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  « On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]

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MessageSujet: « On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]   Jeu 23 Mai - 17:42



- Merci mademoiselle, c’était une très belle performance, mais pas tout à fait ce que nous recherchons pour ce film.
- La suivante s’appelle Maria…Maria…je n’arrive pas à lire le nom de famille…
- SUIVANTE! …Tu vois, même pas besoin de la nommer…euh…Nous sommes à la recherche d’un rôle féminin monsieur…oh…pardonnez-moi mademoiselle, avec l’éclairage…Joe, vas dire à l’incapable qui s’occupe de ces…actrices…de ne plus laisser venir des femmes comme ça…
- Compris Charly…
- Merci Maria, c’était une belle façon d’interpréter ce rôle, mais ce n’est pas ce que nous recherchons…

Laissant tomber sa tête vers l’arrière, l’homme avait enfouit ses mains dans ses cheveux, soupirant bruyamment. Comment se faisait-il qu’aucune actrice digne de ce nom ne venait auditionner pour ce film? Le scénario était excellent et Charles John Wellington avait déjà de très bons acteurs. L’un des amis de l’homme lui avait proposé de faire jouer un homme aux traits fins et qu’avec du maquillage et de la rembourrure, le public n’y verrait que du feu. Alors que Charles avait traité son ami et son idée de tous les noms, elle lui semblait une bonne alternative présentement. Son assistance revint quelques minutes après que le silence était revenu dans la grande salle de spectacle où Charles faisait passer les auditions. Le rôle n’était pourtant pas compliqué! Il suffisait de bouger avec aisance au rythme de la musique tout en faisant passer le message par des mimiques et des mouvements de corps bien synchronisés. L’homme se demanda ce que serait son travail s’il fallait que le cinéma soit parlant. Ce serait la fin de l’industrie du cinéma à coups sur vu le nombre très élevés de mauvais acteurs…

- Charly, il n’y a plus personne…
- Plus personne? Tu ne me feras pas croire que toutes les actrices potentielles ont décidé de bouder mon film!
- Ce n’est pas ce que je dis Charly, mais d’autres films se réalisent un peu partout…peut-être…
- Je te défends de dire que peut-être que ces films étaient plus intéressants que les miens!
- Non, mais…
- Il me faut une cigarette!

Le réalisateur se leva du fauteuil dans lequel il était installé depuis beaucoup trop longtemps et se dirigea vers la sortie la plus proche. La ruelle sur laquelle cette sortie s’ouvrait était très éclairée par le soleil et l’homme s’était adossé contre un mur en allumant une cigarette. La plaçant entre ses dents, Charles leva les yeux au ciel. L’un de ses amis était également réalisateur et travaillait présentement à un film…peut-être que Joe avait raison et que l’actrice parfaite se trouvait sur un autre plateau. La journée se déroulait terriblement mal et l’homme ne perdait rien à aller rendre une petite visite à un vieil ami. La cigarette toujours entre les dents, Charles était rentré dans le théâtre et se dirigea vers son assistance afin de l’avertir qu’il partait et de s’occuper de prendre des rendez-vous si d’autres actrices se présentaient. Sur ce, Charles sortie de la salle de spectacle par l’entrée principale, se retrouvant sur la rue bondée de gens. Sa voiture était garée à l’endroit même où il l’avait laissé et quelques enfants tournaient autour. Tout le monde n’avait pas la chance d’avoir une telle voiture.

- Elle est belle n’est-ce pas les enfants?
- Monsieur Wellington, vous nous aviez promis de nous faire faire un tour la dernière fois!
- Seulement si ta maman venait aussi mon bonhomme…

Ébouriffant les cheveux du gamin avec un clin d’œil, Charles pris place dans sa voiture. Le studio de son ami n’était pas très loin, mais le réalisateur adorait utiliser sa voiture et voir les regards de convoitise des gens sur la rue. Bien sûr, pour se procurer cette voiture, Charles John Wellington avait dû s’endetter, mais ça, personne ne le saurait jamais. Ce film devait fonctionner! Le profit serait énorme si tel était le cas et Charles pourrait payer sa voiture. C’était toujours ainsi, il s’endettait pour s’acheter quelque chose que le prochain film payait. Le réalisateur arriva enfin à destination et gara sa voiture sur la rue. Ayant terminé sa première cigarette, Charles en avait placé une seconde entre ses dents en sortant de la voiture. Se dirigeant vers l’entrée du studio, l’assistante de son ami, une femme d’un certain âge qui n’avait rien perdu de sa beauté d’autrefois vint à la rencontre de Charles.

- Il est occupé…
- Ça tombe bien! Moi aussi!
- Monsieur Wellington, nous aimons chacune de vos visites, mais chaque fois les films de monsieur sont retardés…
- Je ne le dérangerai pas, la raison de ma venue est de le voir travailler justement…Mon film ne va pas très bien et j’espérais peut-être avoir une source d’inspiration…
- Ahh…si je ne vous connaissais pas, je vous croirais sur paroles…

Avec un sourire presque enfantin, Charles avais suivi l’assistante en continuant de fumer sa cigarette. La dernière fois qu’il était venu, son bon ami avait décidé de prendre une pause et les deux hommes s’était finalement retrouvés dans un bar à boire et jouer au poker…Que de bons souvenirs…L’assistante avait guidé Charles jusqu’à la pièce où quelques acteurs étaient en train de répéter et où son ami donnait ses conseils à tous. Charles se plaça dans l’ombre, terminant sa cigarette en regardant cette fourmilière se mettre en place. Comment pouvait-il réussir alors que Charles ne réussissait même pas à avoir une actrice!?


Dernière édition par Charles John Wellington le Mer 29 Mai - 4:32, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: « On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]   Mar 28 Mai - 20:58



On ne devient pas actrice, on nait actrice.

Plateau de tournage
Août 1902
Elle avait la vingtaine et été jolie comme un cœur, une étoile montante comme certains le disaient. Mary-Ann Fleming, après avoir brillée sur les planches était brillamment entrée dans le monde nouveau du cinéma, une industrie qui était en pleine voie de surpasser toutes les autres. Pour le moment, elle n’avait tourné que dans quelques petits films, ce qui lui permettait de vivre correctement, au grand damne de sa mère qui n’aurait jamais voulu que sa fille chérie devienne une vulgaire actrice. La jeune femme adorait provoqué sa génitrice, encore plus dans ses choix de films, elle espérait bien que la femme aigrie qu’elle suffoquerait en découvrant sa fille. Après avoir joué les paysannes comme second rôle. Mary-Ann avait enfin obtenu un premier rôle dans un tout nouveau genre de film le péplum. Une grande partie du tournage se déroulait dans un décor, à l’intérieur des studios, la seconde serait dans divers décors extérieurs. Pour ce tournage qui se basait sur la guerre de Troie, la jeune actrice avait obtenu le rôle de la devineresse Cassandre, fille du roi Priam. Un rôle tragique et fort à son image, dont elle était fière d’être l’image. Devant son miroir, Mary-Ann était coiffée et maquillée par plusieurs femmes qui fourmillaient autour d’elle. Ainsi, elle se sentait bien, elle aimait tellement qu’on s’occupe d’elle, mais ce qu’elle attendait avec impatience, c’était de pouvoir jouer sa scène. Durant celle-ci, Cassandre devait faire face aux troyens, les prévenants que le cheval de bois ne leur apporterait que du malheur. Mais, malheureusement, la jeune femme ne pouvait se faire comprendre, le dieu Apollon l’avait puni, lui ôtant toute crédibilité auprès de sa famille. Cette scène était forte et Mary-Ann aimait ce personnage complexe et incompris.

