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 Crêpons nous le chignon comme il se doit ! {PV Héloïse}

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MessageSujet: Crêpons nous le chignon comme il se doit ! {PV Héloïse}   Jeu 26 Sep - 16:34

Un rictus diabolique s'afficha sur les lèvres de Lydia Cooper tandis que sa tête dépassait légèrement de derrière un canot de sauvetage. Héloïse était dans sa ligne de mir. Elle n'allait pas tirer sur elle bien entendu, le destin s'était déjà chargé de la faire passer de vie à trépas, et puis l'envie de se salir les mains ne l'enchantait pas.  L'idée de devoir négocier avec elle non plus d'ailleurs, mais il le fallait bien ! C'était ce soir ou jamais, la belle brune était plus inquiète que jamais du rapprochement lent mais certain entre son frère et la maudite française ! Une heure, ou même une seule minute pouvait faire la différence, s'ils s'embrassaient au cours d'une de leurs fameuses promenades ... Tout était fini ... Elle allait la détruire dans l'œuf cette idylle envahissante ! Jusqu'alors, Lydia à défaut d'être sympathique avait toléré sa présence si indésirable, mais depuis le fameux incendie de leur maison, tout avait changé. Alors si Héloïse était espionnée par elle ce soir là, c'était tout simplement pour la piéger afin de se débarrasser d'elle une bonne fois pour toutes. Or jamais cette imbécile n'aurait accepter de la rencontrer en tête à tête, leur haine commune l'aurait faite reculer. Elle était tellement lâche cette punaise, juste bonne à s'écraser avant d'être écrasée et c'est précisément ce que Lydia comptait faire, la réduire à la bonne à rien qu'elle avait toujours été.

Pour la faire tomber dans son traquenard donc, Lydia s'était servie du point faible de la jolie blonde : Jack. Connaissant les mots mielleux que son frère employait envers elle quand ils étaient encore ensemble, elle avait décidé de s'en servir de façon machiavélique. C'est tout naturellement, qu'elle avait donc donné rendez-vous à Héloïse de la part de Jack en imitant son écriture afin de parler de quelque chose de très important et de secret.  Et puisqu'il fallait bien un endroit discret et propice aux confidences, pourquoi pas le poste de radio ? On ne viendrait pas les déranger n'est ce pas et de plus, grâce à une aventure d'un soir avec un des membres d'équipage, Lydia avait pu subtiliser la clef de cette pièce. Une fois à l'intérieur, Héloïse serait à sa merci ! Il ne restait plus qu'à prier  ! L'entretien devait avoir lieu à vingt heures trente après le repas des troisièmes classes. Ayant prétexté subtilement une brusque envie de dormir, Lydia avait quitté la salle à manger avant l'heure dite, suivi d'un Jack inquiet. Héloïse était restée seule à sa propre table, rassurée sans doute du départ de son ennemie et ne s'attendant pas à la revoir avant au moins le lendemain. Une fois dans sa cabine, la jeune femme avait rassuré son frère de son état et s'était assurée qu'ils ne se croisent pas avec Héloïse avant qu'elle ne se rende au poste de radio.  Voilà pourquoi depuis plus d'un quart d'heure, elle la poursuivait à pas de loups sur les ponts.  Cela aurait pu tout gâcher, que Jack et elle se rencontrent. Jack aurait prétendu n'avoir jamais écrit de billet. Tout son plan serait tombé à l'eau aussi bien que le paquebot.

Heureusement ce soir là, une bonne étoile accompagnait Lydia puisque la stupide se jeta immanquablement dans la gueule du loup et qui plus est de façon très ponctuelle.  La suivant alors de très près, la jeune Cooper clef en mains, fit à son tour tout à coup irruption dans le poste de radio avant de refermer la porte derrière elle. La lune et une faible lampe à pétrole éclairaient seulement la pièce.  S'approchant à grands pas d'Héloïse, elle la poussa violemment pour que son ennemie soit contrainte de s'asseoir sur une des chaises d'opérateur-télégraphe.  Un sourire carnassier retroussa les lèvres de Lydia. Enfin, depuis tout ce temps, elle allait pouvoir régler ses comptes avec la Neuveille !

- Je sais que je suis moins séduisante que mon frère, mais il faudra que tu te contentes de moi pour ce soir ! Nous avons à causer  et je n'irai pas par quatre chemins !

Sans transition donc, Lydia s'assit face à elle à califourchon sur une autre chaise avant de mettre la main à l'une de ses poches de veste. Elle en sortit aussitôt une liasse de billets - les économies de toute une vie de prostituée -  qu'elle lança sans ménagement au visage d'Héloïse.

- Combien tu veux, sale garce ? Dis ton prix pour laisser mon frère tranquille !  Je t'offre ce que tu veux pour une rupture nette avec lui !
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MessageSujet: Re: Crêpons nous le chignon comme il se doit ! {PV Héloïse}   Dim 29 Sep - 22:45

 
La meilleure des défenses

est l’attaque.


