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 "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.

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MessageSujet: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Ven 10 Mai - 22:19



Les maris sont tous de beaux salauds! Prenez donc un amant !

Sur le pont des premières classes.
15 Mai 1913
L’air marin enivré tous ses sens, la grande baie vitrée de sa chambre qui donnée sur la plage donnait cette ambiance de paix. Sur l’un de ses doigts trônaient l’alliance en or, gage de fidélité et d’amour. Pourtant en cette belle après-midi d’avril, Scarlett Hamilton n’était pas au lit avec son tout nouvel époux, mais avec le majordome de celui-ci : William Bates. Depuis quelques mois, tout en cherchant à attirer Thomas dans ses filets, elle tournait autour de cet homme froid et mystérieux, qui n’était pas s’en rappeler le propre mystère qu’elle était. Puis, cette après-midi s’était arrivé, une fois son mari parti pour affaire, Scarlett mit le majordome dans son lit, pour leur seule et unique nuit de passion. Encore aujourd’hui, la jeune femme n’avait pas oublié ce doux moment, même si elle était passée à autre chose, elle n’avait pu oublier. William, par chance avait pu survivre au naufrage, comme peu d’entre eux. Pourtant, un retournement de situation avait eu lieu, il y a quelques temps déjà, William était de retour à bord du Titanic et maintenant qu’il était avec elle, la veuve noire savait que la fin de Thomas allait enfin sonner. Voilà un an qu’elle tentait de s’en débarrasser, elle avait même l’arme adéquate pour lui planter une balle en pleine tête, comme elle l’avait fait durant le naufrage. En fait, elle avait de tout, l’arme à feu, le coupe papier, le poignard, le poison, elle pouvait de diverses façons tuer son mari, mais même si elle le faisait, au bout d’une journée, il serait de retour. Ce qu’elle voulait, c’était un moyen à long terme et maintenant que le Capitaine était de retour, elle devrait peut-être avoir une petite discussion avec lui, il avait tous les pouvoirs à bord, pourquoi pas celui de vie ou de mort ?

Loin de sa cabine et à une heure plus que tardive, Scarlett profitait d’une promenade nocturne, avec deux fidèles amies, une cigarette dans sa main gauche et une bouteille d’un délicieux scotch pur malt, dix-huit ans d’âge. En ce moment, elle était souvent portée sur les alcools forts et sans être alcoolique, elle appréciait cette compagnie bien plus délicate que celle de son époux. La nuit était bien noire et seul quelques stewards peu regardant croisés son passage. Les passagers étaient tous dans leurs cabines, sinon en train de cuver leur dernière bouteille de whisky. La veuve noire se promena longuement sur le pont des premières classes, maudissant les hommes, maudissant ses différents maris, enfin ça dépendait les raisons. Certains lui avaient fournis en mourant une vie assez confortable, elle ne devait pas les maudire pour cela. Depuis quelques temps, elle avait compris une chose, elle ne pourrait jamais aimer de sa vie, son cœur était noir, beaucoup trop sombre pour accueillir un peu de douceur et d’amour. Scarlett pouvait quand même aimer, l’or, les bijoux, l’alcool, d’autres choses futiles qui accompagnaient sa vie, mais certainement pas les hommes. Même si certains pouvaient procurer de nombreux plaisirs, ils étaient plus des boulets qu’une femme pouvait traîner inlassablement, sans connaître un moment de paix.

Arriva un moment où la jeune femme stoppa et s’installa sur l’un de ces bancs en bois pour faire face à la mère et à la lune céleste qui trônait loin dans l’horizon. Ce spectacle était si beau, la nature et ses merveilles l’avaient toujours fasciné et c’était pour cela qu’elle avait apprécié Dantes, c’était pour sa capacité à transposer la beauté sur une feuille de papier. Mais l’homme avait fini par l’abandonner, mettant fin à leur liaison pourtant si passionnée, il l’avait pu assumer son lourd secret. Elle porta à ses lèvres sa cigarette, surmontée d’un élégant embout, un objet qu’elle avait trouvé en France et qu’elle affectionnait particulièrement. La fumée s’échappa de ses lèvres, assise de manière nonchalante, avec ses longs cheveux bruns bouclés pendant sur son dos, elle n’avait nullement l’air d’une dame de première classe. Et elle n’était pas l’une de ces dames, elle était bien mieux que cela, elle était libre, même si son mariage lui gâchait cette liberté. Tout en contemplant les flots, elle porta sa précieuse bouteille à ses lèvres et en but la délicieuse boisson ambrée. Bientôt elle serait libre, elle pouvait le jurer devant tous les dieux, elle tuerait Thomas Hamilton.
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Sam 11 Mai - 20:12


Les maris sont tous de


beaux salauds,


Prenez un amant!


Un jour s'était passé depuis ce fameux soir de casino ou Jules m'avait violenté. Un jour... Et pourtant, ma joue portait encore les stigmates de cette gifle monumentale que je m'étais prise et ce, devant l'ensemble des passagers réunis ce soir là. Quelle honte j'avais ressentie moi qui n'aimait pas être sous les feux des projecteurs, surtout pas de cette manière si humiliante. Depuis, j'avais demandé à un des capitaines d'armes, l'autorisation de quitter la cabine que je partageais avec mon "mari" refusant de rester une seule seconde de plus en sa compagnie. D'une part, je n'aimais absolument pas cet homme, d'autre part, je n'avais connu que six mois de vie commune à ses côtés et enfin, ayant eu la possibilité de survivre au naufrage, j'avais refait ma vie. De plus, les événements de la veille m'avaient convaincu de faire ma vie de mon coté et lui, la sienne.
J'avais pris mes aises dans une cabine déserte de première classe. Elle était bien plus petite mais elle suffisait à me conforter et à me sentir en sécurité. Actuellement, j'étais dans mon lit, seule et je n'arrivais pas à dormir. Je ne réussissais pas à faire disparaître ce sentiment de malaise que je ressentais. Elliot... Camille... Jules... Tant d'hommes autour de moi que je ne savais plus ou donner la tête et que penser.

