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 A hole in your life where that somebody that you cared about used to be ♦ Isabeau

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RPG
MessageSujet: A hole in your life where that somebody that you cared about used to be ♦ Isabeau   Jeu 11 Juil - 11:47

A hole in your life where that somebody

that you cared about used to be


Le soleil contre ma peau, j'avais passée le début de l'après-midi sur le pont de promenade des premières classes à profiter du beau jour en espérant que ce dernier parviendrait à faire passer un éclat de joie sur mes traits. Mais rien...Tel un robot je m'étais promenée, n'appréciant pas vraiment la caresse de ses rayons. Les jours étaient empreint d'une telle monotonie, que je ne désirais qu'une chose, que cela bouge, ne serait-ce qu'un peu, mais le paquebot n'avait pas encore répondu à mon appelle. J'avais l'horrible d'être sur le Titanic quelque peu insignifiante parmi autant de passagers, comme si le fait d'avoir eu cette seconde chance ne m'avais rien apporté. En effet, j'étais presque au même point qu'il y avait un an. Je me nourrissais. Je me promenais. J'allais à des soirées. Je dansais. Je côtoyais des amis. Je lisais. Je dormais. Puis je me réveillais. Oui...rien n'avait changé. Même ma relation avec Tristan n'avait pas évolué et pourtant, lorsque nos regards se croisaient, nous savions tous deux ce que l'autre ressentait, mais c'était comme s'il y avait une barrière que nous n'arrivions franchir. Une barrière qui n'était autre que la présence Dominic qui flottait dans l'air. Après tout, il était celui que j'aurais dû épouser, et le frère de Tristan. Pourtant, ce dernier n'était pas parmi nous... Il ne pouvait nous voir et ne pouvait imaginer que l'on s'était pris d'une affection bien plus grande que celle de deux amis. Oui...une affection qui en était venue à surpasser celle que jadis je portais à Dominic, ce qui n'était pas chose aisée, car mes sentiments pour lui avaient été des plus forts, des plus imposants. Après tout, si je n'étais pas morte, je me serais mariée avec lui, mais...aurais-je été vraiment heureuse alors qu'à cette époque je commençais peu à peu à nourrir des sentiments pour Tristan ? Aurions-nous alors succombé tous deux à la tentation en ayant tout de même la crainte que Dominic découvre entre nous une telle liaison ? Des questions...toujours des questions...Et pourtant elles ne m'apportaient rien, car je ne pouvais revivre le passé, je ne pouvais savoir ce qui se serait passé si j'avais survécu. Et puis même si je le savais, cela ne changerait à ma situation, je serais toujours bloquée sur le Titanic a continué de me poser des questions.

Mes questions pleins la tête et la gorge quelque peu serrée, j'avais quitté le pont de promenade pour me rendre sur le pont B où se tenait l'un de mes endroits favoris. En effet, il s'agissait du Café Parisien, endroit qui avait le don de me rappeler mon enfance et les membres de ma famille, car nous avions eu un cuisinier français qui durant les goûtait nous faisais de délicieux croissants, madeleines, ou encore des brioches. A cette époque c'était le paradis des gourmandes telles que ma sœur et moi. A l'une des tables que comportait le café je m'installa. Table qui se trouvait à côté de la baie vitrée qui dévoilait aux passagers qui se trouvaient sur le Pont B, l'ambiance qu'il y avait à l'intérieur du café. Ambiance qui bien évidemment me plongea dans une importante nostalgie. Mes parents me manquaient ainsi que mes frères et ma sœur. Sans leur présence à mes côtés j'avais l'impression d'être démunie d'une chose des plus colossales et ce, même si j'étais en quelque sorte heureuse de me trouver sur le paquebot dit de rêve en compagnie de ma sœur, Ann-Elizabeth. Après tout, c'était à cause d'elle que j'avais quitté le canot de sauvetage, car je ne m'imaginais pas vivre sans elle. Mais en la choisissant, j'avais mis de côté le reste de ma famille et pour cela, je m'en voulais tout de même énormément. Je me doutais bien que si je venais à revoir l'un d'entre eux, je ne pourrais que leur demander pardon de les avoir abandonner, car la culpabilité commençait peu à peu à me ronger de l'intérieur.

Un chocolat chaud dans la main et plusieurs croissants face à moi, je repensais au passé. A tous ces instants vécus aux côtés de ma famille. Bons et mauvais instants, car même si c'était toujours les bons que nous apprécions, les deux ensembles formaient la vie. Après tout, que serait l'univers s'il n'y avait que des bonnes choses autour de nous ? Utopique, il serait alors, mais j'étais réaliste, en tout cas pour cela, un univers pareil ne pouvait exister, car même s'il était parfait, bien vite il nous lasserait. N'est-ce pas dans la nature humaine de vouloir des choses que l'on ne peut avoir ? Alors si l'on venait à avoir tous parfaitement, tout ce que l'on désire, ne finirions-nous pas par détruire ce bonheur pour cesser cette monotonie et avoir plus d'action ? En tout cas, c'était ce que je pensais, voilà pourquoi j'acceptais en mon fort intérieur les mauvais moments. Et puis, après de pareils moments, il pouvait très bien en réagir quelque chose de bien... Tout du moins, je l'espérais fortement. Soudainement, à ma droite, de l'autre côté de la vitre, une chevelure attira mon attention. Chevelure qui ressemblait en tout point à la mienne. Chevelure que j'avais contemplée mainte et maintes fois durant mon enfance en espérant avoir un jour une semblable. Chevelure qui ne pouvait appartenir qu'à ma mère. La femme avec la chevelure entra dans le Café et mon coeur cessa de battre durant un bref instant. Il s'agissait bien de ma mère, celle qui n'avait cessée de me manquer. Elle était de retour. Revenue avec les revenants j'imagine. La joie déferla en moi et pourtant, je ne parvenais à bouger, car une question demeurait. M'en voulait-elle pour le choix que j'avais fait ?

Plusieurs instants passèrent ou je restais complètement paralyser, puis reprenant mes esprits, j'eus un hoquet de surprise, qui peu à peu se transforma en un éclat de joie. « Oh mon dieu ! Je croyais ne plus jamais te revoir ! » Je me levais d'un bond et sans crie égard, me jeta dans ses bras, tandis que de mes yeux coulaient de longues larmes bleus. « Tu m'as tant manquée ! Je suis désolée...Désolée pour tous....pour tous... » Je ne parvenais à la lâcher, restant ainsi dans ses bras à murmurer toujours le fait que j'étais désolée d'avoir quitté le canot. Je rattrapais le temps perdu. Je rattrapais les instants que le Titanic nous avait volés en nous séparant et qui désormais nous donnait une chance de tous recoller. Il m'avait entendu. Il m'avait répondu. Il m'avait offert le bonheur de revoir celle qui m'avait enfanté, celle à qui je tenais énormément. Oui...il m'avait entendu. Il m'avait répondu.
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