La lettre entre les mains, Héloïse n’avait tout d’abord pas osé y croire. Jack voulait la revoir alors que cela faisait désormais plusieurs semaines qu’ils n’osaient même plus se regarder, se parler, ni même se croiser. Le jeune homme l’avait embrassée et depuis ils s’évitaient, incapables de se revoir sans ressentir une gêne profonde. Les entrailles de la blonde se nouèrent et elle jeta le papier sur son lit. Elle ne comptait pas s’y rendre. Après ce qu’il s’était passé entre eux, elle ne pouvait décemment pas y aller.
Elle tempêta un instant contre l’initiative du jeune homme autant que contre sa gêne tout en faisant les cent pas dans sa cabine. Elle s’arrêta soudain et reconsidéra le papier qui gisait sur son lit, délaissé. Elle repensait aux mots qui y étaient inscrits et à ce qu’il pouvait bien vouloir lui dire. Etait-ce dont quelque chose d’important ? Elle ne le savait pas et ça la frustrait d’autant plus d’être jetée dans l’ignorance. Finalement, elle poussa un gros soupire de résignation et elle se résolut à se rendre au poste de radio ce soir. Un lieu bien atypique pour une rencontre. Cela étonnait la jeune femme, tout comme les paroles mielleuses qui étaient inscrites sur le papier mais elle n’en fit pas cas. Après tout, l’homme avait singulièrement changé d’attitude depuis qu’il était revenu vers elle le soir de la tempête. Mais cela ne modifiait pas totalement leur relation. Tout était aussi houleux et tendu entre eux, les empêchant de se voir.
Ayant pris cette décision, l’angoisse la tenailla tout l’après-midi jusqu’à ce que le soir tombe. Elle ne parvint même pas à avaler quoi que ce soit. Elle se rendit donc rapidement sur le pont et gagna le poste de radio. Mais à peine eut-elle franchi la porte de la salle qu’elle se referma derrière elle. La luminosité étant basse, elle eut tout juste le temps de voir une furie brune se jeter sur elle et elle fut projetée sur une chaise du poste de radio. La violence de la femme la laissa ébahie quelques instants avant qu’elle ne reconnaisse…

« Lydia ?! »

Un sourire inquiétant ourlait déjà ses lèvres, comme si elle allait faire qu’une bouchée de la jeune blonde. Elle lui avait tendu un piège et comme une idiote elle était tombée dedans. Ah ce qu’elle se maudissait d’avoir été si naïve ! Elle comprenait tout à coup mieux pourquoi le contenu de la lettre l’avait autant étonnée, tout comme du lieu où ils devaient se rencontrer. Pas de Jack ce soir, mais une personne bien plus redoutable. Que cherchait-elle cette fois-ci ? Depuis le naufrage, les deux jeunes femmes n’étaient que très peu parlées. Leurs échanges n’avaient été faits que de confrontations et de brèves querelles. Mais ce soit les choses étaient différentes. Lydia lui avait carrément tendu un piège et manifestement, elle attendait quelque chose d’elle.
La colère monta bientôt en elle et elle afficha une moue haineuse. Qu’est-ce que cette garce voulait au juste ?!

« J’aurai dû me douter que c’était toi ! Il n’y a que toi pour fomenter des plans aussi tordus ! » se récria-t-elle. « Alors vas-y je t’écoute ! Qu’est-ce que tu me veux ? »

C’est à ce moment-là que la brune se plaça devant elle à califourchon sur une chaise. Elle porta la main à sa veste, et si tout d’abord Héloïse crut qu’elle allait en sortir une lame, ce ne fut qu’une liasse de billets qu’elle lui balança au visage.

« Combien tu veux, sale garce ? Dis ton prix pour laisser mon frère tranquille !  Je t'offre ce que tu veux pour une rupture nette avec lui ! »

Durant un instant, Héloïse resta interdite, incapable de dire quoi que ce soit. Ses yeux s’écarquillèrent tandis qu’elle observait les billets tomber autant d’elle. Quand tout à coup, elle partit dans un grand éclat de rire. Un rire qui n’avait certainement rien de rassurant. Non mais pour qui se croyait-elle avec tout cette argent ?

« Mon dieu Lydia ce que tu peux être pathétique ! » fit-elle en crachant ce dernier mot. « C’est donc cela alors que tu crois ? Que c’était uniquement pour l’argent que j’étais avec Jack ? Tu délires complètement ma pauvre ! Avec toi comme belle-sœur, n’importe qui ce serait enfui en courant et même pour tout l'or du monde ! »

La blonde se baissa et prit une poignée de billets avant de lancer sur Lydia avec nonchalance. Elle se leva et commença à se diriger devant la porte.


« Alors maintenant reprends tes billets et laisse-moi tranquille. Et puis de toute manière, quelle utilité pourrais-je en avoir ici ? Nous sommes tous morts ! »

Elle se campa devant la porte et se retourna vers la sœur de Jack. Habituée à ces facéties de gamine, elle s’adressa à elle d’un air ennuyé.

« Allez, donne-moi les clefs et laisse-moi sortir d’ici. »
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MessageSujet: Re: Crêpons nous le chignon comme il se doit ! {PV Héloïse}   Mer 2 Oct - 23:34


La stupide ! Comme ça avait été agréable de voir cet air si ébahi sur son visage lorsqu’elle avait découvert sa présence dans la pièce ! A présent, Lydia se délectait de voir la haine que la blonde lui portait, car enfin l’heure de vérité était venue pour toutes les deux. Plus de faux semblants, plus de regards noirs mais furtifs, plus de mots mielleux dits pour ne pas contrarier Jack ! Lydia allait enfin pouvoir juger de ce que cette bourgeoise avait dans le ventre. Mais apparemment pas grand chose malheureusement ! Ses insultes plates la laissèrent de marbre et même la firent rire.

« J’aurai dû me douter que c’était toi ! Il n’y a que toi pour fomenter des plans aussi tordus ! Alors vas-y je t’écoute ! Qu’est-ce que tu me veux ? »

Cette voix de crécelle, tandis que cette petite dinde s’époumonait sous la colère, était tout aussi insupportable qu’elle ! Mais Lydia trop honorée par ce qu’elle prenait pour un compliment, plutôt que pour une critique exécuta un salut grandiloquent sous le nez d’Héloïse.

