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 No bravery | Aurore

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MessageSujet: No bravery | Aurore   Mer 3 Juil - 13:27


Franz & Aurore
« Every villain is a hero in his own mind. »
- Tom Hiddleston






Ce fameux pont E... Franz commençait à sérieusement le connaître par coeur. Entre le trajet l'amenant à la cabine qu'il partageait avec son petit frère, qui certes variait souvent, selon une des règles du monde de l'espionnage les plus classiques, mais dont les versions justement n'étaient pas en nombre infini, et la fameuse Porte Blanche qui intéressait particulièrement l'Allemand, cette portion du Titanic ne recelait plus vraiment de surprises. Les chambres de l'équipage ? Une autre façon de concevoir le visage que la misère arborait sur le plus beau paquebot du monde : il n'y avait pas que les serveurs en smokings impeccables, ou les hôtesses aux bustiers couture... Non, les machinistes, les hommes à tout faire et autres créatures de l'ombre n'étaient au final pas mieux logés que les dernières classes, forcés de surcroît à effectuer tâches pénibles sur travaux ingrats pour un salaire très certainement ingrat... Quelque part, Dreinberg remerciait par la pensée son état-major de ne pas lui avoir créé une fausse identité le plaçant parmi le personnel, quel que soit la qualification de ce dernier : parmi les passagers, sa liberté de mouvement demeurait entière, sans emploi du temps imposé... Demeuraient les zones du vaisseau interdites aux gens de sa condition -du moins de celle d'Edward North, son alias-, un souci mineur pour un menteur de formation n'ayant aucun scrupule à se faire passer pour ce qu'il n'était pas...

C'était d'ailleurs pour cela que Franz avait quitté sa cabine : dans les malles du pont Orlop se trouvaient stockées les affaires de ces messieurs-dames de la Haute, des passagers s'étant mystérieusement volatilisés depuis quelques temps déjà. Loin de chercher une explication à cela, il se contentait à intervalles réguliers d'aller se servir en costumes élégants, pour mieux se glisser dans les réceptions les plus huppés au sein desquelles l'agent se mêlait sans aucun mal. Cette fois, il était uniquement descendu répertorier rapidement le nombre de bagages encore intacts, et estimer combien de fêtes pourraient encore le compter parmi ses invités ; après, il faudrait trouver le moyen de réutiliser ce qu'il avait déjà mis, chose plutôt ardue car un troisième classe ne pouvait tout simplement pas se présenter à la buanderie en demandant à ce que son complet soit parfaitement repassé. Voler dans les valises des premières classes encore à bord ? Hum, possible, même si cela risquait d'attirer l'attention au bout d'un moment. Non, aucune solution ne lui venait pour l'instant à l'esprit, si bien que l'étranger décida de regagner ses quartiers pour y réfléchir, et pourquoi pas en discuter avec Lukas, si d'aventure son aîné le croisait.  

Perdu dans ses pensées, et laissant ses pieds le guider machinalement le long du couloir bardé de métal, un cri étouffé le fit brusquement revenir à la réalité. Son esprit formaté à l'analyse rapide informa le militaire en quelques fractions de secondes de ce qui se déroulait à quelques mètres de lui : un homme appuyé contre la muraille d'acier, visiblement en train de recouvrer ses esprits après avoir été plus ou moins estourbi par un petit bout de femme, elle semblant avoir repoussé le malandrin. Rixe d'amoureux ? Tentative de vol ? Pire, ou juste un petit jeu sur le point de mal tourner ? Une lueur haineuse dans le regard du type donna un léger indice à l'Allemand, qui se retrouva du coup face à un choix : s'en mêler ou pas ? Comprenons-nous bien : Dreinberg n'était en rien effrayé par cet inconnu, ayant été entraîné au combat à mains nues depuis son entrée dans l'armée, et ce contre des adversaires plus redoutables que ce troisième classe certainement plus habitué aux bagarres de bar qu'à la boxe anglaise. Mais ça, c'était le cas de Franz, pas d'Edward North, le gentil -pour ne pas dire transparent- professeur dont il avait revêtu le masque depuis ses premiers pas à bord du Titanic. Alors quoi, passer son chemin, alors que les deux autres passagers l'avaient clairement vu, et passer pour un lâche ? Leur avis, l'espion s'en fichait pas mal. Non, le seul pépin, c'était que sa cabine se trouvait juste derrière eux... Et qu'il ne pouvait donc logiquement pas passer entre eux avec un "excusez-moi de vous déranger" pratiquement comique. Alors quoi, jouer les héros ? Après tout, l'agresseur était seul, et certainement pas très malin... De l'intimidation fonctionnerait peut-être. Le visiteur impromptu serra donc les mâchoires, son regard bleu glace se faisant aussi tranchant qu'une lame. Au sol, un mécanicien venu resserrer quelques boulons ou faire Dieu savait quoi avait laissé sa boîte à outils, de laquelle dépassait une lourde clef à molette dont se saisit Franz, sans lâcher son adversaire non encore officielle du regard. Ce gars serait-il assez stupide ou assez vexé de son échec pour entamer le combat ?










