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 nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes

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RPG
MessageSujet: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   Mer 22 Mai - 12:45



Nora Karolina Vendel



VOTRE PERSONNAGE

" Le temps fait oublier les douleurs, éteint les vengeances, apaise la colère et étouffe la haine. "
AGE DE MORT ♦️ 28 ans
DATE DE NAISSANCE ♦️ 17 aout 1885
ORIGINE ♦️ Suédoise
SITUATION FAMILIALE ♦️ Célibataire
GROUPES ♦️ Les membres d'équipage

DERRIÈRE LA SCÈNE
PSEUDO ♦️ Amélie
AGE ♦️ 17 printemps
OU AS-TU CONNU LE FORUM? ♦️ J'étais Rose Myles
TON AVATAR ♦️ Teresa Palmer
VOULEZ-VOUS ÊTRE PARRAINÉ? ♦️ Non merci <1
AUTRE CHOSE A DIRE? ♦️ J'espère que mon nouveau perso vous plaira
CRÉDITS ♦️ tumblr & lightwoods








Questions pour un Fantôme


♦️ Que pensez-vous du Titanic? Comme beaucoup de personnes, le Titanic me faisait rêver. Quand j'ai appris la venue de ses grands dirigeants en Suède, à la recherche des meilleurs employés, notamment ceux qualifiés dans le bien-être, comme moi qui suit masseuse, je jubilais. Mes yeux pétillaient, je me voyais déjà sur le pont du navire, mon avenir, mon futur qui se déroulerait devant moi sur la surface de l'eau. Je voyais déjà la Statue de la Liberté et les rues encombrées de New York. Une vie nouvelle m'attendait de l'autre côté de l'Atlantique, je le sentais. Mais il n'en fût rien. Tout ce que je vis après avoir quitté l'Angleterre, c'est la mer à perte de vue, son horizon dénuée de toutes côtes, et ces icebergs. Ce naufrage m'a coûté la vie, comme des milliers d'autres personnes. Je n'ai rien vécu, et je haie le Titanic pour ça. Pour m'avoir volé ma vie. Je suis coincée ici, et tout ce que j'espère, c'est que je ne le sois pas pour l'éternité. La seule chose qu'il me reste, ce sont mes amis qui réussissent encore pour l'instant à me maintenir la tête hors de l'eau, littéralement.

♦️ Comment avez-vous réagis en voyant que vous étiez mort, mais toujours sur le Titanic? J'ai eu un moment d'arrêt. Mon cœur a comme cessé de battre l'espace de quelques secondes. Je me suis frottée les yeux, je me suis pincée, je me suis blessée - assez gravement - et j'ai crié. Je ne peux pas croire que nous sommes coincés ici pour l'éternité, à errer comme des fantômes sur un navire qui ne mène nulle part, et qui vogue au gré de son capitaine sur l'océan Atlantique. J'ai eu du mal à croire ce que je voyais. J'étais là au milieu de tous ces gens, aucunes blessures, tout le monde soi-disant vivant, à n'en plus rien comprendre. Certains pleuraient, ils pensaient que tout ceci, ce naufrage, ces cris, ces pleurs, ce sang et cette eau glaciale, que cette tragédie n'avait été qu'un cauchemar. Avant que quelqu'un ne brise une nouvelle fois leurs espérances : " Oui vous êtes bien mort, vous ne rêvez pas. " D'autres restent dans le déni complet et deviennent fous au fur et à mesure des jours. D'autres ont accepté leur condition et semblent bien le prendre, peut être pensent ils que la vie leur redonne une seconde chance. Mais quel bande d'idiots. Quel est le but de mener une vie enfermée sur un bateau qui n'a aucun point de chute ? On ne vieillit pas, on ne mourra pas ! alors quoi on est immortel ? Je ne peux pas m'y résoudre. J'étouffe et je deviens paranoïaque au vu de tous les évènements qui s'enchaînent ici.

♦️ Aimez-vous fréquenter les autres classes du bateau ou préférez-vous rester avec votre groupe? Pourquoi? Pourquoi resterais-je dans mon coin alors que nous sommes coincés ici ? Je n'ai jamais vraiment fréquenté de premières classes en tant qu'amis, hormis Josefine mais elle n'était pas aussi raffinée que toutes ces dames que je croise sur le Titanic. Étant masseuse, j'ai l'occasion de fréquenter toutes les classes du bateau. Les premières classes sont très pipelettes et me racontent un peu leur vie quand elles ne s'endorment pas sur ma table, et tout de suite elles ne sont pas aussi gracieuses ! La plupart des passagers oublient un peu les classes sociales, et les barrières tombent. Cependant, certains murs persistent. Mon métier me permet de balayer et de voir un grand nombre de personnes, et j'en arrive à oublier un peu la condition dans laquelle nous sommes, malgré la haine que je peux éprouver pour ce paquebot, je suis une personne douce et pacifique.

