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 Trust me, I can transform you ✣ Arthur Prescott

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MessageSujet: Trust me, I can transform you ✣ Arthur Prescott   Lun 13 Mai - 21:36

« Trust me, I can transform you »
Ft. Arthur & James


Dans le couloir des troisièmes classes, adossé contre la porte du dortoir d'Arthur, j'attendais sa venue avec une patience qui minute après minute flanchait. Venue qui au vu de l'heure à laquelle il était et de ses habitudes, ne devait guère tarder. Tout du moins, je l'espérais, car la patience ne faisait pas, ou du moins faisait peu, partie de mes qualités et cela, beaucoup de personnes pourraient en témoigner. A ce moment-là, il était certain que j'espérais fortement qu'Arthur arriverait dans les minutes qui suivaient, car si ce n'était guère le cas, je me montrerais quelque peu de mauvaise humeur. Chose qui n'était guère agréable à voir. Il est vrai que pour ne pas avoir à attendre, j'aurais pu aller moi-même vers lui, au lieu de demeurer ainsi bêtement. En effet je connaissais l'endroit où il se trouvait. Ce qui était chose facile au vu de ses activités sur le paquebot et de son caractère : soit sur les ponts supérieurs en compagnie des premières classes. Mais bien que je connaissais ou plutôt, que je me doutais de l'endroit où je pourrais le trouver, je restais ici, car je savais aussi ce qu'il était en train de faire : soit cherchant à endormir la méfiance des premières classes à son égard pour finalement les voler sans que ces derniers ne se doute de quoi que ce soit. Voilà pourquoi je l'attendais : pour le remettre dans le droit chemin. Bien évidemment, ce ne serait pas là une chose facile, car ce dernier était aussi têtu que moi lorsque j'avais son âge et donc, il me faudra attendre, l'amadouer pour pouvoir le changer et ce ne pourra être fait que si lui aussi accepte ce changement. Il faut croire qu'avec lui, ma patience est mise à une rude épreuve...

Durant de longues minutes, je me parla intérieurement, au sujet de ce jeune garçon de troisième classe que j'avais appris à apprécier, bien qu'il ne me le rendait guère, et que je désirais plus que tout protéger, entre autre, de lui-même et de ses envies de vols. Lentement je poussais un long soupir, car je croyais mettre trompé sur le temps que mettrait Arthur pour revenir. Mais les quelques instants qui succédèrent mon soupir me prouvèrent le contraire : des bruits de pas s'approchaient de l'endroit où je me trouvais. Au bout du couloir, je pus alors distinguer le visage de celui que j'attendais. Visage qui me paraissait-on ne peut plus ravie et il y avait de quoi au vu de la magnifique parure qu'il avait entre ses mains. Avant qu'il ne puisse faire demi-tour en me voyant, je me dirigea à grands pas vers lui pour finalement parvenir à sa hauteur. Mon regard fit alors la navette entre ses yeux et ses mains pour revenir à ses yeux et lui lancer un regard des plus mauvais. « A qui as-tu pris cette parure ? » Lui demandais-je alors d'un ton des plus agacé, énervé. Il ouvrit alors la bouche pour me répondre, mais avant que ses mots ne puissent s'échapper de sa bouche, je levais ma main en l'air comme pour le stopper et ajouta. « Et ne me dis surtout pas que tu l'as trouvé, car je puis t'assurer que je pourrais en déceler un mensonge d'une grande stupidité. » En effet, au temps où je volais, c'était là, l'une de mes excuses préférées, dire que je l'avais trouvé ou pire que l'on me l'avait donné... Maintenant, j'attendais de voir comment s'y prendrais le jeune garçon pour se sortir de là, car moi, je ne comptais pas le laisser s'en tirer aussi facilement.
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MessageSujet: Re: Trust me, I can transform you ✣ Arthur Prescott   Mer 15 Mai - 2:26


André Berthiaume a écrit : ❝ Nous portons tous des masques, mais vient un temps où on ne peut plus les retirer sans s’arracher la peau. ❞

