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 Une lueur d'espoir [PETER & NAYAH]

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MessageSujet: Une lueur d'espoir [PETER & NAYAH]   Mar 17 Sep - 13:00

Une lueur

d'espoir...



La nuit était tombée depuis plusieurs heures et pourtant, je n'arrivais à trouver le sommeil. Je me trouvais sur le pont des Premières Classes et j'étais allongée sur un transat, les pieds nus, fumant une cigarette dont le paquet avait été donné par Scarlett. Il était sans doute plus de minuit passé, le carillon ayant déjà sonné ses douze coups depuis un moment. Mes yeux étaient grands ouverts et je ne me sentais fatiguée. L'insonmie était la seule maladie ayant traversé tant de décennies, de siècles. Et pourtant, ce mal ne me frappait que depuis mon retour sur le bateau. Car, à vrai dire, il était plus que jamais chaotique. Ma vie était un chaos dans lequel je sombrais petit à petit. Je savais qu'à un moment donné, je me réveillerais et je remonterais la pente. Mais la question était de savoir quand? Quand allais je enfin reprendre les rênes de mon existence filant du bout de mes doigts? Quand est ce que j'allais pouvoir me défaire de l'emprise de ces gens qui m'entouraient? Quand?

Quand...

Telle était cette question qui me travaillait. Je me connaissais trop bien, j'avais vécu pendant cent cinq ans, aussi j'estimais me connaître suffisamment bien pour savoir qu'il me fallait un nombre iincalculables de gifles pour pouvoir réagir. Et puis, il y avait ces facettes de ma personnalité que je découvrais petit à petit. Le Titanic opérait un changement en moi qui me déroutait. A commencer par cette arme. Elle était sous mon châle posée sur mon ventre et elle ne me quittait plus. Moi qui n'avait jamais porté ce genre d'objet, me voilà avec une passion dévorante pour ces pistolets. Elle était mon unique protection face à ce monde de brute. Elle serait ma protectrice au moment ou je me sentirais en danger. Car cette sensation ne me quittait plus. Depuis que j'avais rencontré les époux Hamilton, depuis que Scarlett était devenue mon amie, depuis que je fuyais un Jules devenant de plus en plus furieux au fil des jours. Tôt ou tard, je finirais par appuyer sur la gachette.
Je me connaissais trop bien, je craquerais. Maintenant, la question était de savoir qui?

Je songeais à mes amies Blanche et Héloise. J'aurais tant aimé pouvoir leur dire mais je ne pouvais pas. J'en avais déjà trop dit avec cette histoire des revenants et leur folie meurtrière. Je ne savais si elle voudrait réellement me revoir ou bien si elle m'en tiendrait rigueur. Tout était incertain. Et pourtant, je me sentais plus seule que jamais. Il y avait tant de personnes auxquelles j'aurais voulu pouvoir me confier. Mais le secret était grand et le fardeau trop lourd. J'avais envie de revoir Elliott mais cela aggraverait encore mon cas. J'étais épiée, surveillée. Des yeux encore inconnus me fixaient. Je n'osais rien faire qui puisse faire apparaître des rumeurs. Ainsi, je ne cotoyais que des personnes de mon rang. Je ne voulais encore une fois être l'attention de tous.

Soudain, je sentis que je n'étais plus seule et les bruits de pas me firent sursauter. Si fort, que je laissais échapper un petit cri apeuré. Qui pouvait être sur ce promenoir à cette heure de la nuit? Ma cigarette était tombée par terre mais je m'en fichais. Je regardais simplement l'allée ou une silhouette s'en découpait. Dans la pénombre, je n'arrivais à l'identifier ce qui me poussa à poser ma main sur mon châle. Simple précaution.

Au cas ou...

Lorsque le visage apparut devant la lanterne qui éclairait le pont, je vis un jeune homme d'à peu près mon âge, au regard doux. Visiblement, il ne devait pas arriver à dormir. Sa douceur me rassura immédiatement et je me mis à rire tout en posant ma main sur mon coeur battant encore la chamade:

" Mon dieu, qu'est ce que j'ai eu peur... " disais je tout en continuant à rire. La situation n'avait rien de drôle, mon rire était nerveux. Je ne me sentais pas en sécurité ici et le moindre bruit me faisait faire des sursauts à la limite de la crise cardiaque. Le rire était la seule arme qui me restait encore pour faire semblant, pour ne pas qu'il remarque que derrière ce masque, une femme seule pleurait toutes les larmes de son corps, que derrière ce sourire, son corps entier tremblait de peur et d'anxiété.
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MessageSujet: Re: Une lueur d'espoir [PETER & NAYAH]   Dim 22 Sep - 0:31

Nayah Ҩ Peter
« Une lueur d'espoir...»  

