vraiment envie de lire ou de faire de la musique, je trouve particulièrement dommage de s’enfermer et de ne pas profiter du soleil. Et puis, maintenant que je t’ai trouvé, je pensais rester. Ça ne te dérange pas j’espère ? »

La petite fille n’attendit pas la réponse avant de s’assoir à même le sol devant James, si bien qu’elle se retrouva obligée de lever la tête vers lui pour continuer à observer son visage.
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Sam 17 Mar - 19:11


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"Lorsqu'on a rien, on a rien a perdre"

« C’est dommage d’être nostalgique en une aussi belle journée. »

Alice avait tout à fait raison, James n’aurait pas du être nostalgique durant cette merveilleuse journée, mais, il ne voyait guère quelle autre humeur il aurait pu avoir. James hocha la tête, signe qu’il approuvait la phrase d’Alice. Après tout, il ne pouvait qu’approuver, puisque c’était vrai. James regardait sa confidente, qui semblait des plus heureuses. Oh...Comme il lui envié cette joie, cette façon de voir son passé comme tourné. Ce serrait pour James bien dure de tourner la page qu’était sa vie avant sa mort. Il ne pouvait pas oublier toutes les personnes qu’il avait connu à cette époque, ni son histoire qui n’était pas ce qu’on pourrait qualifier de joyeuse. Son enfance à était ce qu’il y à de plus malheureux, et il évitait d’en parler de peur que les mauvais souvenir remontent à la surface, mais aussi car il se doutait de quel façon il serrait regardé après que son histoire eu était raconté. Les personnes serraient désolé pour lui, brillerait dans leur yeux de la compassion. Mais James ne voulait pas de cette compassion, de cette pitié, ou autre sentiment de ce style. La seule personne à qui il a parlé de son passé, et qui ne l’ai pas regardé ainsi, était sa merveilleuse Alice qui se trouvait en face de lui. Elle l’avait compris, et n’avait pas cherché à le prendre par pitié. Après tout, on ne peu pas changer le passé, ce qui était fait, était fait. A quoi bon essayer de dire "mais si cela ne se serrait pas passer comme cela", cela ne changerait strictement rien. Voyant qu’il était resté quelques temps sans répondre, et qu’Alice le regardait avec curiosité, comme si elle cherchait à s’introduire dans sa tête, il préféra la pousser vers une autre discussion.

« Que comptes-tu faire ? »

James la vit réfléchir un instant, il avait bien fait de poser cette question, ainsi sa chère amie ne cherché pas à scruter ses émotions, qui était à cette instant plutôt sombre. Mais même si cela ne le dérangeait pas de se confier à Alice, il préférait qu’elle garde son humeur joyeuse, qui embellissait la journée de James.

« Je ne sais pas vraiment. Je n’avais pas d’idée, il y a tellement de choses à faire. J’aurais pu voir combien de temps je mettais à parcourir le pont d’un bout à l’autre en courant, mais il y a trop de personnes dessus, je risque de les heurter. Je n’ai pas vraiment envie de lire ou de faire de la musique, je trouve particulièrement dommage de s’enfermer et de ne pas profiter du soleil. Et puis, maintenant que je t’ai trouvé, je pensais rester. Ça ne te dérange pas j’espère ? »

James écoutait Alice avec intérêt lorsque celle-ci répondit à sa question. Un délicat sourire flottait sur les lèvres de James, à chaque fois qu’Alice était là, il était attendrit. Rien de plus normal, qui pourrait être en colère devant cette adorable jeune fille qu'était Alice. Celle-ci s’installa sur le sol en face de lui, faisant sourire James de plus belle, qui se demandait assez souvent si le sol était confortable, car Alice s’asseyait la plupart du temps par terre. Et pourtant, il y avait de la place sur le banc à côté de lui. Après tout, c’était son choix.

« Bien sûr que cela ne me dérange pas Alice. Tu sais bien que tu ne me dérange jamais. »

Et c’était le cas, jamais la présence d’Alice n’avait était pour lui un poids, et ne l’incommoder guère. Il appréciait grandement la compagnie de la jeune fille qui était très souvent heureuse, et que quand par malheur son sourire c'était évanouit, il faisait tous pour qu'il revienne. James repensait aux paroles d’Alice, puis ajouta, en baissant la tête pour pouvoir la voir.

« Tu me dira quand tu auras le temps de la longueur du pont que tu fais en courant. -James sourit grandement à Alice, se demandant combien de temps lui il mettrait.- Tu pourras essayer plus tard dans l’après midi, car il est vrais qu’à l’heure là, il y a pas beaucoup de monde. Dit moi, tu à commencer l'entrainement de danse ? »

Cela faisait quelques temps qu’Alice lui parlait beaucoup de danse, et de la personne qui allait l’aider à s’améliorer dans cet art. James ne savait pas qui était cette personne, bien qu’Alice la lui ai décrit de long et large, elle avait simplement omis de lui mentionner son prénom, peu être la connaissait-il..