    Un bonheur incommensurable s'empara d'Arthur. Il n'aurait certainement jamais dû se laisser aller à tant d'allégresse, mais chaque fois qu'il menait à bien ses sombres desseins, une joie immense venait à le posséder. Cette fois-ci ne faisait pas exception, et son sourire témoignait clairement de ce sentiment qui dévorait sa poitrine. Entre ses mains minuscules, une toute aussi petite bourse qu'il tenait fermement. Ce qu'elle renfermait avait une valeur inexprimable pour Arthur, mais il se refusait à le dévoiler alors qu'il était toujours en territoire ennemi. Ç'aurait été imprudent, et le jeune garçon n'était jamais imprudent. La moindre erreur le condamnait à ne plus jamais ressentir le bonheur de gagner face à l'adversité. Et se priver d'une telle exultation ne fut guère dans les plans d'Arthur. Lui, il voulait jusqu'au bout se jouer de ses belligérants, sans que ceux-ci ne se doutent jamais de rien. Il se moquait de les attaquer de dos, ou par surprise ; de toute façon, la justice n'était dans son jeune esprit, qu'une fabulation à laquelle il ne croyait déjà plus.
    Alors, sans paraître le moins du monde inquiété, le garçon quitta les appartements luxueux pour retrouver sa cabine exiguë. Il se faufila dans le paquebot-fantôme, dans le dédale d'escaliers, d'étages, de croisements, de salles, sans hésiter une seconde. Il connaissait le navire sur le bout des doigts, désormais. Un an passé à s'aventurer dans ce labyrinthe, et les moindres recoins de cette immense prison n'eurent alors aucun secret pour lui.
    Très vite, Arthur parvint au dernier escalier, qui menait au dortoir des troisièmes classes auquel il appartenait. Il s'arrêta en plein milieu des marches pour enfin dénouer sa bourse et renverser son contenu dans le creux de sa main. En glissa un bijou serti de petites pierres bleues, certainement des opales, et à la monture en or. Arthur s'approcha du hublot pour trouver une lumière un tant soit peu naturelle et observer les reflets azurs de la parure. Il venait de faire une magnifique acquisition, et sa satisfaction grandissait chaque seconde un peu plus, au point qu'on put se demander s'il y avait seulement une limite à son ravissement. Il cessa d'admirer son butin et, serrant le bijou entre ses petites phalanges blanches, il reprit sa route. Il déboula ainsi dans le couloir immense qu'il devait traverser pour pénétrer dans son antre.
    Mais James était là, et à voir son air premièrement circonspect, ensuite légèrement échauffé, Arthur sut que sa présence n'était pas une bonne chose. Une petite voix en lui, toujours présente, amie et alliée, qu'il avait tendrement nommée Amertume, compte tenu des sentiments que tous deux partageaient, lui souffla que le blond avait tout compris. Arthur était bien d'accord avec ce murmure silencieux, et s'il déglutit, un peu inquiet, il s'efforça de garder la tête haute et le regard droit. Après tout, James n'eut logiquement aucune raison de se mêler des affaires du gamin.
    Mais dès que le brun fut à la hauteur de son aîné, celui-ci ne perdit pas de temps pour l'interroger sur la provenance du bijou. Arthur voulut répondre avec un soupçon de provocation qu'il ne voyait pas de quoi il parlait, mais James anticipa son petit manège, et lui coupa net le sifflet. Arthur se sentit terriblement vexé de ne pouvoir répliquer comme il l'aurait voulu, et par pur défi, soutint le regard de James.

    -Est-ce seulement important ? relança-t-il finalement, sans se démonter.

    Arthur eut dans l'idée de forcer le passage jusqu'à sa cabine, mais l'autre ne semblait pas du même avis. Il se refusa alors à insister, préférant faire céder son aîné sans risquer sa peau. D'un côté, le môme jugeait qu'il n'avait aucun compte à rendre à l'égard de James ; ses affaires personnelles n'appartenant qu'à lui-même. Mais d'un autre, il se sentait totalement nu, découvert voire pris sur le fait, son butin tant désiré dans les mains.


désolée, Leo fait vraiment pitchoune sur le gif, mais j'ai liké What a Face


Dernière édition par Arthur Prescott le Mar 28 Mai - 2:39, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Trust me, I can transform you ✣ Arthur Prescott   Mer 15 Mai - 21:48

« Trust me, I can transform you »
Ft. Arthur & James


Arthur marchait dans le couloir des troisièmes classes avec une grande satisfaction peinte sur son visage, il était fier de la parure qu'il tenait entre ses mains, ce qui était tout à fait compréhensif. Moi-même à l'époque où je volais, j'aurais eu cet air ravi, et peut-être l'avais-je eu, en volant une parure d'une telle valeur. Valeur qui était aussi bien sentimentale pour la personne à qui cela appartenait : après tout il est su que les bijoux et les dames de hautes naissances c'est une histoire d'amour, que économique : car bien évidemment, ce style de parure avait un coup colossale. Lorsqu'il posa son regard sur moi, son sourire emplit de joie disparu à une vitesse folle, ce qui intérieurement me fit quelque peu rire, car cela me donnait l'impression d'être le méchant qui lui gâchait son plaisir. Ce qui d'une certaine façon était le cas, mais moi, je voyais cela comme un service que je lui rendais. Car après tout, un jour, cela pourrait être trop tard : lorsque l'on passe nos journées à faire une même chose, à répéter un même mensonge, cela finit nous colle à la peau et... c'est bien difficile à enlever sans faire trop de dégâts...