(c) liliZ & lovelysolitude


Dernière édition par Franz H. Dreinberg le Lun 5 Mai - 18:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: No bravery | Aurore   Sam 1 Fév - 3:41

No Bravery


 
 Aurore n’avait jamais vraiment eu l’âme d’une grande aventurière. Pourtant, sa vie avait des allures d’épopée mais rien de bien héroïque, hélas. Néanmoins, elle se souvenait qu’aux plus tendres instants de son enfance, elle rêvait de longs périples, d’aventures passionnantes. Chaque soir, elle se nourrissait, aux côtés de ses frères, des récits d’aventures que leur contaient leurs parents. Leur père était autrefois un riche Duc qui aimait à voyager de pays en pays, découvrir de nouvelles civilisations, s’imprégner de nombreuses cultures de par le monde et vivre dans différentes ethnies. Aurore, en petite fille qu’elle était, avait des prunelles emplis d’étoiles et la tête emplie de rêves. Elle s’imaginait comme son père, traversant les paysages du monde, découvrant des terres inconnues, s’engageant dans des aventures périlleuses, toujours aux côtés de ses deux aînés. Souvent, ils s’amusaient tous les trois à se prendre pour des aventuriers, s’armant d’un bâton en guise d’épée et ils jouaient aux preux chevaliers, aux braves explorateurs et aux grands aventuriers. Chaque jour était une merveilleuse aventure, jusqu’à ce que l’imaginaire devienne la réalité. Toutefois, une aventure réelle était bien plus dure à affronter que des innocents jeux d’enfants. La guerre, les massacres, la fuite, l’orphelinat... Aurore n’avait jamais rêvé à ce genre d’épopée mais il y avait été précipitée bien malgré elle. Elle regrettait presque d’avoir prié avec autant de ferveur Dieu pour vivre une telle aventure. Ses désirs d’exploratrice s’étaient donc taris avec les années, ses rêves s’usant avec les tragédies et la dictature de son frère aîné, Malik. Elle lui était entièrement soumise. Néanmoins, lorsqu’elle avait rencontré son doux fiancé, un goût de l’aventure lui était revenu. Il lui avait offert un monde qu’elle ne connaissait pas, celui des lumières et des paillettes : le monde du spectacle. C’était un monde aux allures exotiques pour elle et elle s’en était émerveillée. Elle se souvenait que, peu à peu, il était parvenu à faire renaître en elle la petite Aurore intrépide et volontaire qui résidait en elle, dans les creux de son âme. Mais Malik avait bien vite écrasée cette part de son esprit. Elle avait compris qu’elle appartenait à sa famille, et que pour cela, elle ne deviendrait jamais la petite aventurière de ses songes.
Toutefois, elle n’avait pas prévu le Titanic. S’il était une malédiction pour beaucoup, il s’annonçait comme une bénédiction pour la brune. Elle se confortait dans l’idée qu’elle retrouverait ses deux frères et sa petite sœur, ainsi que son fiancé à bord du paquebot fantôme. S’ils ne pouvaient pas être réunis dans la vie, ils le seraient dans la mort. Elle ne se souciait plus de l’avenir ou de la promesse qu’elle avait faite à sa mère. Un jour, elle était persuadée qu’ils pourraient l’accomplir et que la boîte à musique allait jouer à nouveau. Elle en était convaincue. Mais pour l’heure, elle flânait seule dans les entrailles du Titanic. Elle n’avait encore retrouvé personne sur le bateau, elle ne plaisait alors à partir à la recherche des êtres chers, armant son esprit comme celui d’une grande aventurière. Dans son esprit, elle s’amusait à détailler le moindre de ses faits et gestes, comme un narrateur invisible. Elle évitait sciemment les gens, même si cette attitude n’avait aucune utilité. Elle se dissimulait aux regards des passagers, s’aventurant vers des lieux inconnus. Elle n’était arrivée que très récemment sur le paquebot et elle avait encore tant à découvrir.
Malheureusement, sa quête d’aventures la mena vers des ponts dont elle ne sut retrouver l’issue. Devait-elle emprunter le couloir de gauche ? Ou bien celui de droite ? Et si elle décidait de monter cet escalier, où arriverait-elle ? Aurore devait l’avouer. Elle était perdue. Elle souffla, ne sachant quel chemin prendre, de plus, le couloir était désert. Aucun moyen de demander de l’aide à qui que ce soit. Finalement, elle mit sa main devant ses yeux et se commença à tourner sur elle-même, le doigt pointé droit devant elle. Si elle ne savait que choisir, ce serait au hasard de le faire pour elle. « On est perdu ma jolie ? » Elle s’immobilisa et ouvrit les yeux. Elle retint une exclamation de surprise alors qu’un homme se tenait dressé devant elle qui s’échoua dans un rire. « Oh ! Vous m’avez fait peur, je ne vous avais pas vu monsieur. » Elle songeait que l’homme allait répondre à son hilarité et à cette scène quelque peu inattendue, mais le sourire qui s’afficha sur les lèvres de l’inconnu ne lui inspira pas confiance. « J-je dois y aller. » dit-elle en commençant à marcher en sens inverse du couloir mais l’homme la retint par le bras. « Allons ma belle. Tu dois bien avoir un peu de temps à me consacrer. » Le ton mielleux qu’il employait, mêlé à son regard malveillant la firent frémir. Elle tenta de se détacher de son emprise, mais elle était bien trop forte pour elle. « S’il vous plaît, lâchez-moi ! » le somma-t-elle mais ce ne fut qu’un rire qui lui répondit. Il l’attira soudain à lui et la plaqua contre le mur du couloir. Elle étouffa un cri de douleur tandis qu’elle percutait violement le dur métal. « Laissez-moi tranquille ! » Malheureusement, ses supplications risquaient de n’avoir guère de poids face à la détermination de son agresseur.
 