♦️ Si tu avez la possibilité de quitter cet endroit pour réellement mourir, le feriez-vous? Pourquoi? Cette question est l'une des nombreuses qui me hantent, et qui me fait un peu perdre la tête. Je n'ai jamais voulu mourir, c'est évident. Mais je n'ai jamais pensé non plus que je serais masseuse aux Bains Turcs du Titanic pendant l'éternité. Car elle est là la véritable question : sommes-nous condamnés ici pour l'éternité ? Je pense que si le choix s'offrait à moi, rester ici ou bien mourir réellement, je prendrai la seconde option. L'idée de " vivre " ici, coupé du monde, pendant que ma famille me croit morte alors que je respire, je mange, et je bouge librement me ronge de l'intérieur. Cependant la question ne se pose pas encore...





Ton Histoire


« Depuis toutes ces années je t'ai gardé au fond de mon cœur, comme une mauvaise fleur, qui n'a pas fané. »
Doucement, je descendais les petites marches de bois de l’escalier qui grinçaient sous mes pas. Je tentais de faire le moins de bruit possible, de peur de réveiller mes parents qui dormaient en bas. Je savais leurs sommeil léger, et prit donc soin de marcher de façon la plus silencieuse qui soit sur les parties du plancher les moins abîmées par le temps, et donc les moins susceptibles de faire du bruit. Cette maison, je la connaissais par cœur, tous ses recoins, ses cachettes, ses qualités et ses défauts. Ce n’était pas la première fois que je m’adonnais à ces petites excursions nocturnes, et mes parents ne m’y avait encore jamais prise jusque là. J’enfilais mon manteau quoique maigre afin de me protéger du froid glacial de la nuit suédoise, et délicatement, j’ouvris le loquet de la porte. Un rapide coup d’œil en arrière me confirma qu’une nouvelle fois, mes parents ne se doutaient de rien, et j’ouvris la porte avec tout de même une certaine prudence.

Cette nuit, le vent était faible, mais le froid polaire. Cependant, ce temps ne me fit en rien reculer, et tandis qu’une personne saine d’esprit aurait rebroussé chemin, je continuais, ou plutôt débutais, mon escapade. Très vite je ressentis le froid sur mes chevilles à peine recouvertes par de petites chaussettes en coton. Mes bras commencèrent également à souffrir de la température, tout comme mes petites joues de fillette. Mais je m’en fichais, et avançait plus déterminée que jamais à travers une vaste pleine recouverte d’une pellicule de neige.
Pendant presque une demi-heure qui m’en paraissait comme deux, je marchais sans relâche, lorsque j’aperçus enfin la grande bâtisse de pierre, dont les fenêtres étaient encore éclairées. La fête avait bien lieu. Cette pensée me réconforta, j’aurais été tellement déçu d’avoir fait tout ce chemin pour rien ! Cette fois-ci, je me mis à courir, voulant me rapprocher le plus vite possible du manoir des Aslak, illustre famille suédoise connue dans tout le pays. A mesure que le manoir grandissait, je percevais la musique de la soirée. Cette fête, tout le monde en avait entendu parler. Du nord au sud, de l’est à l’ouest. Car les Aslak sont les plus puissants et les plus riches, et que personne ne peut ignorer leur existence ou feindre de ne pas savoir qu’ils organisent encore une fois l’une de leur luxueuse réunion. Moi en tout cas, je n’étais pas de ceux-là. De ceux qui crachent sur l’argent, la richesse et donc le bien-être. Je m’appelle Nora Karolina Vendel, je viens d’avoir dix ans, et suis issue d’une famille modeste. Dès que cette famille invite leurs amis et en font des invités pour une fête dont ils se souviendront longtemps, je suis de la partie. Seulement, je la vit sur la pointe des pieds, de l’extérieur, sur ce petit monticule de pierres que j’ai installé juste en dessous de la grande fenêtre de la principale salle de réception. Alors que tout le monde tenterait vainement de s’imaginer la vie de ces gens-là au lendemain de ces soirées, moi, je n’avais pas à le faire, mais juste à me souvenir. Je pris place sur mon petit trône de pierre, et m’agrippais au rebord rugueux de la fenêtre. J’admirais ces femmes à la toilette parfaite, et aux coiffures tellement vertigineuses qu’elles me donnaient le tournis et me faisait perdre l’équilibre sur ma petite parcelle de bonheur. Je regardais leurs mains qui me semblaient encore plus douce que mes draps, leurs bijoux, ces merveilles qui ornaient leurs poignets, leurs cous, leurs doigts et leurs oreilles. Je m’abandonnais à leur féminité, à laquelle je prendrai soin de ressembler lorsque je serais plus grande, même si je ne pourrai sans doute jamais m’offrir leur luxe. Je ferai d’un peu quelque chose d’aussi magnifique et envoûtant que les chefs-d’œuvre qu’elles portent ; avec peu de chose, je serai autant mise en valeur.