Lorsque je le coupa dans son élan après lui avoir demandé d'où venait le bijou en question, je pus déceler au fond de ses yeux un élan vexé. Je le comprenais, car après tout, j'avais horreur lorsqu'une personne venait à m'ôter, par une phrase pareille, les mots de ma bouche. Si je l'avais fait, c'était pour pouvoir aller droit au but, sans avoir à faire maints et maints détours, car au vu du caractère d'Arthur, c'était on ne peut plus certain que cela allait se passer ainsi. Même si j'avais essayé de lui couper l'herbe sous les pieds et donc, de me répondre honnêtement, il garda son aplomb coutumier et me rétorqua par une question, si cela avait la moindre importance. Question qui intérieurement me fit bouillir, mais qui n'allait sans doute pas tarder à se voir extérieurement. Arthur tenta alors un passage, mais pour moi, la conversation n'était pas terminée, je bougeais à chacun de ses mouvements pour l'empêcher de passer. Lorsqu'enfin il cessa de gesticuler pour rester face à lui, je lui lança un autre regard des plus noirs, en lui disant d'une voix on ne peut plus glaciale. « Tu veux vraiment jouer à ce jeu-là avec moi, Arthur ? T'aventurer sur ce terrain qui est pourtant ô combien glissant ? Soit ! » Sans doute, n'avais-t-il pas cherché ma colère, le fait que mon sang dans mes veines soit si chaud et pourtant...Pourtant c'était le cas. Ce n'était pas vraiment de sa faute si je me trouvais dans cet état, après tout, il voulait simplement que je le laisse tranquille, mais c'était tout mon côté colérique qui agissait ainsi. Une simple remarque de travers et j'explosais. « Si tu veux savoir, oui, c'est important ! Même très important ! La personne à qui tu as pris ce bijou doit très certainement à l'heure qu'il est, être en train de le chercher en demandant aux membres de l'équipage s'ils ne l'auraient pas vu. Et saches que si les recherches de cette personne pour retrouver son bien parviennent à mes oreilles, je n'aurais pas le moindre scrupule à te dénoncer. Après tout, cela ne doit pas faire trop mal à un petit voleur tel que toi que de rester quelques jours en compagnie du commissaire d'arme, non ?! » Il est vrai que j'aurais tout de même des scrupules de le dénoncer. Après tout, je désirais l'aider, le faire sortir de son envie de voler pas de l'enfoncer encore plus...Mais cela...il ne le savait peut-être pas encore.

En même temps dans Titanic, difficile de lui trouver un visage où il est vraiment en colère Razz
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MessageSujet: Re: Trust me, I can transform you ✣ Arthur Prescott   Lun 20 Mai - 18:08

André Berthiaume a écrit : ❝ Nous portons tous des masques, mais vient un temps où on ne peut plus les retirer sans s’arracher la peau. ❞

    Jouer, était-ce réellement le propos ? James paraissait certain que ce n'était pas une idée des plus téméraires, et Arthur ne ressentait aucunement l'envie de s'amuser. Il voulait rentrer, paisible, dans sa cabine, pour ranger auprès de ses comparses la magnifique parure qu'il venait de dérober. Malheureusement pour lui, James ne partageait guère cet avis et se refusait à lui libérer l'accès de son antre. Alors ils restèrent immobiles, l'un face à l'autre, Arthur sentant bien que l'atmosphère devenait électrique. Les ions se réunirent en une même entité, silhouette furieuse qui se tenait droite devant le gamin, et bientôt, ils implosèrent.
    James, haussant le ton avec une facilité déconcertante, alors qu'il s'adressait à un garçon d'au moins dix ans son cadet, n'hésitait plus à instaurer la peur dans ses propos. Il jura que l'occasion présente, il dénoncerait le gosse sans une once d'hésitation, ce qui obligea le concerné à froncer un peu les sourcils. L'idée d'être ainsi une victime de la délation le révulsait plus encore. Si même au sein des troisièmes classes, la solidarité venait à s'évaporer, envers qui saurait-il être sympathique ? Lui qui détestait corps et âme les aristocrates et bourgeois qui considéraient leur vie et leur argent comme un dû pour leur incroyable petite personne ; Qui, par principe, se suffisait à vivre en paix avec les gens de son rang, qui préféraient de loin les satisfactions immatérielles à la vie outrageuses qu'ils menaient en haut ; Qui pensait supporter son éternité ainsi, comment ferait-il alors ? Une trahison de la sorte le mènerait droit jusqu'en Enfer, incapable d'offrir son cœur et sa confiance à quiconque dans ce maudit paquebot.

    -Tu ne peux pas faire ça, répliqua-t-il spontanément, terriblement blessé de l'aveu de James. Tu n'en as pas le droit !

    Aucune loi n'interdisait au Parker de révéler le secret du gamin, mais Arthur ne parlait pas des commandements rédigés sur les Constitutions de son pays. Il pensait davantage à ce respect implicite mais si ténu qui reliait les individus entre eux, et les condamnait à ne pas fauter et desservir autrui. James avait littéralement annoncé qu'il se fichait de piétiner cette confiance, et quelque chose s'était brisé dans le cœur d'Arthur.
    Il baissa les yeux, pour la première fois, pour cacher une larme qui traduisit la douleur. Trahi, ainsi ? Non, c'était déplorable. Il l'essuya d'un revers de manche nerveux et expira bruyamment. Puis, son regard vint retrouver celui de James, plus déçu et amer que jamais. Le gamin lui tendit alors la parure, l'offrant au vide. Ses reflets marins s'étaient ternis, sans la lumière de l'extérieur.