- Merci. Mais ne t’inquiète pas ma jolie, après mes plans, c’est toi que je vais tordre ou plutôt briser et crois-moi tu sauras bien te plier à ce que je te dirai.

Si la jeune Cooper était venue avec l’intention de négocier, il n’était pas exclu qu’elle en vienne à des méthodes beaucoup plus convaincantes. Certes, tous étaient morts sur le paquebot, mais restaient l’intimidation, la séquestration, et peut-être la torture qui sait. D’ailleurs, Lydia aurait bien commencé par lui couper un à un, ses beaux cheveux, puis aurait continué en lui écrasant le nez sous son talon. Elle en avait si envie … Jamais auparavant, elle n’avait éprouvé un tel ressentiment et une telle rage pour quelqu’un, car bien plus que Jack, lui revenait toujours l’image de sa maison en flammes à cause d'elle. Savait-elle la bourgeoise, combien de temps et d’argent, il lui avait fallu pour pouvoir louer cette baraque ? Sans doute pas, elle n’avait toujours eu qu’une cuillère d’argent dans la bouche, contrairement à eux ! Que pouvait-elle connaître de la misère ?

« Mon dieu Lydia ce que tu peux être pathétique !  C’est donc cela alors que tu crois ? Que c’était uniquement pour l’argent que j’étais avec Jack ? »

Lydia arqua un sourcil, tandis que l’autre crachait son venin, qui ne l’atteignait absolument pas.

« Tu délires complètement ma pauvre ! Avec toi comme belle-sœur, n’importe qui ce serait enfui en courant et même pour tout l'or du monde ! »

Lydia chassa sa chevelure et leva son menton avec morgue.

- C’est étrange que tu me dises ça, parce que je ne compte plus le nombre de filles qui viennent me manger dans la main pour être dans les petits papiers de Jack. Apparemment, tu serais la seule à me fuir !

Ce n’était pas anodin de lui dire ça, il fallait qu’Héloïse sache que d’autres étaient séduites également par Jack et qu’elle ferait tout, elle Lydia, pour pousser l’une d’entre elles dans ses bras.  Peut-être que cela avait fait mouche puisque déjà l’autre se levait et se dirigeait vers la porte afin de s’échapper. Que c’était amusant de voir sa marionnette paniquer de la sorte, même si Héloïse ne tentait pas encore de forcer la serrure. Et ce n’est pas le fait d’avoir reçu à son tour la liasse de billets au visage qui allait lui enlever ce plaisir tout sadique.

" Allez, donne-moi les clefs et laisse-moi sortir d’ici. "

Lydia joua de sa langue et la fit claquer entre ses dents plusieurs fois avant d’arborer une mine faussement peinée.

- Quoi déjà ? Mais nous venions de nous retrouver après tant de temps ! Ne t’a-t-on pas appris la politesse dans ton palais de princesse ? C’est très mal élevé de partir aussi vite !

Mais au final à quoi bon faire du sarcasme ? Cette fille l’excédait au plus au point et puisqu’elle se plantait devant elle comme ça, Lydia n’allait pas rester assisse sur sa chaise. Question de fierté ! Aussi, elle se redressa brusquement faisant tomber la dite chaise puis s’approcha rapidement d’Héloïse afin de lui faire face. Son sourire mesquin la quitta pour laisser place à une lueur menaçante dans son regard brun, qui ne laissait rien présager de bon.

- Tu sortiras d’ici quand tu auras renoncé définitivement à Jack ou bien tu en sortiras en miettes ! Tu es peut-être forte à la dinette, tu connais peut-être le langage châtié des aristos, mais mettre des raclées ne doit pas être ton fort ! Par contre, c’est le mien !

Elle ne cillait toujours pas, la provoquant sans le moindre scrupule.

- A toi de choisir, ça peut se passer encore en douceur !  Je ne sais pas ce qu’on te trouve, mais tu as ce Peter  qui est fou de toi ! Alors éloigne toi de mon frère, il n’a pas d’argent comme tu dis si bien, donc il ne peut pas t’intéresser  toi la fille de riches ! Peter lui en a. Le calcul est simple ! Je te demande qu’une chose, voir mon frère et lui dire pour de bon que c’est fini entre vous. Le sacrifice ne devrait pas beaucoup te demander non ?  Après tout, il t’a laissée crever sans rien faire, ne l’oublie pas !

Lydia dans son sadisme débordant car tout était bon pour faire souffrir cette peste, aima rappeler ce fait là à Héloïse. Elle osa même le ponctuer d’un petit clin d’œil tout à fait insolent. Mais à force de tirer sur la corde, celle-ci n’allait-elle pas lâcher ?
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MessageSujet: Re: Crêpons nous le chignon comme il se doit ! {PV Héloïse}   Sam 5 Oct - 19:47

La meilleure des défenses

est l’attaque.