Dernière édition par James Parker le Dim 25 Mar - 15:30, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Mer 21 Mar - 21:19

« Bien sûr que cela ne me dérange pas Alice. Tu sais bien que tu ne me déranges jamais. »

La petite fille n’en doutait pas vraiment, mais elle était contente de l’entendre le lui dire. Pour quelqu’un qui n’avait jamais eu l’habitude de compter pour qui que ce soit, il était étonnant et amusant de découvrir qu’on pouvait aimer se trouver en sa compagnie par réelle gentillesse et non pas par simple compassion ou peut-être par pitié. Elle avait encore à trouver ses marques et à analyser ce que les personnes pensaient d’elle. Alice était trop naïve ou trop expérimentée pour réussir à savoir dès le début d’une conversation si une personne l’appréciait ou non. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi les gens pourraient la détester de toute façon ? C’était sûrement prétentieux de sa part, mais elle avait conscience de ce qu’elle était, c'est-à-dire, pas grand-chose en vérité. Comment pouvait-on détester quelqu’un qui ne sortait pas du lot ? Si encore elle avait été arrogante, ou complétement stupide, mais même pas, elle était affreusement banale. Pourtant, il existait des personnes qui ne l’appréciaient pas, et elle détestait ça.
Ce n’était pas à l’ordre du jour, heureusement pour elle, James aimait être en sa compagnie et ne lui avait jamais indiqué détester quelque chose chez elle, que ce soit dans sa personnalité ou dans son comportement. Alice était plus que ravie de pouvoir passer toute l’après-midi et même les prochains jours avec son confident. Habituée d’abord au chaos des dortoirs de l’orphelinat, puis à l’extrême solitude de sa vie de vagabonde, il lui était difficile de trouver un juste milieu. La petite fille détestait se retrouver seule, et elle n’hésitait pas à se promener à la nuit tombée pour ne pas avoir à rester dans sa cabine, qu’elle trouvait bien trop sombre et silencieuse à son gout. Cependant, elle n’était pas convaincue que s’attacher à James pour ne jamais se retrouver seule à nouveau soit une très bonne solution, le jeune homme risquait de se lasser à force d’être suivi presque à la trace par une gamine, et c’était bien ce que la petite fille craignait.

« Chouette ! »

Alice ne se souvenait pas vraiment de sa rencontre avec James, elle savait qu’il n’était pas obligé de se cacher tout comme elle parce qu’il avait réussis à obtenir un billet pour monter à bord du Titanic, enfin de ce qu’elle avait compris. La petite fille avait d’abord eu peur qu’il la dénonce lorsqu’il l’avait découvert complétement par hasard. Elle avait été ravie qu’il essaye de la comprendre, qu’il lise à son tour la lettre qui lui disait que sa maman était envie, qu’il réfléchisse avec elle pour savoir l’endroit où sa maman pourrait bien se trouver. Alice ne pensait pas trouver un jour, du moins de son vivant, quelqu’un qui comprenne ce qu’elle vivait, ce qu’elle cherchait, et pourquoi elle était obligée de mentir et de voler alors qu’elle était loin d’être une voleuse ou une criminelle. Elle avait toujours eu peur que personne ne soit capable de comprendre ce qu’elle faisait, et pourquoi elle le faisait. La petite fille détestait être obligée de se comporter ainsi, et elle avait trouvé en James, quelqu’un qui la considérait comme une enfant, certes un peu perdue, mais une enfant quand même.
Le problème ne se posait plus à présent. Alice partait du principe, qu’en mourant, elle avait remis les compteurs à zéro et ne devait plus payer pour les erreurs qu’elle avait commises. Elle resterait peut-être toujours une petite fille, mais ne serait pas la même que celle qu’elle avait été jusque-là. Elle n’avait pas les mêmes fréquentations, ni le même niveau de vie. La jeune Flynn avait beau garder le même caractère, côtoyer des premières classes la changeait. Ce n’était pas anormal, les personnes les plus riches ont toujours plus d’opportunités et plus de portes à ouvrir. Même si elle l’avait voulu, Alice n’aurait pas pu s’approcher de certaines, de gros cadenas l’empêchaient d’y accéder. La possibilité pour elle, de retrouver les plus hautes sphères de la société, lui permettait de connaitre un monde nouveau et faire de nouvelles expériences. Elle adorait ça.

« Tu me diras quand tu auras le temps de la longueur du pont que tu fais en courant. Tu pourras essayer plus tard dans l’après-midi, car il est vrai qu’à l’heure-là, il y a pas beaucoup de monde. Dis-moi, tu as commencé l'entrainement de danse ? »

Alice n’aurait pas cru que James puisse vouloir l’accompagner dans sa course sur le pont, mais peut-être devrait-elle le lui proposer. Pas aujourd’hui, bien sûr. Elle ne voulait pas que les autres passagers du bateau se mettent à détester les enfants sous prétexte qu’ils étaient intenables et trop bruyant. La petite fille voulait prouver à tout le monde qu’elle pouvait être bien élevée même si elle n’avait pas eu la chance d’avoir des parents. Ce n’était pas un critère qui faisait des enfants de bonnes ou de mauvaises personnes. Alice avait peut-être besoin de le prouver aux autres parce qu’elle n’y croyait pas elle-même. Elle savait et avait toujours su qu’il lui manquait quelque chose de primordial, sans pour autant être convaincu que ce soit la présence d’un adulte. La petite fille imaginait plutôt que c’était une présence tout court qui avait manqué à son développement. Pourtant, elle avait réussis à s’en sortir, et c’était tout ce qui comptait réellement pour elle.
Pour ce qui était de l’entrainement de danse, Alice avait vraiment hâte de le commencer. La petite fille ne pensait pas pouvoir rencontrer quelqu’un qui s’intéresserait à son envie de virevolter dans tous les sens avec grâce. Georgiana était vraiment gentille d’accepter de lui enseigner ce qu’elle savait, et apparemment, elle en savait beaucoup, enfin nettement plus qu’Alice et c’était le principal. Elle ne savait pas vraiment si elle était douée, mais elle comptait sur son professeur pour le lui dire.