« Mary-Ann, vous êtes prêtes, John n’attend plus que vous. »
« Prévenez-le que j’arrive d’ici deux minutes, Constance. »

Toujours souriante, Mary-Ann se montrait toujours prévenante envers le personnel qui l’entouré et qui lui inspirait une grande sympathie, celui-ci faisait toujours des merveilles pour transformer une personne en une autre. John de son côté était un bon réalisateur, mais comme toujours un éternel impatient, cependant, la jeune femme l’adorait, après tout, c’était bien lui qui lui avait laissé sa chance pour ce rôle principal. Elle avait été tellement fière quand il s’était rendu sur son précédent tournage pour lui en parler. Son rêve était en train de se réaliser et elle espérait bien qu’il continuerait aussi longtemps que possible. Une fois prête, elle enfila le précieux bijou grec qu’on lui avait prêté, une réplique très ressemblante d’un joyau trouvé en Grèce, lors de fouilles archéologiques. Cette tâche réalisée, elle quitta sa loge pour entrer sur le plateau de tournage, sur lequel le réalisateur l’attendait. Le décor était magnifiquement bien réalisé et représenté un temple d’Apollon, très réaliste. Cela donnait vraiment envie à la belle de se rendre un jour en Grèce, peut-être qu’un jour elle pourra réaliser ce rêve. John s’approcha tout de suite d’elle et lui montra un peu ce qu’elle devait faire. Bien sûr Mary-Ann connaissait son texte par cœur, comme durant chacune de ses scènes. Elle était un peu exaspérée devant les nombreuses recommandations de l’homme, mais elle ne pouvait que le comprendre, il ne la connaissait pas encore assez. Rigueur et grande professionnalité la caractérisées et jamais l’actrice ne faisait les choses à moitié.

« Tu es prête. »
« Plus que jamais John. »

Puis après le fameux « Monteur, ça tourne ! », Mary-Ann débuta sa scène entourée de plusieurs partenaires. Il y avait le roi Priam, le prince Pâris, Hélène et de nombreuses personnes symbolisant la population grecque. Avec aisance, elle montra les failles, les souffrances de Cassandre, qui connaissant la vérité grâce à son don, n’arrivait pas à la faire entendre à ses proches. Elle le savait, bientôt ils mourraient tous. Une fois la scène terminée, la jeune femme exaltait, elle était heureuse et avait donné tant de passion, qu’elle espérait que son travail ait plus à John. Au vu des applaudissements qu’elle reçut, Mary-Ann sentit son cœur se gonfler de fierté, elle était si heureuse de voir que son travail plaisait. Elle se tourna alors vers John qui au vu de son sourire aux lèvres semblaient être satisfait de son jeu. Cependant, le réalisateur n’était pas seul, un autre homme l’accompagnait, un homme au physique ravageur. Soudain, Mary-Ann sentit son cœur battre un peu plus quand son regard s’ancra dans celui de l’inconnu.

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MessageSujet: Re: « On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]   Mer 29 Mai - 4:51



Charles avait fumé sa cigarette dans l’ombre, observant les décors de la scène à laquelle il allait assister et les costumes des acteurs présents. La beauté et le réalisme des décors et des costumes montraient au jeune réalisateur qu’il allait assister à quelque chose de grandiose, probablement l’un des meilleurs films de l’année. John avait parlé de son prochain film à Charles sans, bien entendu, lui donner trop d’informations. Un film sur une époque lointaine qui allait regrouper la crème des acteurs et qui passerait à l’histoire, voilà ce qu’il avait dit à Charles. Le jeune réalisateur comprenait pourquoi John ne lui en avait pas plus dis sur le sujet; il ne voulait pas que Charles décide de faire un aussi gros film en même temps. Ils étaient amis, mais également deux réalisateurs qui s’arrachaient les honneurs. Alice in Wonderland n’avait aucune chance d’avoir d’aussi beaux décors que ceux utilisés par John, sans compter qu’il n’avait toujours pas d’Alice... Fumant sa cigarette, Charles tentait de deviner de quoi parlerait le film. Le décor était une représentation assez fiable d’un temple que Charles ne connaissait pas particulièrement. Certains acteurs portaient des costumes de rois ou de prince et certaines actrices semblaient également représenter des personnages d’un haut rang. Plissant les yeux, Charles tentait de deviner quelle scène allait se jouer devant lui lorsqu’il comprit enfin. « Le salopard… » avait murmuré le jeune réalisateur pour lui-même, la cigarette entre les dents. John était en train de réaliser un film issu de l’Iliade. Retirant sa cigarette de sa bouche, Charles sourit. L’un tentait de réaliser un film sur le conte de Lewis Carroll alors que l’autre réalisait un film sur le chef-d’œuvre d’Homère. La vie était parfois injuste.

Alors que Charles terminait sa cigarette et tentait d’en disposer, les acteurs s’étaient mis en place alors qu’une nouvelle actrice venait de faire son entrée sur le plateau. C’était une jeune et très belle créature que le jeune homme n’avait jamais vu par le passé. Une nouvelle actrice sans aucun doute, ils en poussaient à chaque coin de rue de nos jours. À la position des acteurs, Charles savait que la scène allait être dirigée vers cette femme et le jeune réalisateur décida de s’approcher un peu pour juger de son talent ou non. La vérité est qu’il espérait qu’elle soit mauvaise. Il ne voulait pas que tout aille si bien pour John alors que lui devait composer avec des femmes à moustache! John était en train de donner ses dernières recommandations à cette déesse et n’avait pas encore aperçu son ami. Personne ne semblait se soucier de lui en vérité, tous étant concentré à la tâche pour laquelle ils étaient payés. Le signal fut donné et la scène débuta. Aussitôt, Charles s’était approché de John, souhaitant être au premier rang dans le cas d’un échec de la part de son ami, mais aussi, cette jeune femme l’intriguait. Lorsque John aperçut le jeune réalisateur, sa réaction ne fut pas celle d’un homme surpris, mais celle d’un homme qui savait très bien que Charles serait présent. Les deux hommes se connaissaient trop bien. John avait alors agrippé Charles par le cou afin de le coller vers lui. « Regarde ce bijoux d’actrice et prend en de la graine petit! » avait-il murmuré au creux de l’oreille de Charles afin de ne pas perturber le jeu des acteurs. Cette petite pique décrocha un sourire au jeune homme. Les deux hommes aimaient se taquiner sur leur travail, Charles n’allait pas mal la prendre et puis, la jeune femme était réellement douée contrairement aux actrices qu’il avait fait auditionner plus tôt. Tournant la tête vers son ami, le jeune homme avait murmuré à son tour : « Où as-tu trouvé une actrice comme elle? » Les talents de la belle impressionnaient vraiment Charles, mais il y avait autre chose, mais il n’arrivait pas à mettre le doigt dessus. Pour toute réponse, John lui avait murmuré : « Je suis un réalisateur qui connait son métier et je ne passe pas mon temps à me promener en voiture… ».

Le reste de la scène, Charles avait regardé, écouté et admiré cette actrice. Le réalisateur en lui la désirait en tête d’affiche de l’un de ses films et l’homme ne comprenait pas pourquoi son cœur semblait battre plus rapidement chaque fois qu’elle remuait les lèvres. Son estomac semblait être tourné à l’envers, mais ce devait être le résultat de sa frustration de ne pas avoir la chance de rire du mauvais jeu de l’actrice de son ami, ce ne pouvait qu’être cela! Lorsque la scène fut terminée et que la caméra ait cessé de fonctionner, la jeune femme rayonnait de fierté de la performance qu’elle venait de donner et tous se mirent à applaudir le beau travail, Charles y compris. À ses côtés, John souriait à pleine dents. La jeune femme se tourna vers son réalisateur. Elle était si belle, si souriante et si adorable que Charles cru qu’il se trouvait devant un ange et que celle-ci venait de toucher son âme. Leurs regards se croisèrent et Charles sourit à la belle. Le jeune réalisateur décida de faire les premiers pas et de se présenter à cette sirène puisque John ne voudrait pas risquer que Charles tente de lui voler son actrice, mais il n’était plus question de film dans l’esprit de ce dernier. L’homme suivait ses pas qui le conduisaient vers le décor, mais il avait fallu qu’un câble s’interpose entre lui et sa cible, trainant presque innocemment au sol alors que son plan diabolique était déjà tout dessiné. Charles gardait les yeux sur la jeune femme souriant lorsqu’il s’était pris les pieds dans le câble et s’était écroulé au sol, aux pieds des acteurs les plus près. L’instant de sa chute, le jeune homme cru qu’il tombait pendant de longues minutes et qu’il venait de ruiner ses chances de connaitre cette adorable actrice. Sous l’hilarité générale, dont le rire de John semblait surplomber celui de tous les autres, Charles s’était retrouvé nez-à-nez avec le sol froid et terriblement dur.
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MessageSujet: Re: « On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]   Jeu 30 Mai - 22:21



On ne devient pas actrice, on nait actrice.