 


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MessageSujet: Re: No bravery | Aurore   Jeu 8 Mai - 13:34

HJ : C'est parfait, merci à toi d'avoir répondu **







Aux âmes charitables pensant que les circonstances pouvaient faire de n’importe quel homme un chevalier dépassant ses capacités et se surprenant lui-même par une bravoure insoupçonnée, disons clairement ceci : votre foi en l’Humanité est merveilleuse, continuez comme ça ; quitte à sombrer dans la candeur éperdue, autant le faire avec un relatif panache. Une bonne fois pour toutes, les contes de fées, ça n’existait pas. C’était d’ailleurs pour ça que les jeunes damoiselles comme la brunette ici présente se retrouvaient encore acculées dans des coins sombres et harcelées par de rustres personnages aux pulsions malsaines. Et aussi au nom de ce principe que de pareils drames quotidiens ne se réglaient pas avec de beaux discours ampoulés déclamés par un héros tout de blanc vêtu.

Démonstration. Lorsque la brute lâcha sa pauvre victime pour renifler bruyamment tout en s’essuyant la narine d’un revers d’index, Franz demeura silencieux. Aucune métaphore ampoulée ni citation exemplaire ne passa la barrière de ses lèvres, closes mais détendues, à l’image de sa personne, une haute stature fluide, immobile. Seuls ses yeux, à la rigueur auraient pu laisser sous-entendre qu’il n’avait en rien peur, voire même susurrer aux plus fins observateurs qu’il maîtrisait aussi bien ses nerfs que la situation. Peut-être fut-ce cela, l’élément déclencheur, l’étincelle qui mit le feu aux poudres. N’importe quel couard pouvait saisir avec un tant soit peu de conviction bien simulée une arme ou équivalent, à l’image de la clé à molette dans sa main droite, et totalement se dégonfler par la suite, effarouché par un sursaut de testostérone chez l’adversaire. Les héros après tout, ça n’était que du vent, un costume tout propret, une prose étudiée. Balayé cela, il ne restait plus qu’un gringalet incapable de passer de la théorie à la pratique.

La pratique, justement. Lorsque l’autre se planta nonchalamment devant lui, Franz ne gaspilla pas sa salive à conseiller la demoiselle dans la conduite à suivre : le plus malin serait assurément de disparaître, dans une cabine ou ailleurs, mettant le plus de distance entre elle et son agresseur occupé ailleurs. Pour sa part, il semblait clair que la rixe se voyait engagée, peu ou prou, et il s’en préoccupait tout entier, comme le recommandait l’essentielle prudence.