« Ouais, j’ai commencé, je suis vraiment contente. Georgiana a accepté de m’apprendre, tu la connais ? »

Elle avait beau passer pas mal de son temps libre avec James, Alice ne savait pas vraiment quelles personnes il côtoyait. La plupart du temps, elle le retrouvait seul, en train de rêver ou de rêver dans son coin. C’était un peu triste, la petite fille n’avait plus vraiment d’idées pour lui remonter le moral, il était difficile pour elle, d’envisager qu’il puisse être de plus en plus déprimé plus les jours passaient.
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Dim 25 Mar - 15:27


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« Dit moi, tu à commencer à t’entrainer pour danser ? »

James savait qu’Alice aimerait beaucoup apprendre à se perfectionner en danse, et il serrait ravi de la voir un jour danser. Peu être qu’une fois il pourrait aller la voir s’entrainer. Oui, cela lui plairait beaucoup, car sa petite confidente méritait beaucoup d’attention, et surtout James aimait beaucoup voir les personnes danser. Certes ce n’était pas sa tasse de thé, et il ne se verrait jamais entrain de danser, mais il trouvait cela magnifique la danse classique. Pouvoir exprimer quelque chose rien qu’avec son corps et des mouvements de danse l’avait toujours fasciné. A Londres il aurait beaucoup voulut assister à une prestation classique, mais fautes d’argent il n’avait pas pu. L’argent c’était toujours l’argent qui lui avait manqué pour faire ce qu’il avait tant voulut. Pas être riche, seulement en avoir un peu pour pouvoir voyager, pour des spectacles, du théâtre, de l’opéra… Mais il n’avait rien fait de tous cela. A quoi bon ruminer ce qu’il aurait pu faire avec telle ou telle chose, il fallait tourner la page, et vivre dans le présent.

« Ouais, j’ai commencé, je suis vraiment contente. Georgiana a accepté de m’apprendre, tu la connais ? »

James faillit s’étouffer en entendant la mention de Georgiana. Alors c’était elle qui apprenait à la petite à danser. Il ne pouvait pas la supporter, elle qui avait osé le sujet par rapport aux rumeurs qui courrait à son sujet. Elle qui n’avait pas cherché à le connaître pour le méprisé comme elle le faisait. Elle qui faisait tous pour l’éviter, et pour ne pas avoir à régler des comptes avec lui. Lui qui avait tous fait pour essayer de lui parler, et d’avoir une explication à ses regards des plus douteux. Georgiana ne lui à jamais laissé l’opportunité d’expliquer ses actes passés. Comme James exécrait ces personnes qui se permettait de le jugé, ces personnes qui n’avait pas eu à endurer ce que lui avait du endurer pour survivre. Il aurait pu hurler de rage à ce moment précis, hurlé d’indignation, mais il ne fit rien. Rien car une petite princesse se trouvait devant lui, et qu’elle ne méritait pas d’être face à sa colère. Il essaya de se mettre un masque des plus impassibles.

« Georgiana ? Je la connais de vue. Alors c’est elle qui t’enseigne la danse ? Elle à l’air gentille –mensonge, terrible mensonge, pour lui Georgiana était une femme qui se laissait empoisonner par les paroles des autres et manipulé à sa guise. Elle avait le droit de le juger ? Alors il en ferait de même- Tu à commencé depuis quand ? »

James espérait de tout cœur que sa confidente n’ai pas comprit son expression lorsqu’elle lui eu mentionné Georgianna.
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Lun 26 Mar - 11:12

Alice fixait toujours le visage de son ami lorsqu’elle lui parla de son professeur de danse, à sa grande surprise, l’expression de celui-ci changea pendant peu de temps si bien que la petite fille n’eut pas le loisir de comprendre ce que cela signifiait. Peut-être était-il un ami proche de la jeune femme, ce qui pouvait aisément expliquer sa surprise. Si c’était le cas, elle pourrait passer ses journées avec les deux jeunes gens, l’une lui apprenant à danser l’autre l’écoutant parler et lui racontant sa vie. Ce serait vraiment génial. Il faudrait aussi qu’elle pense à leur demander à ses deux amis s’ils connaissaient Elisabeth, si c’était le cas, tout son petit monde serait de plus en plus parfait. Elle pourrait s’enfermer dans une bulle avec les personnes qu’elle appréciait le plus, et c’était tout ce qui comptait. Il y avait tout de même un problème, il existait sûrement d’autres personnes auxquelles tenaient ses trois compagnons, et elle pourrait difficilement les leur faire abandonner pour qu’ils restent à ses côtés en permanence.

« Georgiana ? Je la connais de vue. Alors c’est elle qui t’enseigne la danse ? Elle a l’air gentille. Tu as commencé depuis quand ? »

Tous ses rêves de former une grande famille venait de s’envoler. Finalement James n’était pas un des meilleurs amis de Georgiana une vague connaissance tout au plus. C’était bien dommage, mais peut-être pouvait-elle faire évoluer tout ça. Il suffisait qu’elle invente son petit James à son entrainement de danse, il serait alors obligé d’engager la conversation avec son professeur et donc de l’apprécier. Après tout, comment pouvaient-ils ne pas devenir amis ? Ils étaient tous les deux des personnes qu’elle appréciait particulièrement et la traitait avec gentillesse, il n’y avait donc aucune raison pour que ça se passe mal. Alice venait de se créer de toute pièce un grand rêve, celui de se créer une grande famille recomposée. La petite fille n’avait jamais vraiment eu de famille et ne pouvait qu’espérer pouvoir connaitre à présent ce qu’elle n’avait pas pu avoir de son vivant. Certains diraient qu’elle pouvait considérer toutes les personnes qui l’avaient élevée à l’orphelinat comme des membres à part entière de sa famille. Or ce n’était pas vraiment le cas, elle avait plus l’impression d’être dans un pensionnat, l’affectivité n’était pas très présente. Leur rythme de vie était bien réglé et les personnes qui les chouchoutaient en permanence étaient payées pour le faire, c’était un travail comme un autre. A la fin de la journée, tout ce beau monde rentrait retrouver leur vraie famille avec la satisfaction du devoir accompli.

