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 The angels have too their devils, and the devils their angels ♦ Roderick

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MessageSujet: The angels have too their devils, and the devils their angels ♦ Roderick    Lun 8 Juil - 21:53

The angels have too their devils, and the devils their angels


Assise sur l'un des bancs que possédait le Jardin Exotique, tenant entre mes mains l'un de mes romans favoris, qui n'était autre que Pride and Prejudice de Jane Austen, je lisais et me trouvais être totalement déconnecté de la réalité. Il faut dire que lorsque mes yeux parcouraient les lignes de cette merveilleuse femme de lettre anglaise, j'avais l'impression d'être transporté dans son oeuvre, comme si je me retrouvais à la place de l'une de ses héroïnes. En l'espace de quelques lignes, je parvenais à devenir Fanny Price, Marianne Dashwood, Emma Woodhouse, Catherine Morland, Elinor Dashwood, Anne Elliot...Oui, je parvenais simplement en lisant à devenir chacune d'entre elles, passant à une femme reconnaissante, à une profonde romantique, à une prétentieuse, à une rêveuse, à une femme raisonnable, à une intelligente et pratique, c'était une manière de s'évader des plus agréables, car cela ouvrait la porte à un tout autre univers qui peut souvent sembler mieux que le nôtre. En tout cas, c'était ainsi que cela se passait pour moi... Mais entre toutes ces femmes, héroïnes de la grande Jane Austen, il y en avait une que j'affectionnais tout particulièrement, que je n'hésitais pas à retrouver une fois par an, voir plus. Cette héroïne là n'était autre que celle du roman que j'avais commencé, celle qui se trouvait dans Pride and Prejudice, celle qui se trouvait être la merveilleuse Elizabeth Bennett. Oui, c'était celle que je préférais entre toutes, car il y avait au fond d'elle une telle force, paraissant toujours sûr de son jugement sur les autres et n'étant jamais intimidée par le rang social des autres, que cela la rend des plus admirables. Il me faut avouer qu'elle me faisait penser à Ann-Elizabeth, voilà sans doute pourquoi je l'affectionnais tant, car elle me rappelait cet être aimé qui n'était autre que ma sœur.

Tandis que les rayons du soleil se mirent peu à peu à percer le Jardin Exotique et que les lumières qu'il comportait s'éteignirent sans demander de reste, car la véritable lumière se trouvait désormais en son sein, je fermais le livre, en n'omettant pas d'y glisser un ruban pour ne pas oublier la page où je m'étais arrêté, et je me mis à profiter du spectacle qui s'offrait à moi. Spectacle d'une grande splendeur, car l'aube s'introduisait dans la pièce à l'aide des fenêtres et faisait ainsi briller délicatement les plantes qui se trouvaient dans le Jardin. J'appréciais me rendre dans cette pièce lorsque l'aube se trouvait tout près, rien que pour pouvoir voir cette sorte de ballet de la lumière. Soudainement de faibles bruits de pas parvinrent à mes oreilles. L'un, ou l'une, des passagers du paquebot s'était éveillé aussi tôt que moi et avais aussi eu envie de profiter du Jardin Exotique à l'aube, ce que je comprenais parfaitement, après tout, qui pourrait vouloir louper une telle prestation du soleil ? En tout cas, pas moi, car il s'agissait de l'un de mes rituels sur ce paquebot fantôme que d'admirer le lever du soleil dans cette pièce. Lorsque le visiteur parvint dans mon champ de vision, j'aurais voulu être à des millénaires de là, ne pas avoir voulu voir le jour se lever, ne pas mettre trouvé dans cette pièce. Il s'agissait d'un homme étrange que j'avais rencontré peu de temps après mon réveille, et la façon dont il m'avait parlé, dont il m'avait regardé, avait réveillé au fond de moi une sorte d'alerte. Il ne fallait pas que je m'approche trop de lui, voilà pourquoi je parvenais à l'éviter toutes les journées durant, même si je me doutais bien qu'il devait aussi en être pour quelque chose. Mais voilà, je l’avais évité en plein jour, alors qu’il y avait du monde autour de moi, alors que j’aurais du l’éviter lorsque je me trouvais seul. Ce qui était le cas désormais. Après tout, peu étaient les passagers à se lever aussitôt et là, je le regrettais fortement. Je désirais fuir, mais je ne le pouvais. J'étais dans l'incapacité de parler. Dans l'incapacité de bouger. J’étais comme prisonnière de son regard, de l’étrange force qui s’échappait de son être tout entier. J’étais la proie. Il était le chasseur. Mais même si ainsi avaient été choisit les rôles, je ne comptais pas me laisser faire. Non. Je n’allais pas me laisser faire.
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MessageSujet: Re: The angels have too their devils, and the devils their angels ♦ Roderick    Lun 15 Juil - 0:24


Prédateur.
Le regard de Roderick était celui d'un prédateur qui observe sa proie, et savoure à l'avance le fruit de sa chasse. Regard menaçant, fixe, qui ne cessait d'observer sa proie de bas en haut, de la reluquer même. L'attitude de Roderick était elle aussi prédatrice: quel autre adjectif accolait à un homme qui sans cesse, ni répits ni repos ( les démons n'ont pas besoin de sommeil, et l'âme dépravée de Roderick avait une tendance obsessionnelle : tant qu'il avait une obsession pour agiter son esprit, il ne connaissait pas de repos ni de distraction ) suivait une jeune femme innocente, belle et pure comme un ange, qui n'était que lumière et pureté, alors même que l'homme n'était que vices et dépravation, violence.

Il suivait Victoria depuis des jours. Il la suivait, il n'y avait pas d'autres mots, d'autres verbes plus flatteurs, pas d'euphémismes qui correspondaient à la situation. Toute la journée, il marchait dans ses pas, restait dans son dos, cherchait à rencontrer son regard, à provoquer une rencontre, si possible dans un lieu dénué de témoins. A force, il connaissait ses habitudes – et dans un paquebot fantôme où il n'y a que peu de distraction, les habitudes s'installent vite et ont la vie dure – et savait où la trouver à quels moments de la journée. A l'aube, juste au moment du lever du jour, Victoria avait l'habitude de venir dans le Jardin exotique pour admirer le lever du soleil. Il était en effet magnifique, fantastique dans cette pièce : les fenêtres reflétaient le soleil sur la végétation, et tout luisait de milles feux. L'âme poétique de Roderick appréciait le spectacle, sincèrement:  il aurait eu plaisir à se promener dans le jardin pour observer le lever du soleil, ou même les plantes, en pleine journée; mais ce plaisir d'esthète se mêlait à un plaisir bien plus vile : le spectacle de son petit ange, en train de lire, installé sur un banc au milieu du jardin.