Durant quatre longues années, Héloïse avait dû supporter les coups bas en tout genre de Lydia. Si Jack ne les avait jamais vus, ou bien qu’il prétextait juste un regrettable incident, la blonde savait qu’il en était tout autre. La grande sœur Cooper n’avait jamais aimé l’ancienne Comtesse dès leur première rencontre et les mois passants, les choses ne s’étaient pas arrangées. Et même, aujourd’hui, on pouvait dire qu’elles avaient empiré. Désormais, elles ne se cachaient plus derrière des faux semblants et elles exprimaient leur haine l’une en vers l’autre sans se cacher comme autrefois. Le combat en était d’autant plus rude et elles se trouvaient toutes les deux à couteau tiré dès qu’elles se croisaient. La brune était son ennemie redoutable et celle qui l’éloignait de Jack.
Et Lydia paraissait l’avoir parfaitement compris car elle prenait très à cœur son rôle de barrière entre eux deux. Malheureusement, malgré toute la fougue dont elle faisait preuve pour incarner son personnage, elle manquait cruellement de jugeote. Croyait-elle réellement pouvoir l’acheter avec de l’argent ? Surtout dans cet endroit où tous étaient morts. Quelle idiote ! songeait la blonde. Mais cela l’ennuyait presque, tout autant que le piège qu’elle lui avait tendu. Espérait-elle réellement être prise au sérieux avec un traquenard aussi pathétique ? Elle ne s’était d’ailleurs pas gênée pour lui dire mais cette remarque avait eu pour don de la laisser de marbre.
Visiblement, Lydia ne comptait pas lui laisser ce plaisir de l’ébranler ou de causer sa colère.

« C’est étrange que tu me dises ça, parce que je ne compte plus le nombre de filles qui viennent me manger dans la main pour être dans les petits papiers de Jack. Apparemment, tu serais la seule à me fuir ! »

La blonde décida alors de jouer le même jeu qu’elle. Elle ne lui offrirait pas cette satisfaction d’obtenir l’effet escompté après de tels propos. D’autant qu’elle savait pertinemment que même si les filles tournaient autour de Jack, il n’en prendrait aucune autre. Elle l’avait appris à ses dépens après son litige avec Pernelle. Toutefois, ne désirant pas entendre de pareils enfantillages, Héloïse se dirigea vers la sortie. Elle n’avait aucunement envie de gâcher sa soirée en compagnie d’une peste de son espèce. Mais la brune se récriait déjà.

« Quoi déjà ? Mais nous venions de nous retrouver après tant de temps ! Ne t’a-t-on pas appris la politesse dans ton palais de princesse ? C’est très mal élevé de partir aussi vite ! »
« Il semblerait qu’au cours des années, j’ai fini par prendre tes habitudes. » répondit Héloïse avec tout autant de sarcasme dans la voix.

Elle ne plierait pas devant cette garce, quoi qu’il arrive. Elle avait vécu durant des années à côté d’un meurtrier jusqu’au jour où elle l’avait assassiné à son tour alors ce n’était un petit numéro comme Lydia qui allait l’effrayer. Si bien que lorsque la jeune femme se leva brusquement de sa chaise pour venir se poster devant la blonde, cette dernière ne put s’empêcher d’afficher un sourire effronté. Ses prunelles brunes lui lançaient des éclairs qui visaient à l’intimider, mais ça ne faisait que renforcer son amusement.

« Tu sortiras d’ici quand tu auras renoncé définitivement à Jack ou bien tu en sortiras en miettes ! Tu es peut-être forte à la dinette, tu connais peut-être le langage châtié des aristos, mais mettre des raclées ne doit pas être ton fort ! Par contre, c’est le mien ! »

Héloïse ne put retenir un léger rire, un rire qui provoquerait certainement l’énervement de Lydia. Mais peu importait. Ses yeux étaient brûlants de défi.

« Il me semble que tu oublies un léger détail Lydia. A la différence de toi, je sais ce que c’est que de tuer un homme, de sentir la vie quitter le corps d’une personne. Alors tes menaces de cour de récréation tu peux te les garder. » répondit la blonde en ancrant ses yeux d’azurs dans les prunelles sombres de la brune. « Et pour ton information, sache que j’ai été Comtesse bien malgré moi et que j’ai commencé ma vie dans la même merde que toi. »

La blonde espérait lui avoir cloué le bec mais il poursuivit dans sa croisade meurtrière pour l’éloigner de son frère.

« A toi de choisir, ça peut se passer encore en douceur ! Je ne sais pas ce qu’on te trouve, mais tu as ce Peter qui est fou de toi ! Alors éloigne toi de mon frère, il n’a pas d’argent comme tu dis si bien, donc il ne peut pas t’intéresser toi la fille de riches ! Peter lui en a. Le calcul est simple ! »

Les poings d’Héloïse se serrèrent et son sourire s’évanouit. Qui était-elle pour la juger ainsi et la penser attirée par l’argent ? S’il y avait bien une raison qui avait poussé Héloïse à vivre avec Jack, ce n’était pas certainement pas celle de l’argent. La colère commençait tout juste à bouillonnait dans sa poitrine.

« Je te demande qu’une chose, voir mon frère et lui dire pour de bon que c’est fini entre vous. Le sacrifice ne devrait pas beaucoup te demander non ? Après tout, il t’a laissée crever sans rien faire, ne l’oublie pas ! »

La fureur monta subitement en elle. Elle tenta tout de même de se contrôler mais son clin d’œil goguenard fut de trop et comme un volcan en éruption, sa rage éclata. Héloïse asséna une gifle retentissante à Lydia qui eut pour effet de la faire taire un instant. Rouge de colère, elle désigna du doigt les billets étalés par terre dans le poste de radio que la brune avait voulu donner précédemment.

« A la différence de cet argent, dis-toi que celle-là tu ne l’auras pas volée ! » rugit Héloïse. « T’as vraiment du culot de me jeter ça à la figure alors qu’on sait très bien toutes les deux que si Jack est mort c’est de ta faute ! Si t’avais fermé ta gueule ce soir-là, il serait peut-être encore en vie ! »

Portée dans son élan de fureur, elle repoussa violement Lydia, se défaisant de sa proximité et elle se mit à longer la pièce comme pour faire taire son énervement, mais ce serait une entreprise bien compromise.