Pourquoi j'avais cette mort, pourquoi me retrouver sur ce bateau et ne pas avoir mon tendre Camille à mes côtés. Me tournant et me retournant, j'avisais l'horloge... Vingt trois heures... Et mes yeux étaient grands ouverts et je ne trouvais nullement le sommeil. Sentant une perle de sueur coulait dans mon dos et me sentant, oppressée, enfermée, je décidais alors de sortir de ma cabine et d'aller faire un tour. J'étais vêtue d'une longue chemise de nuit et prit un châle histoire de recouvrir mes épaules nues en dehors de la fine dentelle qui composait la bretelle de ma robe. Parée ainsi et les cheveux défaits, je déverrouillais la porte et sortait, pieds nus, à pas feutrés. Quand tout à coup, j'entendis:

" Nayah!" Mon sang se glaça... Il s'agissait de Jules la figure tuméfiée, l'air penaud. Il semblait avoir attendu que je sorte pour me parler. Immédiatement, la colère monta en moi et je préférais tourner le dos et prendre la fuite. Je me mis à courir mais je l'entendais également me courser. Prise de panique, j'accélérais encore plus, maudissant ces couloirs vides de membres de l'équipage au moment ou j'en avais le plus besoin. La course poursuite dura quelques minutes jusqu'à ce que j'arrivais devant la porte menant à la promenade des Premières classes. Par chance, elle était grande ouverte. Essoufflée, je me retournais alors pour toiser mon mari qui me coursait toujours. De toute manière, j'étais incapable de courir plus, alors, autant l'affronter.

" Qu'est ce que vous avez, Jules? hein? Vous ne croyez sans doute pas que vous avez assez fait de mal comme ça? " Disais je, complètement furieuse.
C'est alors qu'il me répondit:
" Je voulais m'excuser Nayah, j'ai vraiment perdu la boule, hier soir. Je ne sais ..." Mais je lui abattis ma main sur sa figure. Certes, le coup n'était pas aussi violent que le sien mais il claqua dans un bruit aigu, une claque de femme devrais je dire. Puis, je me rapprochais de lui à quelques centimètres de sa bouche et dit alors d'un ton malveillant:
" Maintenant, nous sommes quittes alors... Laissez moi tranquille! Ajoutais je avant de lui claquer la porte au nez. L'air frais marin me fouetta alors le visage, alors que j'appréciais également ce silence apaisant qui s'offrait à moi. Toutefois, ma colère n'était pas atténué et je ne pus qu'hurler:

" SOMBRE IMBÉCILE! " tout en tapant mes deux mains sur la rambarde du pont. Je remarquais alors un nuage de fumée à mes côtés et une odeur de cigarette. Me retournant immédiatement, je regardais qui était déjà là avant moi.
C'était une femme que je ne connaissais pas vraiment mais que j'avais croisé dans les couloirs des Premières Classes. Elle était également présente lors de la soirée casino pour l'avoir vu. Consciente d'avoir sans doute gâché sa tranquillité je hochais la tête tout en lui disant :

" Pardonnez moi pour le dérangement. "
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Dim 19 Mai - 17:51



Les maris sont tous de beaux salauds! Prenez donc un amant !

Sur le pont des premières classes.
15 Mai 1913
Alors qu’elle profitait des douceurs de l’alcool et de la cigarette, Scarlett Hamilton assista à une dispute de couple dont l’un des protagonistes était une revenante. Ces personnes avaient toujours intrigué la veuve noire, elle se demandait bien ce qu’ils pouvaient savoir sur leur avenir à tous. Probablement de nombreuses choses, des secrets sombres et mystérieux. Pour le moment, elle n’avait pas vraiment parlé à ses gens, elle avait entendu des tristes histoires à propos de deux guerres mondiales qui se seraient déroulées après le naufrage en 1914 et 1939. Des millions de mort, une extermination. Le monde avait connu l’horreur après le naufrage du Titanic et Scarlett était bien heureuse de ne pas avoir eu à connaître cette page de l’histoire. Elle avait été heureuse d’apprendre cependant que les femmes avaient gagné leur émancipation avec le temps. Lors de la dispute qui se déroulait derrière elle, elle put percevoir les prénoms des deux protagonistes, Nayah et Jules, sûrement un couple en grand conflit, oh elle devrait ne pas s’en faire, qu’elle quitte son époux et prenne un amant, voilà la meilleure des choses à faire. Il est fort dommage que le divorce ne soit pas possible ici, sinon elle aurait la première à courir pour en faire la demande. Le mariage était vraiment un gouffre pour une femme, par chance, elle avait pu supprimer la plupart de ses maris, sauf Thomas, mais un jour, elle parviendrait à ce qu’elle désirait. La dispute finit par s’arrêter, le mari quittant la scène pour laisser sa femme seule pestant sur le pont. La jeune femme prit alors conscience de sa présence et s’excusa auprès de Scarlett pour le dérangement. Du coin des lèvres, elle se mit à sourire et dévisagea la revenante.

« Ne vous inquiétez pas, je comprends tout à fait votre situation, moi-même je me retrouve coincée ici avec un mari trop encombrant, donc par moment ça explose. » Répondit-elle tout en prenant à nouveau une gorgée de ce si bon alcool.

C’était une manière délicate de résumer sa situation avec Thomas. Même s’ils s’étaient désirés, dès leur lune de miel, elle l’avait trompé avec son majordome. Elle avait aussi tenté de le tuer et depuis ils se pourrissaient tous les deux la vie mutuellement. Cependant, Scarlett avait un wagon d’avance, elle connaissait la présence à bord du navire d’une cargaison d’arme, puis le fidèle majordome de son mari était de retour, avec les autres revenants, maintenant, elle n’était plus seule. Bientôt, elle en finirait avec Thomas et elle gagnerait enfin sa liberté, celle qu’elle méritait depuis tant de temps. Elle avait déjà pris ses ailes en se séparant publiquement de son mari, tous savaient maintenant qu’ils n’étaient plus un couple. Cependant, à cause d’un stupide contrat de mariage, seule la mort pouvait les séparer et rien d’autre.

« Venez avec moi, nous pourrions converser et ainsi maudire nos maris jusqu’à la fin des temps. N’est-ce pas un beau programme ? »

Avec cette rencontre, Scarlett espérait se faire une nouvelle alliée, après tout deux femmes malheureuses dans leur couple pourraient faire une funeste alliance pour se débarrasser de leurs époux, mais encore faudrait-il savoir si cette femme était fiable. Il serait bien triste de devoir l’enfermer pour l’éternité dans une calle et venir chaque matin lui tirer une balle en pleine tête pour qu’elle ne se réveille pas. La veuve noire entama les réjouissances en se présentant.

« Au fait, je me présente, Scarlett Hamilton. Il me semble que vous faites partis de ces nouveaux passagers ? »

Elle accorda un ravissant sourire à la jeune femme puis admira la voute céleste, la nature était vraiment belle, mais aussi dangereuse que les femmes. N’était-ce pas la nature qui avait mis sur leur chemin un iceberg ?
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Mer 22 Mai - 12:39


Les maris sont tous de


beaux salauds,


Prenez un amant!



