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 Dis dis, tu regardes quoi ? - Rosalie

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MessageSujet: Dis dis, tu regardes quoi ? - Rosalie   Ven 28 Juin - 21:20


Un proverbe turc dit : ❝ En fuyant la pluie, on rencontre la grêle. ❞


    Aujourd'hui est un jour comme les autres. Je me réveille et me prépare à affronter ces heures de martyr. L'immortalité ne me sied guère. Je m'ennuie, je me lasse, je déteste ces journées qui se suivent et se répètent. Rien n'a plus le même goût que lorsque je me sentais grandir et vieillir. Les aliments me débectent mais je suis forcé de me sustenter. Parce que sur ce paquebot-fantôme, la mort n'est nulle part. Après tout, c'est logique : si nous ne respectons pas les lois de la vie, celles de la mort se jouent de nous.
    La seule chose qui me motive à me lever, ce sont les premières classes. Ces richissimes suzerains hautains et ces drôles de dames poudrées qui parlent trop bien et font bien des manières. Ce qu'ils sont ne m'amuse point, en réalité. Je les déteste tous autant qu'ils sont. Ils usent de leurs pouvoirs, de leurs billets en liasses, de leurs influences, au dépit des petites gens comme moi, comme ma famille. Durant les douze années qui ont précédé le naufrage de ce maudit bateau, je n'ai vu que la misère. Mes parents se démenaient pour rendre les jours meilleurs, mais en vain. Nous mangions du pain rassis, n'attendions guère de cadeaux pour nos anniversaires, tremblions de froid lorsque l'hiver s'imposait même dans nos chaumières. Et désormais, alors que la température m'effleure à peine, que je me fiche de la morsure du soleil autant que des flocons glacés, je me sens obligé de poursuivre mes desseins. J'ai cherché à me venger des aristocrates orgueilleux de mon vivant, alors pourquoi m'arrêterai-je en si bon chemin ?
    Je quitte ma cabine et longe d'un pas cadencé le couloir. J'avale les marches des escaliers sous mes pieds. Je cherche à prendre de la hauteur, à m'élever. Je dois retrouver quelques unes de mes amies bourgeoises pour mieux obtenir ce que je veux. Vers qui mon courroux va se porter ? Quelques noms traversent ma pensée mais je ne m'en satisfais pas.
    J'ouvre une dernière porte et tombe nez-à-nez avec la lumière du jour, qui m'aveugle. Je protège mes yeux clairs d'un revers de manche et avance un peu encore. Le pont s'étend devant moi, blanc, brillant. Quelques braves gens s'y prélassent, y discutent, y passent le temps. Un couple de seconde classes se bécotent mais ils ne m'intéressent pas. Une femme m'arrangerait, jeune serait encore mieux. Et là, je trouve ma proie : penchée par-dessus la rambarde, le regard jeté à travers les eaux glacées, les cheveux blonds virevoltant au vent. Je m'approche d'elle, me concentre une seconde pour prendre mon plus mignon sourire et tire un peu sur sa robe. L'effet a souvent don de rappeler l'instinct maternel.

    -Tu regardes quoi ? je lui demande en me grandissant pour suivre son regard.


Dernière édition par Arthur Prescott le Jeu 4 Juil - 9:59, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Dis dis, tu regardes quoi ? - Rosalie   Mar 2 Juil - 13:14


Dis, tu regades quoi?

Arthur Prescott ☂ Rosalie Z. Earl


Fixant l'océan, il lui fit quelque temps pour pouvoir répondre, quand elle entendit cette voix, qui ne lui était guère connue, elle ferma les yeux, lentement, avant dès les rouvrir,  toujours ses mains collées aux rambardes et ses cheveux blonds continuaient de voler au vent, ses yeux étaient presque camouflés, tandis que sa robe dans les tons bordeaux, descendait le long de son buste et formait un dôme au niveau de sa taille, on entendit alors un murmure suivit de rien.

-J'attends. Répliqua alors la jeune Aristote.

Lentement, elle enleva une main de la rambarde avant d'enlever délicatement l'autre et de ce tournée face à son interlocuteur. Elle était intriguée, mais à la fois abasourdi de voir que son interlocuteur, était de deuxième ou troisième classe, comment celui-ci aussait venir la voir? Mais bon, elle se tue, avant de prendre sa réparation et de demander.

-puis-je avoir l'honneur de savoir comme vous vous prénommer? Demanda-t-elle simplement pour pouvoir avoir un aperçue de celui-ci.