« Je ne sais pas vraiment, pas longtemps. Je trouve qu’on a pas vraiment la notion du temps. Parfois il passe vite, et parfois hyper lentement. »

La petite fille avait déjà remarqué ça depuis longtemps. Le temps dépendait en général de ses humeurs. Une bonne journée comme celle qu’elle était en train de passer allait se terminer beaucoup plus rapidement qu’elle ne l’aurait souhaité. Lorsqu’elle se levait du pied gauche, les minutes s’écoulaient avec une lenteur effroyable, presque pour la narguer, lui prouver qu’elle ne pouvait rien contrôler et seulement subir. Cependant, Alice était de nature plutôt enjouée, et ses coups de cafard étaient très rares, bien qu’existant. D’autant plus que généralement la petite fille préférait en discuter avec quelqu’un rapidement que garder toute sa colère pour elle. Elle n’avait pas la langue dans sa poche et ses longues semaines de vagabondages solitaires lui avaient appris qu’il lui était indispensable de pouvoir se confier de temps à autre. La petite fille avait malheureusement passé de longues semaines sans trouver personne à qui parler, il était donc évident qu’elle saute sur chaque occasion lorsque l’une d’entre elle se présentait.

« Tu viendras me voir ? A l’entrainement de danse, je veux dire. Georgiana est une danseuse exceptionnelle, tu ne peux que l’adorer. »

La petite fille ponctua ses paroles d’un immense sourire, ravie d’avoir trouvé un stratagème pour rapprocher les deux jeunes gens. Il était sans doute utile à James de trouver d’autres personnes de son âge, pour discuter et enfin oublier tous ses problèmes. Alice avait bien conscience d’être un peu trop jeune et inexpérimentée pour être à la hauteur de la situation. Bien sûr, elle apportait à James son soutien et une oreille attentive, mais il lui était difficile de comprendre réellement l’ampleur de la chose.
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Sam 31 Mar - 16:10


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James vit très bien la déception qui se lut sur le visage d’Alice après qu’il lui a dit qu’il ne la connaissait pas. Mais après tout, mieux valait lui dire cela, que de dire que Georgiana et lui ne pouvaient pas se voir sans se regardaient avec mépris.

« Je ne sais pas vraiment, pas longtemps. Je trouve qu’on n’a pas vraiment la notion du temps. Parfois il passe vite, et parfois hyper lentement. »

James trouvait cela parfaitement vrais, cela lui arrivait très souvent, d’avoir l’impression qu’une journée passé à vive allure, et puis qu’une autre se traîné. Pour lui, nous ne sommes que des pions sur le grand échiquier de la vie, et la façon dont on est joué peu se trouver longue, ou au contraire rapide car tous avait était réfléchit à l’avance. James hocha la tête comme seule réponse, avec un délicat sourire qui flottait sur ses lèvres.

« Tu viendras me voir ? A l’entrainement de danse, je veux dire. Georgiana est une danseuse exceptionnelle, tu ne peux que l’adorer. »

Il va l’adorer ? Vraiment ? James était certain du contraire. Il n’accorderait pas facilement sont amitié à cette femme, bien qu’elle rend heureuse sa petite confidente, en l’entrainant à danser. Georgiana était ce qui énerverait toujours James : Personne qui croit aux rumeurs à son sujet, personne qui le méprise, personne qui pour lui n’avait pas de caractère et qui se faisait rapidement entrainé. Ce serra pour Alice bien difficile de les rapprochaient, car aucun en à envie, mais c’est certain il irait voir Alice danser.

« Bien sûr que je viendrais te voir à l’entrainement de danse. Tu crois vraiment que je louperais cela ? »

James lui adressa l’un de ses plus beau sourire, qui pour une fois était vrais, et non une de ses pâles imitation qu’il faisait pour que personne ne puisse déchiffrer ses humeurs. James à toujours était quelqu’un de très mystérieux, sans doute à cause de son sombre passé, et de ce qu’il à fait pour survivre. Il ne se dévoile jamais complètement à une personne, hormis à Alice qui était son petit rayon de soleil dans son cœur couvert de nuage. Les gens disaient souvent de James qu’il était froid, glaciale serrait le terme le plus approprié. Mais, il suffisait juste de savoir s’y prendre avec lui, et de ne pas le regardait avec peine pour son passé, et son cœur glaciale s’ouvrirait peu à peu, comme avec Alice.
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Dim 1 Avr - 13:47

Alice regardait James avec inquiétude, elle avait soudainement l’impression qu’il allait refuser nette sa demande, prétextant avoir quelque chose de plus important à faire le jour de ses entrainements ou un dessin important à terminer. La petite fille avait égoïstement imaginé qu’il était impossible qu’il trouve quelque chose de mieux à faire que de la suivre dans ses nouvelles activités. Après tout, lui aussi aspirait à un monde plus beau que celui qu’il avait connu jusque-là, les orphelins étaient stéréotypés comme de pauvres enfants n’ayant pas eu la vie facile, alors qu’elle, pensait pouvoir profiter de sa vie, même si elle ne savait pas réellement quelles étaient ses origines. Bien sûr, la petite fille ressentait le manque affectif, ou en tout cas, il lui arrivait de le ressentir, et elle aurait aimé comprendre comment elle avait atterrie à l’orphelinat, cependant, elle commençait à se faire à l’idée de ne jamais avoir la réponse, et bien que son espoir ne se soit pas tout à fait éteint, elle n’était plus vraiment à la recherche d’informations ces temps-ci, elle voulait plus s’intégrer sur le Titanic qu’autre chose.