Son petit ange, son doux, son merveilleux petit ange. Un instant, il y a des mois de cela, elle l'avait fait douté. Il avait douté de sa foi enragée, de sa vindicte contre Dieu, Jésus et tous les saints. Le problème de Roderick n'est pas son manque de foi, son doute de l'existence de Dieu... plutôt de sa certitude que Dieu et démons existent, et que le premier est un connard fini, ne lui pardonnez pas l'expression, il assume. Victoria... elle était belle, elle était pure, sa chevelure était éblouissante, et tout en elle semblait étinceler de la présence divine, de l'amour divin : un temps, Roderick l'avait cru. Il avait espéré, que tout cela était l'oeuvre de Dieu, que cela était bon, et que peut-être il avait trouvé en cet ange descendu des cieux, sa voie pour une rédemption imprévue.
Non. Non. Cet endroit était une moquerie de Dieu, lancée sur eux, pauvres mortels. Les divers évènements qui s'y étaient déroulés en avait été la preuve : c'était l'oeuvre du diable, au culte duquel Roderick c'était à nouveau lancé corps et âme...littéralement. Et elle ? Elle, elle l'avait manipulé, fait croire au paradis alors que seul l'enfer existait autour de lui, elle lui avait fait entrevoir la pureté et la douceur alors qu'elle n'était qu'une âme damnée, ou à damner, comme toutes les autres. Roderick en concevait une rage folle, une envie de la briser empreinte de folie, malgré le fait que la vision de cet ange faisait toujours tressauter son coeur: ce n'était pas de l'amour, non, c'était un reste d'espoir, mais bien vain face au vice qui l'agitait. Et ce, d'autant plus qu'elle l'évitait.

Il la suivait à longueur de temps, il était donc sûr qu'elle l'évitait. Dès qu'ils se trouvaient dans la même pièce, elle en sortait, s'il s'approchait, elle s'écartait, mettait des gens entre eux. Roderick gardait un masque au contact de la majorité des voyageurs, aidé par son métier et son physique, mais le petit ange semblait savoir d'instinct qu'il n'était pas bon pour elle. Mais elle était là, à quelques mètres de lui, seule dans le Jardin, en train de lire tranquillement. Coincée, oiseau blessé entre les pattes du chat: lorsqu'elle le remarqua, il était déjà proche. Assez pour verrouiller son regard au sien. Roderick s'approcha d'elle d'un pas prédateur et félin, sans la quitter des yeux : il avait accroché son regard, il pouvait observer l'ange droit dans l'âme, il ne détournerait le regard pour rien au monde. Il avait presque peur qu'en cillant, elle s'enfuie, ou pire, mieux : qu'elle disparaisse, rappelée par le Seigneur ce Fumier. Sans la quitter du regard, il vint poser un genou au sol près d'elle, à ses pieds, trop proche pour la décence ou la sécurité. Avec une assurance tranquille, il lui sourit aussi charmeur et affable qu'un serpent, dangereux et prêt à enserrer sa proie, alors que, tendant une main vers le livre il lui demandât ce qu'elle lisait :

« - Que lisez vous, cher ange ?»

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MessageSujet: Re: The angels have too their devils, and the devils their angels ♦ Roderick    Mar 16 Juil - 11:13


The angels have too their devils, and the devils their angels


Ses yeux pénétrant étaient plongés dans les miens, comme s'il cherchait à se fondre en moi, à découvrir mes plus intimes pensées, à lire en moi comme dans un livre ouvert. L'azur dans l'azur tel était la loi de la nature. Nous nous observions mutuellement. Non pas le physique, mais l'âme, car on dit souvent que les yeux sont les perles de cette dernière. A chacun de ses pas pour s'approcher de moi, mes battements s'accéléraient, mais même si une certaine appréhension, crainte, se trouvait au fond de mon être, je ne tentais pas de bouger. Restant ainsi yeux dans les yeux. Assise sur le banc au milieu du Jardin Exotique. En même temps, même si je l'avais voulu, je n'aurais pu esquisser le moindre mouvement. Tel un oiseau il était parvenu à m'emprisonner dans une cage qui n'était autre que ses yeux. La facilité avec laquelle il était parvenu à me faire stopper tous gestes, toutes paroles, m'effrayait autant que cela m'attirait. Car il faut dire ce qu'il en est, même si une partie de mon esprit criait de fuir à chaque fois qu'il se trouvait proche de moi, il était plutôt bel homme et donc attirant. Très attirant. Je battis durant un bref instant des cils, comme pour me réveiller, pour me rappeler qu'il n'était en rien attirant et que je me devais de fuir. De le fuir aussi vite que possible avant de me faire prendre à son petit jeu. Clair redevint mon esprit, mais quant à la question de fuir, elle était passée depuis longtemps. Car fuir, oui, mais où ? Il était trop proche et chacun de ses pas le rapprochait d'avantage de moi, de sa proie et je ne pouvais rien faire pour l'en empêcher. Ses pas n'étaient pas rapides, comme s'il savourait tous les centimètres qui lui faisaient rejoindre l'endroit où je me trouvais. Voilà la première fois qu'il les franchissait, ces centimètres entre nous deux, car oui, je faisais toujours en sorte qu'il reste à une distance raisonnable de moi. Mais pas là. Je n’avais pas la force mentale pour me soustraire à son regard. Non…je n’en avais pas la force, ce qui me faisait redouter le pire.