Elle était à la fois outrée et abasourdit, elle leva alors les yeux vers le ciel, cherchant une excuse pour partir, elle cherchera alors dans se penser, avant de le regarder en soupirant, il était à la fois charmant, mais en même temps il n'était pas des siens. Ce visage et cette voix lui étaient si inconnus, logique car elle ne le connaissait guère. Elle était partagée entre les sentiments de partir et celui de rester, comme si elle était coupé en deux.Elle fixa alors le jeune homme sans comprendre, avant de poser ses deux mains contre sa poitrine, elle formais le deux ligne parallèle dorée qui parcourait le long de sa robe.Elle détacha alors lentement ses cheveux, qui auparavant formais un chignon haut.Elle se demandait qui pouvait être se jeune homme et que voulais-t-il, elle le fixa.

-Que me voulez-vous très cher? Elle se retourna alors, avant de reposer ses mains frêle sur le rambarde gris.La jeune Aristote soupira alors.Ses long cheveux ondulé tombait en cascade sur ses épaules, et donnait un visage plus fin à la jeune femme.Elle était sur, que ce jeune garçon lui voulais quelque chose, mais quoi?

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MessageSujet: Re: Dis dis, tu regardes quoi ? - Rosalie   Jeu 4 Juil - 9:59


Un proverbe turc dit : ❝ En fuyant la pluie, on rencontre la grêle. ❞


    L'inconnue attend. Je ne sais exactement quoi, peut-être elle-même n'en sait rien, mais c'est ainsi. Je reste muet, n'ayant rien à répondre. Je préfère respecter ce silence ; celui de l'attente, certainement.
    L'inconnue se tourne doucement. J'ai enfin l'occasion de voir son visage diaphane, éclairé par la lumière du jour, comme scintillant sous le soleil estival. Elle a de grands yeux gris dont les cils semblent givrés par leur blondeur, et des lèvres roses, tendres et fraîches. Cette demoiselle m'inspire alors une grande innocence, et sa robe rouge nuit à son éclat. Cependant, l'heure n'est pas à l'admiration, bien que je la feins très bien, et elle réclame mon identité.

    -On m'appelle Arthur, Arthur Prescott.

    Malgré le sourire qui apparaît sur mon visage, l'autre a l'air étrangement distante. Elle porte sur sa figure de nombreuses questions, et toutes me donnent envie de vomir. Néanmoins, elle a la bienséance de les garder pour elle, et je n'ai pas à me justifier de ma présence. Tant mieux, peut-être aurai-je eu du mal à être honnête.
    Elle se soumet alors à une drôle de comédie, comme seuls les gens de première classe et les aristocrates zélés en sont capables. Tous ses gestes semblent contrôlés par les attentes d'une société à laquelle, il faut le rappeler, ni elle ni moi n'appartenons plus, désormais. Elle détache doucement ses cheveux, les laissant tomber en cascade sur ses minces épaules, les offrant au vent. Je l'observe, mon sourire s'effaçant petit à petit pour être remplacé par une moue de surprise et d'admiration mêlée. Il n'y a pas à dire, même si mon corps entier transpire de haine pour cette fille et ses pairs, elle est d'une joliesse qui m'émeut. Je remue discrètement la tête pour chasser ses idées de ma tête, juste au moment où elle me demande ce que je lui veux. Mes yeux viennent se poser sur ses pommettes et elle se tourne à nouveau vers l'océan.
    Sa question me dérange, mais je me dois d'y trouver une réponse. Si je change de sujet, je serai immédiatement considéré comme suspect. Alors je m'efforce de satisfaire l'inconnue :

    -Juste vous parler.

    Est-ce un mensonge ? Pour l'heure, ni plus ni moins, puisque le premier acte se joue en paroles bienfaisantes pour me faire apprécier. Mais je sens bien que ma réponse ne sera pas totalement convaincante alors je prends cet air tout à fait enfantin, rehaussant mes pommettes rondes et étirant mes lèvres en un sourire.

    -Moi, j'ai douze ans, et vous ?

    Je sais que la coutume prohibe à quelqu'un d'interroger une femme sur son âge. Mais cette règle est-elle valable pour les gosses ? Je n'en sais rien, de toute façon, ce qui est dit est dit. Je compte sur ma bonne humeur pour me servir, mais j'ai la vague impression que cette conversation va rapidement me dépasser.
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