J'étais terriblement gênée ne sachant plus ou me mettre. Jurer de cette manière sur le pont des Premières Classes était tout sauf approprié. J'avais vécu de longues années et vu de mes propres yeux la libération de la femme, deux guerres mondiales, des privations et au final, j'avais surtout vu une chose: l'homme et la femme se rapprochant de plus en plus, sans barrière, sans vouvoiement et attitude mondaine. De même, je me souvenais qu'à l'époque ou j'avais rencontré Camille, le "tu" était venu naturellement et de ce fait, je me trouvais complètement perdue devant Jules qui me vouvoyait... Et me giflait en public par la même occasion. Ma colère était légitime mais sur le Titanic, une épouse qui insultait son mari n'était pas du tout apprécié. Ô comme je rêvais d'être avec Elliott en cet instant: il ne me ménageait pas, certes, mais je me sentais tellement plus humaine à ses côtés. Je remarquais que cette femme assise semblait l'être également car elle me fit un sourire tout en me rassurant qu'elle aussi, son mari était trop envahissant. Je songeais alors à ces femmes mariées sans amour qui se battait pour une liberté volée... Je m'imaginais la difficulté de vivre avec un homme que nous ne pouvons aimer, tout comme l'amour restait en 1912 un sentiment trop tabou chez les personnes aisées.
La jeune femme m'invita, avant que je ne puisse lui répondre à s’asseoir à ses côtés, afin de converser, puis elle se présenta: Scarlett Hamilton. Et ensuite, sans que je m'y attende, elle me demanda si j'étais une revenante car mon visage lui semblait inconnu. De là, je réalisais que son mari était avec elle depuis un an sur le bateau, comme elle devait se sentir seule parfois... C'est dans un élan de compassion que je lui répondis tout en affichant un sourire timide:

" C'est volontiers que j'accepte de rester avec vous, chère Scarlett. Je m'appelle Nayah Gallagher et effectivement, il y a peu, je suis revenue sur le bateau. " Disais je tout en prenant place à ses côtés. J'en profitais pour l'observer à la dérobée et ne put qu'admirer sa beauté tout comme son attitude: elle semblait si sûre d'elle et maître de ses décisions et pensées. Tout le contraire de moi qui semblait si perdue en ce moment. Je lui souris à nouveau tout en ajoutant: " Alors, nous sommes toutes les deux avec des maris bien envahissant, si je comprends bien! " disais je en me mettant à rire nerveusement, puis je me permis d'exprimer ce que je ressentais. Bizarrement, je ne la connaissais pas mais je sentais qu'elle était capable d'apporter des réponses et de l'aide à ma situation maritale qui m'étouffait. Je la scrutais donc tout murmurant: " Vous savez, j'enrage quand je me vois avec cet homme qui est censé être mon mari, qui essaye de m'enfermer dans cette cage dorée dans laquelle je me suis libérée en survivant au naufrage! Pourtant, ce ... crétin refuse de l'admettre et passe son temps à me prendre la tête. J'en peux plus! "

Je baissais les yeux prenant une inspiration. Il fallait que je me calme, cette femme n'y était pour rien à ma colère et ce n'était pas le moment de l'effrayer ou autre. Je la connaissais pas, aussi, je ne pouvais savoir ses réactions. Quoi qu'il en soit, je gardais mes yeux baissés scrutant mes pieds. Je réalisais combien cette situation était ridicule, combien le destin ne m'aidait soudain plus. En y réfléchissant, j'aurais préféré mourir et supporter Jules durant cette année. Au moins, je serais resté une épouse docile et aimante. En survivant, j'avais ouvert la voie de l'amour, connu tellement de sensations que Jules ignorait encore. Il n'arrivait pas à comprendre, il ne le voulait pas. Cet homme m'avait pleuré pendant un an et lorsque je revenais, pour son plus grand bonheur, je le rejetais. Cette situation était trop compliquée et je ne me pensais pas assez forte pour l'assumer.

Ainsi, et comme si je cherchais un espoir en elle, je relevais la tête et l'observais fumer et boire sa bouteille tandis que je lui disais, affichant une mine triste:

" Je ne sais pas si vous arrivez, vous, à supporter cette situation. Mais moi, elle m'est insupportable. Et je désire ardemment que cela cesse. "
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Sam 25 Mai - 23:14



Les maris sont tous de beaux salauds! Prenez donc un amant !

Sur le pont des premières classes.
15 Mai 1913
Elle était la plus resplendissante, la plus belle de la journée. Ses longs cheveux bruns avaient été galamment bouclés, remonté en chignon, ils étaient retenus par une ravissante tiare en argent, surmonté de diamant. Celle-ci était son caprice, c’était un bijou d’une grande beauté et très coûteux. Son caprice, celui d’être pour une journée la reine. On ne pouvait rien lui refuser, pas même cette longue robe blanche, ni le collier de diamant qu’elle portait autour du cou. Il était sous son emprise, cependant ce cher John savait-il qu’il était son troisième mari ? Manchester se situait bien loin de Londres, loin de ses premiers méfaits et là-bas, elle avait tout de suite trouvé son troisième époux, celui qui la couvrirait d’or. Elle serait Scarlett Howard, mais seulement pour quelques mois, elle avait bien l’intention de le tuer, une fois qu’il serait complètement à elle et qu’elle serait couchée sur son testament. John n’était pas charmant, c’était un homme d’une cinquantaine d’année, veuf à qui elle avait ravi le cœur et bientôt l’argent. Leurs chemins s’étaient croisés lors d’une réception, elle était jeune, belle, amusante, de quoi plaire à cet homme avide d’une seconde jeunesse. Il était onze heures, on vint alors la chercher pour la cérémonie anglicane de leur mariage. Scarlett Howard, cela sonnait plutôt bien, mais bientôt ça serait la résonnance de l’argent qui titillerait ses oreilles et elle disparaîtrait comme elle était venue. Devant le manoir attendait une voiture, celle qui la conduirait jusqu’à l’église. De son regard de braise, la belle veuve noire regarda la beauté de l’endroit. Bientôt tout cela serait à elle.

Elle fut réveillée de ses pensées par la voix de la jeune femme qui venait de la rejoindre à ses côtés, pour partager sa colère à propos de son mari. Scarlett ne pouvait que la comprendre, même si elle ce n’était pas pour les mêmes raisons. Tout ce qu’elle désirait depuis plus d’un an, c’était de tuer Thomas pour tout le mal qu’il lui avait causé et qu’il causait encore aujourd’hui.