Je me demande si au final la solitude me pèse.
A vrai dire je me plais à croire que j’étais quelqu’un de plutôt mystérieux et solitaire. Je pense même qu’au final je faisais partie des personnes qui restaient dans leurs coin.
Il est vrai que lors des soirées mondaines je préférais rester dans le coin sombre. Je n’aimais pas particulièrement me mêler au gens mais je suis un Southston, il fallait que je parle à tout le monde.
Oui, je me pensais solitaire, mais j’avais toujours quelqu’un avec moi finalement. Mais maintenant, je suis terriblement seul dans cette cabine. Depuis le début je compte les jours, me demandant quel jour on est dans l’autre monde, et ce qui me rend mélancolique c’est qu’aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Lizzie.
Je regarde autour de moi, le lit est vide, le canapé aussi. Bien sûre il n’y a que moi dans cette salle je ne sais pas à quoi je m’attendais.
- Joyeux anniversaire Lizzie, je souffle avant de sourire doucement.
Et au final, cela me soulage de savoir que je suis le seul à être mort. Je veux qu’ils vivent et qu’ils profitent de ce que la vie peut leurs offrir. Oui c’est beaucoup mieux ainsi. Et moi je me sens bien mieux ainsi, égoïstement. Pourquoi ? C’est très simple, parce qu’Héloïse est avec moi ici. J’aurais préféré qu’elle survive elle aussi, bien sûre. J’ai d’ailleurs tout fait pour que cela arrive, mais ce Jack est venu tout gâcher…

Je souffle alors que ce que m’a dit Victoria me trotte dans la tête. Elle l’a embrassé pourtant. Lui plutôt que moi alors que peu de temps avant elle pleurait son comportement.
Moi qui cherchais tant cette solitude avant je vais certainement la trouver. Mais pourtant je la veux elle, je ne veux plus être seul si cela veut dire qu’elle est dans ses bras à lui… Lui qui à causé sa mort.
Je ne dis pas que je suis parfait mais bon sang, je suis tellement mieux pour elle que celui qui aurait donné Héloïse pour effacer son ardoise. Je n’arrive toujours pas à croire qu’elle ait pu lui pardonner.  
Et je crois… Non je suis certain que je fus froissé par le fait qu’elle l’embrasse lui… Combien de fois j’ai imaginé notre premier baiser, combien de fois j’ai frissonné rien qu’en pensant à mes lèvres sur les siennes.
Ok… Je dois me calmer tout de suite. Cela arrivera un jour… J’en suis certain, notre heure viendra.

Mais bon sang, j’ai besoin de prendre l’air ! Cela fait trop mal de penser à Héloïse avec ce Jack… Cela fait trop mal de penser à Lizzie soufflant ses bougies d’anniversaire sans moi. Comme d’habitude lorsque je me sens mal je dois sortir. J’ai besoin de prendre l’air tout simplement. Je prends la veste sur le lit et quitte ma cabine sans me retourner, rien ne me retiens de toute façon.
Je marche rapidement cherchant tout simplement l’air frais afin de remplir mes poumons. Je sens que je vais étouffer si je ne sors pas vite.
Finalement j’arrive enfin sur le pont de la première classe. Je marche rapidement sans vraiment me rendre compte de ce qu’il se passe. Je pourrais très bien bousculer quelqu’un j’en aurais rien à faire.
Seulement si moi je m’en moque, les autres ne semble pas du même avis.
J’entends un léger cri lorsque j’approche d’une jeune demoiselle qui en laisse tomber sa cigarette. Et bien, un cri, un tragique suicide de cigarette il se passe quoi pour a suite ?
Elle me regarde et je sens bien qu’elle a peur. Je décide donc de m’approcher tout doucement, je ne veux vraiment pas lui faire peur.
- Pardonnez moi, je souffle rapidement alors qu’elle semble se calmer.
Je ne sais pas vraiment ce qui lui permet de me faire confiance, mais une chose est sûre, c’est qu’elle n’a plus peur.
Elle se met à rire et un sourire apparait sur mon visage.
- Mon dieu, qu'est ce que j'ai eu peur...  
- Pardonnez moi, je répète. Je ne voulais pas vous effrayer.
Je m’avance encore vers elle indiquant le transit juste à côté du sien.
- Puis-je ?
Avec son accord je m’assois en face d’elle. Moi qui cherchait une certaine solitude, voilà que j’en venais à discuter avec une jeune inconnue…
- Je ne vous ai jamais vu, vous êtes… Nouvelle, je demande un peu gêné.
Ce genre de question est toujours difficile à posé, surtout pour les personnes ayant survécu au naufrage. On ne sait pas pourquoi ni comment mais dès qu’il meurt dans l’autre mon ils reviennent tous ici. Absolument tous.
Et ce n’est qu’à cet instant que je remarque ses larmes. Je me sens soudainement de trop.
- Je… Vous allez bien ?
Je demande, commençant à me lever pour partir. Après tout, elle veut sûrement être seule et moi je viens comme une fleur troubler son besoin. Mais avant de partir je veux m’assurer que tout vas bien, ça c’est moi tout cracher, les autres avant moi, surtout les jeunes demoiselles en détresses. Il ne faut jamais laisser une femme en pleur seule.