« Alors maintenant je veux que tu me laisses tranquille ! Et ne t’avise plus jamais de venir me jeter du fric à la figure en t’imaginant que je pourrai être intéressée ne serait-ce qu’une seule seconde ! Crois-le ou non, mais la seule raison qui m’a poussée à être avec Jack était que je l’aimais ! Si j’avais voulu rester dans mon confort, je n’aurais pas assassiné le Comte et j’aurai épousé bien sagement Peter, mais ce n’est pas le cas ! »

Les yeux de la blonde étaient brillants de rage alors qu’elle jaugeait Lydia avec suffisance. Elle se rendait bien compte qu’elle était en train de lui révéler des choses que Jack ignorait et qu’elle aurait tôt d’aller lui répéter en bonne garce qu’elle était mais désormais, elle était bien trop furieuse pour réfléchir aux conséquences de ses paroles.
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MessageSujet: Re: Crêpons nous le chignon comme il se doit ! {PV Héloïse}   Jeu 24 Oct - 23:10

Soit, l’idée de Lydia de jeter ses billets au visage de la blonde pouvait paraître stupide.  Mais il fallait voir au-delà, le symbole même de tout le mépris qu’elle lui portait. Elle désirait l’humilier, lui faire comprendre qu’elle pouvait l’acheter et se satisfaire dans l’idée donc que cette maudite fille était corruptible. Elle n’était absolument pas persuadée par le soi-disant amour qu’elle portait à son frère. Comme toute fille de la haute, son frère n’était qu’un objet, qu'un passe temps, qu’un jeu pour elle.  Qu’aurait-il pu être d’autre pour une aristo ? Combien de colons arrogants, d’enfants de riches avaient du temps de l’esclavage voulu s’amuser avec des noirs, par goût de l’interdit, et parce que l’on disait que les paysans étaient des hommes, des vrais. Non pas comme ses dandys, qui n’avaient que fort peu de chose dans la cervelle mais également dans les muscles. Cette Héloïse ne devait pas faire exception. Et puis se cacher dans leur maison si modeste pour échapper aux gens qui la poursuivaient, quelle aubaine ça avait été pour elle ! On n’aurait jamais pensé la trouver chez eux, c’est certain. En somme, cette peste s’était bien servie d’eux, et maintenant qu’elle voyait sa marionnette lui échapper, et même si elle était courtisée par un autre, elle persistait à vouloir reconquérir Jack. Sans doute parce qu'elle n'aimait pas perdre ! Elle la dégoutait ! Une véritable plaie !

« Il semblerait qu’au cours des années, j’ai fini par prendre tes habitudes. »

Lydia sourit, presque heureuse du sarcasme de la française. Enfin l’autre aiguisait ses griffes et lui montrait son vrai visage. La brune n’avait jamais autant espéré l’heure de ce règlement de comptes et il était venu.

« Il me semble que tu oublies un léger détail Lydia. A la différence de toi, je sais ce que c’est que de tuer un homme, de sentir la vie quitter le corps d’une personne. Alors tes menaces de cour de récréation tu peux te les garder. »

Comment cette créature immonde pouvait-elle presque se glorifier d’avoir tué un homme ? Elle aurait tout donné pour que Jack puisse la voir, puisse l’entendre à cette minute ! Aurait-il finalement ouvert les yeux sur ce qu’elle pouvait être ? Comment pouvait-il continuer à aimer cette fille qui en plus de ne posséder aucune classe, était sans remords ? C'était une menace, une psychopathe même peut-être ! Plutôt que de se repentir à ce sujet, d'en avoir honte, elle s’en vantait ! Quel culot ! Quel cynisme ! La respiration de Lydia s’en coupa presque pendant quelques secondes, tant elle était écœurée ! Ses yeux s'en firent d’autant plus méprisants.  

" Et pour ton information, sache que j’ai été Comtesse bien malgré moi et que j’ai commencé ma vie dans la même merde que toi. "
- Ça, ça m’étonnerait ! Tu n’as pas nettoyé des auges à porcs toi la fille aux mains blanches, et vingt types ne se sont pas passés en moyenne dans ton lit en une seule journée pendant dix ans !

Et les piques acerbes continuaient à fuser, les sarcasmes à voler, les langues à siffler. A les voir, on aurait pu les comparer à des vipères prêtes à s’enrouler l’une autour de l’autre, pour s’étouffer sans pitié et cracher le plus de venin possible.  Mais jusqu’à présent, si le ton était resté plus que glacial, aucun coup n’avait été échangé, jusqu’à cette gifle d’Héloïse …

« A la différence de cet argent, dis-toi que celle-là tu ne l’auras pas volée ! T’as vraiment du culot de me jeter ça à la figure alors qu’on sait très bien toutes les deux que si Jack est mort c’est de ta faute ! Si t’avais fermé ta gueule ce soir-là, il serait peut-être encore en vie ! »

Si la blonde était déjà hors d’elle, la colère latente et encore contrôlée sous une épaisse couche d’ironie, monta peu à peu en Lydia jusqu’à exploser en elle. Cela lui donner des envies de meurtre terribles. Jamais elle n’avait ressenti une telle haine pour quelqu’un. Comment cette fille osait insinuer que c’était de sa faute, si Jack était mort ?!  Tandis qu’Héloïse baissait son bras après lui avoir infligé cette gifle cinglante, Lydia l’attrapa au vol et lui serra cruellement le poignet quitte à le lui tordre.