    -Et bien prends-la ! Cracha-t-il en secouant le bijou à l'attention de James. Mêle-toi donc de mes affaires, dénonce-moi si l'envie te prend. Il déglutit à cette idée. Mais moi, je ne te pardonnerai jamais.

    Face à James révolté, Arthur se sentait bien misérable. Mais il savait que fléchir la queue entre les jambes ne résoudrait aucun de ses problèmes. Alors, il préférait encore une fois se grandir au maximum, et ne pas vaciller. Il était un enfant, mais en considérant les fourbes moyens que prétendait pouvoir employer James, il se contentait bien de son jeune âge. La mort l'avait gelé avant de devenir aussi lâche, et il l'en remercia silencieusement.


Dernière édition par Arthur Prescott le Lun 27 Mai - 23:07, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Trust me, I can transform you ✣ Arthur Prescott   Lun 20 Mai - 22:32

« Trust me, I can transform you »
Ft. Arthur & James


Après m'être emporté, une vague de remords en moi, avait déferlée. Vague qui avait été si colossales qu'elle m'avait alors donné l'horrible impression de vouloir me couler, me faire cesser de respirer. Mais à dire vrai, cette vague ne voulait aucun mal, elle voulait simplement que je comprenne qu'aujourd'hui, maintenant, face à lui, je m'étais mal comporté, je m'étais trop emporté. En effet, je n'aurais pas du m'énerver ainsi, car ce n'était pas là la meilleure façon de lui faire comprendre que voler n'était pas une bonne chose. Avec mes propos, je l'avais blessé, vraiment blessé et peut-être même, l'espace d'un instant son coeur s'était brisé. Et c'était là une chose que je ne voulais pas pour lui. Je voulais qu'il se sente bien, qu'il soit heureux, qu'il ne sombre pas dans des eaux trop profondes qui l'empêcheraient alors de remonter et pourtant...Pourtant je l'avais moi-même noyé avec mes mots qui avaient été bien trop durs, bien trop violent. Des mots qui ne collaient pas avec ce que je désirais être. Des mots qui étaient sortis à cause de mon caractère bien trop lunatique, bien trop colérique. Et pour une fois, j'eus honte. Honte de mon caractère qui pouvait devenir des plus mauvais. Honte de mes sautes d'humeur. Honte de l'avoir autant enfoncé. Honte de la portée de mes mots. Et au fond, je savais. Je savais pourquoi je m'étais ainsi emporté, car c'était là, ce que j'aurais voulu que l'on me dise lorsque j'étais enfant, car j'aurais voulu que l'on me redresse que l'on me fasse bien comprendre la limite qu'il y avait entre le bien et le mal. Oui...j'aurais voulu tous cela, mais je ne l'avais pas eu...Je ne l'avais pas eu alors j'essayais de donner cette chance à un autre, la chance de pouvoir faire quelque chose de sa vie avant qu'elle ne soit gâchée par tant d'idioties... Mais en agissant ainsi, j’avais en quelque sorte gâché sa vie ou du moins sa non-vie. J’avais gâché sa foi en l’humanité qui avant ce jour était déjà très infime, mais qui désormais était inexistante… J’aurais pu me cogner contre un mur tant je voulais faire ravaler mes paroles, ravaler ma rancœur, ravaler ma douleur et revenir quelques instants avant pour changer mes mots, pour changer mes intonations, pour changer la totalité de mon discours. Malheureusement, je n’étais pas maître du temps, personne ne l’étais et je ne pouvais donc pas changer ce qui venait de se passer. Le passé, je ne pouvais pas le changer…mais je pouvais encore tenter de transformer le futur.