Plateau de tournage
Août 1902
Cet homme, Mary-Ann ne l’avait jamais vu et pourtant, il lui faisait déjà un grand effet. Il était charmant, très attrayant même et dégagé une certaine prestance qui lui plaisait. D’ailleurs au vu des regards que d’autres femmes lui accordaient, elle ne devait pas être la seule à ressentir cela pour l’inconnu. Et pourtant, l’actrice ressentait autre chose, un sentiment inexplicable, qui la rendait toute chose. Intimidée et troublée, elle se détourna de l’homme et converser avec la maquilleuse, qui lui ajustait son maquillage. En effet, avec la chaleur des projecteurs, celui-ci s’était quelque peu estompé. Mary-Ann et les autres ne savaient pas si John allait vouloir refaire la scène, il fallait donc être prêt à tout moment. La jeune femme sentit les regards du réalisateur et de l’inconnu se poser sur elle, ils devaient probablement évoquer son jeu d’actrice. Elle les regarda à nouveau et quand son regard croisa à nouveau celui de l’homme, elle se détourna presque aussi vite, comme si elle venait d’être violemment brûlée. Elle posa alors la question qui lui brûlée les lèvres et demanda alors à sa maquilleuse :

« Jane qui est cet homme qui converse avec John. »
« C’est Charles Wellington, l’une de ses connaissances, il est aussi réalisateur. Je parie que John est en train de se vanter de tes talents. Il a toujours aimé être aussi des autres. »

Ainsi donc John la considérait comme une perle rare et il était en train de s’en vanter auprès de ce monsieur Wellington. L’égo de la jeune femme s’en fut renforcé, bientôt sa mère pourra la voir à la une des journées et Mary-Ann en serait d’autant plus heureuse de voir sa génitrice pester à son encontre. Elle avait du talent, un talent qui venait du sang, autrefois sa mère se trouvait aussi sur les planches des théâtres et la jeune femme était bien heureuse de posséder ce don qui avait traversé les générations. Une fois maquillée, la costumière arriva alors vers elle pour inspecter le moindre centimètre carré de sa robe. Geneviève était très stricte en ce qui concernait les costumes et en prenait soin comme s’ils étaient ses propres enfants. Elle adorait tout de même cette femme qui savait faire son travail et toujours avec qualité. La femme consultait de nombreux ouvrages d’historien ou d’archéologue pour réaliser des costumes qui étaient au plus près de la réalité. Cependant, son regard était toujours inexplicablement attiré vers l’homme qui de son côté ne cessé de la regarder, avec timidité, elle se détourna à nouveau. Mon dieu que pouvait-il bien lui arriver ? Puis, elle attendit un grand fracas, elle se tourna pour voir Monsieur Wellington au sol. Autour quelques rires éclatèrent, mais Mary-Ann n’écoutant que son cœur se précipita vers lui, qui commençait à se relever. Elle se mit à genoux pour se mettre à sa hauteur et voir il se portait bien.

« Vous ne vous êtes pas fait mal ? » Demanda-t-elle avec un charmant sourire.

Cette scène pouvait paraître étrange, elle déguisait en princesse grecque, tout cela dans un décor de temple et cet homme à la mode contemporaine, cela pouvait faire un drôle de film. Pleine de sollicitude, elle s’inquiétait pour cet inconnu qu’elle venait à peine de rencontrer. Après tout avec tout cet enchevêtrement de câbles, il aurait pu se faire très mal. Pourtant Mary-Ann se sentait étrange, comme si elle était en train de s’attacher à cet homme à qui elle n’avait jamais parlé, cette sensation était très étrange et jamais elle ne l’avait connu. Etait-ce donc ça le coup de foudre ? Etait-elle donc liée à jamais à cet homme ? Pour le moment, elle le savait jamais elle ne pourrait l’oublier et elle ne souhaitait qu’une chose le connaître un peu plus et croiser à nouveau son regard.

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MessageSujet: Re: « On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]   Ven 31 Mai - 2:27



Quelques années plus tôt, John et Charles avaient travaillé ensemble sur un film qui avait pour ambition d’être complètement innovateur. L’acteur principal que les deux hommes recherchaient était malheureusement occupé sur un autre plateau de tournage pour un film à petit budget et de courte durée dont le titre était « An Artist's Dream » et qui regroupaient que quatre acteurs. Bien que l’idée fût très intéressante, les deux réalisateurs savaient que ce n’était pas avec ce film que l’acteur allait gagner sa vie. Ils décidèrent donc de se rendre sur le lieu de tournage dudit film et s’arrangèrent pour rencontrer l’acteur et lui faire une proposition fort intéressante. L’acteur avait alors abandonné le film pour lequel il travaillait pour rejoindre les deux hommes. John avait vu juste, ce nouveau film avait rapporté les honneurs attendus et quelques temps après Charles et lui se séparaient pour réaliser des films chacun de leur côté. Chaque fois que Charles rendait visite à John, ce dernier ne manquait pas de lui rappeler que s’il approchait l’un de ses acteurs ou actrices afin de leur proposer un meilleur contrat, ce serait la dernière chose qu’il ferait de sa vie. Bien entendu, c’était une plaisanterie, mais John ne prenait pas de risque. Il ne laissait jamais Charles seul avec ses acteurs et actrices.

Lorsque cette beauté d’actrice avait cessé de jouer, le jeune réalisateur s’était empressé d’aller à sa rencontre, sachant que John ne risquerait pas de perdre une aussi bonne actrice en la présentant lui-même à Charles. Bien que la jeune femme aurait été une Alice remarquable, ce n’était pas le cinéma qui avait poussé le jeune homme à se diriger vers elle. Quelque chose poussait l’homme à vouloir connaitre cette femme. Malheureusement, il y avait eu ce câble et nous connaissons la suite des évènements…Tel un nigaud dont les pieds sont trop grands, Charles s’était pris les pieds dans les câbles au sol et était tombé. Aussitôt, ou presque, alors que les gens riaient à en s’époumoner, une femme s’était approché du jeune réalisateur et avant qu’elle n’ouvre la bouche, Charles ne pouvait qu’espérer qu’il s’agisse de la jeune femme qu’il allait bientôt connaitre sous le prénom de Mary-Ann.

« Vous ne vous êtes pas fait mal ? » avait-elle dit au pauvre homme étalé au sol en lui adressant un sourire des plus charmants. Se redressant tant bien que mal, Charles avait posé les yeux sur le doux visage de la jeune femme et avait souri à son tour. « Si cette femme n’est pas la plus belle d’entre toutes, je ne m’appelle pas Charles Wellington » avait pensé l’homme. Elle était si adorable et pas comme les autres actrices qui se serait souciées de ne pas salir leur jolie robe avant de venir voir s’il s’était blessé dans sa chute que Charles se promis à ce moment-là que s’il devait un jour se marier, ce serait avec une femme aussi gentille et pourquoi pas avec celle-là même?

« Ne vous en faites pas pour moi jolie princesse, mon orgueil est ce qui a été le plus touché par cette chute... » avait-il dit en se relevant, aidant la jeune femme à se remettre sur pied également. Pas un instant Charles n’avait détourné le regard, plongeant ses yeux dans ceux de cette princesse. Alors qu’il ouvrait la bouche pour parler à la charmante actrice, John s’était approché, riant encore. Il avait donné une tape sur l’épaule de Charles.

- Tu ne voudrais pas refaire cette cascade devant la caméra Charlie?
- Seulement si tu me donnes un gros cachet…
- Dans tes rêves! Geneviève! Aide Mary-Ann à replacer sa robe, nous refaisons la scène du début! …Charles, les présentations seront pour plus tard…

Ainsi donc, la jolie actrice se prénommait Mary-Ann. Charles adressa un dernier sourire à Mary-Ann avant de s’éloigner comme lui faisait maintenant comprendre John à l’aide d’un regard qui se voulait presque menaçant. Bien entendu, il n’allait pas très loin, John lui avait dit que les présentations se passeraient plus tard et Charles y comptait bien. Il avait envie d’entendre parler Mary-Ann, que les mots qu’elles prononceraient ne soit que pour lui. Le cœur du jeune réalisateur battait à un rythme plus élevé qu’à la normale et ses yeux ne voulaient plus regarder autre chose que Mary-Ann. « Est-ce cela le coup de foudre? » pensa-t-il alors qu’il prenait place sur l’une des chaises destinées aux membres de l’équipe de tournage. Il était hors de question qu’il n’assiste pas à la nouvelle performance de la jeune actrice.
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MessageSujet: Re: « On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]   Sam 8 Juin - 19:25



On ne devient pas actrice, on nait actrice.