« Envahissant, n’est qu’un faible mot et je ne suis pas sûr d’en trouver un qui existe pour qualifier mon mari. » Elle marqua une pause durant laquelle elle dévisagea un peu cette jeune femme qui lui ressemblait un peu surtout avec ses longs cheveux bruns. « Si vous voulez mon avis Nayah, si votre mari cherche à vous mettre une laisse autour du cou, essayez de lui faire le plus de mal possible. Pourrissez-lui la vie, vengez-vous et si cela ne marche pas il faudra tenter la manière radicale. »

Scarlett ne chercha pas à donner plus de précisions, espérant que la jeune femme comprenne ce qu’était cette dernière option sans qu’elle n’ait à en dire plus. Elle prit à nouveau une gorgée de brandy et posa la bouteille dans la direction de Nayah Gallagher, l’invitant à partager cet instant alcoolisé. Sa cigarette était sur le point de se consumer, la veuve noire la termina avant de la laisser choir sur le pont. Devait-elle faire confiance à cette inconnue qui était en plus une revenante. William était un revenant lui aussi, mais elle ne partageait pas la même relation avec cette femme. Après tout, comme son amant, elle avait très bien pu apprendre qui elle était réellement, ce qui pourrait très bien la mettre en danger. Pour le moment, elle restait prudente, attendant la suite des évènements.

« Cela fait plus d’un an que je supporte cela et croyez-moi dès les premiers jours j’ai cru devenir folle, mais étrangement au fil du temps, on finit par s’y habituer. Trouvez-vous un but à bord de ce navire et vous verrez la vie deviendra plus facile. »

Son but, elle l’avait tout de suite trouvé et elle n’avait pas eu besoin de chercher trop longtemps, puisqu’une seule chose l’animée, tuer Thomas et l’envoyer en Enfer une bonne fois pour toute. Elle le savait, un jour elle y parviendrait, ce Titanic était tellement étrange que la solution viendrait d’elle-même.
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Dim 26 Mai - 21:45


Les maris sont tous de


beaux salauds,


Prenez un amant!



Cette femme, Scarlett, était intrigante. Il se dégageait d'elle une assurance et une froideur. Malgré cela, je sentais un bon courant se faufiler entre nous deux. Sans doute, que nous avions quelques similitudes par rapport à notre situation maritale. Ses réponses me rendirent perplexes. Selon elle, je ne devais en aucun cas me laisser mener par le bout du nez par Jules. Toutefois, le fait de devoir "faire mal" m'arrêtait un peu... Je n'avais jamais fait cela dans ma vie, alors pourquoi commencer? de même, la manière radicale qui sous entendait, tuer, m'apparaissait comme quelque chose d'insurmontable.

Je réalisais que si cette situation devait durer un an comme cette femme, je ne serais pas capable de la tenir. Certainement, que je finirais par craquer et commettre l'irréparable. Tout en me tendant sa bouteille, Scarlett me conseilla de me trouver un but. Je restais alors interdite. C'était exactement ce qu'Eliott m'avait conseillé de faire pour ne pas sombrer dans la folie. Seulement, ce dont je n'avais pas réalisé, c'est qu'il était, quelque part, devenu ma raison de continuer mon existence sur ce bateau. Bon, j'admets que j'y étais forcée, la mort ne reviendrait plus m'emmener ailleurs. Mais cet homme que je connaissais à peine m'apportait un renouveau, un souffle d'air alors que j'étouffais. Je fixais Scarlett tout en étant plongé dans mes pensées. Je bus alors une gorgée tandis que l'alcool traversait ma gorge tout en m'apportant une once de chaleur. Plus que jamais, cette discussion me ramenait en ce moment même à cette rencontre d'il y a quelques jours. Les coïncidences étaient si grandes. J'émis alors un rire amusé et répondis alors:

" Je ne sais quel a été votre but pour vous... Mais, il y a quelques jours, j'ai rencontré une personne qui m'a dit la même chose que vous... Au sujet du but. Et d'une certaine manière, il est devenu ma raison de vivre et d'être heureuse sur ce bateau. Je pris alors une inspiration tout ajoutant: " Le seul problème est que ce but ne convient pas aux moeurs de ce bateau tout comme mon mari ne l'acceptera pas. De même, je ne me sens pas capable, pour l'instant, de vouloir utiliser la manière forte, bien que je réalise que... qu'il refuse d'admettre que je n'ai plus de sentiment pour lui. Je me sens prisonnière de lui. "

Je ne me voyais pas passer mon temps à l'éviter, à craindre des représailles. Tout ce que je souhaitais, était de passer plus de temps avec Eliott, apprendre à le connaître mais il fallait que le destin soit autrement que ce que j'espérais. Scarlett, elle, semblait avoir trouver la solution. J'entreprenais alors de lui demander:

" Soyez franche, Scarlett. Quelle solution avez vous trouvé pour vous libérer de l'emprise de votre mari? "

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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Jeu 30 Mai - 18:33



Les maris sont tous de beaux salauds! Prenez donc un amant !

Sur le pont des premières classes.
15 Mai 1913
Cet univers de fou avait tendance à faire ressortir le pire en eux, Scarlett Hamilton le sentait, depuis qu’elle était à bord du Titanic, son âme était devenue aussi noire que les ténèbres. Alors qu’auparavant, elle passait seulement son temps à tuer ses maris et donc à accroître son patrimoine. Désormais, elle crachait son venin sur tout ce qui pouvait être intéressant pour elle. Il y avait cette Elisabeth Cavendish qui lui déplaisait tant, Peter Somerset qu’elle désirait voir mort au bout d’une corde et tant d’autre qui selon elle ne méritait pas le moindre de ses regards. Horrible, garce, veuve noire, Scarlett était devenue ignoble, et si elle allait voir un psychiatre, elle découvrirait que la personne qui avait ressorti cette part noire d’elle-même était son mari. L’homme avait lui aussi un côté sombre, certes caché, mais c’était une face qu’elle découvrait de temps en temps, comme quand il prenait un malin plaisir à porter la main sur elle pour lui faire du mal. Chaque coup qu’elle lui avait porté, il lui avait rendu, la rendait encore plus noire et plus mauvaise que jamais. Tout ce qu’elle atteignait, pourrissait entre ses mains et ce voyage était une traversée de non-retour. On ne pouvait pas redevenir bon, quand on avait goûté à la joie des ténèbres et cela personne ne pouvait rien y faire, pas un médecin et encore moins un psychiatre. Dans le monde normal, les personnes comme elle méritait la corde, la guillotine ou encore l’asile, les montres de son genre n’était pas fait pour vivre avec les autres, leurs natures étaient bien trop mauvaises et surtout très dangereuses pour les personnes qu’ils pouvaient côtoyer. Nayah, qui se trouvait aux côtés de Scarlett était une victime de la vie. Revenante, elle avait vécu toute sa vie loin de son mari et aujourd’hui, elle vivait comme dans une prison dorée. Même ici, les hommes avaient encore beaucoup de pouvoir sur les femmes et cela, même les dictats de la modernité qu’apportaient les revenants ne pourraient le changer. Le Titanic était comme figé dans le temps et même si certaines choses avaient pu changer, la mentalité et l’esprit de certaines personnes restaient encore figés comme en 1912, date à laquelle, ils étaient tous morts. Scarlett écoutait attentivement la jeune femme à ses côtés et elle comprenait bien vite qu’elle avait rencontré un autre homme. Nayah était donc pas si différente d’elle, tout de même, sauf que la première classe avait eu de son côté de nombreux amants.