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MessageSujet: Re: Une lueur d'espoir [PETER & NAYAH]   Mar 24 Sep - 8:42

Il s'agissait d'un jeune homme dont j'ignorais l'identité. Je n'avais souvenir de l'avoir croisé sur le bateau et pourtant, il devait sans doute s'agir d'un Première Classe au vu de ses habits, de la manière dont il m'adressa la parole pour s'excuser de m'avoir effrayée. D'ailleurs, lorsque je me mis à rire nerveusement, il ne pût s'empêcher de réitérer ses excuses. Je ne pus que lui répondre: " Je vous en prie, vous n'avez rien fait de mal..." Et puis, pensant qu'il continuerait son chemin, je fus surprise de l'entendre me demander de s'asseoir sur le transat à côté du mien. Le visage impassible et le sourire figé flottant sur mes lèvres, je m'empressais de lui répondre par la positive :

" Oui, bien sur. Prenez place. " disais je tout en le regardant en train de prendre place. C'est alors qu'il me fit remarquer le fait que mon visage lui était inconnu. Lorsqu'il me demanda si j'étais nouvelle, je tressaillis réfléchissant à toute vitesse à une réponse. Je craignais de lui répondre "je suis une revenante". En effet, désormais, tout le monde savait que les derniers arrivants avaient été saisi, un soir d'été, d'une folie meurtrière. Une force étrangère s'était emparé de nous et nous avait poussé à tuer tout passager mort lors du naufrage. Cela avait été le cas pour moi. Lisbeth et Esther avait été mes victimes. Sous ma folie nouvelle, elles étaient mortes, étranglées. Il avait fallu que je revienne sur le Titanic pour réaliser des actes ignobles donc je n'avais été maître. Le seul problème est que personne ne me croyait. Je voyais bien le regard inquiet de mes "amis" et je ne pouvais leur reprocher. Je voyais également le regard dédaigneux des autres. Ils avaient ainsi renforcé mon sentiment de solitude,on désarroi et je ne trouvais de réconfort que dans la nuit, là ou personne ne pouvait voir mon visage et me cataloguait. Mais cet homme assis à mes cotés semblait différent. Et mue par une confiance nouvelle, je me décidais de lui dire la vérité.

" Oui, je suis revenue, il y a peu. Enfin, cela fait quelques mois maintenant... " disais je tout en le regardant. Et j'ajoutais alors, curieuse: " Et vous? Êtes vous prisonniers depuis un an ou revenez vous il y a peu? "

J'avais fini ma phrase et je n'avais décroché mon regard du sien. C'est sans doute de là qu'il remarqua mes larmes. A vrai dire, je les avais oublié tellement j'avais été surprise de sa visite. Il me demande si j'allais bien et s'apprêta à partir, sans doute pour me laisser seule. Me nettoyant les yeux avec hâte, je m'empressais alors de lui répondre :

" Je... Non... Non, ne vous inquiétez pas. " disais je tout en continuant à effacer mes larmes d'un revers de main. Puis je le rassurais encore en lui disant : " Il y a parfois des moments ou les gouttes d'eaux font déborder le vase et ça coule sans que je puisse m'arrêter.. " disais je tout en sentant mes yeux se remplirent à nouveau. Et je les sentis couler le long de mes joues. J'étais dans un tel état que je ne m'arrêtais plus de pleurer. Mon retour sur le paquebot était plus compliqué que jamais. J'éprouvais le besoin de me vider la tête pour partir de l'avant vers un horizon meilleur. Mais sur le Titanic, l'avenir était sombre et incertain, je ne savais ou je me dirigeais. J'étais seule et la présence de ce jeune homme me rassurer. Me rappelant de mes bonnes manières, je lui parlais :

" C'est tellement dur ici, parfois que j'en oublie les bonnes manières. Je me présente: je m'appelle Nayah et vous? "
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MessageSujet: Re: Une lueur d'espoir [PETER & NAYAH]   Mer 25 Sep - 21:56

Nayah Ҩ Peter
« Une lueur d'espoir...»  