Ma curiosité me pousse à venir ici, chaque fois que j’entends le nom des Aslak et l’évocation d’une de leurs fêtes. Je n’y peux rien, ils ont l’effet d’un aimant sur moi. Mes parents n’en savent rien, personne à vrai dire. Ces sorties nocturnes sont mon petit secret, et demeureront, je l’espère, ainsi.
Toujours agrippée à la fenêtre du manoir, je contemplais cette noblesse, mais surtout les mouvements ondulatoires des robes et des cheveux de ces mesdames. Soudain, un visage angélique apparut devant moi par surprise. Cette apparition plus qu’inattendue me fit sursauter dans un petit cri, et je perdis cette fois-ci définitivement l’équilibre. Je lâchais le rebord de la fenêtre, et m’étalais par terre. Ma tête se cogna sur une petite roche, et ma cheville se retrouva coincée entre les pierres que j’avais pris la peine d’installer il y a quelques semaines en guise d’échafaudage. Ma tête me faisait mal, et ma cheville aussi. Pour autant, j’étais terrifiée à l’idée qu’elle m’ait vu en train d’espionner la fête de ses parents. Car cette petite blondinette aux yeux éclatants qui m’avait prise au dépourvu, c’était Josefine Aslak.
La nuit se faisait de plus en plus noire, et le temps que je mis pour me débarrasser de ces pierres qui m’empêchaient de partir en courant me parut comme une éternité. Assez longtemps en tout cas pour que Josefine Aslak ne sorte de chez elle emmitouflée dans une fourrure et accourt vers moi. Je ne vis que ses yeux, le reste étant caché sous le col de son manteau blanc qui semblait encore plus chaud que le feu de bois de mes parents. Elle me scruta un instant puis me tendit la main. Ce geste me chamboula et la question de savoir si je devais accepter ou non son aide me tortura l’espace de quelques minutes. Je n’étais absolument pas capable de me lever, trop blessée à la cheville ; elle ne supporterait pas mon poids. Voyant que je doutais fortement, la jeune Aslak s’avança encore plus près de moi et me prit par les mains. Je fis attention de ne pas poser ma cheville par terre lors de cette manœuvre. C’était juste elle et moi. On ne la voit que très rarement, alors le fait de me retrouver avec elle me donna une drôle de sensation. Tout le monde disait d’elle qu’elle était magnifique, qu’elle ressemblait à un ange venu tout droit du paradis, et que ses yeux étaient tellement purs que l’on pouvait s’y perdre à trop la regarder. Ils n’avaient pas tord. Elle m’hypnotisa en un regard, et j’oubliais ma douleur quelques secondes. Face à face, la musique de la fête en fond sonore, mais largement dominé par silence autour de nous, elle brisa la glace, et j’entendis pour la première fois le son de sa voix. « A l’intérieur tu auras plus chaud. » Elle passa mon bras autour de son cou, et m’emmena-en en direction de la porte d’entrée. Je ne pouvais pas rentrer. C’était impossible. Mes parents le découvriraient, et je serais alors foutue, privée de revenir ici. « Je ne peux pas rentrer ! » Mais je ne pouvais pas fuir non plus. Elle sembla comprendre ma détresse, et nous nous dirigeâmes à l’opposé de la porte principale. Dans la nuit suédoise, deux fillettes blondes clopinaient le long d’un manoir, dans le plus grand des silences. A quelques mètres de ma chute, une porte en bois se dessinait dans l’ossature en pierre de la bâtisse des Aslak. Josefine ouvrit la porte, et nous entrâmes dans une grande cuisine où tout le personnel s’affairait. On traversa la pièce, je sentis tous les coups d’œil que l’on me jetait, et elle finit par m’installer sur une petite chaise en bois à l’abri des regards. J’étais complètement paniquée, et des sueurs froides commencèrent à perler sur mon front. Je fus toute seule pendant une dizaine de minute, incapable de bouger, complètement tétanisée. Enfin, Josefine revint, une vieille dame avec elle qu’elle tenait par la main. Elle lui murmura quelques mots à l’oreille, et la vieille dame aux cheveux grisonnant s’empara de ma cheville. Elle y appliqua une crème puis un bandage. Ce n’était pas bien grave. Tout comme ma blessure à la tête à laquelle elle jeta un rapide coup d’œil. Me voilà réparée, mais toujours blessée. Comment allais-je faire pour rentrer chez moi, à une demi-heure de marche d’ici ? La dame sembla lire dans mes pensées, puisqu’elle me demanda mon lieu de résidence. Je le lui indiquais, à demi-voix, et elle me fit comprendre que l’on allait m’y ramener. Une vingtaine de minute plus tard, on me déposait devant ma maison, dont le rez-de-chaussée devait faire la taille de la cuisine des Aslak, maintenant que j’y pense. Du plus vite que je le pouvais, je boitillais jusqu’à ma porte, et entreprit le même manège que tout à l’heure pour remonter à ma chambre, avec cependant un peu plus de difficulté. J’eus du mal à m’endormir, ne cessant de repenser à ma soirée, et au mensonge que j’allais bien pouvoir inventer auprès de mes parents le lendemain matin, pour justifier mes blessures.