« Bien sûr que je viendrais te voir à l’entrainement de danse. Tu crois vraiment que je louperais cela ? »

Le sourire d’Alice revint instantanément. Elle ne l’avait d’ailleurs jamais vraiment perdu, elle s’était contentée de s’inquiéter inutilement d’un hypothétique refus de la part de celui qu’elle considérait presque comme son meilleur ami. Pourquoi presque ? Tout simplement parce que la différence d’âge, même sans la considérer comme un réel obstacle entre les deux jeunes gens en était tout de même un. La petite fille ne pouvait pas imaginer se lier d’amitié avec un adulte alors qu’elle-même n’avait pas encore passé le stade de l’adolescence. La petite fille avait bien conscience d’avoir encore une multitude de choses à apprendre et à découvrir. Est-ce qu’être mort allait changer la donne ? Est-ce qu’elle n’avait plus droit de poursuivre son évolution puisque son corps n’allait plus changer ? Pouvait-elle réellement devenir une adulte dans un corps de petite fille ? Pour les personnes de plus de trente ans, la question ne se posaient pas, ils avaient atteint l’âge parfait, ils ne risquaient plus la vieillesse, mais étaient déjà devenus des adultes accomplis, ils n’étaient pas obligés de rester coincés à un âge où on a encore tout à apprendre et où une évolution doit avoir lieu.
La petite fille voulait pouvoir mettre de jolies robes, pas toujours celles avec des petits nœuds et des fleurs, pouvoir se faire belle, se coiffer, être reconnue comme une adulte à part entière. Cependant, elle savait que même en grandissant en âge, et dans sa tête, elle ne serait jamais considéré comme les jolies femmes du Titanic, c’était complétement impossible, et cette perspective était bien loin de l’enthousiasmer.


« Bah, je ne sais pas, tu aurais pu avoir plus important à faire. Mais ça me fait très plaisir que tu viennes me voir danser, je ne suis pas encore très douée, mais je vais faire des progrès, c’est promis. »

La petite fille adorait danser. Il lui arrivait même de s’entrainer le soir dans sa cabine à la nuit tombée, trop excitée par l’entrainement du lendemain pour trouver le sommeil. D’autant plus que les nuits solitaires dans sa cabine ne l’enthousiasmaient pas. Alice était habituée aux dortoirs de l’orphelinat et par conséquent aux longues discussions tard dans la nuit, entourée d’une dizaine d’autres enfants, ce qui lui manquait beaucoup ici. Ses deux semaines de vadrouilles ne l’avaient pas habituée à la solitude et lui avaient même appris à la détester plus que tout, il était donc normal qu’elle redoute chaque nuit, et appréhende de devoir rentrer ce coucher. Pendant la journée c’était totalement différent, elle pouvait rester enfermer dans sa cabine à lire un livre, les bruits extérieurs lui donnaient l’illusion d’être bien entourée, et elle appréciait nettement plus ces instants de solitude. Mais ce n’était pas le moment d’y songer, pour l’heure, elle se trouvait en très bonne compagnie, et tenait à le rester le plus possible.

« Et toi alors ? Comment occupes-tu tes journées ? »

C’était certes, une question bateau, mais Alice lui laissait la liberté de répondre de la façon dont il l’envisageait, qu’il ait envie de se confier ou non, il pouvait tout se permettre.
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Ven 6 Avr - 19:55

« Avoir plus important à faire ? Alice, tu sais bien que tu fais partie de tous ce qui est important à mes yeux. Je suis certain que tu ferras des progrès, et quand tu les auras fais, je serais toujours là à t’admirer danser »

Alice était le soleil qui réchauffait son cœur de glace, la fraicheur dans une journée beaucoup trop chaude. Oui, Alice faisait partie de tout ce qui est important aux yeux de James. Il ne sait pas ce qu’il serrait sans sa petite confidente, car c’est bien elle qui arrive à lui redonnait le sourire, et même le faisait rire quelques fois.

« Et toi alors ? Comment occupes-tu tes journées ? »

James réfléchit quelques instants, comment occupait-il ses journées ? Un peu près toujours pareil, il trouvait même que cela devenait répétitif. Il répondit en souriant.

« J’occupe mes journées en dessinant, en faisant de nouvelles rencontres, certaines moins sympathique que d’autre… - Il n’allait tout de même pas lui dire que l’une de ces rencontres pas très sympathique était avec Georgiana… - Je me balade, j’explore chaque recoins du Titanic, que ce soit chez les Premières classes, ou les Troisièmes. En bref, je fais le plus de choses possibles dans mes journées pour ne pas m’ennuyer. »

Il avait trouvé le début de sa journée, pas vraiment intéressante, jusqu’à ce qu’Alice arrive. Il la regardait dans les yeux gardant son sourire.

« Dis moi Alice, le sol est-il confortable ? »

James fit un clin d’œil comique à Alice. Puis posa son regard sur le ciel, le soleil avait un peu baissé dans sa course.
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Sam 7 Avr - 17:49

« Avoir plus important à faire ? Alice, tu sais bien que tu fais partie de tous ce qui est important à mes yeux. Je suis certain que tu ferras des progrès, et quand tu les auras fait, je serais toujours là à t’admirer danser. »

Alice se redressa soudainement, un grand sourire toujours très présent sur son visage. Si elle l’avait pu, elle aurait certainement convié toutes les personnes du bateau à son premier cours de danse. Non pas pour l’admirer, elle n’avait pas la prétention d’être admirable, mais seulement pour pouvoir réunir dans une même pièce toutes les personnes qui comptaient pour elle. Il faut dire qu’elle appréciait tout le monde parmi les passagers, et ne se doutait pas une seule seconde qu’elle ne puisse pas faire l’unanimité. La petite fille n’avait absolument pas l’impression de vivre dans le monde réel, mais plutôt dans un conte de fée géant, sans doute parce que tout le monde prenait des pincettes avec elle et faisait donc très attention à la ménager en toutes circonstances. Alice ne connaissait pas les préoccupations de ses camarades d’infortunes et elle-même n’en avait aucune mis à part son âge qu’elle aurait aimé voir évoluer en même temps que le reste de sa personne. Elle avait vraiment beaucoup de mal à s’imaginer attendre la trentaine tout en ayant toujours son corps de petite fille, mais elle avait le temps de voir les choses venir et pour l’instant, peu lui importait. Tout ce qu’elle voulait, c’était s’amuser, apprendre plein de nouvelles choses, découvrir ce nouveau monde. La mort était pour elle une deuxième chance de vivre la vie de princesse qu’elle n’avait jamais eu et elle était loin d’avoir envie de cracher dessus.