Plateau de tournage
Août 1902
Les pas l’emportaient à droite et à gauche de la pièce, allant et venant, elle jouait à nouveau son rôle à la perfection. Pourquoi donc John avait-il voulu rejouer la scène, Mary-Ann ne le savait pas, mais elle se doutait que c’était pour fanfaronner devant son ami. Cet homme, cet inconnu plutôt, l’actrice n’arrivait plus à l’ôter de son esprit, elle le revoyait encore chutant à cause des nombreux câbles qui traversaient le plateau et elle partir à son secours. Pourquoi avait donc-t-elle fait ça ? Par bonté se dirait-elle. Mais, elle n’arrivait pas à oublier le mot « princesse », qu’il avait eu à son encontre, était-ce à cause de son rôle ou tout simplement une marque d’affection de sa place ? Dès qu’il avait prononcé ce mot, elle n’avait pu s’empêcher de partir, gênée. Elle s’était à nouveau retrouvée entre les mains de Geneviève et désormais, elle était à nouveau Cassandre, fille de Priam de Troie et princesse déchue. Elle ne savait plus si elle était dans son rôle ou pas, mais comme John ne lui faisait aucune remarque, elle continuait répétant un texte qu’elle connaissait par cœur. Cassandre, John et même Mary-Ann n’existaient plus, il n’y avait plus que cet homme, cet inconnu qu’elle venait à peine de rencontrer. A la fin de sa performance, elle reçut à nouveau des applaudissements et John semblait être heureux si bien qu’il jugea qu’on n’avait plus besoin de refaire d’autres scènes. La fourmilière pouvait reprendre et Mary-Ann retourna dans sa loge, la journée était terminée pour elle. L’actrice quitta le costume de Cassandre pour devenir à nouveau elle-même. Sa robe était de couleur crème et elle portait un ravissant collier de perle, héritage ancien de sa famille déchue. Ses longs cheveux noirs, avec l’aide d’une assistante furent rapidement coiffés en un chignon élégant. Elle était jeune, élégante et douée, l’actrice parfaite pour n’importe quel réalisateur de cinéma muet et elle le savait. Mary-Ann jouait avec son talent et de ce film elle espérait bien gagner une bonne notoriété, elle voulait vivre du cinéma et non pour échouer et devoir retourner en Angleterre auprès de sa mère et lui montrer son échec. Non, elle se devait de réussir et pour cela, même dans la vraie vie, elle serait une actrice.

« Oui, il ne la pas quittait des yeux, je sens que John va se faire piquer son actrice. Mr Wellington est un grand séducteur et il semblerait qu’il ait beaucoup de mal à trouver une actrice pour son prochain film. »

Deux assistantes passaient par là et les oreilles de l’actrice avaient tout entendu. Ainsi donc ce mystérieux inconnu était lui aussi réalisateur. Cependant, il ne devait pas avoir la renommée de John, sinon elle aurait déjà entendu parler de lui. L’homme l’intriguait, mais elle craignait de tomber entre les mains d’un bougre, déjà avec John, elle avait eu beaucoup de chance. De nombreuses filles comme elle étaient mal tombées et avaient finis dans de sinistres milieux faute de moyen pour survivre. Devenir actrice était un rêve pour toutes les jeunes femmes perdues dans la vie, mais beaucoup n’avaient pas la vocation dans le sang. Sans modestie, Mary-Ann savait qu’elle l’avait. A nouveau, elle repassa sur le plateau et regarda derrière la caméra les nouvelles scènes qui se répétaient. L’inconnu n’était plus là, John non plus. C’étaient les metteurs en scène qui se chargeaient de diriger les acteurs. Ce milieu, pour rien au mon elle ne voudrait le quitter, il était plein de mystère et de magie. C’était un monde dangereux qui l’attirait un peu plus dans sa toile. Son rêve la jeune femme le tenait du bout des doigts et tout se transformerait en monts et merveilles si le film de John avait du succès et elle espérait bien qu’il l’aurait, sinon jamais sa carrière de débutera.

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MessageSujet: Re: « On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]   Lun 10 Juin - 22:01



John avait fait recommencer la scène une nouvelle fois et bien que Charles ait apprécié avoir la chance de voir la jeune Mary-Ann jouer à nouveau, il ne comprenait pas pourquoi cela avait été nécessaire. John était perfectionniste alors que Charles aimait la spontanéité et les performances plus vraies que parfaites. Cela avait été un facteur de frictions entre les deux hommes lorsqu’ils travaillaient ensemble. Maintenant que l’homme y repensait, c’était peut-être pour cela qu’il avait un moindre succès que son ami? Quoiqu’il en soit, Charles avait trouvé Mary-Ann parfaite en tout point. Ses yeux ne s’étaient pas détournés un instant de la jeune femme et lorsque la caméra coupa et que tout le monde applaudissait cette nouvelle performance, Charles s’était levé sur ses pieds et avait tapé des mains plus fort que les autres. Remarquant l’intérêt que semblait avoir son jeune compagnon sur son actrice vedette, John attira Charles plus loin alors que Mary-Ann retrouvait sa loge et que l’équipe de tournage remettait tout en place pour les prochaines scènes. En discutant de la dernière scène à laquelle ils venaient d’assister, John entrainant Charles à l’extérieur du studio et se tourna vers son compagnon, l’air grave.

- Charles, je t’aime bien, toi et moi sommes amis depuis longtemps, mais je vais être obligé de te demander de partir tout de suite.
- Pourquoi? Ai-je dis quelque chose qui…
- …Tu sais très bien ce que tu as fait Charles Wellington! Je te connais! Tu ne me voleras pas mon actrice comme…
- …Attend-attend! Je ne veux pas te voler ton actrice! Elle est beaucoup trop douée pour jouer dans mon film!
- …Pardon? Tu ne vas pas bien Charlie?
- Haha! Je vais très bien John, mais disons tout simplement que je m’intéresse plutôt à la charmante demoiselle qu’à l’actrice formidable que tu possèdes…
- Charles Wellington! Petit sacripant! C’est vrai qu’elle est très jolie. Ce soir, les acteurs et moi allions en ville, manger un petit quelque chose, tu veux te joindre à nous?
- Ah! John! Tu es un vrai ami!

Le jeune réalisateur s’était approché de son vieil ami afin de lui donner une petite tape sur l’épaule en lui souriant de toutes ses dents. John doutait que la charmante Mary-Ann soit attirée en retour par Charles, mais il trouvait la situation assez drôle et si c’était une occasion de voir ce dernier se planter, pourquoi ne pas être aux premières loges? Les deux réalisateurs s’appréciaient, c’était vrai, mais ils aimaient également lorsque quelque chose de fâcheux arrivait à l’autre. Les deux hommes retournèrent sur leur pas, entrant dans le studio et se dirigeant vers les loges des acteurs. John voulait vérifier que chacun de ses acteurs étaient prêts pour cette virée en ville, mais Mary-Ann était déjà partie. Cela ne semblait pas déranger le réalisateur alors que Charles tournait la tête dans toutes les directions, espérant l’apercevoir. À quoi bon lui servait-il se suivre John et ses acteurs si la seule raison pour laquelle il y tenait tant était absente? John sembla lire dans les pensées de Charles et s’approcha de son jeune ami. « Charlie, tu ne voudrais pas retourner sur le plateau, voir si Mary-Ann s’y trouve. Nous ne partirons pas sans elle. » Le jeune homme adressa un sourire à son ami et se dirigea vers le plateau où quelques instants plus tôt il avait aperçu cette sirène pour la première fois. Dans différents décors, des acteurs terminaient de répéter leurs scènes sous la supervisions de metteurs en scène et Charles aperçue la jeune actrice qui regardait les différentes scènes. Non seulement Mary-Ann était très douée, mais elle était également passionné par le cinéma. Le jeune réalisateur souris. Beaucoup de jeunes femmes se disaient actrices pour retirer un quelconque succès, mais très peu avaient la véritable vocation et quelque chose lui disait que la jeune femme était l’une de ces rares actrices. S’approchant silencieusement de la très belle Mary-Ann, Charles décida de se racler la gorge lorsqu’il fut suffisamment près d’elle.

« Mademoiselle? »
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MessageSujet: Re: « On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]   Lun 17 Juin - 23:13



On ne devient pas actrice, on nait actrice.