- Si j’avais fermé ma gueule ?! Et si tu avais pas tué un gars pour commencer ? C’est l’hôpital qui se fout de la charité là non ?! Tu commets le crime et tu fais tout retomber sur mon dos ? Comme c’est facile ! Tu comptais que je cache à mon propre frère qu’il aimait une sale criminelle, surtout après que ces types nous mettent leurs flingues sur la tempe ? Tu en connais beaucoup de gens, qui la bouclerait sur ça toi ?!  Laisse-moi rire !
" Alors maintenant je veux que tu me laisses tranquille ! Et ne t’avise plus jamais de venir me jeter du fric à la figure en t’imaginant que je pourrai être intéressée ne serait-ce qu’une seule seconde ! Crois-le ou non, mais la seule raison qui m’a poussée à être avec Jack était que je l’aimais ! Si j’avais voulu rester dans mon confort, je n’aurais pas assassiné le Comte et j’aurai épousé bien sagement Peter, mais ce n’est pas le cas ! "

Les arguments de pacotille d’Héloïse et surtout ses petites volontés la laissèrent de marbre, Lydia voyait désormais rouge ! De tout ce qu’avait fait la française, de tout ce qu’elle avait pu lui dire, rien n’aurait pu la blesser, si ce n’est le fait d’être accusée d’avoir provoqué la mort de son frère ! La phrase de la blonde se répétait en écho dans son esprit.  Des larmes d’une rage profonde en coulaient le long de ses joues ! Le savait-elle, cette traînée, qu’elle s’était tuée pour lui, ELLE ?  

- Rassure toi, ce n’est pas du fric que je vais jeter maintenant, c’est toi que je vais jeter par-dessus bord ! Même si tu es déjà crevée, ça me fera du bien ! Je te ferai ravaler ce que tu viens de me dire, espèce de garce !

Et sans plus attendre répondant qu’à ses pulsions haineuses, Lydia enroula ses mains autour de son cou afin de l’étrangler et la plaqua contre la porte du poste de radio.  Elle cogna sa tête, son corps plusieurs fois contre la dite porte, car elle en ressentait un besoin presque vital.

- J’ai peut-être tué personne dans ma vie, mais j’ai égorgé pas mal de cochons de ma ferme, ça me suffit comme éducation, figure toi ! Et comme tu ressembles à une truie, te tordre le cou ne sera pas difficile !

Un combat au corps à corps et sans merci semblait inévitable entre les deux jeunes femmes, et sans doute aucune n’en ressortirait indemne.
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MessageSujet: Re: Crêpons nous le chignon comme il se doit ! {PV Héloïse}   Dim 3 Nov - 21:57

La meilleure des défenses

est l’attaque.


De quel droit osait-elle lui tendre un piège pareil et lui parler de la sorte ? La brune prenait un malin plaisir à émousser la patience de la blonde et à lui rejeter tous les moments douloureux de son existence, et notamment le soir du naufrage. Cette nuit où Jack l’avait livrée aux truands, où il l’avait laissée mourir alors qu’il aurait pu l’aider. Son cœur s’était à jamais déchiré ce fameux soir et Lydia le lui lançait en pleine figure, sans aucun scrupule, de la même manière qu’elle lui avait lancé cet argent à la figure. C’était donc tout ce qu’elle voulait retenir de la blonde après avoir partagé quatre ans de sa vie avec elle ? Une jeune fille vénale qui ne cherchait qu’à s’enrichir sur le dos d’un autre et à conserver sa petite vie de princesse ?
Mais la brune n’avait aucune idée de ce qu’elle avait vécu durant toutes ces années, de toute la douleur qui avait pétri son âme, la colère, la haine, la vengeance… et toutes ces nuits à hurler, soumise à des cauchemars atroces où elle voyait sa mère mourir sous ses yeux, une fois encore. Se rendait-elle seulement compte qu’elle avait vu sa mère mourir sous ses yeux et qu’elle avait été forcée de vivre auprès d’un fou furieux qui était persuadé d’être son père et qui bafouait la mémoire de sa mère un peu plus chaque jour un air qu’elle n’aurait plus jamais le bonheur de respirer en retour.
Certes, Lydia avait vécu dans la misère des années durant et elle avait été prostituée, considérée comme un vulgaire objet par les hommes. Héloïse comprenait sa douleur, mais après tout, qu’y pouvait-elle ? Elle avait constamment cette sensation que la sœur de Jack rejetait tous les malheurs qu’ils avaient connus, sur ses épaules. Pourtant, elle n’y était pour rien dans le fait qu’elle se soit retrouvée à travailler dans une maison, pas plus qu’elle était fautive de la mort de leur mère, ou encore de la violence de leur père. Quant à cet argent qu’elle l’accusait d’avoir fait perdre à Jack, il était temps qu’elle se rentre dans le crâne qu’elle n’avait jamais été au courant de son infortune aux jeux et de ses petites magouilles pour continuer à dépenser tout autant encore. Et puis, cette maison n’était pas seulement pour Héloïse, elle était aussi pour Lydia !
La colère était bien trop grande chez la blonde, si bien qu’elle gifla Lydia. Cette gifle, elle en avait rêvé depuis qu’elle avait rencontré la jeune Cooper et elle devait avouer que cela lui faisait un bien fou. Toutefois, ce geste eut pour effet de faire exploser le volcan de haine qu’était Lydia. Elle vit ses joues s’empourprer et elle se saisit violement de son poignet, l’emprisonnant dans sa main avec tant de force qu’Héloïse eut une légère grimace de douleur. Mais elle la dissipa bien vite. Elle ne comptait pas faire ce plaisir à cette garce tandis qu’elle lançait des paroles incendièrent à son encontre.