Le lendemain, malgré une nuit courte et agitée, je fis en sorte de me réveiller avant mes parents afin de peaufiner mon mensonge. J’enlevais le bandage de ma cheville meurtrie, et le découpa en petit morceaux que je jetterais dans le feu, et j’y passais un coup d’eau afin d’enlever toute traces de crème, et donc toute traces de mon petit voyage. Le mensonge était tout prêt, et mes parents n’allaient y voir que du feu. Je sais mentir un minimum, et mes talents de manipulatrice me serviraient à embobiner mes parents. Ce n’est pas la première fois que j’en fais usage, et ils ne voient rien. Alors que je retournais sous mes draps, ma mère entra dans ma chambre. Je ne l’avais même pas entendu monter, trop préoccupé par ma cheville. A quelques minutes près, mon histoire serait tombée à l’eau ! « Nora, tu es réveillée ? » « Oui maman… » Cette dernière ouvrit mes volets, et souleva mes draps qu’elle ajusta au bout du lit. « J’ai entendu un peu de bruit hier soir, tu es descendu ? » Malgré tous mes efforts pour paraître discrète, elle avait réussit à m’entendre. Tant mieux, mon mensonge allait sembler encore plus plausible ! Enfin, elle contempla ma cheville gonflée, et poussa un petit cri. « Bon sang ! Qu’est-ce-qui t’es arrivée à la cheville Nora ? » « Je suis tombée dans les escaliers hier soir, et je me suis fait mal à la cheville, et à la tête. C’est sans doute ça le bruit que tu as entendu. Désolé de t’avoir réveillé maman. » « Enfin Nora il fallait venir me voir ! Je t’aurais soigné ! Regarde-moi ça, elle est toute rouge et a doublé de volume ! » C’est vrai qu’elle ne faisait pas très belle à voir, mais en même temps j’étais contente que ma mère m’ait cru. Je suis fille unique, et mes parents me surprotègent, un peu comme ceux de Josefine Aslak. Ils ne pensent pas un seul instant que cette blessure n’est que le fruit d’une autre de mes petites escapades, et tant mieux. Ma mère me soigna, et entreprit une petite chansonnette scandinave que j’adorais. Maman était douce, et j’avais hérité de ce trait de caractère magnifique.


*


Mon père est parti travailler à l’usine, et ma mère chez ses clients. Car elle est femme de chambre, et que les temps sont dures, tous les deux travaillent comme des forcenés. Pendant ce temps-là, je fais la lessive, et cire le plancher grinçant de ma maison. Puis, lorsque j’ai finis mes tâches ménagères que je m’empresse de faire, je cours jusqu’au petit ruisseau où Josefine et moi nous nous sommes données rendez-vous la dernière fois que l’on s’est vu. Je la reconnu immédiatement, il n’y avait qu’elle, elle était de dos, face au grand lac, et se retourna dès qu’elle m’entendit arriver. Elle avait une fleur dans les cheveux, et une brindille au coin des lèvres. Nous nous courûmes dans les bras l’une de l’autre, des sourires tellement larges dessinés sur les visages qu’ils auraient pu s’étendre encore longtemps si la nature avait fait nos têtes plus grandes. Depuis notre rencontre à son manoir, moi en clandestine, elle en propriétaire, nous ne nous sommes plus quittée. Ce fut comme une évidence. On s’est revu le lendemain, au marché, j’étais avec ma mère, elle avec le sienne. L’un des rares endroits où des ouvriers peuvent côtoyer des gens de la haute société comme les Aslak. Josefine me raconta plus tard que c’est elle qui avait insisté auprès de sa mère pour qu’elles se rendent toutes les deux au marché, espérant m’y voir. La probabilité de chance que cela arrive est mince, et nos regards qui se croisèrent de nouveau nous incitèrent dès lors à croire au destin.
On était toutes les deux assissent au bord du grand lac, personne n’est au courant. Personne ne sait qu’elle et moi sommes meilleures amies. C’est notre petit secret. Si mes parents savaient, je ne sais pas vraiment qu’elle serait leur réaction, mais ce dont on est sûres, c’est que les parents de Josefine seraient contre notre amitié. Pas assez bien pour elle. Mais on s’en fiche, on a dix-sept printemps et on sera amies pour la vie. C’est ce qu’on se dit. « Comment ça va chez toi en ce moment ? » « Moyen, je vois bien que mes parents ont du mal avec l’argent. Je voudrais aider, mais je sais pas comment. » « Tu pourrais travailler ! Qu’est-ce-que tu aimes faire ?! » Je réfléchis pendant un instant, et me remémorais en train de contempler les belles toilettes des femmes de la haute société. Puis je pensais à ma mère, et au bien que ça lui faisait quand je prenais soin d’elle. Son sourire et ses paupières closes qui en disaient bien plus que les mots. « J’aime bien masser. » « Bah voilà ! deviens masseuse, c’est aussi simple que ça. » « Tu crois ? Tu sais je masse seulement ma mère, elle me dit que c’est parfait mais c’est ma mère, donc je ne suis pas sûre. » Cela ne pouvait pas être aussi facile que ça, pourtant tout semblait l’être quand Josefine le disait. « Tiens vas-y masse moi ! » Josefine me tourna le dos, et souleva ses cheveux qu’elle attacha à l’aide d’une barrette. « Tu me connais, je te dirai la vérité. Si t’es nul, t’es nul. Mais si tu gères, c’est gagné. » Josefine est une fille honnête, et je sais que je peux compter sur elle, et qu’elle ne me mentirait pas. Alors je m’y mets, et je commence à la masser au niveau des épaules, comme je le fais lorsque c’est ma mère. Pendant environ cinq minutes, je la masse du mieux que je peux, jamais je ne me suis autant appliquée, et je ne l’entends plus. Alors je m’arrête. « C’est comment Josie ? » Elle ne me répond pas tout de suite, elle défait sa barrette et relâche ses cheveux blonds, puis se retourne vers moi, tout sourire. « C’est parfait. Je vais t’aider à te faire des clientes riches, comme ça tu pourras aider ta famille. » Et effectivement elle m’aida. Le lendemain matin, alors que je marchais tranquillement à côté de ma mère qui faisait les courses, Josefine passa à côté de moi, et me glissa dans la main un bout de papier. Même le papier était classe chez eux, et il serait mon gagne-pain. Dès lors, j’annonçais à mes parents que j’allais les aider, et que j’allais travailler en tant que masseuse chez les fortunés. D’abord réticent à l’idée que je travaille, me disant que ce n’était pas mon rôle, l’inquiétude laissa vite sa place à la joie lorsque je ramenais mes premiers sous. Mes clientes étaient riches, et mes talents plus mes charmes les incitèrent rapidement à se montrer généreuses. Je ne remercierai jamais assez Josefine pour son aide qui fut des plus précieuses, et qui aida ma famille à voir le bout. Cette indépendance que j’acquérais tout au long de ses dix années de dur labeur en tant que masseuse m’ouvrit encore plus l’esprit qu’il ne l’était déjà avant. Je voulais voir du pays, je voulais voir du monde. A seize ans je compris que plus tôt je prendrai mon envol, mieux ce serait. Mais mes parents n’avaient pas les moyens de me laisser partir, de m’entretenir ou de me payer un voyage. Alors je travaillais, encore et toujours, dans l’optique de partir un jour. Je travaillais avec la même envie, la même force, et aussi longtemps que les hommes, si ce n’est plus. Dix années à me rendre chez mes clientes, et les amies de mes clientes. Grâce au bouche-à-oreille j’avais de plus en plus de travail et ma cagnotte ne cessait de grossir. Toutes les deux semaines, je faisais le compte et donnait plus de la moitié de mon salaire à mes parents. Le reste, je le gardais pour moi, dans l’espoir d’en avoir bientôt assez pour partir. Je me doutais bien que lorsque je partirai, le départ serait dur. Car mine de rien, petit à petit, je m’attachais à ces femmes qui me remerciaient sans cesse pour mes bons soins. Je me souviens très précisément de l’une d’entre elle, Madame Rosen. C’est avec elle que j’aimais passer le plus de temps, c’est la femme la plus intelligente qu’il m’ait été donné de rencontrer. C’était une féministe, une dure à cuire dont l’unique but était la défense des droits de la femme. Je la massais au moins une fois par semaine, car ses combats la fatigué énormément ; elle n’était plus toute jeune. On avait ces longues discussions traitant uniquement des femmes. On parlait pendant des heures, si bien qu’à chaque fois je m’accordais tout l’après-midi avec elle. Le lendemain, je travaillais deux fois plus, mais Madame Rosen le valait bien. Au fil des années je devins comme elle. Une vraie féministe. Lorsqu’elle mourut, au début de l’année 1912, je fus dévastée, mais décidée à perpétuer sa mémoire et ses idées.