Plateau de tournage
Août 1902

Le cinéma était comme une fourmilière, un nid sélectif où il était parfois compliqué de faire sa place. Mary-Ann n’était pas naïve, elle savait que grâce à John, sa place était maintenant crée dans cet univers, elle n’avait plus besoin de s’inquiéter pour les jours prochains. Même si elle avait parfois des doutes, cela devenait presque certains, son rôle de Cassandre la conduirait aux sommets. John était un excellent réalisateur, très professionnel, qui savait ce qu’il faisait, en plus, il avait déjà son petit lot de succès, rien qu’avec son nom, ce péplum connaitrait un grand succès. Le cinéma n’était encore qu’à ses prémices, il était muet, mais c’était un spectacle qui attirait toute la bonne société et même les plus petits pouvaient assister à certaines projections, dans de modestes sales. Cinéma et théâtre étaient deux mondes qu’elle avait sût bien mettre à part, même si elle avait adoré se retrouver sur les places, le cinéma était un monde beaucoup plus ambitieux, qu’elle ne voulait quitter pour rien au monde. Elle avait son don dans le sang, celui d’actrice c’était elle-même qui le faisait vivre, voilà ce qui la différencié de sa mère. D’ailleurs contrairement à elle, elle n’arrêterait jamais sa passion pour un homme et même personne d’autre. Jouer c’était ce qui la faisait vivre et jamais elle ne voudrait qu’on lui arrache ses ailes, alors qu’elle décollait à peine.
Sous ses yeux, les répétitions continuaient, devant elle se jouait une scène capitale, celle de la mort d’Achille, une scène intense, qui scellait le destin d’un héros mythique. John avait très bien choisi ses acteurs, puisque le jeune homme qui jouait le héros grec était vraiment musclé, cela était vraiment impressionnant. Prise dans le jeu des acteurs, elle en oublia presque l’heure et pourtant, elle devait diner ce soir avec une partie de l’équipe. Avec le métier d’acteur, le temps ne comptait plus. Mary-Ann fut soudainement sortie de sa contemplation par un raclement de gorge. Elle se retourna pour mieux trouver Charles Wellington, celui-ci l’accueillit d’un « Mademoiselle ? ». Elle ne put s’empêcher de sourire bêtement se disait-elle, mais elle ne pouvait empêcher sa joie de le retrouver à ses côtés.

« Oui, monsieur Wellington ? » Disait-elle tout en gardant son sourire. « Vous ne vous êtes pas fait mal avec votre chute ? » Demanda-t-elle les yeux brillants de malice.

Elle ne savait comment aborder réellement l’homme, peut-être n’aurait-elle pas du évoquer l’incident que l’homme avec connu, auprès tout cela ne devait pas être amusant, surtout pour son égo. Pourquoi était-il venu à elle, Mary-Ann l’ignorait, mais elle comptait bien profiter de sa présence, pour converser avec lui et faire connaissance. C’était la première fois qu’elle ressentait dès le premier regard de tels sentiments pour un homme. D’ailleurs, la jeune femme avait l’impression qu’avoir connu un coup de foudre, comme ceux que les romans à l’eau de rose rapportaient. Pendant longtemps, elle n’avait jamais cru à ce genre de chose, mais en ce moment même, elle commençait à en douter. En plus l’homme était réalisateur, ils vivaient dans le même milieu, ce qui pourrait les rapprocher. Les pensées ne cessaient de se mêler les unes aux autres et l’actrice ne savait pas comment leurs donner une certaine cohérence. Son regard croisa celui de l’homme. Mon Dieu, pourquoi son cœur battait-il aussi fort ?

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MessageSujet: Re: « On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]   Jeu 27 Juin - 21:22



Charles Wellington avait toujours eu beaucoup de succès avec les femmes et son statut de réalisateur l’avait beaucoup aidé également, mais il ne s’était jamais attaché réellement à une femme. À vrai dire, l’amour était quelque chose qui le terrifiait. Des gens se donnaient la mort lorsqu’ils perdaient l’être aimé, d’autres devenaient fou et certain oubliaient qui ils étaient avant de rencontrer leur douce moitié. Charles n’avait aucune envie de souffrir d’une quelconque façon et avait gardé les femmes à distances de son cœur toute sa vie. Bien entendu, de corps, il avait aimé toutes les beautés qui étaient passées dans sa vie. Tel était, du moins, ce que pensait le Charles qui avait traversé les portes du studio de John quelques heures plus tôt. Celui-ci semblait être disparu dès que ses yeux s’étaient posés sur Mary-Ann car le nouveau Charles ne demandait qu’à souffrir d’amour pour cette jeune femme. Le jeune réalisateur sentait son cœur s’ouvrir à l’amour pour la première fois, mais ne comprenant pas ce qui était en train de lui arriver, Charles pensait simplement être en train de vivre un coup de foudre.

La déesse aux cheveux foncés s’était tournée vers lui en réaction à son interpellation. « Oui, monsieur Wellington ? » Avait-elle dit en lui souriant. Le jeune homme fut surpris qu’elle connaisse déjà son nom, puis, se souvenant qu’il était réalisateur, cru qu’elle devait avoir entendu parler de lui. Après tout, n’était-il pas l’un des meilleurs réalisateurs à en devenir des États-Unis? Avant que Charles trouve les mots pour répondre à la jeune actrice, cette dernière ouvrit la bouche de nouveau. « Vous ne vous êtes pas fait mal avec votre chute ? » Avait-elle demandé, les yeux brillants de malice. Au souvenir douloureux (pour son orgueil) de sa chute, Charles éclata de rire et passa l’une de ses mains dans ses cheveux, secouant la tête tout en la baissant légèrement. Le jeune homme possédait le genre de rire qui vous donnait envie de rire avec lui sans comprendre pourquoi et tel avait été souvent un piège à jolie femme. Les femmes, disait-on, aimaient les hommes avec de l’humour. Néanmoins, si par le passé Charles avait été conscient de ce pouvoir, il ne réfléchissait nullement à cela en présence de Mary-Ann. Il avait le désir de plaire, c’était vrai, mais il avait l’étrange impression de pouvoir être lui-même avec cette jeune femme qu'il ne connaissait pourtant pas. Cessant de rire, Charles se racla à nouveau la gorge, prenant subitement un air qui se voulait très sérieux.

« En vérité mademoiselle, je crois que ma chute avait été préméditée par les câblages qui ne voulaient pas que nous fassions connaissance…De plus, je crois m’avoir fait quelques bleus, mais sinon, tout va très bien… » À la fin de sa phrase, le jeune réalisateur avait adressé un clin d’œil à la jeune femme en lui souriant avec charme. Charles sentait son cœur battre rapidement et il était certain que la température du studio devait être plus élevée puisqu’il avait subitement très chaud. « John m’envoyait à votre rencontre afin de vous prévenir qu’il vous attendait avant de partir en ville. » Le petit hamster dans le cerveau de l’homme se mit à courir très rapidement. Il était vrai que c’était pour cette raison qu’il était parti à la recherche de Mary-Ann, mais risquait-elle de comprendre que c’était l’unique raison de ce début de conversation avec lui? Afin d’éviter ce genre de situation, l’homme s’empressa d’ouvrir la bouche à nouveau. « John m’ayant promis de réelles présentations plus tard, je souhaitais m’assurer que vous n’étiez pas partie avant le diner… » N’étant pas encore convaincu du choix de ses mots, le jeune homme sourit à cette si belle femme et poursuivit : « Ce cher John m’a invité à me joindre à vous ce soir. » Charles s’approcha d’un pas vers la jeune femme, il lui semblait être si loin d’elle. « Vous semblez savoir qui je suis alors que je ne connais que votre prénom, mais laissez-moi me présenter officiellement à vous. Je suis Charles John Wellington, réalisateur, mais personne ne m’appelle John et pour mes amis, je suis Charlie. » S’approchant encore un peu, le réalisateur tendit une main vers Mary-Ann afin de lui serrer la main en guise de présentation. « Pour vous, je serai celui que vous souhaiterez que je sois, mais par pitié, ne m’appelez jamais Wiliwobo, je ne crois pas avoir les traits d’un Wiliwobo… » Ne pouvant garder son sérieux, Charles tenta de retenir un rire, lui donnant un air de gamin.
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MessageSujet: Re: « On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]   Mar 2 Juil - 22:51



On ne devient pas actrice, on nait actrice.