Je me mis à genoux alors face à Arthur pour pouvoir être à sa hauteur. Je savais que je ne faisais plus crédible, passant de la colère aux remords, mais je lui devais au moins cela. « Tu as raison, je ne peux pas faire ça. Si nous autres, troisièmes classes, nous nous m'étions à agir comme les premières classes, coup dans le dos, trahisons, manipulations, nous ne serions plus les mêmes. Nous perdrions alors l'âme de notre classe qui nous unis tous comme des frères. Nous perdrions notre intégrité et cela, je ne pourrais le tolérer, surtout pas venant de moi. » Délicatement je pris la parure que depuis le début de mon discours il me tendait, la regardant un bref instant, puis replongea mon regard azuré dans le sien. « Tu n'auras pas à me pardonner Arthur, car jamais je ne te dénoncerais et ce, même s'il y a quelques instants c'est ce que j'ai annoncé. Vois-tu, je ne veux pas te blesser, et encore moins te voir en compagnie du commissaire d'arme, car comme je l'ai dit avant, nous sommes des troisièmes classes et nous ne pouvons nous piétiner entre nous, même si c'est ce que j'ai fait en te parlant ainsi. » Je portais alors la main à mon coeur, comme pour accentuer mes paroles, puis je continuais mon discours. « Je m'en veux Arthur, saches-le. Je me suis laissé emporté en croyant bien faire, mais je me suis fourvoyé... En te regardant, je me revoyais à ton âge et je me suis souvenus de ce que je disais toujours au sujet de voler, que je n'avais pas le choix d'agir comme je le faisais. Mais vois-tu, on a toujours le choix, et j'ai fait le mien, j'ai choisie d'agir de manière idiote en gaspillant ma vie en volant comme tu le fait en ce moment. Oui, Arthur, on a toujours le choix. Toujours. Il nous suffit de faire le bon et en te parlant ainsi je me suis dit que je parviendrais à te faire comprendre que le choix que tu fais en ce moment n'est pas le meilleur. Il est vrai que ces personnes du dessus que tu vole, et en effet c'est mérité, on énormément de richesse, mais elles sont futiles. Nous autres, troisièmes classes, on a une richesse bien plus grande et c'est celle du coeur. » Ma main passa alors de ma poitrine à la sienne, pour finalement revenir le long de mon corps. « Alors je t'en pris, ne refais pas les mêmes erreurs que t'est ainés, cesse donc de vouloir toujours voler et vie...Certes on est sur un paquebot fantôme, mais vie, c'est là le plus important. » Mes yeux transpiraient de sincérités, mais je doutais que cela parviendrait à lui faire changer d'avis sur ma personne, je m'étais comporté comme le dernier des crétins et cela, je ne le savais que trop bien. Je baissais alors ma tête, pour regarder un peu mieux la parure, lorsque je la redressais, mes pensées étaient claires. « Tu avais aussi raison sur un autre point, je devrais m'occuper de mes affaires. Ce que tu fais de ta vie ne regarde que toi, mais moi je serais là toujours, pour guider tes pas et ce même si tu ne veux pas de moi. » Aux creux de ses mains, je lui déposa la parure. « C'est à toi de décider si tu veux le garder ou au contraire le rapporter. Et n'oublie pas, tu as toujours le choix et ce dernier t'appartiens exclusivement. » Un sourire fraternel étira alors délicatement mes traits.
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MessageSujet: Re: Trust me, I can transform you ✣ Arthur Prescott   Lun 27 Mai - 23:07

André Berthiaume a écrit : ❝ Nous portons tous des masques, mais vient un temps où on ne peut plus les retirer sans s’arracher la peau. ❞


    La déception d'Arthur n'avait d'égale que l'Amertume qui illuminait son cœur, de son obscurité funeste. Il ne comprenait pas ce qui poussait James à l'acculer de la sorte, jusqu'à le trahir, même. Sous la roche, quelques vipères devaient certainement siffler en riant, tant l'incompréhension était présente dans les yeux de l'enfant. Et pour cause, s'il se savait dans l'illégalité jusqu'au cou, et depuis déjà quelques années, vilaine pie voleuse qu'il était, Arthur ne pouvait accepter qu'on daigne le dénoncer pour une autre raison que celle du devoir. En effet, tout individu responsable et dispensé d'empathie aurait pour juste réaction de crier au monde sa découverte, à savoir un jeune garçon bien téméraire ; et d'une certaine manière, Arthur ne pourrait en vouloir à cet homme loyal aux lois de son cœur et honnête envers sa société. Mais James, ce troisième classe en qui le gamin avait placé sa confiance, soudainement se rebellait et venait à poignarder cette petite âme. Pour quelles raisons ?
    Le gamin résigné à ne pas céder à cet adulte irraisonné, continuait d'agiter le bijou sous les yeux de ce dernier. Il espérait qu'il le prenne, et que soudainement, ne sache plus quoi en faire. Peut-être alors James réaliserait-il qu'hurler et geindre comme il le faisait alors n'avait de conséquences heureuses que dans son imagination ! Car Arthur, totalement décontenancé par la ire de son interlocuteur, avait déjà versé une larme aussi vite effacée. Et s'il pensait déléguer le butin à James, ce n'était pas pour mieux se réconcilier avec lui. Enfin, sitôt le blond aurait accepté la parure, qu'en ferait-il ? Le garçon se le demandait bien. Mais chose était sûre que la situation n'était pas simplicité.
    Seulement, au grand damne d'Arthur, James fit une chose impensable. Du tout au tout, son caractère changea. Les yeux injectés de sang reprirent leur bleuté marine et les cheveux hirsutes que la colère tendait s'apaisèrent comme par enchantement. Et doucement, le blond s'agenouilla devant le gamin, immobile. D'une voix calme et douce, mais déterminée à faire valoir son message, James prononça quelques excuses, habilement implicites. Premièrement, elles n'atteignirent pas Arthur, qui restait coi et toujours le regard mauvais. Bien que James jura ne jamais le dénoncer, revenant alors sur son annonce maléfique, le gamin avait du mal à récupérer les morceaux de son cœur que James venait d'éparpiller. Même s'il renonçait à commettre un tel crime, James avait offert au garçon une méfiance pis que celle qui le caractérisait jusqu'alors. Dorénavant, il était fort possible qu'il ne puisse pas se révéler entièrement, et même aux troisièmes classes. L'adulte lui déroba le bijou et se mit à narrer son histoire, permettant au brun de comprendre ses actes.
    L'enfance pauvre, les vols, l'absence de choix. Il était fort possible que James pense toucher le cœur effrité d'Arthur avec un si triste récit, mais ce dernier étant têtu, l'affaire n'était pas encore gagnée. Son regard noir empli d'une certaine fureur et déception, Arthur ne quittait pas les yeux clairs de James, basculant de l'un à l'autre. Et il fut bien surpris lorsque l'adulte apposa sa main sur son torse. Son regard intrigué voire légèrement inquiet chavira jusqu'à cette grande main qui ne faisait que mimer les mots prononcés.