« Je te remercie, ça va être incroyable. »

Elle le pensait vraiment. Georgiana était quelqu’un de merveilleux, ou du moins, elle en était persuadée. La petite fille voyait toujours d’une personne et inhibait facilement ce qu’elle ne voulait pas entendre. Ainsi, les affaires conjugales lui étaient totalement inconnues, de toute façon, les relations amoureuses n’étaient pas tout à fait de son âge et elle en était bien consciente. Là encore, elle n’aurait pas la chance de vivre ça un jour mais peut-être que lorsqu’elle serait vraiment morte et non pas entre deux mondes, elle pourrait enfin connaitre toutes ces choses qu’elle aurait aimé apprendre en plus de celles qu’elle connaissait à présent. C’était peut-être cette idée qui rendait la petite fille si sereine. Elle pensait que cet état n’était que passager. Les membres du Titanic n’étaient pas faits pour errer, ils devraient bien partir un jour, et alors, elle aurait certainement ce qu’elle aurait toujours voulu. Alice n’imaginait pas un seul instant qu’elle puisse être punie, elle avait vécu sa petite vie tranquillement, sans faire de vague et avait eu la malchance de partir beaucoup trop tôt. La mort était certainement une punition suffisante pour un simple embarquement illégal.

« J’occupe mes journées en dessinant, en faisant de nouvelles rencontres, certaines moins sympathique que d’autre. Je me balade, j’explore chaque recoin du Titanic, que ce soit chez les Premières classes, ou les Troisièmes. En bref, je fais le plus de choses possibles dans mes journées pour ne pas m’ennuyer. »

La petite fille trouvait le comportement de son confident un peu dommage. Au lieu de profiter de cette nouvelle expérience et d’accepter la situation telle qu’elle lui était présentée, il restait dans le passé, remuant des événements qu’il ne pourrait pas revivre de toute façon. Alice avait appris depuis peu ce qui le rendait si morose, mais elle était sans doute trop jeune pour comprendre ce qu’il se passait. Elle avait tendance à penser que tout problème était surmontable et que seules les personnes qui n’avaient pas vraiment envie de passer au-dessus restaient bêtement dans le passé à attendre que quelque chose change sans que rien ne se produise. Elle n’en était pas moins admirative lorsqu’elle écoutait parler le jeune homme mais elle avait de temps et temps envie de le bouger un peu et de le pousser à s’amuser. Ce n’était pas étonnant qu’il s’ennuie, chaque minute où il se trouvait inoccupé lui donnait l’occasion de ressasser des souvenirs douloureux, et Alice comprenait fort bien qu’il les craigne, mais ça ne l’autorisait pas à s’enfermer dans la tristesse.

« Tu devrais peut-être oublier le passé, non ? Penser à autre chose ? Tu ne peux pas t’enfermer dans ta tristesse. »

C’était certainement des paroles bien sages sorties de la bouche d’une enfant, mais c’était plus son innocence qu’Alice elle-même qui parlait. Elle n’était pas certaine que James ait envie d’entendre ce qu’elle avait sur le cœur, ni même qu’il ait envie d’en discuter avec elle mais la petite fille avait l’habitude de voir son ami se confier à elle et si aujourd’hui, il semblait assez heureux, ce n’était pas le cas les autres jours et elle ne le voyait pas assez souvent pour qu’ils aient l’occasion de discuter en profondeur. De temps en temps, elle parlait aussi de ce qui la préoccupait, mais elle préférait tout de même l’écouter et de toute façon, depuis le naufrage tous ses problèmes et ses peurs s’étaient envolés ce qui lui permettait d’être plus attentive à ce qu’elle pensait. Alice se pensait même bon psychologue à force de le laisser s’épancher sur sa vie d’orphelin, qui, il fallait le reconnaitre, était beaucoup moins rose que la sienne.

« Dis-moi Alice, le sol est-il confortable ? »

La remarque de James eu pour seul effet de la faire éclater de rire. C’était une habitude pour elle de s’assoir à même le sol. C’est ce qu’elle faisait à l’orphelinat lorsque les discussions à table étaient trop bruyante, elle descendait de son tabouret et partait s’assoir par terre dans les cuisines pour manger un peu plus au calme. Elle aimait retrouver ça de temps en temps, même si les fauteuils des premières classes pouvaient se révéler particulièrement attirant pour un après-midi de lecture intense. Alice appréciait également pouvoir observer le monde d’en bas, il était habituel pour elle d’être la benjamine, une simple gamine dans un monde de grands et elle adorait cette sensation. Elle aurait certainement eu beaucoup de mal à l’expliquer à James, mais elle se comprenait et c’était sans doute le principal.