-Tu veux quoi ? grinça l’autre, l’air sûr de lui, comme n’importe quel gros bras devant qui le monde s’était toujours plié de gré ou de force.

-La paix, souffla Franz sans aucune animosité, et en étant parfaitement sincère.

Oui, il ne demandait que ça, la paix pour passer ce maudit goulot de métal sans encombre, la paix pour discuter avec son frère de leurs plans, la paix enfin pour gagner New-York sans embuche et y faire naître la gangrène apportée dans le sillage des agents doubles infiltrés.

Sauf qu’on n’était pas décidé à la lui donner, cette paix si chère, Dreinberg le sentait bien, et se trouvait résolu à passer outre, désabusé par tant de mauvaise volonté à son encontre. Le poing de l’attaquant fut paré de son avant-bras gauche, tandis que la clé à molette effectuait un parfait arc de cercle ascendant, de bas en haut, exécuté avec une fluidité posé, brève, précise, offensive. Le métal heurta la mâchoire avec un bruit mat, tout à fait apte à contredire que les plus idiots avaient la tête vide. Et à son tour, le crâne de l’empaffé de service fut gagné du même mouvement aérien, presque gracieux, bientôt suivi par le reste du corps, effectuant la même rotation avec un temps de retard, dans le sens inverse du coup infligé. Tout se passa plutôt vite, bien qu’une vision au ralenti permît de se rendre compte de la beauté de la scène, de l’excellence de l’exécution dont avait fait montre l’espion. Mais il était vrai que Franz n’était pas Franz, et que l’assassin n’existait pas, gommé au profit d’un modeste professeur de langues n’ayant jamais rien demandé à personne.

Dès le corps tombé, l’Allemand laissa glisser l’outil au sol, le regard perdu, presque vacillant sur ses pieds autrefois si bien ancrés dans le sol. Il ne se sentait nullement en état de choc –Ciel, en Allemagne, l’officier avait commis des exactions bien pires-, mais son rôle exigeait de lui qu’une telle violence laissât une marque en lui, en ce soi-disant cœur honnête qu’i prétendait posséder. Lèvres entrouvertes, Dreinberg contempla durant quelques secondes son ouvrage, comme hébété, s’assurant ainsi d’avoir bel et bien mis K-O son assaillant ; ce qui d’ailleurs était chose faite, la masse de chair respirant paisiblement, lâchant de temps à autres de faibles gémissements qui iraient croissants au fur et à mesure que l’amoché sortirait des vapes.

-Je… Je ne sais pas ce qui m’a pris… balbutia le passager en levant les yeux vers la demoiselle. Je suis désolé, je…

Attitude typique du sauveur : se draper d’humilité et ne requérir aucune médaille pour ses actes. Franchement, un type manque d’en tuer un autre sous vos yeux et a l’air de s’en ficher, ça vous donne envie de le couvrir de lauriers ? Une fois encore, les comportements stéréotypés estampillés « méchant » ou « gentil » n’avaient aucune signification, tant la vie elle-même n’avait rien de manichéen. Ici, le preux gentilhomme se sentirait dépassé, effrayé par la propre force dont il avait fait preuve au nom d’une juste cause. Mais voilà, à trop être honnête, la moindre entorse à la bonne conduite vous remuait profondément, même si une certaine souplesse morale vous pardonnait sans mal au nom du service rendu !

-Oh mon Dieu… lâcha-t-il pour conclure les yeux dans le vague, ne parvenant cependant à donner dans les tremblements chétifs, les larmes au coin des yeux et les jambes flageolantes –il y avait des limites à tout, même à un très bon jeu d’acteur, tout de même.

Un être ayant perdu pied certes, mais un homme néanmoins : Franz releva les yeux, faisant de ce brave Edward un brave discret, prenant prestement sur lui comme tout bon Anglais se respectant. Le « mal » avait été commis, et mieux valait avoir entaché un brin sa conscience en se salissant les mains qu’en abandonnant une innocente, non ?

-Vous allez bien… ?

Parce que moi c’est moyen, mais pour faire bonne figure en face de vous, je vais agir comme si je retrouvais mon naturel… C’était si prévisible, presque médiocre ; le personnage cependant exigeait de telles questions maintes fois rebattues, qu’on lisait dans chaque roman ou entendait dans chaque film. C’était sa faute aussi, à cette fille, à se mettre dans des situations pas possibles, dignes d’une mauvaise série B.
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