« Si vous avez rencontrés un autre homme, je vous conseillerai de le prendre pour amant. » Commença-t-elle toute en souriant comme une enfant. « Je ne vais pas vous cacher la vérité, pour punir mon mari de sa violence à mon encontre et du fait que je restais sa prisonnière, j’ai eu un tas d’amant à bord de ce navire et aucuns d’eux n’a parlé. Si vous les choisissez bien, vous ne perdrez pas votre réputation. En prenant un autre homme, vous vous émanciperez de lui, en tout cas, c’est ce qui m’est arrivé, aujourd’hui on vit séparément, même si je suis toujours Madame Hamilton. »

Hamilton, ce nom elle lui cracherait bien dessus, mais il y avait toujours un contrat qui l’unissait à Thomas et celui-ci, elle ne pouvait l’effacer. Même si cela n’était plus que symbolique, Scarlett se sentirait réellement séparée de son mari une fois que la mort les aura séparées. Il n’y avait donc pas d’autres moyens, elle se devait de tuer son mari. Nayah lui demanda alors d’être franche avec elle et de lui avouer quelle solution elle avait bien pu trouver pour se libérer de Thomas. Scarlett la jaugea du regard avec méfiance, puis enfin après quelques secondes de silence, pendant lesquelles, elle prit une nouvelle goulée d’alcool, elle lui avoua son secret.

« Il n’y a qu’un moyen pour qu’une femme se sépare d’un homme, c’est qu’il meurt. Etre veuve, c’est toujours mieux que d’être divorcé. Avez-vous vu dans les journées le nombre de femme à mon époque qui ont été salie durant un divorce. Je refuse de connaître le déshonneur et étrangement une veuve est bien mieux acceptée qu’une divorcée. Nayah, si vous voulez vous débarrasser de votre mari, il faudra le tuer, il n’y a pas d’autre moyen. »
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Lun 3 Juin - 21:21


Les maris sont tous de


beaux salauds,


Prenez un amant!



Au fur et à mesure que je dévoilais ma vie à Scarlett, je commençais à l'apprécier. Il y avait ce côté dangereux, son regard restait froid tout comme son sourire restait dénué de chaleur. Malgré tout, j'avais cette intuition que cette femme pouvait apporter des réponses aux questions que je me posais. C'est pourquoi, j'avais décidé de ne pas passer par des chemins détournés pour lui dire ce que je pensais, ou ce que j'avais à lui demander. Nous semblions nous comprendre avec une facilité déconcertante. Je n'avais même pas évoquer Elliott en tant qu'amant qu'elle me conseillait d'en avoir un si je l'avais trouvé. Elle m'expliqua sans crainte et sans aucune pudeur qu'elle avait fait cela pour tenir un an face à son mari. Elle avait trouvé des hommes prêts à aller avec elle dans une aventure sans lendemain dans lequel il garderait le secret. De cette manière, elle avait pris sa liberté face à son époux. Comment un mariage pouvait-il être heureux et décliner dans un enfer sans nom? Je réalisais combien je me trouvais petit à petit dans la même situation que la femme assise à côté d'elle. Cela ne faisait que quelques jours que j'avais retrouvé Jules et pourtant, la situation s'annonçait compliquée... Très compliquée.

Lorsque je lui posais la question du moyen de se débarrasser de son mari, Scarlett m'avoua alors son secret: la mort. Voilà comment elle souhaitait éliminer son mari. Pour elle, il valait mieux être veuve que divorcée. La première option était beaucoup plus appréciable au sein de la société. En effet, le divorce en 1913 était un sujet encore trop tabou, surtout pour une femme telle que Scarlett ou moi même. Nous étions mariée à des hommes de la haute société. Une telle séparation ne pouvait que salir notre image. Je réalisais combien les années vécues après le bateau m'avait fait évolué. Le divorce s'était généralisé et la libération de la femme avait plus ou moins permis de les laisser prendre leur envol face à un mari trop envahissant.
Alors, oui, cette femme avait quelque part raison dans ses propos... Mais tuer Jules... J'en doutais être capable. Enlever la vie à un être humain, je n'avais jamais fait cela et je ne pensais pas avoir la force de caractère suffisante. Ou alors, il faudrait que je m'abreuve d'une quantité insurmontable d'alcool, nécessaire pour que je ne sois pas consciente de mes propres actes.
Je fronçais alors les sourcils réalisant combien ma partenaire était dangereuse. Il me semblait important qu'elle soit plus une amie qu'une ennemie.

Puis, tandis que je réfléchissais plongé dans un profond doute, un point attira mon attention. Il y avait une faille dans le plan diabolique de Scarlett. Tuer... Oui, pour avoir un repos éternel et ne plus être inquiet. Mais sur le Titanic? Qu'en était-il? Si j'avais bien compris, on ne pouvait mourir ici même. Certes, les passagers pouvaient se prendre une balle, un coup de couteau qui pouvaient être fatal. Mais une chose était certaine: on se réveillait le lendemain quoi qu'il arrive. Relevant la tête, je regardais alors Scarlett et je lui posais cette question qui me tracassait:

" Votre solution est intéressante... Bien qu'elle ne ressemble à mes manières de faire. Cela n'empêche pas que nous pouvons changer, mais... " Je pris alors une inspiration avant d'ajouter: " Mais... Comment pouvons nous tuer quelqu'un sur un endroit ou ne pouvons pas mourir? J'ai cru comprendre que nous pouvions nous entretuer mais quoi qu'il arrive, le réveil se ferait chaque lendemain, non? "
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Mar 11 Juin - 21:24



Les maris sont tous de beaux salauds! Prenez donc un amant !