« Et comme tu vois, c’est bien la fin, je dois traverser l’océan demain matin ; de tes bras, je m’arracherai tout doucement. »
Un mois seulement après le décès de Madame Rosen, tandis que je continuais du mieux que je pouvais les massages à domicile malgré mon chagrin, la chance de ma vie arriva aux portes de la Suède. Tout le monde en parlait, et collait son nez sur sa photo dans le journal. Le plus gros paquebot jamais construit par l’homme allait bientôt être inauguré, et effectuer sa première traversée de l’Atlantique. Evidemment, je ne suis pas passée à côté de cette nouvelle. Nous sommes en 1912, et le voyage en direction des Etats-Unis d’Amérique à bord du Titanic est prévu pour le mois d’avril. L’annonce de cette venue dans le journal fut sur toutes les lèvres, les miennes comprises.
Alors que mes parents rentraient de leur journée de travail respective, exténués par tant de labeur, je décidais de leur annoncer une grande nouvelle. « Papa, maman, j’ai quelque chose à vous annoncer. » Ils me regardèrent, intrigués par tant de sérieux. « Eh bien vas-y, raconte-nous ! » s’était écrié mon père, inquiet. « Les grands dirigeants du Titanic recherchent du personnel. Le meilleur qui soit. C’est pour ça qu’ils sont ici. » Je n’en avais parlé à personne, pas même à Josefine. « Ils ont organisé une grande réunion où toutes les meilleures masseuses des alentours ont été réuni. Moi y compris. Et c’est moi qui fus choisis. » Je regardais mes parents, un faible sourire aux coins des lèvres. Je n’étais pas sûre qu’ils aient bien compris sur le coup. « Vous comprenez ce que ça veut dire ? » Mon père, blanc, hocha lentement la tête de haut en bas, une main porté à son menton, tandis que ma mère semblait complètement perdue. « Qu’est-ce-que tu veux dire Nora ? Tu t’en vas ?! » Je m’approchais d’elle, et lui fit comprendre que oui, j’allais travailler en tant que masseuse dans les Bains Turcs sur le Titanic, et que je devais me rendre à Londres au plus vite. Elle fondit en larmes, et s’écroula sur la petite table en bois de la cuisine. Mon père, lui, restait silencieux, et ne regardait même plus ma mère. Tous deux étaient totalement abasourdis par cette nouvelle, et géraient la situation du mieux qu’ils le pouvaient. En voyant ma mère ainsi, je sentis les larmes me montaient, et je fis tout pour qu’elles ne coulent pas, en me mordillant les lèvres.
Cette soirée fut l’une des plus tristes de ma vie, ma mère et mon père étaient chacun de leur côté, elle lisant un roman à l’eau de rose et versant de chaudes larmes – je ne saurais si elles étaient seulement destinées au bouquin –, lui feuilletant le journal le plus sérieusement du monde. Et j’étais au milieu à ne pas savoir si je devais leur parler ou les laisser dans leur coin à digérer la nouvelle. Car j’étais tout pour eux. J’étais le centre de leurs vies, et les voir ainsi me brisait le cœur. Cependant il me restait encore une personne à qui annoncer cette nouvelle, Josefine. Voilà plusieurs mois qu’elle et moi nous ne nous voyons plus vraiment, car cela devient de plus en plus difficile entre mon métier et ses préoccupations à elle. Toutes les deux âgées de vingt-sept ans, Josefine s’est vu demandée en mariage à l’âge de vingt-cinq ans, malgré toutes ses tentatives pour repousser l’échéance. Mais cette fois-ci, elle n’avait aucune raison de refuser cette demande, car le jeune homme en question, elle l’aimait du plus profond de son âme. Alors certes le fait que nos rencontres soient plus restreintes sont dues du fait de mon métier, et elle de toutes ses réceptions, mais surtout parce qu’elle est absorbée par son mari, et qu’elle préfère lui consacrer plus de temps à lui, qu’à moi. Au début de son idylle avec ce garçon, on se voyait toujours autant, elle était tellement excitée par cet amour naissant qu’elle venait m’en parler tout le temps. Ensuite, peu à peu, elle n’a plus ressentie le besoin de me parler de tous ses petits bonheurs dans sa vie de couple, et elle s’est éloignée, même si elle ne s’en est pas rendue complètement compte. On se voyait encore, de temps en temps, mais je sentais bien qu’elle avait la tête ailleurs, dans les bras de son homme, et que notre amitié ne deviendrait dans quelques temps qu’un simple souvenir. Je décidais alors de ne pas aller la voir pour lui annoncer mon départ, malgré l’atroce douleur que cette décision impliquée.