Plateau de tournage
Août 1902
Une complicité commençait à naître entre eux, ils se souriaient, leurs regards avaient tendances à s’accrocher l’un à l’autre et ils riaient ensemble. Il y a quelques heures, ils n’étaient encore que deux inconnus et pourtant aujourd’hui, le destin les avait lié à jamais. Le sachant proche d’elle, Mary-Ann sentait son cœur battre un peu plus à chaque seconde, elle avait soudainement chaud, comme si un feu s’embrasait à l’intérieur de son corps. Pourquoi cet homme ? Pourquoi ce parfait inconnu qu’elle avait rencontré il n’y a même pas une heure. Elle se souvenait bien des romans qu’elle lisait plus jeune, tous parlaient de cette même sensation étrange. Ainsi c’était donc ça l’amour ? Cette chose était bien différente que ce qu’elle jouait dans la comédie. En fait, l’amour ne pouvait pas se jouer au cinéma et encore moins sur une pièce de théâtre, c’était un sentiment auquel on n’était jamais préparé. Sa mère lui avait toujours dit beaucoup de mal de tout cela, parlant d’un poison dont on ne pouvait pas en guérir. D’un mal qui nous meurtrissait à vie. Aujourd’hui, Mary-Ann se rendait bien compte que son aigrie de mère avait tout à fait tort, l’amour, c’était un sentiment beau, profond, qu’il fallait au moins connaître une fois dans une vie. Elle était comédienne, lui réalisateur, le destin ne pouvait-il pas jouer autant en sa faveur ? Deux artistes qui se rencontraient et partageaient la même passion pour la comédie, jamais la jeune femme n’aurait espéré tant. Surtout que Charles Wellington paraissait être un homme tout à fait charmant et très gentleman. Après sa question à propos du léger accident qu’il avait pu avoir, il ne put s’empêcher de blaguer, ce qui fit rire l’actrice, qui était de plus en plus aux anges.

« Peut-être que John a tenté de vous assassiner avec l’aide de ses câbles, il peut être assez fourbe par moment. » Ajoutait-elle après les paroles de l’homme tout en riant.

Sous leurs yeux, la scène de Troie qui était en train de se jouer prenait fin et les acteurs quittèrent bientôt la salle, ne restant plus que quelques techniciens. C’était comme s’ils étaient seuls et Mary-Ann se sentait un peu gênée, même si les mots sortaient facilement, l’homme l’intimidait, mais elle souhaitait plus que tout le connaître plus. Pour elle, cette journée avait été si déroutante, qu’elle en était venue à oublier le repas que John avait organisé avec tous les comédiens du film. D’ailleurs Mr Wellington semblait être aussi invité à ce diné. Qu’est-ce que John manigancé ? Il devait bien avoir quelque chose en tête s’il invitait un concurrent. En plus, il avait promis à cet homme de les présenter. Ainsi donc, il était intéressé par elle ? Tout en se rapprochant d’elle, il fit lui-même les présentations, se présentant comme étant Charles John Wellington et il ne manqua pas de mentionner ses différents surnoms, ce qui fit éclater de rire la jeune femme. Parler avec cet homme était vraiment simple, dire qu’ils ne connaissaient à peine.

« Je me demande bien qui a pu vous attribuer un surnom pareil. Qu’est-ce qu’un Wiliwobo d’ailleurs ? » Disait-elle tout en riant. « Je m’appelle Mary-Ann Fleming. Enchantée Monsieur Wellington. » Continua-t-elle sur un ton théâtrale tout en faisant une révérence, comme s’il était un roi.

Mary-Ann était ainsi, sérieuse, mais rieuse quand l’occasion se présentait et surtout quand elle se sentait à l’aise avec la personne. Pleine de vie, elle n’était jamais la dernière à sourire, ni à faire la chose qui faisait rire les autres. Cette simplicité, elle l’avait gagné en faisait des petits boulots et en vivant de rien, tout cela l’avait transformé alors qu’avait elle n’était qu’une jeune fille en cage.

« Maintenant que les présentations sont faites, John ne semble plus utile, peut-être devrions-nous aller diner dans notre coin. Avec l’autorisation de John bien sûr, j’aurais peur pour vous qu’il ne vous envoie les autorités pour enlèvement d’actrice. » Et Dieu sait que John en était capable quand il s’agissait de l’une de ses protégées.

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MessageSujet: Re: « On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]   Dim 14 Juil - 21:30



Non seulement cette jeune actrice était belle et talentueuse, mais elle avait beaucoup d’humour et avait un esprit vif qui ne manqua pas de plaire à Charles. S’il ne devait tomber amoureux que d’une femme dans toute sa vie, ce devait d’être d’une femme comme celle qui lui souriait en ce moment et qui riait de ses plaisanteries. Le jeune réalisateur avait utilisé l’humour pour parler de sa chute et Mary-Ann lui avait rétorqué en riant : « Peut-être que John a tenté de vous assassiner avec l’aide de ses câbles, il peut être assez fourbe par moment. ». Riant à son tour, Charles ne comprenait pas cette douce complicité qui naissait entre la si belle Mary-Ann et lui. S’il ne comprenait pas ce nouveau sentiment, il le ressentait de manière foudroyante et il adorait cela. Alors que le plateau de tournage se désertait, l’homme s’était présenté à la belle, provoquant à nouveau le rire de cette dernière. Le temps semblait s’être ralenti alors que Charles s’émouvait du rire de la jeune actrice. Elle était si jolie et son rire était une douce mélodie à l’oreille du réalisateur. Mary-Ann n’était pas la première femme que Charles faisait rire (et ne serait probablement pas la dernière), mais tout était si différent qu’il en perdait ses repères. Plus rien n’était calculé et tout devenait improvisé. Cela faisait un peu peur, mais le jeune réalisateur se laissait porter par la vague, espérant ne pas se noyer et couler très profond, là où John ne manquerait pas de se moquer de lui. « Je me demande bien qui a pu vous attribuer un surnom pareil. Qu’est-ce qu’un Wiliwobo d’ailleurs ? » Disait-elle tout en riant. « Je m’appelle Mary-Ann Fleming. Enchantée Monsieur Wellington. » Avait alors dit la belle en effectuant une révérence devant Charles comme s’il avait été une personne très importante. Mary-Ann Fleming, ce nom, Charles se produit de ne jamais l’oublier. Ne sachant que répondre à la première interrogation de la jeune femme, l’homme haussa les épaules en mimant une moue avant d’ajouter : « Probablement quelque chose qui n’a pas encore été inventé… ». Se souriant à nouveau, Mary-Ann poursuivit en disant : « Maintenant que les présentations sont faites, John ne semble plus utile, peut-être devrions-nous aller diner dans notre coin. Avec l’autorisation de John bien sûr, j’aurais peur pour vous qu’il ne vous envoie les autorités pour enlèvement d’actrice. » . Charles fut surpris des paroles de la belle et plissa les yeux, l’observant comme si elle venait de dire la phrase la plus étrange du monde. Pour ajouter au faux malaise qu’il voulait créer, il pencha la tête sur le côté, entrouvrant la bouche légèrement. Ce qui était réellement surprenant dans les paroles de la jeune actrice était qu’elle laissait supposer croire que la seule raison pour laquelle Charles était invité au repas de l’équipe était de la rencontrer. C’était vrai, bien entendu, mais de le supposer démontrait une certaine confiance en elle que Charles adora. Dans un deuxième temps, Mary-Ann avait pris les devants, invitant Charles à diner ensembles, seuls et c’était quelque chose de nouveau pour lui. Habituellement, il était celui qui invitait les demoiselles rougissantes et non pas le contraire. Finalement, elle avait abordé John et une possibilité d’enlèvement d’actrice. Ce fut d’abord à cette phrase que Charles répondit en ouvrant la bouche.

« Oh non! Pour un enlèvement d’actrice, il m’a déjà promis de se faire justice lui-même et pas d’une agréable façon pour moi… » Charles avait parlé d’un ton très sérieux puis décidant qu’il ne pouvait pas faire durer ce faux malaise, il éclata de rire. Il faut dire qu’il s’était trouvé très comique, en espérant que ce soit le cas pour Mary-Ann et qu’il n’ait pas réduit à néant toutes ses chances avec l’actrice. « Dois-je ainsi comprendre mademoiselle Fleming que vous m’invitez à diner? » Avait-il dit d’un ton coquin avant de s’approcher un peu plus de la belle. « Si tel est le cas, j’accepte! J’ajouterai par contre que nous devrons effectivement prévenir John. Je n’ai pas réellement envie de mourir jeune ou de perdre une partie importante de mon anatomie en guise d’avertissement… » Adressant un clin d’œil à la jeune actrice, Charles lui tendit son bras. N’avait-il pas eu pour mission d’aller chercher Mary-Ann pour le diner? Que John soit une part importante ou non de ce contrat, Charles s’en foutait royalement…
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MessageSujet: Re: « On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]   Mer 17 Juil - 23:02



On ne devient pas actrice, on nait actrice.