Je ne sais pas trop pourquoi je demande à m’asseoir.
Après tout je pourrais parfaitement continuer mon chemin et laisser cette demoiselle vaquer à son occupation. Entre autre, à son spleen. Mais il semblerait que je n’aime pas voir les personnes en détresse. La voir ainsi me serre le cœur et je ne peux me permettre de la laisser seule, cela serait tellement égoïste à mes yeux.
Je voulais être seul, mais je me rends compte que ce n’est pas forcément la meilleur des solutions… Je suis comme ça, lorsque je vois une âme en détresse je me dois d’être là. Pas parce que j’ai été éduqué ainsi, certainement pas. Mais cela fait partie de mon caractère et de mon cœur.
Alors oui, je m’excuse car je ne voulais pas lui faire peur et je souris alors qu’elle me dit que je n’ai rien fait de mal. Une bonne chose de faite, elle ne me prend pas pour un psychopathe.
- Oui, bien sûr. Prenez place.
Je souris alors que je m’exécute, me plaçant en face d’elle en ne cessant de sourire afin de la rassurer. Je ne sais pourquoi j’ai cette impression qu’elle ne doit pas prendre peur… Enfin si en fait, je sais parfaitement. On peut si facilement perdre la raison sur ce paquebot. Surtout si elle est nouvelle et qu’elle n’a jamais soupçonné le simple fait de pouvoir revenir un jour sur ce paquebot et retrouver sa jeunesse.
Enfin, après tout, ce n’est pas parce que je n’ai jamais vu son visage qu’elle est une revenante, le paquebot est tellement grand et les gens sont doués pour se cacher lorsqu’ils le souhaitent vraiment.
Un exemple facile, je ne croise jamais Jack, et je crois franchement que c’est bien mieux ainsi, car je serais capable du pire… Il y a beaucoup de personnes et plus les années avance, plus le nombre augmente bien sûre, jusqu’à ce qu’on retrouve la totalité de l’équipage et des voyageurs de ce voyage d’inauguration du Titanic.
C’est sa voix qui me tire de mon long monologue sur notre vie sur le Titanic… Enfin pas si long que cela, mais le silence peut le sembler lui.
- Oui, je suis revenue, il y a peu. Enfin, cela fait quelques mois maintenant...
Voilà, au final elle n’est pas totalement revenante si elle est là depuis quelques mois… Voire une revenante dans cet état c’est lors des premiers jours. On finit toujours par s’y habituer. Alors je me dis qu’au fond, autre chose la tracasse. Après tout qui peut la blâmer. On a tous notre lot de peine et de chagrin. Notre lots de problèmes aussi.
- Et vous? Êtes vous prisonniers depuis un an ou revenez vous il y a peu?
Je souris doucement détournant le regard quelques secondes.
- Je suis mort ici… Après que le paquebot est coulé… Je suis mort de froid dans cette eau glaciale.
Ma mélancolie revient au galop. Cette nuit comment pourrais-je l’oublier. Je crois de toute façon que personne n’oublie le jour de sa mort…
Finalement je repose mes yeux sur elle et remarque ses larmes… Je me redresse rapidement, me disant que je suis totalement impoli et qu’elle veut peut être être seule… Du coup je lui demande tout en me préparant à partir si elle me le demande.
- Je... Non... Non, ne vous inquiétez pas.
Je la vois essayer d’essuyer ses larmes et je me rassois sans discuter.
- Il y a parfois des moments ou les gouttes d'eaux font déborder le vase et ça coule sans que je puisse m'arrêter..
Je me penche vers elle, m’avançant tout doucement et finalement je pose une main sur sa joue et essuie une larme dont elle ne s’est pas occupée. Un sourire, et je me recule de nouveau.
- Je comprends parfaitement, je souffle doucement. J’ai ma façon d'extérioriser aussi… Mais on est obligé de faire avec n’est-ce pas ?
Et là encore une fois, je pense à mon père, à Lizzie, à Héloise… A Héloïse et Jack… Il y a parfois oui, on n’y peut rien…
- C'est tellement dur ici, parfois que j'en oublie les bonnes manières. Je me présente: je m'appelle Nayah et vous?
Un rire m’échappe…
- Bon sang ! Et où sont les miennes… Pardonnez-moi… Je m’appelle Peter… Un plaisir de vous rencontrer.