    -Qu'es... lâcha-t-il sans avoir l'occasion de finir sa phrase, car James avait déjà retiré sa paume et reprit son monologue.

    De la tragédie de l'orphelin pauvre qui vole pour survivre, James passa à la nécessité de profiter de la vie, plutôt que des petits larcins dont s'amusait Arthur. Le gamin voulut préciser qu'ils étaient tous déjà morts mais James lui ôta les syllabes de la bouche, une fois de plus, ce qui eut don de l'agacer. Cette fois-ci, le brun se décida, frustré, à attendre la fin du discours pour parler. Muet, immobile, le regard noir à nouveau plongé dans les pupilles azures de James, il patienta. Le blond conclut en glissant le collier au creux des petites mains du gosse, qui considéra à nouveau son bien. Puisque James lui laissait à nouveau le choix, à savoir garder ou non le bijou, il eut le loisir de laisser un sourire réapparaître sur son visage. Mais très vite, le rictus s'effaça et le gamin jeta à nouveau son regard déçu sur James.

    -J'imagine que tu as fini ? Commença-t-il sans se débiner. Alors pour ta gouverne, j'ai toujours eu le choix. Mes parents étaient pauvres mais jamais ils ne nous laissaient jeûner. Contrairement à toi, le choix, je l'ai fait de mon plein gré ; alors je refuse que tu me compares à toi, jamais je ne serai comme toi !

    Ces mots étaient acerbes. Et certainement blessants aussi. Mais Arthur venait d'y insérer toute la rancœur provoquée par les propos de James, quelques minutes auparavant. Il faudrait sûrement plus que quelques excuses pour effacer cette histoire de sa mémoire. Et si James était volontaire pour aider le gamin à réunir tous les fragments de la confiance qui venait d'éclater, il serait sans nul doute bien utile.
    Seulement pour l'heure, le brun était vraiment déçu, et en jetant un coup d'oeil au bijou qui scintillait dans ses mains claires, il prit la peine de répondre à la première question de James.

    -Et ce magnifique collier en or serti d'opales, je l'ai eu d'une jolie dame de première classe. Miss Hamilton, il me semble, d'après les masseuses.

    Sa poitrine se soulevait de rage, mais désormais, il pouvait respirer convenablement. James le laisserait certainement passer, maintenant. Et il pénétrerait dans son antre, son coffre-fort, pour ranger le bijou à côté des autres.


Dernière édition par Arthur Prescott le Mer 19 Juin - 23:39, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Trust me, I can transform you ✣ Arthur Prescott   Dim 9 Juin - 12:22

« Trust me, I can transform you »
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Les mots coulaient d'eux-mêmes, pareils à une rivière qui ne désirait pas s'arrêter. Mon discours était long, peut être trop long pour un garçon de l'âge d'Arthur, mais je voulais qu'il entende ce que j'avais à lui dire. Je voulais qu'il comprenne et peut-être qu'il se raisonne, même si, après le comportement minable que j'avais eu au début de notre entretien, j'en doutais lourdement. Oui, il mettrait du temps à me pardonner, cela je le savais, mais je voulais au moins essayer. Lorsque ma main passa de mon torse au sien, il en fut quelque peu surpris, commençant une phrase, mais je continuais à parler. Je ne devais pas m'arrêter, car je me connaissais sinon je rebrousserais totalement chemin. Oui, j'étais un être compliqué, mais il ne faut pas croire, tout le monde l'est, ne serait-ce qu'un peu, car c'est la nature humaine que de chercher à compliquer les choses qui pourtant sont simples, tellement simples...

Lorsque j'eus terminé, Arthur ouvrit la bouche et un flot de propos acerbes en sortie. Il agissait comme moi quelques minutes avant et cela, je ne pouvais l'en blâmer, car c'était justifié qu'il agisse ainsi. Le ton qu'il avait utilisé était des plus froids, cassants et chacun de ses mots entraient dans ma poitrine pour tenter de l'éparpiller comme pour se venger du cœur d'Arthur que j'avais osé briser en lui parlant comme je l'avais fait. Ses propos me blessaient, plus que je ne voulais l'admettre, mais pour qu'il ne me touche pas durant notre échange ou du moins, qu'il ne voit pas qu'il me touchait, je me construisis une façade. A l'extérieur j'étais calme, très calme, peut être trop... Mais à l'intérieur, cela bouillonnait, cela se déchirait. Comme dit...c'était amplement mérité. « Vraiment ? Tu es certain d'avoir eu le choix ? Et bien, si tu penses l'avoir eu, je ne peux rien contre cela, car ce doit-être le cas. » Un faible sourire passa sur mes lèvres pour ensuite totalement disparaître. « Tu dis que tu ne seras jamais comme moi, qu'il ne faut pas que je te compare à moi, mais regarde toi, à me parler tel que tu le fais. Tu agis exactement comme moi. » Je mis de la puissance dans le "exactement", pour que là aussi, il comprenne, qu'il ouvre les yeux.