Fin mars, je rassemblais toutes mes affaires – c’est-à-dire peu de choses – dans la petite valise que ma mère m’avait acheté exprès pour l’occasion. Elle devait lui avoir coûtée une fortune vu la qualité de cette dernière. Après des adieux déchirants avec mes parents, dont je fis en sorte qu’ils soient les plus courts possibles, je m’arrachais des bras de ma mère, et embarquais pour Londres, la capitale anglaise dont je n’avais vu que des photos.


« Et même s'il faut partir changer de terre ou de trace, s'il faut chercher dans l'exil l'empreinte de mon espace. »
Aujourd’hui était le jour du grand départ. J’étais à Londres, cette grande ville anglaise que je n’avais vu que sur des cartes postales, ou entendu du bien de la bouche des grandes fortunés pour qui je travaillais. J’étais toute excitée à l’idée de commencer une nouvelle vie, loin de cette partie du globe. Mais je ne cessais pas pour autant de penser à mon père qui devait se jeter corps et âme à l’usine, à ma mère qui devait verser de chaudes larmes allongée sur mon lit, et à Josefine dont je n’avais plus du tout de nouvelles depuis mon départ. Je ne sais même pas si elle est au courant… et si je lui manque.

Je quittais la petite chambre d’hôtel que j’avais loué pour la semaine jusqu’au grand jour. Je venais de passer une semaine inoubliable, me rendant compte que les quelques cours d’anglais que m’avait enseigné Josefine tout au long de nos huit années d’amitié portaient finalement leurs fruits. Je refermais ma porte, et allais rendre les clés à l’accueil. C’était le début d’une grande aventure.
J’avais pris soin de prendre un hôtel non loin du port de Southampton, c’était donc assez rapidement que j’y arrivais. Les quais étaient bondés, surchargés, ils croulaient sous la foule. L’euphorie des gens était palpable, et m’emporta avec elle. Tant bien que mal je me rendis au point de rendez-vous des employés, et je croisais pour la première fois les regards de ceux avec qui je travaillerai pour une traversée qui s’annonçait parfaite. Et c’est surexcité que nous montions enfin sur le Titanic, le sourire aux lèvres.

Quelques heures plus tard, le bateau quittait enfin le port. Tous les passagers du paquebot s’était réunis sur les ponts extérieurs, en particulier celui situé le plus en haut. Des milliers de mains, souvent accompagnées de mouchoirs blancs, s’agitaient dans l’air, du bateau aux quais, des quais au bateau. Les derniers aux revoir, quelques pleurs, mais surtout beaucoup de bonheur. Personne n’était là pour moi, mais cela ne m’empêcha d’agiter moi aussi mon bras, et d’embrasser la foule à terre qui s’éloignait peu à peu de nous.