« Si j’avais fermé ma gueule ?! Et si tu n’avais pas tué un gars pour commencer ? C’est l’hôpital qui se fout de la charité là non ?! Tu commets le crime et tu fais tout retomber sur mon dos ? Comme c’est facile ! Tu comptais que je cache à mon propre frère qu’il aimait une sale criminelle, surtout après que ces types nous mettent leurs flingues sur la tempe ? Tu en connais beaucoup de gens, qui la bouclerait sur ça toi ?! Laisse-moi rire ! »

Héloïse serra les dents tout le temps qu’elle faisait sa tirade haineuse. Le Comte méritait sa mort et elle restait intransigeante sur ce point, alors ce n’était pas une sale peste comme elle qui allait lui dire qu’elle n’aurait jamais dû le tuer. Elle en était fière et personne ne lui enlèverait ça. Elle n’avait accompli que ce que la justice n’avait su faire. Elle avait agi sous le coup de la vengeance, mais c’était une vengeance froide, mesurée, calculée où elle avait su cultiver sa haine durant des années pour rendre sa punition plus cruelle et à la hauteur de l’odieux crime de cet homme.
A ce long laïusse, elle chercha cependant pas à se justifier de son meurtre et à lui raconter ce qu’elle avait révélé à Jack quelques jours plus tôt. Elle préféra lui dire de se tenir plus loin et de la laisser tranquille. L’attitude agressive de Lydia l’exécrait tout simplement et ne voulait avoir affaire à elle. De toute manière, toute discussion avec elle était perdue d’avance. Elle était si butée que personne ne pourrait jamais lui ôter les visières qu’elle s’était fixée. Elle n’en valait même pas la peine. Tout ce qu’elle désirait désormais, c’était sortir de ce huis-clos et retourner dans sa cabine.
Bientôt des larmes de rage coulèrent des yeux de Lydia et la laissèrent un instant pantoise, ôtant toute contenance à la blonde. C’était bien la première fois qu’elle la voyait dans cet état, et cette attitude avait le don de la prendre au dépourvu. Malheureusement, ce qu’elle ne comprenait que maintenant, fut que cet réaction n’était que l’antichambre d’une colère meurtrière qui grondait en elle.

« Rassure toi, ce n’est pas du fric que je vais jeter maintenant, c’est toi que je vais jeter par-dessus bord ! Même si tu es déjà crevée, ça me fera du bien ! Je te ferai ravaler ce que tu viens de me dire, espèce de garce ! »

La blonde n’eut pas la possibilité de répliquer que deux mains enserraient déjà vigoureusement son cou. Elle fut violement plaquée contre le mur, l’impact faisant s’envoler le peu d’air qu’il lui restait dans les poumons. Elle le secoua ensuite comme un pommier, cognant plusieurs son corps contre la porte du poste de radio, telle une furie. Les mains d’Héloïse empoignèrent Lydia, tentant de les décrocher de son cou. Elle y appliquait toute sa force, mais la fureur de la brune était bien trop grande pour obtenir un quelconque progrès.

« J’ai peut-être tué personne dans ma vie, mais j’ai égorgé pas mal de cochons de ma ferme, ça me suffit comme éducation, figure toi ! Et comme tu ressembles à une truie, te tordre le cou ne sera pas difficile ! »

La mâchoire d’Héloïse se contracta tandis qu’elle dardait un regard assassin sur Lydia, malheureusement, c’était bien elle qui se trouvait dans la plus mauvaise position. Elle ne perdait cependant pas espoir et sa volonté n’en était que plus forte. La pression sur sa gorge s’accentuait mais pas sa détermination. Observant finalement qu’il lui serait impossible de lui faire desserrer sa prise en s’en prenant à ses poignets, elle concentra toute sa force dans un coup de genou qu’elle envoya directement dans l’estomac de la brune. Profitant du bref moment de déstabilisation de Lydia, elle se défit de son étreinte mortelle et la repoussa plus loin dans le poste de commandement.
Héloïse s’écroula au sol, ses poumons la brûlant du précédent manque d’oxygène. Elle haletait, toussait et reprenait en d’avides goulées l’air frais. Elle releva bientôt le visage et observa la sœur de Jack qui était tombée la renverse sur la parquet du Titanic.

« Tu n’es qu’une sale folle ! Une dangereuse malade ! Je ne comprends pas que Jack ne s'en rende pas compte !» s’écria-t-elle encore essoufflée. « J’ai peut-être tué dans ma vie, mais sache que cette personne-là avait amplement mérité sa mort. J’ai assassiné un meurtrier, je n’ai fait que rétablir la justice ! Tandis que toi, tu comptais te transformée en meurtrière seulement pour assouvir ta haine ! Tu ne vaux pas mieux que le Comte ! »

Le dégoût ajouté à un souverain mépris se faisait clairement entendre dans les paroles de la blonde. Elle était tout simplement hors d’elle, comme si l’esprit du Comte s’était réincarné pour prendre possession du corps de Lydia. Il lui semblait qu’elle se retrouvait des années auparavant, quand elle devait encore supporter sa présence et les offenses qu’il faisait à la mémoire de sa mère, rien qu’en respirant. La lueur glaciale qui habitait autrefois les prunelles d’Héloïse venait de se réveiller alors qu’elle toisait Lydia.
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MessageSujet: Re: Crêpons nous le chignon comme il se doit ! {PV Héloïse}   Sam 8 Fév - 17:14


La blonde avait beau avoir serré jusqu'à maintenant ses dents si immaculées, elle les lui ferait voler une par une, toutes brossées qu’elles soient par le meilleur dentifrice !  Sa mâchoire s’en décrocherait même ! Bourgeoise de malheur, qui n’avait dû avoir le dessus sur le comte qu’en lui tirant dessus , en l’empoisonnant ou en le poignardant, c’est sûr, mais elle ne ferait pas long feu entre les mains d’une fille des rues comme elle !  Ici, elle n’avait pas d’armes derrière lesquelles se réfugier, la garce, ça serait un combat au corps à corps ! Néanmoins, Lydia dut bien admettre que le coup de rotule qu’elle reçut au niveau de l’estomac avait été plutôt bien donné !  Cette bêcheuse avait-elle quelques ressources insoupçonnées, ne devrait-elle pas prendre ses attaques moins à la légère ? Sait-on jamais avec ce genre de parasites, tout comme les cafards, on ne doit les croire écrasés seulement lorsqu’un crac se fait entendre et pas avant !  Or, elle avait beau avoir serré sa maudite nuque, les vertèbres étaient toujours à leur place !