Ses pas finirent par l'amener près de moi. Très près. Trop près. Un genou au sol, il se tenait presque contre mes pieds. Si une personne nous trouvait ainsi positionné, cela aurait tôt fait de porter à confusion et d'agrémenter de terribles ragots. A dire vrai, pour le moment je n'en avais cure. Que quelqu'un vienne au Jardin, c'était là une chose qui m'importait plus que les ragots qui pourraient s'en suivre, car ainsi, je pourrais le fuir avec une grande facilitée. Mais personne ne viendrait à une heure aussi jeune. Personne ne viendrait, il fallait que je me fasse une raison, que je me débrouille seul à l'éloigner. Même si dans l'immédiat, cela me semblait une chose impossible, car j'étais toujours captivé par son regard. De son être tout entier émanait une remarquable assurance et un charme non dissimulé. Pareil à un serpent il tentait de m'envoûter, comme si cela lui permettrait par la suite d'avoir ma confiance et ainsi me mordre de plus belle. Lentement l'une de ses mains s'approcha de mon livre et me demandât ce que je lisais. Avec bonheur, je pu me soustraire à ses yeux des plus pénétrants pour poser les miens sur le livre qui se tenait entre mes mains. « Il s'agit de Orgueil et Préjugés, un roman romanesque de Jane Austen. Un véritable chef-d’œuvre, en tout cas...pour moi. » Alors que j'aurais voulu que ma voix soit froide pour qu'il est envie de partir et qu'il comprenne que je ne voulais pas de lui ici, cette dernière s'était faite des plus douces en disant ces mots, sans doute car il s'agissait là de mon roman favoris et que j'étais attendrie lorsque j'en parlais. Je pris soin de ne pas recroiser son regard, de peur d'être à nouveau complètement bloquée. Pour cela, je le gardais rivé sur le livre en arborant un sourire lointain, comme si je me rappelais certain de ses passages. « Connaissez-vous cette œuvre ? » Il est vrai que c’était une chose quelque peu malpoli que de ne pas regarder une personne lorsque l’on lui parle, mais je craignais vraiment que nos yeux ne replongent l’un dans l’autre. Crainte qui était quelque peu fondé après ce qui s’était passé lorsqu’il était arrivé. Cette sorte d’envoutement qui m’avait empêché de bouger et même de parler. Oui…elle était fondée. Et puis, peut-être que le fait de ne pas le regarder pourrait l’inciter à s’en aller. Même si j’en doutais lourdement étant donné qu’il paraissait tellement sûr de lui et déterminé, mais je pouvais au moins essayer. Oui...je le pouvais.
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MessageSujet: Re: The angels have too their devils, and the devils their angels ♦ Roderick    Lun 9 Sep - 0:25


Roderick était à genoux aux pieds de l'ange, on aurait dit qu'il était à ses pieds, tel un amoureux transi, tel un esclave soumis. Les apparences étaient trompeuses. Ils étaient bien loin d'un rendez-vous amoureux, malgré l'air gêné de la jeune femme et l'air captivé de l'homme. Roderick n'était pas un adepte des rendez-vous amoureux, cela ne lui aurait même pas effleuré l'esprit... et il avait bien conscience, bien que cela soit peut-être qu'inconscient, qu'il s'agissait d'une scène de chasse plus que rencontre romantique.
La distance qu'elle lui avait imposée était enfin franchie; il était plus proche de cet ange qu'il ne l'avait jamais été. Il savourait cet état de fait. Le franchissement d'une barrière, la transgression d'un interdit... l'un de ses (nombreux) péchés mignons, et il y avait sans doute cela dans le sourire ravi qu'il adressait à la jeune femme. Pour un peu il aurait posé sa tête sur ses genoux. Le regard que Roderick posait sur l'ange était un regard qui perce l'âme, qui cherche à conquérir cette âme si pure, si étrangère. La conquérir, ou la prendre d'assaut, mais dans tous les cas, le vocabulaire guerrier était de mise. Et l'ennemi battait en retraite; d'un battement d'aile, l'aile se libéra de l'hypnose que Roderick tentait de lui faire subir et détourna le regard. L'ombre qui passa un court instant sur le visage du prêtre eut de quoi faire peur ; dépit, rage, et une émotion plus sourde, plus vicieuse, plus difficile à définir. Elle avait posé les yeux sur son ouvrage, et il avait perdu le contact qu'il avait eu temps de mal à obtenir, si peu de temps pour en jouir.

« Il s'agit de Orgueil et Préjugés, un roman romanesque de Jane Austen. Un véritable chef-d’œuvre, en tout cas...pour moi. » Il entendait sa voix pour la première fois, réalisa Roderick. Elle avait la voix d'un ange, douce et tendre. Accueillante, en quelque sorte, même envers lui. L'impression d'être un amoureux transi, d'une certaine manière. S'approcher d'elle, croiser son regard, soutenir son regard, entendre sa voix...Tout cela faisait palpiter le coeur du prêtre, mais les frissons qui l'effleuraient étaient de nature plus que malsaine. « Connaissez-vous cette œuvre ? »

« -Oui. »

La voix de Roderick rivalisait de douceur avec la sienne; la voix qu'on utilise pour apprivoiser un animal sauvage, en redoublant de douceur, mais sans cesser de s'approcher à petits pas. Orgueil et préjugés... ce n'était pas le genre de livre qu'on lisait en pénitence dans un monastère, mais ce titre faisait partie des oeuvres qu'il avait lu avant qu'on l'y enferme, avant qu'on détruise ce qui avait eu de bon et de doux en lui. Avant qu'on transforme le doux rêveur en prêtre vicieux.

«-Je l'ai lu, il y a longtemps. Et vous avez raison, c'est un chef-d'oeuvre.»

Répondit-il avec sincérité. Ses souvenirs étaient vagues, morcelés, brisés par tout ce qu'il avait vécu depuis, mais à l'époque, il avait apprécié ce livre. Il posa doucement les doigts sur la couverture du livre, les faisant entrer dans le champs de vision de la jeune femme. Qu'elle le regarde ! Qu'elle croise son regard ! Il sourit, contrôlant son agacement pour se montrer charmant et charmeur :

« - Une belle histoire d'amour pour une jeune femme telle que vous... Même si mademoiselle Bennet n'était pas du genre à baisser le regard devant quiconque, si mes souvenirs sont bons. »


[HJ: toutes mes excuses pour le temps de réponse et la qualité de la réponse]
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MessageSujet: Re: The angels have too their devils, and the devils their angels ♦ Roderick    Dim 22 Sep - 16:52


The angels have too their devils, and the devils their angels


Les battements de mon petit coeur, à supposer que des fantômes en avaient un, n'avaient eu de cesse de redoubler d'ardeur. A chaque pas qu'il avait fait pour s'approcher de moi, ces derniers s'étaient accélérés et maintenant qu'il se tenait à genoux, presque contre moi, ils étaient au summum de leur vitesse. Je sentais mon coeur battre à une allure presque anormale, comme s'il désirait sortir de ma poitrine pour s'éloigner loin, loin. Comme s'il voulait faire la chose qui m'était venue à l'esprit en voyant l'homme pénétrer dans la pièce, fuir... Mais je n'avais pas eu le temps. Je n'avais pas eu la force d'esprit nécessaire à me soustraire de son regard pour partir. Et à cause de cette faiblesse, je me trouvais désormais dans une situation des plus inconfortables, car fort étrange. En effet, il était à genoux à mes pieds, en cherchant à garder le contact visuel, mais dès qu'il m'avait été possible de détourner les yeux, je l'avais fait, non désireuse de garder les siens plongés dans les miens, car ces derniers m'attiraient autant qu'ils m'effraient. Pensées contraires ? Certes, elles l'étaient, mais face à cet homme, mes pensées n'étaient plus ordonnées, comme s'il parvenait avec un simple regard à chasser ma manière de structurer mon esprit, comme s'il parvenait à tous chambouler. Non...ce n'était en rien une supposition, mais plutôt une certitude, car jamais il ne m'était arrivé pareille chose avec une autre personne que lui.