« Oui, très, merci. »
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Mer 11 Avr - 15:18


Sortit sur le pont C
"Lorsqu'on a rien, on a rien a perdre"

« Tu devrais peut-être oublier le passé, non ? Penser à autre chose ? Tu ne peux pas t’enfermer dans ta tristesse. »

Cette phrase bien que très sage, mis comme un coup de poignard dans le cœur de James. C’est vrai, il devait oublier le passé. Passé qui le rongé petit à petit, et qui finirait par rendre James en une simple coquille vide. Vide car elle à trop donner à sa douleur. Vide car elle à raviver le feu de son passé nullement radieux. Oui, il devait penser à autre chose, mais comment penser à autre chose quand on ne sait guère à quoi penser ? Et quand la seule chose qui vous viens à l’esprit en vous réveillant est votre passé ? Oui, il ne devait pas s’enfermer dans sa tristesse, mais sa tristesse était malheureusement bien réelle, même si il tentait de l’oublier. Ce que disait Alice était totalement vrai, et il le savait, mais il n’arrivait pas à le faire imprégner à son esprit. Il le savait, oui, il le savait... Il le savait que trop bien, mais rien n’arrivait à le changer d’état d’esprit…Etat d’esprit nullement joyeux en se moment même, et cela une personne qui pourrait lire l’expression du visage du troisième classe le saurait très rapidement. James hocha tristement la tête.

« Tu a tout à fait raison Alice, je devrais l’oublier…Oublier mon passé… »

James fut durant quelques instants l’ombre de lui-même, plus d’éclaircit dans son regard, une simple et profonde tristesse. Simple ? Pas tant que ça…Seule les personnes connaissant son passer pouvait la comprendre, et peu être la consoler, mais qu’importe, elle était belle est bien là. Se ressaisissant, James demanda à Alice si le sol était confortable, avec une mine comique. Le troisième classe pouvait parfois être étrange, il passait très rapidement d’une humeur à une autre sans aucune raison apparente…La demande eu l’effet escompté, Alice éclata de rire, ce qui mis de la chaleur en James qui ria avec celle-ci. Ravi d’avoir retrouvé son sourire.

« Oui, très, merci. »

Cela aurait étonné James qu’elle lui réponde le contraire. Après tout, sa petite confidente s’installait toujours à même le sol, ce qui n’avait pas l’air de la déranger d’une quelconque façon. James adressa un radieux sourire à Alice. Une très légère réflexion parcouru ses pensées, pour finir par faire sortir ces quelques mots de ses lèvres.

« Dis moi, voudrais-tu apporter le dessin au couple près de la rambarde ? »

James sortit son dessin de son carnet, puis montra d’un signe de tête le couple qu’il avait pris pour modèle dans celui-ci. Alice avait tout à fait raison au début de leur conversation, ses dessins étaient pas mal. Et puis si cela pouvait embellir la fin de journée du couple, il en serrait heureux.
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Mer 11 Avr - 18:12

« Tu as tout à fait raison Alice, je devrais l’oublier…Oublier mon passé… »

Alice se trémoussa, mal à l’aise sans trop savoir pourquoi. Ce n’était pas très difficile à deviner en réalité, mais la petite fille avait bien trop souvent tendance à voir le côté positif des choses pour se rendre compte rapidement qu’elle venait de rompre la bonne humeur du jour. C’était pourtant ce qu’elle venait de faire. Au lieu de remettre les idées de James en place et de lui prouver que sa réalité était ici à présent et qu’il allait forcément s’y plaire, Alice n’avait fait que lui remémorer de douloureux souvenir qu’il devait en vain essayer d’oublier depuis la naufrage. La petite fille en était mi- compatissante, mi- agacée. Bien sûr, elle détestait voir son confident dans cet état de léthargie qui devenait pas plus en plus évident de jour en jour. D’un autre côté, elle ne comprenait pas très bien pourquoi il n’arrivait pas à reprendre le dessus ou du moins à faire semblant d’aller bien parfois ou même à s’amuser de temps à autre. Rien ne l’obligeait à être heureux en permanence, il était tout à fait normal qu’il ait des coups de cafard parfois, mais il se devait de reprendre gout à la vie, non seulement pour lui mais aussi pour elle qui attendait bien sagement que son meilleur ami lui revienne indemne. Ce n’était pas juste après tout, elle aussi avait souffert, elle n’avait pas eu l’enfance toute rose que beaucoup d’enfants du paquebot regrettaient amèrement à présent. Alice n’avait pas été pourrie gâtée, elle n’avait pas eu tous les jouets qu’elle demandait, elle n’avait d’ailleurs jamais souhaité posséder quelque chose entièrement à elle, sachant pertinemment que c’était impossible. Pourtant, elle faisait bonne figure, elle était heureuse d’être ici, et elle ne supportait pas que ce ne soit pas le cas de tout le monde.

« Pourquoi tu ne le fais pas alors ? »

Sorti de la bouche de la petite fille, ça paraissait tellement facile. Comme passer une gomme d’un simple geste de main. Pourtant, Alice savait qu’il n’en était rien. On ne peut effacer de notre mémoire les personnes que l’on a connues et surtout les personnes que l’on a aimées. Dans le cas de James, il était vrai que le processus de guérison pouvait être extrêmement long. La plaie béante qu’avait formée le naufrage resterait toujours probable à l’état de cicatrice sans jamais disparaitre, mais une chose était sûre, il pouvait guérir et il devait le faire. Ca faisait maintenant un certain nombre de jours qu’ils étaient coincés ici et ils le seraient probablement encore pour un moment, sauf qu’au lieu de s’améliorer son état ne cessait d’empirer et devenait de plus en plus préoccupant.
Alice se trouvait désarmée face à un tel chagrin. Elle n’avait pas l’habitude de côtoyer la tristesse d’aussi près ce qui était plutôt étrange pour une enfant élevée dans un orphelinat. On pouvait peut-être dire qu’elle avait eu de la chance dans son malheur. Elle aurait pu être adoptée alors qu’elle était encore bébé par une famille odieuse qui l’aurait méprisée. C’était d’ailleurs étrange qu’elle soit restée aussi longtemps à l’orphelinat. Ses éducatrices ne cessaient de répéter qu’une petite fille aussi mignonne et bien élevée ne pouvait que trouver une famille qui lui convienne, pourtant, elle avait dû se rendre à l’évidence, elle n’était assez bien pour personne. C’était peut-être pour cela qu’elle tentait à présent d’approfondir un maximum ses connaissances, histoire d’être toujours à la hauteur en toutes circonstances.