Mes yeux s'écarquillèrent de surprise, lorsqu'il répondit à ma toute première question, soit à qui appartenait la parure qu'il avait volée. Il s'agissait de Scarlett Hamilton l'une de mes amies de première classe. « Tu ne peux imaginer dans quel désordre tu as mis les pieds en agissant ainsi. Si tu avais choisi de voler n'importe quelle autre personne de première classe, cela aurait pu passer, mais s'il s'agit de Scarlett Hamilton, tu as fait une grosse erreur. Même si je l'apprécie énormément, je connais la noirceur de son cœur et je puis t'assurer que si elle venait à découvrir que c'est toi qui l'as volé, elle ne fera pas que te dénoncer au commissaire d'arme. » Je passais ma main sur mon front, comme pour chasser une affreuse pensée, puis je poursuivis. « Je sais que tu ne veux pas m'écouter, mais il serait plus raisonnable pour ton être tout entier que tu remettes la parure là où tu l'as pris avant que cette dernière ne découvre qu'elle a été volée. »

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MessageSujet: Re: Trust me, I can transform you ✣ Arthur Prescott   Jeu 20 Juin - 1:19

André Berthiaume a écrit : ❝ Nous portons tous des masques, mais vient un temps où on ne peut plus les retirer sans s’arracher la peau. ❞

    C'était une sacrée déception. Arthur aurait voulu voir quelque chose se briser dans le regard de James, mais il n'y avait que cet océan immense et limpide. Rien d'orageux, aucune houle dévastatrice, aucun tourbillon meurtrier. Juste le plat calme et apaisé de l'eau qui dort. Arthur était pourtant fier des mots qui avaient quitté sa bouche. Ils étaient parfaitement acerbes et déplacés. Ce vocable était minutieusement choisi pour traduire au plus juste la colère dont James était l'investigateur.
    Arthur avait la réelle impression de s'être hissé au niveau de James, de ne pas lui avoir été inférieur. Ce n'était pas une dispute banale d'un adulte vis-à-vis d'un môme, c'était une rixe équilibrée entre deux pôles désireux de faire valoir leur point de vue. Et en ce rôle, Arthur n'était absolument pas déméritant. Et c'est pour cela qu'il consentit à sourire, tout en imaginant naïvement que James le laisserait passer sans broncher. La première phrase du blond fit grandir l'espoir un peu plus, vu qu'il céda au point de vue du garçon. Arthur crut réellement qu'il avait marqué un point décisif dans leur confrontation, mais déchanta rapidement. James avait gardé sous le pied une remarque qui déplut fortement au gamin. Et oui, l'adulte n'avait tort en rien ; la puérilité du Prescott l'avait poussé à répéter les erreurs de son interlocuteur. Comme il l'avait été au début de la conversation, Arthur avait cherché à rendre la pareille à James, et à le blesser. Oui, il avait imité inconsciemment le colérique blond alors qu'il scandait ne jamais vouloir lui ressembler. Ce constat le fit tiquer. Décidément, James avait don de toujours faire pencher la balance à son avantage ; et c'en était frustrant.
    Pour tenter de regagner un peu du terrain qu'il venait de perdre, Arthur trouva intelligent de répondre à la question première de James. Le propriétaire du bijou. Enfin, la, pour dire vrai. Scarlett Hamilton dont seul le patronyme revint en mémoire. Et lâché ainsi, un petit sourire satisfait sur les lèvres, Arthur pensa enfin obtenir la victoire. Mais ce nom sembla bien familier à James, qui, surpris de cette annonce, laissa ses yeux errer dans l'étonnement.
    Très vite, James reprit son assurance légendaire, certain d'être, pour le coup, plus prévenant que le garçon. Il lui avoua d'ailleurs qu'il avait commis une erreur en volant la Miss Hamilton. Arthur arqua un sourcil, sentant bien qu'il ne s'agissait pas là d'un sermon moralisateur comme ce fut le cas précédemment. James avait réellement l'air embêté. Et pour insister plus encore, il précisa les intentions de cette dame dans le cas où elle soupçonnerait Arthur.
    Aussitôt, le blond se passa une main sur le front, exprimant plus encore son désarroi, et Arthur reçut ce sentiment de plein fouet. Les mots de James venaient de s'imprimer à lui, et sa réaction appuyait encore plus le tampon sur sa peau. Fier, Arthur voulut surenchérir, pour contredire son ami, mais aucun mot ne quitta la paroi buccale. Il craignait finalement vraiment que James n'exagère pas. Il se tut, donc, et attendit la conclusion du Parker pour se remettre à penser. Le blond l'incitait à remonter le temps et à se débarrasser de la parure. Mais lui, que voulait-il ?