Le fait qu’il se mette à parler du livre que je tenais entre mes mains, posé sur mes genoux, parvint à restructurer mes idées et à me donner un petit moment de répit. Je me mis alors à me concentrer entièrement sur la couverture du livre et sur ce que je pensais de ce dernier, oubliant ainsi l’aura étrange qui s’échappait de l’homme et qui parvenait à grandement me perturber. J’étais redevenue sereine, mais ce n’était malheureusement qu’un faible répit, car Roderick avait plus d’un tour dans son sac. Sa réponse affirmative quant au fait qu’il avait lu cette œuvre avec une voix des plus peinées, me donnait envie de relever la tête, de croiser son regard et d’ainsi lui lancer un regard d’encouragement, mais je tiens bon, laissant seulement un faible sourire compatissant flotter sur mes lèvres. « Une belle histoire d'amour pour une jeune femme telle que vous... Même si mademoiselle Bennet n'était pas du genre à baisser le regard devant quiconque, si mes souvenirs sont bons. » Il avait touché là un point sensible et sans le moindre doute il devait le savoir, car qui n’aime pas s’identifier à cette merveilleuse héroïne ? Moi en tout cas, j’appréciais grandement de m’identifier à elle, mais face à ces propos, il cassait  quelque peu le lien qui me rattachait à Elizabeth Bennet.

Distraitement je me mis à mordiller ma lèvre inférieure, acte que je ne faisais jamais en public, car cela ne sied pas avec l'étiquette. Lorsqu'après quelques instants je réalisais ce que j'étais en train de faire, le rouge me monta aux joues et me fis arrêter. « En effet, Elizabeth Bennet n'est pas du style à baisser le regard devant qui que ce soit, mais qui vous dit que je suis plus associé à elle entre tous les personnages du roman ? Après tout, je pourrais très bien être plus proche de sa soeur aînée, Jane Bennet, qui elle étant très timide de nature baisser bien souvent le regard ? » Et par une curiosité maladive, une étrange envie, je redressais mon visage pour a nouveau plonger mon regard dans le sien. Acte que je regrettais presque aussitôt, car l'oiseau c'était à nouveau fait piéger. J'aurais voulu hurler d'impuissance, mais je ne le fis guère. Après tout, même si j'avais manquée une petite étiquette, je n'en restais pas moins bien éduquée. « Je suppose que vous n'êtes pas venu ici pour discuter littérature. » Alors que j'aurais voulu ajouter que j'allais prendre congé, cette situation me mettant bien trop mal à l'aise, un sourire quelque peu amusé étira mes lèvres et mes paroles restèrent figés dans ma gorge.

HRP:
 
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MessageSujet: Re: The angels have too their devils, and the devils their angels ♦ Roderick    Lun 21 Oct - 21:24


Roderick observait l'oiseau pris dans ses rêts. Il s'était calmé, et avait cessé de battre des ailes avec une panique vaine et farouche. S'était-il soumis, avait-il admis son sort inéluctable qui était de tomber dans les griffes du prêtre et de se laisser déchoir jusqu'aux enfers ? Peut-être y prendrait-elle goût ? C'était là le meilleur; non pas pousser quelqu'un au péché, mais le regarder sauter à tout allure dans la fosses aux lions. Surtout un aussi bel ange que celui-ci... Oh le voir s'arracher les ailes ! L'esprit poétique et distrait de Roderick rejaillissait soudain, comme si l'évocation de sa lecture de jeunesse avait déclenché la machine infernale.

Mais le sourire que lui offrit la jeune femme le captiva à nouveau; Il était en position de force, mais pas moins captif que l'ange. C'était cette pureté, cette apparence d'ange tombé des cieux qui l'avait attiré au loin dès leur première rencontre. Comme la lumière attire les vilains papillons de nuit pour qu'ils se brûlent. Il étoufferait la lumière.
Ce sourire était inattendu, surprenant. Presque innocent, les cheveux devant les yeux, Roderick levait les yeux vers elle et l'observait un peu, surpris. Il savourait ce petit sourire. Il lui était destiné, il l'aurait. Quant à ses joues rouges, et à ses lèvres mordillées...Cela donnait envie de rugir à Roderick, de se lever et de rire à gorge déployée sa victoire. Elle était vivante, elle était humaine ! Et donc faible, imparfaite. Depuis qu'il s'en était rendu compte, il brûlait de l'envie de se venger. Elle lui avait fait croire en le Paradis, mais n'était qu'humaine, et l'humaine tomberait. Le sourire de Roderick devient un instant carnassier, dévorateur.

« En effet, Elizabeth Bennet n'est pas du style à baisser le regard devant qui que ce soit, mais qui vous dit que je suis plus associé à elle entre tous les personnages du roman ? Après tout, je pourrais très bien être plus proche de sa soeur aînée, Jane Bennet, qui elle étant très timide de nature baisser bien souvent le regard ?"Cette fois, le prêtre parti dans un éclat de rire. L'idée n'était pas mauvaise, et la donzelle ne manquait de répondant, mais c'était absurde ! Il rejeta la tête en arrière pris dans son rire jusqu'à ce que leurs regards se rencontrent à nouveau. Elle ne s'enfuit pas cette fois-ci. Au contraire, les pupilles écarquillées, le lien s'était rétabli, rétablissant le sourire pervers et chasseur sur les lèvres du prêtre. Pourquoi n'hurlait-elle pas à l'aide ? Pourquoi ne se jetait-elle pas sur l'homme à ses genoux pour le frapper, le griffer ? Un ange. Un presqu'ange. Imparfaite.

« Je suppose que vous n'êtes pas venu ici pour discuter littérature. » Roderick haussa un sourcil, eut une moue amusée, ravie face à l'audace de la jeune femme. C'était qu'elle se défendait, la petite ! Elle souriait; commençait-elle à s'amuser de la chasse ?

"-Même moi j'avais envie de m'identifier à la merveilleuse Elizabeth ! Certes, la timide Jane n'est pas sans charmes, bien au contraire... Mais ne dit-on pas que les yeux sont la fenêtre de l'âme ? La votre semble captivante."