« Dis-moi, voudrais-tu apporter le dessin au couple près de la rambarde ? »

Alice secoua rapidement la tête de gauche à droite. James allait être surpris, ce n’était pas son genre de refuser nette une si alléchante proposition, alors qu’est-ce qui poussait la petite fille à le faire ? Ce n’était pas sa timidité, elle l’avait laissée au fond d’un tiroir lors du naufrage et celui-ci avait dû être emporté par les flots. Elle se mêlait avec bonheur aux autres passagers, engageant la conversation dès qu’elle en avait l’occasion et jacassant sans faire de pause sur tous les sujets possibles et imaginables. Non, c’était bien plus simple en réalité. Ce n’était pas son dessin. James avait pris un certain temps à réaliser ce chef-d’œuvre et il méritait de recevoir lui-même les félicitations que le couple ne manquerait pas de lui faire. Alice ne voulait pas être le messager pour une fois. Son confident avait l’habitude qu’elle le trouve extraordinaire et tout ce qu’elle pourrait dire sur son fabuleux dessin n’aurait donc pas le même impact que ce que lui diraient les personnes concernées. Au bout de quelques secondes de hochements de têtes peu explicites, la petite fille se décida enfin à ouvrir la bouche pour lui donner une explication. Au pire, elle voulait bien l’accompagner s’il avait trop peur d’amener ce dessin lui-même, mais il était hors de question qu’elle le fasse seule.

« C’est ton dessin, c’est à toi de le leur donner. Ils seront contents j’en suis sûre. »

La petite fille ponctua ses paroles d’un large sourire comme pour encourager son ami à aller au-devant des personnes qu’il avait dessinées. Elles avaient de toute façon l’air fort sympathique ce qui excluait probablement tout risque d’insulte et de moquerie, il n’avait donc rien à perdre.
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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Lun 16 Avr - 7:55

Pourquoi ne le faisait-il pas ? Voila une très bonne question. James ne savait pas, il ne savait pas pourquoi il ne le faisait pas. La peur de rejeter le passé qui avait fait de lui ce qu’il était. L’appréhension de ce qu’il se passait si il oublié tous.. La pensée d’être un lâche si il tentait juste d’oublier au lieu de faire avec. James était une personne des plus compliqués, d’un côté l’envie d’oublier était présente, mais de l’autre côté la peur d’oublier si trouvait. Mais peur de quoi au juste ? Cela était plutôt dure à définir, mais il avait l’impression que si il oublié son passé, c’était une partie de lui qui s’envolerait avec celui-ci… C’était idiot, mais pourtant c’était ce à quoi il pensé, et ce qu’il appréhendait le plus.
James lui demanda alors si elle ne voulait pas apporter son dessin au couple se trouvant près de la rambarde. Couple qui se trouvait être le sujet de son dessin, et le sujet de longues heures de concentration. Alice se mit alors à secouer la tête de droite à gauche, signe de son refus d’aller l’apporter. James ne comprenait pas, d’un côté elle trouvait que ce serrait bien que de donner son dessin au couple, et de l’autre, elle ne voulait pas l’apporter. Les lèvres de sa confidente s’entrouvrirent laissant la place à l’explication.

« C’est ton dessin, c’est à toi de le leur donner. Ils seront contents j’en suis sûre. »

Elle avait raison, encore une fois… C’était à lui d’aller leur donner. Etrangement, dès qu’il s’agissait de montrer ses dessins, James restait très refermé. Il avait préféré demander à Alice de l’apportait, car il aurait était plutôt blessé si le couple l’avait refusé. Après tout, qui voulait de dessin d’un homme sujet de rumeur étrange ? Lui pensait qu’il y en avait très peu. Qu’importe il devait tenter le tout pour le tout, et n’avoir rien à faire des rumeurs qui courraient à son sujet, rumeurs des plus fondé… Un léger soupire traversa les lèvres du troisième classe, puis celui-ci fini par approuver les dires d’Alice.

« Tu a tout à fait raison. »

Lui adressant un délicat sourire, James se leva. Son dessin à la main, il marcha vers le couple, et gardant le sourire. Arriver à leur hauteur, il leur montra le dessin qu’il avait fait d’eux. Ravi le couple accepta le dessin. James revint près du banc où se trouvait Alice, et par la même occasion lui. S’installant à la même place qu’avant, il posa son regard sur sa confidente en souriant avec une tendresse innée. Il avait réussi à faire sourire un couple, et cela, ça le remplissait de joie. Peut être aurait-il du montrer ses dessins plus tôt qui sait… Peut être pouvait-il se faire connaître ainsi sur le paquebot. Après tout, il avait l’éternité pour s’améliorer, et pour trouver de nombreux sujets. James se demanda s’il avait pu atteindre les côtés Américaine, il aurait peut-être pu montrer ses dessins à une personne importante et essayer de les vendre. Qui sait, il aurait pu gagner sa vie ainsi. Oui il aurait pu d’avoir refaire les mes travaux que ce qu’il faisait en Angleterre. La première hypothèse était tout de même beaucoup plus intéressante, cela, s’en était certain.

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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   Lun 21 Mai - 19:34

Comme Alice nous quitte, j'archive ce sujet ^^

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MessageSujet: Re: Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn   

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Mon existence qui se dérobe sous mes pas, sans que je puisse l'en empêcher ♣ Avec Alice Flynn

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