" Tu n’es qu’une sale folle ! Une dangereuse malade ! Je ne comprends pas que Jack ne s'en rende pas compte ! "

Oui à cette minute, Lydia était vraiment devenue hystérique ! Elle l’admettait, elle atteignait sans doute un haut degré de folie de par son caractère très sanguin ! En règne générale, elle pouvait être grande gueule mais au fond plutôt inoffensive en fin de compte. Jamais elle n’avait battu quiconque d’ailleurs, sauf lorsque certains de ces messieurs voulaient abuser d'elle, mais dans ces circonstances, c’était bien la première fois ! Il faut bien dire qu’à cet instant,  la soupape de sa patience sifflait plus que jamais, prête à faire exploser une marmite pleine de colère, de haine et d’envies de meurtre ! Des années et des années de prise sur soi, et l’abcès tout simplement crevait des deux côtés de façon très spectaculaire !

" J’ai peut-être tué dans ma vie, mais sache que cette personne-là avait amplement mérité sa mort. J’ai assassiné un meurtrier, je n’ai fait que rétablir la justice ! Tandis que toi, tu comptais te transformée en meurtrière seulement pour assouvir ta haine ! Tu ne vaux pas mieux que le Comte ! "

Qui était-elle cette fille pour se permettre le droit de juger et le droit de dire qui mérite bien de vivre ou non ? Lydia, si elle s'en prenait à elle ce soir, elle ne l'avait pourtant pas prédit ni prévu. Elle avait tenté le dialogue ! Héloïse apparemment avait fait elle, presque un meurtre calculé. Sa façon d'en parler était si froide et surtout si fière ! Avait-elle besoin d'avoir tous les détails de la scène de la mort du comte ? Voilà bien la prétention de tous ces huppés qui s’octroient tous les privilèges du monde, de là à penser qu’on peut tuer en toute impunité en s'enfuyant par la suite, il n’y a qu’un pas !  Et de là à penser aussi que l'on peut se cacher et profiter de la main tendue de la part de pauvres miséreux comme eux, ça devait être un dû aussi sans doute ? C’était écœurant !  D’ailleurs, Lydia encore à terre, le corps secoué de spasmes à cause du coup reçu, en eut le cœur soulevé par une envie de vomir.

-Tout ce que je vois, c’est que toi qui as amplement mérité la tienne, le seul dommage c’est qu’on ne puisse pas te tuer deux fois !  Et dis-toi bien que JE … VAUDRAIS … TOUJOURS … MIEUX … QU’UN … SALE … NOBLIAU !

Elle avait détaché tous les mots de cette phrase, qu’elle avait dite avec un ton crescendo de rage. Aussi la dernière syllabe claqua littéralement dans le poste de radio, tandis que de nouveau debout, un seul bond la ramena aussitôt à l’attaque d’Héloïse. Ses doigts, telles des griffes d’aigle s'agrippèrent dans ses cheveux si soyeux et elle les lui tira jusqu’en faire rougir douloureusement ses racines.  Et comme l’autre avait osé lui donner une gifle plus que cinglante, elle la relâcha certes mais ce ne fut que pour lui en coller une à sa façon ! C’est-à-dire une gifle qui la fit vaciller et lui ramena instantanément ses cheveux décoiffés sur son visage. Visage qu’elle aurait aimé griffer de ses ongles. C’est certain, qu’elle aurait été moins belle !  A la voir ainsi pourpre sous l’effort et échevelée comme jamais, Lydia en ricana et prit un ton snob.

- Besoin d’un petit coup de peigne, ma chère ? Je peux volontiers cracher sur ton cuir chevelu pour les rendre plus lisses, ça serait un plaisir de te rendre ce petit service !

Des bruits à l’extérieur commençaient à se faire entendre, il faut dire que leur bagarre typiquement féminine n’était pas vraiment très discrète. Lydia vit d’ailleurs la poignée de la porte tourner mais n’avait-elle pas fermé à clef ?

- OUVREZ ! IL Y A QUELQU’UN ?!

Cette pimbêche allait-elle s’en sortir aussi bien ? Dans un dernier sursaut pour ne pas leur permettre de rentrer aussi rapidement, elle avala la clef avec un air goguenard sous les yeux d’Héloïse.  Elle ne risquait rien après tout, n’était-elle pas morte ?

- Si on doit aller à fond de cale pour quelques jours, tu iras avec moi, car maintenant vas prouver que ce n’est pas toi qui m’as enfermée ici pour régler tes comptes  avec moi ! On sait très bien ici que l’une comme l’autre, on ne peut pas se voir ! C’est ta parole contre la mienne ! Et puis comme ça, ça nous laisse encore quelques minutes en tête à tête ! Alors tu n’as que ça dans le ventre ? Tellement décevante, comme toujours !
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Crêpons nous le chignon comme il se doit ! {PV Héloïse}

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