    -De... mais de quoi parles-tu ? Demanda Arthur en bombant un peu le torse pour se redonner une quelconque assurance.

    Oui, le garçon ne souhaitait pas céder si facilement, mais l'inquiétude s'était propagée comme une traînée de poudre et il commençait à son tour à être submergé par de drôles idées. Et si James avait raison, si la Hamilton était vraiment si sombre que ça, prête à lui faire payer son délit ? Il déglutit en baissant les yeux. Oubliée, son envie d'assurance. Il commençait à sentir le danger planer au-dessus de lui, et finalement, obtempéra :

    -Dois-je vraiment retourner ce bijou ? Il jeta un regard sur la parure et se mordit la lèvre. Je veux dire, je risque de tomber nez-à-nez avec elle, non ? Et alors elle...

    Sa phrase laissée en suspend, il imagina dans quelle colère furieuse Scarlett saurait se mettre en trouvant Arthur les mains coupables. La panique commençait à apparaître dans son regard. Car il sentait que ne pas remettre le bijou à sa place, comme James le lui avait soufflé, finirait par le condamner. Mais revenir sur les lieux de son crime pour soulager sa conscience n'arrangerait rien non plus.


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MessageSujet: Re: Trust me, I can transform you ✣ Arthur Prescott   Ven 28 Juin - 16:59

Trust me, I can transform you


Le prénom de Scarlett résonnait dans mon esprit, comme une sorte d'écho qui ne désirais pas me quitter, tout du moins, pas tant que notre échange durera, pas tant que cet énorme problème ne soit résolu. Entre toutes les personnes de premières classes, il avait fallu qu'il choisisse la plus dangereuse, la plus machiavélique, celle qui n'hésiterais pas à lui faire du mal à cause d'un tel acte de sa pars. Tourmentées étaient mes pensées, car elles imaginaient les pires choses qui pourraient advenir d'Arthur s'il venait à se faire attraper par cette dernière. Non...il fallait que j'arrête d'y penser. Je devais tenter de trouver une solution à ce désordre et non m'enfoncer encore plus en imaginant des choses qui pourraient être résolut si je venais à trouver une idée. Mon esprit continua de s'agiter, cherchant divers moyens pour qu'elle ne remonte pas jusqu'à Arthur s'il décidait de, malgré mes avertissements, de garder la parure, mais bien évidemment, le moyen le plus simple n'était autre que remettre la parure à sa place, ce que je lui exposais avec sur le visage, des traits emplis d'une certaine crainte et appréhension. La première phrase qui s'échappa de ses lèvres après mon discours sur le fait qu'il fallait absolument revenir en arrière, me démoralisa au plus haut point, car même si sa question n'était pas empli d'assurance, sa conduite elle l'était, et je craignais qu'il ne prenne ma menace à la légère.

Fort heureusement, il pesa le poids de mes paroles et son torse qui tantôt était bombé, déchanta bien rapidement. Même s'il m'en voulait. Même s'il ne désirait pas me croire. Je voyais bien qu'il s'était mis à réfléchit sur son vol et sur ce qui pourrait se passer après si elle venait à le découvrir. La crainte passa dans ses yeux tout comme moi quelques instants avant et son assurance retomba. Il avait enfin compris le réel danger de son vol et avait changé d'avis, rejoignant peu à peu le mien. Je ne pouvais de suite crier victoire, même si je devais avouer, que désormais, la victoire avait un drôle de goût, comme si elle était des plus futiles. Ce qui en vérité était le cas, car seul importait qu'Arthur se sorte indemne de ce mauvais pas. « A ta place, en effet, je le rendrais, car comme je te l'ai dit, je connais Scarlett et je ne désirerais pour rien au monde l'avoir sur le dos. Car même si à certains moments elle peut paraître douce, il n'en est rien, simplement une façade qui cache une nature des plus noirs. » Là encore, j'étais pleinement sincère, ce n'était pas un mensonge pour qu'il prenne peur et se rétracte, mais de véritables propos sur un homme qui craint pour le futur d'un ami et ce, même si je m'étais comporté de façon idiote avec lui. « Je vois bien que tu ne désires nullement y retourner. Je sais bien que je ne devrais te dire cela, car c'est à toi de réparer les erreurs que tu as commises pour mieux comprendre par la suite, mais si tu le désires, je peux les remettre à sa place. Elle me connaît et elle ne verra en rien une menace le fait que je traîne dans sa cabine. Si elle n'a pas remarqué que sa parure a disparu, je la remettrais à sa place sans une histoire, mais si elle l'a remarqué, je trouverais bien quelque chose pour lui faire croire qu'elle n'a en rien été volée. Mais comme je te l'ai dit, c'est toi qui vois. » Mon regard était rivé dans le sien, j'attendais qu'il prenne la décision qui lui conviendrait au mieux.
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MessageSujet: Re: Trust me, I can transform you ✣ Arthur Prescott   

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