Roderick éleva légèrement une main comme pour effleurer la joue de la jeune femme, pouvoir toucher ces yeux qui enfin assumaient de le soutenir son regard. Son geste resta avorté, et il redescendit lentement, assez proche pour effleurer le tissu délicat de sa robe. Voulait-elle vraiment aborder le sujet de leurs retrouvailles ? Roderick n'avait pas peur d'avouer ses motifs, mais se voir acculée par le lion qui avouait sans honter vouloir la dévorer, cela pouvait faire peur. Il savait que dire le crime est aussi mal que de le faire. Mais si elle voulait soutenir le regard du diable, il se ferait un plaisir de les présenter l'un à l'autre.

"-Pourquoi pas ? La littérature nous apprends tant de choses sur soi, autrui, l'homme... L'amour, la luxure, le vice, le péché, la séduction, l'âme... Parler de littérature me permet en somme de rejoindre la raison qui m'a fait venir jusqu'ici : vous."

Vous. Vous connaître, connaître vos vice, vous séduire au sens littéral : se-ducere, détourner, conduire ailleurs. Le regard que Roderick lui lançait se fit encore plus intense alors qu'il la fixait pour essayer d'en savoir plus. De lire en elle comme en un livre ouvert.
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MessageSujet: Re: The angels have too their devils, and the devils their angels ♦ Roderick    Ven 13 Déc - 21:18

The angels have too their devils, and the devils their angels


Résistante. Forte. J'avais le sentiment de le devenir de plus en plus depuis le naufrage, comme si mourir m'avait permis d'ouvrir les yeux sur une partie de moi qui jusqu'alors avait été enfouie. Enterrée sous une masse colossale de sentiments tous plus faux les uns que les autres, car ô combien pâle. C'est étrange que de se dire qu'on a connu une renaissance à sa mort, et pourtant pour moi, ce fus le cas. J'avais évoluée d'une manière difficile à exprimer, à qualifier. Petite fille fragile et douce durant ma vie, j'avais commencée le jour de ma mort à devenir une jeune femme forte qui n'avait froid aux yeux. Avant ce jour, j'avais eu cette impression et pourtant...Pourtant je me tenais là, assise sur un banc du Jardin Exotique, dans l'incapacité de plonger mon regard dans celui d'un homme. Où était donc allée cette part de moi dont j'avais été si fière jusqu'alors ? La petite fille était-elle donc revenue en premier plan ? Non, elle ne le pouvait. Elle devait s'effacer de la même manière qu'elle avait rétrécie en moi à ma mort. Pendant quelques instants, je me mis à peser mes mots, puis lorsqu'enfin ces derniers sortirent de mes lèvres, je fus ravie de voir que la petite fille s'en était allé, même si, le rire qui survint chez Roderic fit vaciller durant un bref instant mon courage, qui revint à la charge lorsque nos yeux se croisèrent à nouveau. J'étais forte. Je pouvais faire face à cette situation, il ne me fallait juste pas défaillir face à ses étranges sourires et à son regard de chasseur. Une inspiration et des propos se déverser à nouveau de mes lèvres. Il me fallait mettre un terme à cette rencontre, mais malheureusement, je ne trouvais pas les mots justes pour écourter nos échanges. A croire qu'il parvenait à chambouler complètement ma manière de penser.

« Même moi j'avais envie de m'identifier à la merveilleuse Elizabeth ! Certes, la timide Jane n'est pas sans charmes, bien au contraire... Mais ne dit-on pas que les yeux sont la fenêtre de l'âme ? La votre semble captivante. » Il venait de remettre dans la conversation les paroles que je tenais avant, les contredisant en quelque sorte, bien que le rire qu'il avait eu tantôt, avait bien montré que mes propos étaient absurdes. Tout du moins, c'était ainsi que je l'avais ressentit. Soudainement, un mouvement me fit baisser les yeux sur l'une de ses mains qui s'était légèrement levé, comme s'il avait désiré me toucher. Peut-être n'avait-il que voulu remettre sa main en place, mais la façon dont elle avait bougé m'avait donné le sentiment qu'il avait désiré m'effleurer. Mon rythme cardiaque qui se trouvait déjà à une vitesse impressionnante, semblait s'être accéléré. J'étais quelque peu effrayé de sentir si près de moi un homme que je ne connais guère et de remarquer quelques fois dans ses yeux de cruels lueurs. Je n'eus le temps de répondre qu'il se mettait à parler sur la dernière phrase que j'avais dite. « Pourquoi pas ? La littérature nous apprends tant de choses sur soi, autrui, l'homme... L'amour, la luxure, le vice, le péché, la séduction, l'âme... Parler de littérature me permet en somme de rejoindre la raison qui m'a fait venir jusqu'ici : vous. » Mes yeux n'eurent d'autre possibilité que de s'écarquiller...J'étais d'accord avec le début de ses paroles, la littérature permettait en effet d'apprendre beaucoup de choses sur l'homme, mais les exemples qu'il donnait, étaient plus tournés sur les péchés que sur l'homme tout entier. Et puis, le dernier mot qui sortit de ses lèvres me laissa quelque peu perplexe. Était-ce vraiment possible qu'il soit venu ici juste pour moi ? Je n'osais y croire. Certainement, car il s'agissait-là d'une vérité tellement étrange que je préférais l'éloigner de mes pensées. Non...cela ne se pouvait.

Après m'avoir humecté les lèvres, comme si je m'étais soudainement asséché, j'ouvris la bouche pour la refermer presque aussitôt. Que pouvais-je répondre à cela ? Comment pouvais-je contredire ses propos ? Pendant plusieurs quelques instants, qui me parurent durer une éternité, je restais là, sans bouger, sans parler, gardant seulement mes yeux plongés dans ceux de Roderic. Finalement, mes pensées parvinrent à redevenir claires et des mots sortirent de ma bouche. « Oh ! Vos paroles sont justes, les livres permettent en effet de nous dévoiler l'Homme ainsi que son âme, même si de façon bien moins sombre que celle que vous dépeignez. Il n'y a pas que le péché qui est montré. Quand au reste de vos paroles, je ne saurais les accepter, car elles sont fausses. Après tout, pourquoi un homme tel que vous se réveillerait aux aurores pour parler avec une jeune femme aussi peu intéressante que moi ? » Pour appuyer le fait que je trouvais ses propos ridicules, et que nous avions tout deux bien mieux à faire, je fis mine de me lever. Mine...en effet...Car j'avais complètement oublié que l'homme se tenait tout contre moi, à mes pieds, ce qui eut pour effet de me faire aussitôt rasseoir en poussant un léger soupir, étant revenue au point de départ. En même temps, c'était me rasseoir, ou tomber et ainsi m'étaler sur lui, ce qui, je devais l'avouer, n'étais pas là une situation dans laquelle j'apprécierais me trouver, car déjà assise près de lui j'étais gêné et mes pensées étaient embrouillées, alors être sur lui, autant dire que ma gêne n'y survivrait pas !