Plateau de tournage
Août 1902
Les rencontres n’étaient-elles pas toutes le fruit du hasard ? Si merveilleuse soit-elle n’y aurait-il pas une force extérieure qui les contrôlerait ? Mary-Ann se le demandait réellement, après tout, aurait-elle pu imaginer au matin en se levant, qu’elle rencontrerait cet homme sur le plateau de tournage ? Il y avait encore un mois, elle écumait les castings, persévérant malgré les nombreux refus. Malgré son talent elle ne correspondait pas. Une fois elle était trop anglaise, un autre jour trop brune ou encore trop pâle, les excuses étaient bonnes, si bien que la jeune actrice se demandait même si le talent primait pour ce genre de métier. Pourtant, malgré les échecs, elle n’avait pas perdu espoir, puis un matin, après un énième casting, John la remarqua et la prit pour son film. Elle qui n’était qu’une petite actrice de théâtre, allait enfin pouvoir se révéler pour ce qui allait être sa plus grande passion. Avec Charles Wellington, elle partageait l’amour du cinéma et même si elle ne le connaissait pas, elle se doutait bien qu’il devait être réalisateur par amour pour cet art, à moins que cela soir pour l’argent ? Pour le moment, le cinéma n’était qu’à ses débuts et même s’il rapportait bien, ce n’était certainement pas plus que certains métiers. Le Williwobo, cette chose méconnue dont Charles possédait le surnom, lui-même ne connaissait pas le propriétaire de ce nom, en tout cas, la chose faisait beaucoup rire Mary-Ann, qui si un jour revoyait l’homme, tenterait bien de placer ce mot dans une conversation.

« Sachez que jamais je n’oublierai ce mot maintenant. » Disait la jeune femme d’un sourire malicieux.

John aimait ses actrices et ses acteurs comme s’ils étaient ses enfants et Mary-Ann faisait partie de cette grande famille qu’il avait créé autour de son film. Etrangement, le réalisateur la protégeait bien plus que les autres, comme si elle était sa perle rare, le joyau qu’il devait à tout prix conserver dans sa collection. Cela n’allait pas être ça qui ferait fuir l’actrice, elle adorait les attentions que l’homme qui la conduirait sûrement au sommet de sa carrière. En plus, il savait conduire ses équipes avec efficacité, ce qui rendait le travail bien plus agréable qu’un autre. Si quelqu’un venait à faire du mal à l’un de ses enfants, c’était sûr John serait au première loge pour rendre les coups.

« Et je précise qu’au vu de toutes les tortures que l’on trouve dans l’antiquité, John peut avoir beaucoup d’inspiration dans ce genre de cas. » Souriait-elle d’un air machiavélique, tout en éclatant de rire juste après.

Mary-Ann s’était peut-être montre trop audacieuse en proposant un dîner à l’homme, mais c’était ainsi qu’elle fonctionnait, elle préférait aller au-devant des choses pour provoquer sa chance et peut être en récolter les fruits. De toute façon, il y aurait bien d’autre repas avec l’équipe, elle pouvait très bien rater celui-ci pour faire un peu plus connaissance avec Mr Wellington. L’homme lui demanda alors si elle l’invitait réellement à dîner, tout en se rapprochant un peu plus d’elle. Le sourire de Mary-Ann s’agrandissait un peu plus.

« Bien sûr, sauf que vous payerez. » Répondit-elle en riant. « Je connais d’ailleurs un très bon restaurant italien pas très loin d’ici. J’adore manger italien et vous ? »

En fait, même si elle voulait se montrer comme une femme moderne, elle ne voulait pas avouer que pour le moment, elle n’avait pas les moyens de payer un restaurant de luxe, son succès commençait à peine et comme elle venait d’emménager dans son nouvel appartement, cela lui avait beaucoup coûté. Charles accepta bien entendu l’invitation et il lui proposa tout de suite d’aller prévenir John de leur départ en toute intimité, en effet, il valait mieux prévenir le réalisateur avant qu’il ne parcourir toute la ville à leur recherche.

« Je pense qu’il est préférable, il n’est jamais bon quand deux hommes se disputent une femme, imaginez donc deux réalisateurs pour une actrice, cela serait une guerre civile. » Renchérit-elle tout en éclatant de rire.

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MessageSujet: Re: « On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]   Ven 9 Aoû - 3:30



« Sachez que jamais je n’oublierai ce mot maintenant. » Avait dit la jeune actrice d’un air malicieux qui fit sourire le réalisateur encore plus qu’il le faisait déjà. Ce mot que Charles avait prononcé sans images s’y accrochant avait marqué l’imaginaire de Mary-Ann et si cette dernière affirmait qu’elle n’oublierait jamais cela, Charles aurait été malheureux du contraire. En effet, ce que désirait par-dessus-tout le jeune homme, en ce moment, était que la si jolie actrice qui se trouvait devant lui se souvienne de lui jusqu’à son dernier souffle. Charles, qui n’avait jamais réellement pensé à un futur avec une femme, s’imaginait maintenant finir sa vie avec celle-ci, deux petits vieux se berçant sur la galerie avant d’une petite maison de campagne par un bel après-midi d’automne. La pensée étant plus rapide que le temps qui s’écoule réellement, Charles avait imaginé tout cela et plus encore avant même que la jeune femme ait le temps de battre de cils. « Et je précise qu’au vu de toutes les tortures que l’on trouve dans l’antiquité, John peut avoir beaucoup d’inspiration dans ce genre de cas. » Alors que cette pensée diabolique faisait éclater de rire Mary-Ann, Charles se dit qu’elle ne pouvait pas être plus proche de la vérité que cela et il espérait de tout cœur que son ami n’avait pas déjà pensé à cela. Il y avait alors demandé si elle était en train de l’inviter et la réponse de la jeune actrice ne s’était pas fait attendre. Du tac au tac, elle avait répondu que tel était bien le cas, mais qu’elle n’aurait pas à dépenser le moindre argent puisque Charles le devrait. Tous deux avaient alors ris de bon cœur et jamais Charles n’avait entendue plus douce mélodie que le rire de cette déesse. Mary-Ann était audacieuse et cela plaisait au réalisateur. Elle n’était pas de ces actrices mignonnes mais sans cervelles qui exécutent à la lettre vos moindres envies et qui n’ont aucune couleur à l’exception de celles qu’elles appliquent sur leurs paupières. Non, Mary-Ann était intelligente, drôle et dotée d’une grande beauté. Comment était-il possible qu’elle n’avait pas déjà des tonnes d’hommes à ses pieds? « Parce qu’elle m’est destinée. » Pensa le jeune homme. Reprenant leur sérieux, la jeune femme déclara : « Je connais d’ailleurs un très bon restaurant italien pas très loin d’ici. J’adore manger italien et vous ? ». La dernière jeune femme que Charles avait fréquentée aimait la fine gastronomie, mais ne trouvait rien de bien intéressant à la pasta et toutes ses sauces et ses fromages. Elle avait même déclaré à Charles que les pâtes deviendraient très rapidement le repas des pauvres et que les sauces qu’il trouvait si délicieuses seraient à la portée de toutes ménagères. La cuisine italienne était probablement l’une de ses préférées et que Mary-Ann lui propose un restaurant italien où ils seraient seuls tous les deux n’avait rien d’un hasard. S’accrochant au bras que Charles lui tendait, Mary-Ann poursuivit : « Je pense qu’il est préférable, il n’est jamais bon quand deux hommes se disputent une femme, imaginez donc deux réalisateurs pour une actrice, cela serait une guerre civile. » en éclatant de rire. Sentant l’envie d’être honnête avec cette jeune femme qu’il ne connaissait à peine, Charles tourna la tête vers la jeune actrice.