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MessageSujet: Re: Une lueur d'espoir [PETER & NAYAH]   Lun 30 Sep - 21:18

Je dois avouer que j'étais agréablement surprise de l'arrivée de ce jeune homme. La peur ressentie dès le début de notre rencontre s'était évaporée, sa douceur y était sans doute pour quelque chose. Cela se voyait dans son attitude, cela se sentait de par l'aura qu'il dégageait et cela s'entendait quand il me parlait. Il était d'une nature paisible, du moins, le sentais-je ainsi. Mais il semblait également... tourmenté. Je me fiais à mon instinct mais je n'étais plus certaine de sa validité depuis mon retour. Aussi, je ne tentais pas d'en savoir par peur de le froisser. Il était d'une telle gentillesse. J'eus confirmation dès lors qu'il essuya un vestige de larme posée sur ma joue. Je le remerciais dans un murmure tant j'étais surprise sur un point: cet homme était humain. Cela en était presque rare sur le bateau, chacun vivait sa vie et en oubliait le désarroi des autres. Mais lui... Il avait quelque chose de différent. Peut-être le trouvais-je moins prétentieux que tous ces bourgeois sans cervelle que je cotoyais tous les jours. Il était simple et cela s'en ressentit dans sa manière de se présenter lorsque je lui communiquais mon prénom. Il se mit à rire en m'avouant avoir oublié les siennes, réponse à laquelle il ajouta qu'il s'appelait Peter.

Je lui souriais alors tout en lui répondant: " C'est un plaisir pour moi aussi.   Disais je tout en le fixant dans les yeux. Puis, je détournais les yeux pour regarder à nouveau la mer. Cette nuit là, elle était d'un calme plat perturbé par les remoux que provoquait le bateau. Je ne pus m'empêcher de murmurer:

" C'est d'un calme ce soir... Je crois bien que j'aime la nuit. Il n'y a personne, pas un bruit... " Disais je tout en continuant à fixer l'étendue silencieuse. Et je pensais à ce bateau qui troublait la quiétude de l'océan. Il continuait à voguer sans destination précise, comme si la mer allait rester notre unique horizon.

Notre huis clos, à jamais, pour l'éternité.

A cette idée seule, je sentais que mes larmes affluaient à nouveau. Et je tentais tant bien que mal de les contenir, je ne voulais passer pour la pleurnicheuse du bateau, je ne voulais pas que cet homme, si gentil soit-il, puisse être accaparé par mes malheurs. J'essayais de contenir ce noyeau de chagrin qui m'obstruait la gorge. Je luttais et je savais que je perdrais. Ce soir, j'avais besoin d'extérioriser mes émotions, j'en avais vraiment besoin. C'était vital. Il fallait donc que je trouve un moyen de penser à autre chose, d'oublier mon désarroi. Je regardais devant moi et je vis ce paquet de cigarettes. Je le pris et l'ouvrit regardant ce qu'il y avait dedans. Il y en avait suffisamment pour pouvoir les partager avec Peter.

" Voulez vous une cigarette? " Disais je en me tournant avec lui et lui tendant mon paquet ouvert. Mon visage paraissait impassible mais je sentais que ma voix tremblante me trahissait Préférant détourner mon visage, je pris une cigarette et posait l'étui près de Peter afin qu'il puisse faire son choix. Pendant ce temps, j'en profitais pour allumer la mienne. Et j'inspirais une bouffée telle une enfant mourrant de soif. Le fait d'expirer la fumée me calma instantanément mais je me sentais toujours aussi prête à craquer. Pourtant, il ne le fallait pas. Peter ne méritait pas d'être importunée par mes pleurs. Je préférais alors lui faire la conversation pour oublier mes funestes pensées: " Pardonnez moi si ma question est indiscrète... Et puis, on a certainement du vous la poser plusieurs fois... Mais pourquoi avez vous pris un billet pour monter ici? " Disais je tout en affichant une mine interrogative.
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