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MessageSujet: Re: The angels have too their devils, and the devils their angels ♦ Roderick    Jeu 26 Déc - 22:55

The angels have too their devils, and the devils their angels

Le regard de Roderick se faisait vorace, rapace, avide de chaque menu détail qui pourrait lui permettre de pénétrer la psyché de l'ange, ô âme inconnue et impénétrable. Le prêtre déviant et retors ne pouvait qu'utiliser les ressorts de sa propre imagination pour se demander les pensées qui pouvaient passer dans cette petite tête aux cheveux d'ange.

Un ange volontaire et déterminé, qui se défendait bien mais qui semblait en lutte avec Roderick autant qu'avec elle-même. Elle semblait lutter pour rester maîtresse de ses sentiments, et si certains de ses regards laisser transparaître une fillette effarouchée, celui qui le suivait l'instant d'après avait retrouvé de la force... Cela fascinait le prêtre. Il pouvait presque entendre les battements de son coeur s'accélérer alors qu'il parlait de littérature pour parler d'elle. Mais après tout, n'était-ce pas un juste retournement des choses ? Roderick ne pouvait que se délecter de la voir ainsi troublée et bouleversée. Ne l'avait-elle pas bouleversé, lui ? Lorsqu'il l'avait aperçue pour la première fois il s'était mis à croire à nouveau en la bonté de ce Dieu lâche et salaud, son esprit rebelle et blasphémateur avait été troublé, avait cru revoir la lumière et l'amour de Dieu. Il s'était laissé prendre au piège et la désillusion appelait la vengeance.

Roderick était assez proche d'elle pour voir ses lèvres sèches, son regard troublé qu'elle rivait pourtant au sien. Inutile de dire qu'il ne faisait rien pour terminer cet échange de regard ou atténuer le trouble de la jeune femme. Sa main qui s'était hasardée, levée à peine n'avait été qu'un... test, disons, test pour voir comment elle réagirait à son contact, à son audace. Si le résultat n'était pas à la hauteur des souhaits, il ne voyait pas l'utilité d'une telle dépense d'énergie pour un geste qui ne lui offrirait que le plaisir de la réaction de la jeune femme, et non pas une jouissance par lui-même. Mais Roderick leva les yeux vers son sursaut et esquissa un sourire en coin. Intéressant.

« Oh ! Vos paroles sont justes, les livres permettent en effet de nous dévoiler l'Homme ainsi que son âme, même si de façon bien moins sombre que celle que vous dépeignez. Il n'y a pas que le péché qui est montré. Quand au reste de vos paroles, je ne saurais les accepter, car elles sont fausses. Après tout, pourquoi un homme tel que vous se réveillerait aux aurores pour parler avec une jeune femme aussi peu intéressante que moi ? » Le pauvre ange ne le croyait pas qu'il soit venu juste pour elle, quelle innocente. Elle était intéressante, aux yeux du damné, ne serait-ce que par ces quelques mots : Il ne voyait que le péché dans la littérature, de la même manière qu'il ne voyait que le péché dans l'âme humaine. Où qu'il se tourne, son regard adoptait toujours le même point de vue sur les choses, faisant apparaître les péchés et les noirs secrets d'autrui, la pente criminelle où il pouvait les entraîner à sa guise.

Mais la proie fuyait à tire-d'aile; Victoria se redressa et fit mine de se lever, mais il était si proche, ainsi à ses pieds qu'elle ne put finir son geste et se relaissa tomber sur le banc. Elle aurait pu se lever de force, l'écarter, le bousculer. Roderick l'aurait fait, et aurait de plus bourré de coups de pieds sa victime. Cette fois, Roderick avança sa main pour de bon et la posa sur le genou de la jeune femme. Apparente douceur derrière une main de fer pour la forcer à rester assise.

« -Je vous en prie...restez. Après le mal que j'ai eu à vous trouver, vous me devez bien cela. » Malgré le doux sourire, il s'agissait d'un ordre et la pression des doigts sur le tissu se fit plus forte. Roderick esquissa un sourire désabusé, blasé et féroce car cynique: « - Un homme tel que moi... Justement, vous ne pouvez avoir idée de ce que pense, ressent un être tel que moi, de la même manière que vos pensées me sont impénétrables.... je ne vois que le péché. Les hommes tels que moi dorment peu, le sommeil appartient au juste. Et s'il le faut pour vous voir face à face, je me sacrifie. »

Fiche bye Ethna


[Toutes mes excuses pour le temps et le rp...]
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MessageSujet: Re: The angels have too their devils, and the devils their angels ♦ Roderick    Sam 4 Jan - 21:52

The angels have too their devils, and the devils their angels


J'avais voulu fuir en me levant, mais je n'avais pu aller jusqu'au bout de mon idée, car il se trouvait bien trop près de moi pour que je puisse espérer passer sans le bousculer, sans tomber et sans me retrouver sur lui. Tout du moins, est-ce ainsi que je visualisais ce qui se serait passé si j'avais forcé le passage, si j'avais fait preuve de plus de force de caractère, si j'avais suivi ma soudaine envie. Oui...j'avais voulu fuir...Fuir cette situation des plus tordues, des plus alarmantes, des plus étranges. Fuir pour retrouver un rythme cardiaque normal, un rythme qui ne me donnerait pas l'impression que mon coeur tente à s'échapper de ma poitrine. Fuir cet homme, ce prédateur, et éviter à l'avenir de me retrouver dans cette situation, seule avec lui. Fuir...pour fuir... Mais je n'avais pas fuis, je n'avais pas réussi, j'étais toujours bloqué sur ce banc avec lui, j'avais toujours le sentiment que mon coeur n'était plus qu'à une veine de s'en aller loin d'ici. Je n'avais pas pu partir, mais cela ne signifiait pas que tous espoirs s'étaient envolés, volatilisés. J'étais forte. J'étais résistante. Et par ce fait, des espoirs perdureraient toujours en moi. Tentant de reprendre de l'aplomb, et du courage, je me redressais lentement pour me tenir droite et ainsi avoir l'air bien plus forte d'esprit que tantôt. Aplomb qu'il me fallait fortement pour pouvoir tenir, plus ou moins, tête à l'homme, et lui montrer qu'il ne pouvait avoir le dessus sur moi.