« Peut-être ne le saviez-vous pas, mais John et moi étions partenaires par le passé. Nous partagions tous deux l’amour du cinéma et avions des idées plus innovatrices les unes que les autres! Un jour, l’acteur que nous tentions d’approcher pour un rôle étant occupé sur un autre projet, John et moi avions prévu de lui offrir une meilleure offre que ce dont lui offrait son contrat afin de le recruter. Je vous épargne les détails des négociations, mais nous eûmes notre acteur tout en nous faisant un nouvel ennemi dans le monde du cinéma. » Charles secoua la tête en riant doucement à cette pensée. Il ne savait pas pourquoi il parlait de cela avait Mary-Ann, elle n’avait posé aucune question à ce sujet, mais le réalisateur avait l’impression qu’il devait tout dire à cette jeune femme. « Enfin, quelques temps après le succès que fut notre film, nous prîmes chacun notre chemin et John devint le réalisateur qu’il est maintenant et moi…et moi, je tente de faire de mon mieux! » La carrière de Charles n’était pas comme celle de John, mais il avait sa place dans ce monde et était reconnu pour son travail différent. John réalisait les films qui passeraient à l’histoire alors que Charles divertissait l’Amérique. Ne réfléchissant pas à l’avenir, cette perspective ne rendait pas l’homme malheureux puisque cela lui donnait une visibilité autre. « Si je vous raconte tout cela, c’est pour en venir au fait que depuis ce jour, John ne m’a jamais laissé m’approcher de ses acteurs ou actrices. Il semble avoir oublié sa part de responsabilité dans notre mésaventure passée et crois que je soutiens notre amitié que pour qu’elle soit avantageuse pour moi. » Baissant la tête, l’homme rigola dans sa barbe et releva les yeux vers Mary-Ann. Ils avaient marché depuis le début de cette conversation et bientôt, ils arriveraient à la salle où devait se trouver John et les autres acteurs. « N’allez surtout pas croire que c’est pour cette raison que j’ai souhaité vous rencontrer… » Charles avait prononcé ces mots avec tant de sérieux que tout cela était presque étrange. Pas un instant il n’avait pensé à cette actrice pour le rôle qu’il espérait tant combler et espérait de tout cœur qu’elle n’allait pas le croire suite à ses paroles. Tournant son corps vers la jeune femme, déposant sa main valide sur celle que Mary-Ann avait déposé sur le bras de Charles quelques instants plus tôt, le réalisateur pris un air grave et parla doucement. « En vérité, si j’ai voulu vous rencontrer, c’est que vous semblez avoir des doigts de fées et j’ai de nombreuses paires de chaussettes à faire raccommoder… » S’ils avaient été plus intime, Mary-Ann et lui, Charles se serait attendu d’un instant à l’autre à recevoir des coups suite à ses paroles et c’était presque ce qu’il aurait souhaité si John n’était pas apparu à ce moment-là. Le jeune réalisateur avait toujours les yeux fixé sur le visage angélique de Mary-Ann, un demi-sourire qu’il tentait de dissimuler sous un air grave pour donner véracité à sa plaisanterie et une main sur celle de la jeune actrice lorsque John toussa volontaire à côté d’eux.

« J’espère que je ne vous dérange pas, mais nous avons une réservation pour dix-neuf heure  et je n’aimerais pas arriver en retard! »
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♌ Jour d'embarquement : 17/11/2012
♌ Age du Personnage : 35 ans
♌ Profession : Actrice
♌ Crédits : Love
♌ Photo :
RPG
MessageSujet: Re: « On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]   Ven 9 Aoû - 23:21



On ne devient pas actrice, on nait actrice.

Plateau de tournage
Août 1902
Oublier cette rencontre serait désormais impossible pour Mary-Ann, les romans à l’eau de rose parlait du coup de foudre, elle, elle dira que Charles Wellington lui a capturé son cœur. L’homme était tout bonnement charmant, peut-être un peu trop à son goût, comme on lui avait toujours dit, il fallait toujours se méfier des beaux hommes, mais il était aussi drôle et la faisait rire. Il était parfait pour le moment à ses yeux, même si elle le savait, que si la rencontre se poursuivait, elle découvrirait ses premiers défauts. Vu que Charles lui tendait le bras, il devait sûrement aimé la cuisine italienne. La jeune actrice en devenir n’avait jamais été compliqué en nourriture, après tout, elle avait vécu une vie assez nomade quand elle avait fuis sa mère et à cette époque elle ne faisait pas la fine bouche. Les grands restaurants, elle les aimait, mais il n’y avait jamais assez dans l’assiette, du coup, elle préférait, le temps qu’elle le pouvait éviter ce genre d’endroit, surtout qu’elle n’avait pas vraiment le porte-monnaie pour. Peut-être que quand elle ferait fortune avec le cinéma, elle pourrait parader dans les plus beaux restaurants, pour ensuite filer dans un autre pour réellement se nourrir, mais pour le moment, sa vie simple, elle l’aimait bien, même si un peu de paillettes et de rêves ne lui déplairait pas. Par la suite, Mary-Ann écouta attentivement le récit de Charles à propos de son amitié avec John. Tous les deux avaient collaborés pour des films et s’étaient alliés dans leur quête pour avoir les acteurs qu’ils désiraient. A travers cette histoire, on voyait bien l’ambition des deux hommes, d’ailleurs John n’avait pas tellement changé que ça depuis le temps. Après leur collaboration, les deux hommes avaient pris d’autres chemins et pendant que John suivait celui de la gloire, Charles Wellington avait emprunté le plus compliqué. Maintenant, la jeune femme comprenait mieux pourquoi John paraissait méfiant envers l’homme, il devait avoir peur que son ancien collègue ne lui vole ses acteurs.

« De toute façon, si c’est ce que vous comptez faire, c’est peine perdu, j’adore travailler avec John. » Disait-elle tout en affichant un sourire amusé. « En tout cas, j’espère vraiment Charles que votre carrière prendra un nouveau souffle. » Ajouta-t-elle sincèrement.

L’homme déposa alors sa main sur la sienne et prit un air très sérieux, tout en lui disant qu’il s’intéressait à elle, parce qu’elle semblait avoir des doigts de fée pour repriser des chaussettes. Aussitôt la jeune femme pouffa de rire, c’était la tentative de séduction la plus étrange qu’elle ait entendu, mais elle lui plaisait beaucoup. Mary-Ann leva alors sa main libre devant le visage du malotru et tout en riant elle lui répondit.

« Vous croyez vraiment que ces mains-là savent repriser des chaussettes, au mieux, elles se débrouillent en cuisine, mais pas en couture, je peux vous l’assurer. Vos chaussettes risqueraient d’avoir un trou beaucoup plus gros de l’original. »

La jeune femme s’amusait en retour, même si ce qu’elle disait était assez vrai, avoir vécu dans un milieu privilégié ne lui avait pas permis d’apprendre beaucoup de chose de la vie. Seule, elle avait appris à faire à manger, mais en ce qui concernait le reste, elle n’avait aucuns talents. Elle ferait vraiment une pitoyable femme au foyer, si on lui confiait une demeure sans servantes. Aujourd’hui, elle ne vivait que dans un petit appartement et elle tentait de faire du mieux qu’elle le pouvait pour l’entretenir et c’était d’autant plus difficile, puisqu’elle était souvent absente de son domicile. Dès qu’elle le pourrait, c’est sûr, elle s’offrirait les services d’une femme de chambre, cela la soulagerait d’un certain poids. Charles et Mary-Ann étaient toujours en train de rire ensemble, quand un John impatient, toussota derrière eux pour leur rappeler, qu’il y avait une table qui les attendait.

« Désolé John. » Commença-t-elle confuse « Mais ce soir je ne dinerais pas avec l’équipe. » Continua-t-elle tout en regardant Charles à ses côtés.

John compris tout de suite et quitta le plateau avec le reste de l’équipe, Mary-Ann était soulagée, d’après le sourire que le réalisateur avait lancé à son ami en sortant, il ne devait pas être mécontent de cela.

« Et si nous allions manger, j’ai une faim de loup et croyez-moi quand j’ai faim je dévore et je dis adieu à toutes mes bonnes manières. » Proposa-t-elle tout en riant.

A la suite de la réponse de Charles, les deux jeunes gens quittèrent le studio pour se rendre dans le petit restaurant italien, qui allait accueillir leur premier rendez-vous.

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❝MARY-ANN FLEMING❞ ♣️ L'amour plus fort que la mort.
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« On ne devient pas actrice, on naît actrice. » [Mary-Ann J. Fleming]

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