Sur le pont des premières classes.
15 Mai 1913
La demoiselle devait être timide, même si elle paraissait intriguée par les dires de Scarlett. Elle paraissait intéressée, mais sans plus. Cela se voyait, elle n’avait jamais dû penser au cours de sa vie de devoir éliminer une vie. Scarlett pouvait la comprendre, après tout elle n’avait pas assassiné dès le berceau, mais après son premier mariage. Même si elle avait déjà des penchants sanglants en étant une jeune femme, elle n’avait jamais passé à l’acte qu’une fois qu’on lui avait passé la bague au doigt. Mais la veuve noire ne regrettait jamais rien, ses maris lui avaient donné de l’argent, de quoi pour s’acheter ce qu’elle voulait et de pouvoir posséder le plus grand des conforts. La première classe n’oublierait jamais son coquet appartement à Paris, cette ville qu’elle aimait tant. Elle se souvenait encore des tentures rouges des rideaux, des meubles précieux décorés à la feuille d’or, tout comme des miroirs et des nombreux tableaux qu’elle avait collectionnés. Elle s’était construite sur la mort et elle restait plus que jamais fière de ses choix.
Son regard se tourna vers Nayah et Scarlett tenta d’imaginer à quelle époque elle avait bien pu vivre, d’après certains passagers elle serait morte très vieille et avait connu de nombreuses choses, dont l’émancipation de la femme. Cette chose, de son temps, la veuve noire en avait toujours rêvé, connaître la même liberté que les hommes voilà ce qu’elle revendiquait en leur donnant la mort. Nayah posa le doigt sur le vrai problème, ici à bord du Titanic on ne pouvait donner la mort à personne sans qu’il ne se réveille le lendemain matin. Scarlett n’avait essayé qu’une fois de tuer quelqu’un à bord et ce fut Marcus Cream. D’une balle en pleine tête, elle avait tué l’homme, mais le lendemain matin, il était de retour à bord. Il y avait déjà eu aussi d’autres meurtres sur le Titanic, certains connus comme celui de cette idiote d’Elisabeth Cavendish, et d’autres qui ont été probablement méconnus et cachait dans l’ombre des calles ou bien des cabines.

« Vous avez bien raison et c’est là tout le problème. Si vous ne souhaitez plus voir votre mari, il faudra le tuer toutes les vingt-quatre heures. » Commença-t-elle tout en ne masquant pas sa mauvaise humeur. « Mais je travaille sur cette affaire, si vous souhaitez vous associer à moi, à deux, on est toujours plus fort. » Termina-t-elle avec un sourire sarcastique.

Au fond d’elle-même Scarlett espérait bien que cette jeune femme ne dévoilera pas son petit secret, mais aussi ses intentions envers son mari. Sinon, la veuve noire le savait très bien, elle devrait tuer la revenante, la séquestrer dans une calle pour mieux cacher le corps et venir chaque jour pour l’éliminer inlassablement. Elle ne pouvait vraiment pas se permettre de voir son existence choir à cause d’une femme qui parlerait trop.

« Par contre Nayah, je vous préviens tout de suite, trahissez moi et je ferais de votre vie un Enfer, mais si vous restez sage, croyez-moi nous serons de très bonnes amies et je pourrais même vous aider à connaître enfin la paix. » Continua-t-elle avec un sourire démoniaque sur les lèvres.

Après tout, il ne fallait pas reprocher à la veuve noire de vouloir protéger ses arrières, cela n’allait pas être en si bon chemin qu’elle allait gâcher tous ses efforts et certainement pas pour une personne qui n’était pas de confiance.
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Sam 15 Juin - 22:37


Les maris sont tous de


beaux salauds,


Prenez un amant!



La mort, était elle vraiment la solution à tout problème? Je n'avais jamais réellement étudié la question. Et pourtant, ce soir là, je commençais par sérieusement y penser. La colère me direz vous, mais cela était bien plus. J'avais vécu toute une vie en aspirant à un repos paisible et un paradis magnifique. Non, au lieu de cela, j'avais droit à un mari devenu possessif et violent de surcroît. J'avais cent cinq ans et je refusais de me laisser marcher sur les pieds. L'oiseau en survivant était devenu libre et comptait le rester. Jules m'entravait celle ci en me forçant a redevenir sa femme sans tenir compte, une seule fois, de mes sentiments. Jamais, il n'avait tenté de savoir comment se passait mon retour. Non, au lieu de cela, il n'avait cessé de me coller, de m'obliger à le suivre et de surcroît, avait même tenté de m'attirer à nouveau dans son lit. Mais je n'avais pas été capable, cela se faisait avec des sentiments,du moins, je l'avais réellement compris en étant avec Camille. Jules m'avait rendu femme quand Camille m'avait fait découvrir l'amour avec un grand A. Tant de divergence qui m'engouffrait dans un abîme ou je me sentais de plus en plus perdue. Ce soir, la chance me souriait, Scarlett avait peut être la solution. Quoi que... Elle m'expliquait que le seul moyen, pour l'instant, était de tuer la personne toutes les vingt quatre heures plus exactement. Elle n'avait pas encore trouvé la réponse miracle. Cela sembla la contrarier, ce dont je comprenais. Je m'imaginais mal aller tirer une balle dans la tête de Jules tous les jours et ce, si je devais vivre ici pendant une éternité. À un moment donné, ce merveilleux plan risquait de voler en éclats. Mais en l'état des choses, il ne me restait que cette option là si le dialogue ne pouvait se faire. De surcroît, Scarlett était une des rares personnes à être réellement sincère avec moi. Elle l'était encore bien plus qu'elle me mît en garde: si jamais je venais à la trahir, le sort qu'elle proposait de réserver à Jules serait finalement pour moi.
Un frisson parcourut alors mon échine, j'essayais de ne pas m'imaginer en train d'attendre que la jeune femme vienne me faire un coucou suivie d'une balle en plein cœur.