Je me mis à regretter presque aussitôt la pensée qu'il ne pouvait avoir de l'emprise sur moi, car la main de ce dernier venait de se poser sur mon genou d'une manière des plus délicates, mais je n'étais pas dupe, sa main cachait bien plus que de la douceur. Elle cachait l'envie de m'empêcher de bouger, de me faire maintenir à cet endroit, de me garder près de lui. Bien que j'avais réussi à contenir un sursaut lorsque j'avais sentit sa main sur moi, je n'avais pu retenir mes yeux de petites filles, qui légèrement écarquillés s'étaient posées sur la main qui retenait mon genou. « Je vous en prie...restez. Après le mal que j'ai eu à vous trouver, vous me devez bien cela. » Après avoir inspiré calmement, je détournais doucement mon regard de sa main, pour le replonger dans ses yeux, et encore une fois, mon expression avait changé. Elle était devenue aussi brave qu'une expression qu'aurait pu avoir ma soeur, Ann. C'était l'expression de cet autre moi. Tout du moins, était-ce là l'impression que j'avais, car durant cet échange je me trouvais être soit une fillette apeuré par ce qui lui arrive, ayant perdu tous espoirs de s'en sortir, soit une femme forte qui n'avait pas peur de regarder le prédateur dans les yeux et de lui parler franchement. « Car vous pensez peut-être que j'ai le choix ? » En effet, je faisais référence à sa main qui emprisonnait mon genou et qui empêchait en quelque sorte tous mouvements de ma part.

« Un homme tel que moi... Justement, vous ne pouvez avoir idée de ce que pense, ressent un être tel que moi, de la même manière que vos pensées me sont impénétrables.... je ne vois que le péché. Les hommes tels que moi dorment peu, le sommeil appartient au juste. Et s'il le faut pour vous voir face à face, je me sacrifie. » Etrangement, cette fois-ci, alors qu'il exprimait clairement ses pensées plutôt tordues, je n'avais pas pris peur, mes yeux ne s'étaient pas écarquiller. La femme en moi avait complètement pris le dessus et cela faisait un bien fou, car j'avais le sentiment qu'une bouffée d'air frais circulait dans toutes les fibres de mon être. Alors que tantôt j'avais eu envie d'éloigner de suite sa main de moi, comme s'il m'avait brûlé de son touché, à cet instant précis je vins à agir d'une manière complètement opposé à mes premières pensées. Je posais le livre, qui se trouvait toujours sur mes genoux, sur le banc à côté de moi, puis avec ma main enfin libre, je posais ma main sur la sienne, pareil au délicat touché d'un pétale de rose. « Triste manière de voir la vie, ou plutôt notre non-vie, que de ne pouvoir distinguer que le péché... Après tout, l'univers n'est pas seulement composé de péchés, il existe encore de la pureté. » Lentement, j'éloignais un peu ma main de la sienne, pour la placer au même endroit qu'avant, c'est-à-dire sur mes cuisses. « Je ne pense pas mériter un sacrifice de la part de quiconque. Pour tout vous dire, je n'ai pas envie d'être la motivation de la mort d'autrui. »
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MessageSujet: Re: The angels have too their devils, and the devils their angels ♦ Roderick    Lun 13 Jan - 22:01

The angels have too their devils, and the devils their angels

Oh pauvre colombe prisonnière. Roderick avait l'impression de tenir un petit oiseau entre ses grandes mains calleuses, de le retenir contre son gré et de sentir ses ailes duveteuses s'agiter contre ses doigts pour s'enfuir. En vain. Un rythme cardiaque affolé, un désespoir perceptible. Victoria ne baissait cependant ni les bras ni le regard. Jusqu'à ce qu'il pose sa main sur son genou ; l'oiselet était frappé au cœur, attrapé dans ses rets et entre ses crocs. Roderick eut du mal à dissimuler son sourire retors et vainqueur en apercevant ses prunelles écarquillées, posées sur sa main comme s'il s'agissait d'un monstre.
Pauvre enfant. Roderick ne la quittait pas du regard, attentif à chaque détail qui lui livraient les secerts de la psyché de l'ange. Terrifié. Brave. Dépassé. Timide. Courageux. Une énigme passionnante, mais qui ne pouvait, aux yeux du prêtre dévoyé, qu'une seule fin. A moins que ?
« Car vous pensez peut-être que j'ai le choix ? »
Roderick eut un petit rire, chassant les mèches de devant ses yeux. Son visage était illuminé par un large sourire, ravi de la contre attaque. Et du sentiment de domination qui résultait de l'unique réponse possible.

« -Non. »


C'était en tous cas sa pensée et il s'en enorgueillissait diablement. Il avait posé la main sur l'étoffe qui la recouvrait, il avait posé son emprise sur son âme. Elle était en son pouvoir , elle n'avait pas le choix et le prédateur avait sa proie, il pouvait encore jouer avec elle, mais c'était à lui de déterminer l'heure de la mise à mort.
Jusqu'à ce qu'elle pose sa main délicate sur la sienne. Le monde de Roderick s'écroula avec fracas. Son cœur manqua une série de battements. Son ciel lui tombait sur la tête, Dieu réapparaissait, le démon le reniait et il en perdait son latin. Il ne s'attendait pas à cela. La main était fraîche, légère, comme celle d'un fantôme ou d'un ange, presque inexistante. Un rêve, un miracle, un cauchemar.  Il se croyait revenu à la première fois qu'il l'avait vu. Il avait cru voir un ange, voir une preuve de l'existence et de l'amour de Dieu. Une chance. Une chance à laquelle seul un fou pouvait croire et qu'il avait bien été stupide de ne pas rejeter.

« Triste manière de voir la vie, ou plutôt notre non-vie, que de ne pouvoir distinguer que le péché... Après tout, l'univers n'est pas seulement composé de péchés, il existe encore de la pureté. » Oui. Elle, elle et sa pureté ne laissaient aucun repos à l'esprit tourmenté et vicié du prêtre. Omniprésente. La pureté de Victoria le hantait, l'éblouissait comme un soleil trop intense face à celui qui reste dans les ténèbres. Cela lui donnait envie de hurler, de l'insulter, de gâcher cette pureté, de la salir et de la gifler. C'était comme une brûlure. Sa main posée sur la sienne même le brûlait. Il resserra sa prise sur son genou, comme un réflexe. Mais c'était un rêve, et comme elle était arrivée, elle s'en était allait. Roderick revient sur terre, reprit ses principes et sa haine.  « Je ne pense pas mériter un sacrifice de la part de quiconque. Pour tout vous dire, je n'ai pas envie d'être la motivation de la mort d'autrui. »

« - Sauvez moi. »

Implora brusquement Roderick, la voix rauque, l'interrompant presque. Alors sauvez-moi. S'il ne vivait qu'une non-vie, s'il existait de la pureté, alors qu'on le sauve. Mais non, ce n'était que de belles paroles, sources de colère. Elle avait tout d'un ange. Alors pourquoi fallait-il qu'elle ne soit pas un ange ? Parce que les anges, dieu, la pureté, tout cela n'est que balivernes à piétiner. Redevenu fou, il bondit sur ses pieds, prêt à bondir sur elle, à écharper. Il s'appuya sur le dossier du banc, se rapprochant du visage de la jeune femme pour déclarer d'un ton heurté, les jointures blanchies sur le bois.