« J’ai couru en longeant la Seine, en espérant te retrouver l’âme sereine. J’ai couru sans savoir comment, ni pourquoi on s’emballe, on ne s’est connus qu’un moment. »
Cela faisait plusieurs jours que le navire avait quitté l’Angleterre. Il s’enfonçait petit à petit au large, dans les entrailles de l’Atlantique. Tout allait pour mieux, tout était magnifique. Même ma cabine d’employé me faisait l’effet d’un palace, et les clapotis de l’eau contre la coque sonnaient comme un merveilleux piano à mes oreilles. Les Bains Turcs du Titanic étaient somptueux, plus beau même que ceux de Suède. Chaque jour était un réel plaisir, partagé avec mes nouveaux amis. Les femmes que je massais étaient d’une élégance folle, et chacune de leurs histoires – même les plus ennuyeuses – me passionnaient.
Une matinée, je me rendis sur l’avant du bateau, là où nous avions crié nos adieux à nos familles et amis quelques jours plus tôt. Je passais ma journée de repos (une par semaine, parfois deux) à arpenter le navire, et à m’émerveiller devant chaque petit bout de ce monstre d’acier. Tandis que tranquillement, je marchai, j’aperçus du coin de l’œil une silhouette, persuadée de l’avoir déjà rencontrée une multitude de fois. Elle se retourna doucement, mais pas entièrement. Ce fut cependant assez pour moi, qui reconnut tout de suite Josefine. Je me mis à courir, en longeant la rambarde du Titanic, vers mon amie ; que faisait-elle là ? J’arrivais enfin à sa hauteur, et elle se retourna cette fois-ci complètement, me faisant face. C’était bien elle. Je poussais un cri, stupéfaite de la voir ici, moi qui étais persuadée que nous ne nous reverrions plus jamais. Nous étions toutes les deux silencieuses, face à face, sous le choc, lorsqu’un jeune homme de notre âge arriva. Il la prit par la main, et la tira vers lui, voulant lui présenter un groupe de personnes. Elle ne réagit pas, et partit avec lui. Pendant ce temps-là, je restais là, abasourdi, à ne plus savoir quoi penser.
C’était le 14 avril 1912, à dix heures du matin.


« Emportés par la foule qui nous traîne, nous entraîne, écrasés l’un contre l’autre nous ne formons qu´un seul corps. Et le flot sans effort nous pousse, enchaînés l’un et l’autre. »
Totalement paralysée par cette entrevue avec Josefine, je ne pouvais me résigner à me coucher comme si de rien n’était. De toute façon, je n’arrivais pas à dormir ; j’étais allongée depuis une bonne heure déjà, et mes yeux refusaient catégoriquement de se fermer. Je sortie de ma chambre, munie d’un gilet, en direction de l’arrière du bateau. La nuit était glaciale, et peu de personnes s’étaient aventurées dehors à cette heure-ci. La mer était calme, et les vagues douces. Je restais là à contempler l’horizon pendant plusieurs minutes, lorsqu’une violente secousse me fit tomber à terre. Un bruit sourd se fit entendre pendant plusieurs secondes, et le peu de personnes avec qui je me trouvais ne semblés pas du tout rassuré. Un homme déconfis arriva vers nous quelques minutes plus tard, et les mots qu’il prononça cette nuit-là restèrent à jamais gravés en moi. « On a touché un iceberg. Je l’ai vu. » Mon sang ne fit qu’un tour, et tout s’accéléra. Je n’avais même plus la notion du temps.

Les cris se faisaient de plus en plus intenses et perçants, et les pleurs de plus en plus violents. Nous étions tous livides, complètement dépassés par la situation. Tout le monde courait dans tous les sens, et l’instinct animal prit vite le dessus sur l’homme. On voulait sauver sa peau, voilà tout. Alors que les femmes étaient conviées dans les canots de sauvetage, certains hommes n’avaient aucuns scrupules à pousser des mères et leurs enfants, pour prendre leur place dans ces petites barques de survie. Tout le monde ou presque était munis de gilets orange, même moi j’avais réussis à en avoir un. Cette nuit me sembla aussi interminable que rapide. Je voyais les canots se remplir à vue d’œil, et je compris très vite que je n’y aurais pas ma place. Je n’arrivais pas à bouger au milieu de cette foule en délire, et le souvenir de Josefine vint me hanter. Je me demandais si elle avait réussis, elle, à monter dans un canot, et si elle pensait à moi. Car moi en tout cas, je pensais à elle. Bientôt, tous les canots furent à l’eau, et nous étions encore beaucoup sur le Titanic. Il penchait de plus en plus, et s’enfonçait dans l’eau profonde, lorsqu’un craquement assourdissant se fit entendre. Le Titanic venait de se couper en deux, comme une vulgaire part de gâteau. Je me trouvais sur la partie arrière, puis je me mis à imiter tous les autres passagers autour de moi. Ils étaient tous en train de courir à l’arrière, tout en criant qu’il fallait s’accrocher aux rambardes, et qu’il fallait tenir. Alors, de toute mes forces, je serrais la balustrade, et sentis ce qu’il restait du navire pencher dangereusement. Je passais par-dessus la barrière, comme mes compagnons et attendais le moment où je prendrais l’eau. Il arriva plus vite que je ne pensais, et je fus emportée avec le reste du Titanic, et un bon nombre de personnes, au fond des abysses de l’Atlantique, incapable de remonter à la surface.