« - Vous vous pensez donc si au-dessus du commun des mortels ? S'il existe cette pureté, si cet lueur d'espoir n'est pas morte encore, où est-elle ? J'ai cru voir la pureté. Je vous ai vu, je vous ai pris pour un ange, mais vous n'êtes rien. Si vous ne valez pas la mort d'autrui, que valez vous ?Non-vie ? Dixit la fragile colombre qui lit en tremblant plutôt que se plonger dans le péché que sont les existences humaines ! »


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MessageSujet: Re: The angels have too their devils, and the devils their angels ♦ Roderick    Dim 2 Fév - 21:50

The angels have too their devils, and the devils their angels


Un mot. Un simple mot comportant trois lettres avait réussi à me faire regretter le choix que j'avais adopté, que de ne pas forcer le passage pour quitter le Jardin Exotique et de rester simplement assise sur ce banc avec face à moi, ce prédateur. Un mot. Un seul mot et le désarroi avait réussi à envahir mon âme, à envahir chaque fibre de mon corps. Je haïssais cette emprise qu'il avait sûr moi, car elle me donnait l'impression d'être faible, ô combien faible. Mais après tout, n'était-ce pas-à ce que j'étais ? Une faible créature qui n'avait pas osé aller au-devant de sa crainte, de tomber sur lui en essayant de se lever, pour quitter cette situation des plus perturbantes. Oui...J'étais une faible créature qui s'était laissé prendre entre ses griffes et qui n'osait pas se débattre de peur d'être écrasé dans le creux de sa main. Une faible créature qui lui permettait de garder cette emprise colossale sur mes mouvements, voir même sur mes pensées. Faible créature ? Non...Je ne l'étais pas, tout du moins, pas vraiment. J'étais juste une personne qui réfléchissait autrement, car au de lui arracher sa main de mon genou et de m'enfuir à toutes jambes, loin, loin de lui, j'avais choisi une toute autre approche. En effet, au lieu de choisir de le haïr, j'avais accepté l'amour, la compassion, qui se trouvait en chacun de nous, même si à des degrés plus ou moins variés. Dans mon esprit, s'il était ainsi ce n'était certes pas parce qu'il était né comme cela, car personne ne nait fondamentalement mauvais, mais bien parce que le concours des circonstances l'avait fait devenir cet être froid que j'avais face à moi.

En choisissant cet amour, j'avais choisi de poser ma main sur la sienne, non pas comme l'aurait fait une amante, mais plutôt une amie, voir une mère. Certes, cela faisait complètement décalé que de me voir agir ainsi puisqu'il me retenait en quelque sorte contre mon gré, mais j'étais infiniment persuadé que l'on ne pouvait répondre à la haine par de la haine, car ainsi cela envenimait les choses. Non...nous ne pouvions répondre à la haine que par son contraire. Par l'amour. Pendant un bref instant, j'ouie espérer que cela allait fonctionner. Que Roderick se rendrait compte de l'erreur qu'il commettait en se fermant à tout ce qui n'était pas pêché. D'ailleurs ces mots me firent d'autant plus espérer. « Sauvez-moi. » Et je voulus lui répondre. Lui dire que je serais là pour lui, que je l'aiderais dès qu'il en aura besoin. Que même au beau milieu de la nuit il pourrait venir me demander de l'aide, mais malheureusement, il ne me laissa pas le temps. Sa véritable nature avait repris le dessus sur celle qui désirait être sauvé, et il devint comme fou. « Vous vous pensez donc si au-dessus du commun des mortels ? S'il existe cette pureté, si cette lueur d'espoir n'est pas morte encore, où est-elle ? J'ai cru voir la pureté. Je vous ai vus, je vous ai pris pour un ange, mais vous n'êtes rien. Si vous ne valez pas la mort d'autrui, que valez-vous ? Non-vie ? Dixit la fragile colombe qui lit en tremblant plutôt que se plonger dans le péché que sont les existences humaines ! » Ces propos heurtèrent mon esprit, mais mon corps, lui, n'en montra rien. Je ne pouvais reparaitre faible face à lui, car alors, il en serait fini de mes ailes.

Alors que j'aurais du tenter de reculer le plus possible sur le banc pour éviter d'être trop proche de lui, de sa fureur, je fis tout l'opposé, comme lorsque j'avais choisi l'amour plutôt que la haine. En effet, j'approchais encore plus mon visage du sien, pour ne finalement discerner que ses yeux bleus qui semblaient alors lancer des éclairs. « Vous pensez vraiment que si vous ne voyez pas cette pureté, c'est parce qu'elle est morte ? Enterrée ? Vous avez des yeux, mais vous ne voyez absolument rien ! Elle est partout, tout autour de nous ! Mais c'est seulement car votre esprit est obnubilé par le mal, par le péché que vous ne parvenais à la discerné. Quant à ce que je vaux, Monsieur, ce n'est en rien la mort d'autrui qui va me permettre de le déterminer. C'est moi. Et moi seule qui peux prendre conscience de ma valeur. En vérité, la valeur pour laquelle vous devriez vous inquiéter est non la mienne, mais bien la vôtre. Car au vu de votre état d'esprit essentiellement tourné vers le péché, vous laissez bien des choses passer à côtés de vous sans même en prendre conscience. » Le laissant un bref moment de répits pour digérer mes paroles, je posais ma main sur son torse et me mis lentement à le pousser, pour finalement avoir assez de place pour me lever. Toujours aussi près de lui, mais debout désormais, j'ajoutais. « Vous croyez tout connaître, car vous avez pris connaissance du péché ? De la douleur ? Mais moi, la fragile petite colombe, j'en sais bien plus sur le monde que vous n'en verrez jamais à cause de votre manière penser qui vous rend complètement fermé ! »
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MessageSujet: Re: The angels have too their devils, and the devils their angels ♦ Roderick    

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The angels have too their devils, and the devils their angels ♦ Roderick

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