*

Voilà déjà un an que le Titanic a coulé, moi avec. Un an depuis ma résurrection inexpliquée, et celles des autres. Tout ceci n’était pas un mauvais rêve, le paquebot avait bel et bien coulé, c’était une certitude. Cependant, pour une raison inconnue, le paquebot continue sa traversée vers un nulle part, peuplé de fantômes aux tendances paranoïaques, comme moi. Coincée entre la vie et la mort, je deviens folle, je perds mes moyens. A quoi est-ce-que tout ceci rime ? A quoi bon nous priver d’une belle mort, nous qui avons péri de la façon la plus horrible, alors que nous étions à mi-chemin de nos vies ? Cela fait un an que je me pose toutes ces questions, et que personne ne daigne y répondre. Pendant ce temps, on continue notre soi-disante vie comme si de rien n’était, comme si rien ne clochait…





[b]


Dernière édition par Nora Vendel le Ven 24 Mai - 18:43, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   Mer 22 Mai - 13:02

Bienvenue Vera ^^
Tu connais la maison, mais si jamais tu as un soucis, n'hésites pas Smile
J'en connais une qui sera heureuse de te voir ici Smile
En espérant que ce personnage te plaise vraiment !
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MessageSujet: Re: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   Mer 22 Mai - 13:04

Re bienvenue alors! Et bon courage pour ta fiche Razz
Sache que je vais aimer ton perso car Teresa est tout simplement sublime Very Happy
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MessageSujet: Re: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   Mer 22 Mai - 13:07

Bienvenue à bord ! ^^
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ADMIN SADIQUEThe body of a woman, but the heart of a lion.
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PROFIL♌ Double Compte : Esther Delmas, Mary-Ann Fleming & Scarlett Hamilton
♌ Prénom ou Pseudo : Mari-Jane
♌ Signaux de Détresse : 8567
♌ Points : 20
♌ Jour d'embarquement : 16/07/2011
♌ Age du Personnage : 23 ans
♌ Profession : Couturière & Danseuse à ses heures perdues
♌ Crédits : Mari-Jane
♌ Photo :
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♌ Numéro de Cabine : E10
♌ Situation Amoureuse : Amoureuse de Joseph Earnshaw
♌ Présentation:
MessageSujet: Re: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   Mer 22 Mai - 13:34

Re-Bienvenue
J'espère que ce nouveau personnage te plaira autant que le premier
Bon courage pour la suite de ta fiche

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MessageSujet: Re: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   Mer 22 Mai - 13:55

Re-Bienvenue pour les prénoms fais ta popote, c'est vrai qu'elle a Karolina aussi bref fais ce que tu veux, prends celui que tu aimes en second Wink
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MessageSujet: Re: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   Mer 22 Mai - 15:56

Re-bievenue avec ce nouveau personnage
J'ai hâte de lire cette nouvelle fiche Wink
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MessageSujet: Re: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   Mer 22 Mai - 16:46

Re- Bienvenue :DD
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MessageSujet: Re: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   Mer 22 Mai - 17:03

Re-Bienvenue & Bon courage pour l'écriture de ta fiche.
J'espère que ce nouveau personnage te conviendras. Very Happy
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MessageSujet: Re: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   Mer 22 Mai - 17:26

Re-bienvenue parmi nous et bonne chance pour ce nouveau personnage Very Happy
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MessageSujet: Re: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   Mer 22 Mai - 18:35

Merci à tous pour ce nouvel accueil, ça me fait plaisir
J'espère que ma fiche vous plaira
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MessageSujet: Re: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   Ven 24 Mai - 13:00

Re-bienvenue, et bon courage pour ta fiche !
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MessageSujet: Re: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   Sam 25 Mai - 2:12

Je te valide avec grand plaisir, même si tu as prit des libertés avec ton histoire, ce qui est très bien! Je suis impressionnée par ta fiche, mais n'oublie pas les traits développés dans le PV quand tu la joueras. Josefin sera un scénario ? C'est super intéressant en tout cas

Je t'invite à faire ta fiche de liens et de rps, et puis un nouvel évent verra le jour à la prochaine MAJ je te conseille d'y participer, en attendant je suis très heureuse d'avoir le témoin du meurtre d'Elisabeth à bord!

Si tu as besoin, je suis là ma belle
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MessageSujet: Re: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   Dim 26 Mai - 20:47

AH j'avais pas vu que tu m'avais validé

Je suis trop contente merci ♥️ Je me suis effectivement permise plusieurs libertés, j'avais peur que ça soit de trop Embarassed je ferais bien attention à ses traits de caractères Wink

Je prévois de faire de Josefine un scénario, effectivement

J'aurais peut être besoin de toi au sujet du meurtre d'Elisabeth si jamais on est amené à faire un RP ensemble ♥️

Merci encore !
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MessageSujet: Re: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   Dim 26 Mai - 20:55

Pas de problème Smile
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MessageSujet: Re: nora ♠ j'égrenais dans ma course, des rimes   

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