Je réalisais le jeu dangereux dans lequel je m'embarquais. Si jamais, je m'alliais à cette femme, que je connaissais à peine, je m'engageais alors à lui être d'un soutien sans faille. Si j'acceptais, un retour en arrière ne serait plus possible. Est ce qu'alors, je pouvais revoir ELliott sans être inquiétée? Car il me manquait, plus que jamais. Je désirais le revoir mais je n'osais le faire avec mon mari traînant autour de moi.Je revoyais encore notre rencontre, son étreinte, ses baisers. Et pourtant, au début de notre entrevue, je n'avais pas apprécié son agressivité, jusqu'à ce qu'il brise son armure de glace. Je m'étais sentie redevenir une femme libre dont Jules souhaitait réprimer. Cette sensation d'être dans une cage me fit bouillir intérieurement et c'est presque précipitamment que je répondis :

" Je serais ravie de vous aider Scarlett. Plus que jamais, je désire être libre et séparée de mon mari. J'essaierais de lui parler avant de faire quoi que ce soit qui lui portera atteinte.. " Dis je tout en affichant une détermination dans mon regard. Puis j'ajoutais également : " Quand à votre secret, soyez sans crainte, je ne le dévoilerais pas. Après tout, si vous me l'avais avouer, c'est que vous estimez que je suis digne de confiance, sans doute. " ajoutais je tout en lui adressant un sourire sincère.

Puis, je pris la décision de solder notre pacte de manière officielle. Je lui rendis alors ma main tout en concluant, non sans un sourire timide: " Alors... alliées? "
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Lun 24 Juin - 14:32



Les maris sont tous de beaux salauds! Prenez donc un amant !

Sur le pont des premières classes.
15 Mai 1913
Les jeux dangereux ne faisaient pas peur à Scarlett, depuis trop longtemps elle baignait dans l’horreur et la souffrance envers autrui pour ne plus être effrayé par des choses futiles. Elle se mettait en danger en pactisant avec Nayah Gallagher, mais étrangement, elle savait qu’il n’y avait aucun risque. Quand une femme voulait retrouver sa liberté, elle était prête à tout, du pire comme du meilleur. A cette jeune femme, la veuve noire avait bien l’intention de lui faire connaître le pire et à la pousser à faire souffrir son mari. Se trouver une telle alliée était une victoire de plus qu’elle avait sur les hommes, peut-être qu’un jour les femmes arriveront enfin à s’émanciper à bord de ce navire. Avant le naufrage, elle avait connu les mouvements féministes et nombreuses étaient celles qui souhaitaient par-dessus tout obtenir le droit de vote. Grâce aux récits des revenants, elle avait pu connaître l’avenir de la femme, le vote elle avait fini par le gagner, et au fil des décennies qui se sont écoulés, les femmes s’affirmaient. Scarlett était heureuse de cette évolution, mais aussi déçu de ne pas avoir pu la connaître et la voir de ses propres yeux. Ici, grâce à l’éternité, elle pourrait peut-être enfin faire sa petite révolution et ainsi prouver aux hommes que les femmes n’étaient pas que de simples plantes vertes. Bien sûr, tout cela ne plairait pas à ces messieurs. Grand bien leur fasse, quand Scarlett était déterminée à quelque chose, elle parvenait toujours à ses fins. Cela lui prendrait peut-être plusieurs décennies, mais elle en était sûre, elle arriverait à faire quelque chose sur ce navire. Cependant, c’était quelque chose de purement philosophique que d’imaginer une femme libre, mais qui dans tous les cas avait besoin d’un homme. Scarlett l’admettait c’était grâce aux hommes qu’elle s’était construite. L’argent, elle l’avait eu grâce à ses nombreux maris et sans eux, elle ne serait jamais devenu riche, elle avait pourtant rectifié le tir en les tuants. De même, Scarlett avait toujours eu besoin d’un homme dans sa vie, que cela soit un mari ou un amant, elle était charmeuse et adorait plaire, ce qui avait tendance à la rassurer sur son pouvoir de séduction. De toute façon, que serait la femme sans l’homme ? Il n’y avait bien que les amazones qui pouvaient penser pouvoir vivre sans hommes.
Une alliance, voilà un mot qui résonnait dans son esprit, enfin elle allait avoir quelqu’un qui se trouvait dans son camp. Ce qui l’étonnait, c’était que Nayah persistait toujours à vouloir convaincre son mari. Si elle était à sa place, il y a bien longtemps que Scarlett aurait abandonné pour trouver un moyen pour se débarrasser de son mari, ce qu’elle faisait aujourd’hui. Bientôt, la jeune femme se rendrait compte qu’il n’y avait aucune alternative à part la mort et à ce moment-là, la veuve noire entrerait en action.

« J’admire votre patience, mais les hommes resteront des hommes, je doute que votre mari ne vous libère de votre cage. Si vous ne voulez pas perdre la tête, prenez un amant, il n’y a rien de mieux. » Disait-elle en riant. Nayah lui tendit la main et Scarlett l’attrapa. « Alliées ! Vous verrez vous ne le regretterez pas. J’en connais tout un rayon en ce qui concerne les maris gênants. » Continua-t-elle tout en lui faisant une œillade malicieuse.
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Mer 26 Juin - 21:33


Les maris sont tous de


beaux salauds,


Prenez un amant!


Donner la mort à un autre être humain, quel qu'il soit, en étais je réellement capable? Telle était la question qui me travaillait désormais. Bien que le fait de tuer était synonyme de liberté, je réalisais également les conséquences que cela engendrerait. Je ne doutais pas que l'on puisse me retrouver ou m'identifier car si Scarlett m'aidait, il était fort probable qu'elle me donne les bons tuyaux pour parvenir à ma tâche de manière anonyme aux yeux des passagers. Certes, des soupçons risquaient d'être portés à mon encontre mais je ne doutais nullement de mes capacités a tromper mon monde.
Non, ma question était beaucoup plus... Existentielle? Étais je capable de pouvoir continuer à vivre paisiblement ma vie, d'oublier mon acte terrible. Seul moi pouvait décider car face au fait accompli, j'en tirerais les conclusions, négatives ou positives bien entendu. D'ailleurs, Scarlett me conseilla, en répondant à ma dernière phrase, de ne pas tenter de résoudre le problème par le dialogue car il était inutile quand l'homme, amoureux, retenait sa proie dans sa cage. Mais j'étais convaincue de vouloir essayer de parler à Jules plutôt que de le tuer pendant vingt quatre heures et ce, jusqu'à la fin des temps. Comme disait le dicton "qui ne tente rien n'a rien". Puis, j'avais alors tendu ma main à l'épouse Hamilton en lui proposant de devenir des amies ce dont elle accepta avec un sourire malicieux et en ajoutant que quoi qu'il arrivait, je devais me débarrasser de mon mari pour être heureuse.
Sa dernière phrase me fit sourire en songeant au fait d'avoir un amant et d'essayer de tuer Jules. Était ce donc ça mon paradis? Devoir devenir une épouse infidèle et une meurtrière semblait être la voie qui s'offrait à moi. Au moins, je ne serais pas toute seule et Scarlett m'épaulerait. Je lui fis d'ailleurs un nouveau sourire sincère tout en lui disant:

" Je suis contente d'avoir fait votre connaissance... Au moins, je me sens moins seule sur ce bateau. " Mais alors, que j'allais ajouter une deuxième phrase, un léger bruit vint à mes oreilles. Il s'agit d'un bruit de pas, teinte de craquement de bois. Est ce que cela venait de dehors ou de dedans. Je penchais pour la deuxième option lorsque j'entendis un grincement d'une porte qui s'ouvrait, la proximité du bruit m'alerta un peu. Je fronçais  les sourcils tout en reportant mon attention sur ma compagne et je murmurais:

" Scarlett... Entendez vous ce bruit? " Disais je tout en tendant l'oreille... Plus rien. J'ajoutais alors: " Je crois que nous ne sommes pas seules... "
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Lun 1 Juil - 17:14



Les maris sont tous de beaux salauds! Prenez donc un amant !

Sur le pont des premières classes.
15 Mai 1913
Une amie, une alliée, c’était difficile à croire dans un univers où tout nous poussé aux vices et pourtant Nayah Gallagher était apparue. Jeune femme qui ne pouvait plus voir sa prison dorée, elle ne souhaitait qu’une chose ne plus vivre au contact d’un époux bien trop encombrant. Cette jeune personne aurait pu tomber sur mieux, une sainte dame qui lui aurait montré la voie de la fidélité et du bonheur d’être mariée, mais non c’était Scarlett Hamilton qu’elle avait rencontré. Cette dernière, pleine de vice et de malhonnêteté, la pousserait au-delà des limites, celles du meurtre. Puisqu’en ce monde, il n’y avait qu’une solution pour éloigner un époux dérangeant, c’était le meurtre ou la prison. Mais comme ici, il n’y avait nulle prison, le meurtre était donc la seule solution à choisir. Pour le moment, Scarlett ne savait pas si cette jeune femme aurait un jour le cran de pouvoir aller jusqu’au bout et de franchir la dernière limite, mais on ne savait jamais, les gens avaient toujours tendance à nous étonner, surtout quand ils étaient prêts à tout pour obtenir ce qu’il désirait. La revenante semblait heureuse d’avoir enfin trouvé quelqu’un comme elle, mais s’attendait-elle à avoir trouvé le Diable personnifié ? Probablement pas ! La veuve noire de son côté n’irait pas rechigner sur une alliée de choix, qui en plus devait savoir beaucoup de choses sur le monde futur, Nayah serait pour elle d’une grande utilité et elle se ferait un plaisir de partager ses déboires. Pour une fois, elle n’avait pas l’intention d’user de mauvais procéder pour aggraver la situation. Non entre femmes prisonnières d’un mariage, il fallait se soutenir.

« Je suis ravie aussi, sachez que j’ai passé un an sur ce navire avant votre arrivée et ce n’était pas toujours très jolie. D’ailleurs avec mon mari, on a fini par se séparer, mais il est toujours là, à attendre le bon moment pour me rappeler son bon souvenir. »

Cela lui rappelait le nombre de fois où il venait la provoquer ou encore la voir dans sa cabine. Thomas semblait d’attendre qu’une chose, se jouer d’elle et la faire passer à l’acte pour l’accuser des pires maux. Elle n’avait pourtant pas l’intention de craquer. Thomas finirait par subir sa colère un jour et il disparaitrait définitivement, même si pour cela elle devait se perdre et provoquer la mort de quelqu’un d’autre. Son ultime combat serait la mort de son mari et elle le remporterait. Alors qu’elle se trouvait dans ses pensées, elle entendit le bruit d’une porte, chose que Nayah s’empressa tout de suite de lui faire remarquer. La pénombre n’était pas intense, grâce aux nombreuses lampes qui se trouvaient sur le pont, mais une personne pouvait facilement se cacher pour les écouter. Aussitôt, Scarlett souleva son jupon et en sortie son petit pistolet que Marcus Cream lui avait déniché dans les cales du navire. La veuve noire changea l’arme sous les yeux de sa compagne et la garda cachée contre elle, dans son châle qui reposait sur ses genoux. Si elle devait s’en servir, elle pourrait au moins user de son châle pour en faire une sorte de silencieux et cacher le bruit du tire.

« N’ayez crainte, si c’est votre mari ou encore le mien, il passera un mauvais quart d’heure. » Disait-elle avec un sang-froid infernal.
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Ven 5 Juil - 16:17


Les maris sont tous de


beaux salauds,


Prenez un amant!



Mon cœur battait la chamade depuis que j'avais entendu ce bruit de claquement de porte. Qui cela pouvait être à cette heure avancée de la nuit? Certainement pas quelqu'un avec de bons présages malheureusement. Depuis l'entente de ce bruit, le silence avait envahi le bateau perturbé par quelques bruits de vagues d'eau contre la carcasse d'acier. Aucun bruit de pas qui s'éloigne ne se faisait entendre. Qui que c'était, sa présence n'était là que pour entendre ce dont nous étions en train de nous dire. Lorsque je fis part à Scarlett de cette présence étrangère, sa réaction me surprit à moitié. Tout d'abord, elle ne me répondit pas mais sortit un pistolet assez petit pour être facilement transporté sur soi. Fascinée, je la vis enlever le cran de sécurité et cacher l'arme sous son châle posé sur ses jambes.
Cette femme avait décidément peur pour sa vie si elle devait se balader armée ainsi. L'animosité entre les époux étaient sans doute à un stade bien avancé pour que l'épouse se protège ainsi. Je réalisais également combien cette année avait du permettre à ma compagne de mettre en place un plan machiavélique dont le but était la disparition pure et simple de son mari: Thomas Hamilton. La jeune femme avait déjà eu l'occasion d'évaluer toutes les solutions possibles et vraisemblablement, la mort avait été le seul et unique choix en sa possession. Pensive, je me demandais même si attendre était utile ou non... Est ce que Jules changerais d'avis ou bien finirais je par me métamorphoser en une seconde Scarlett, avide de liberté et de tranquillité. Le doute m'envahit et je réalisais combien cette femme, devenue une alliée, était en mesure de m'aider. D'ailleurs, lorsqu'elle ouvrit enfin la bouche depuis l'entente du claquement de porte, ce fut tout simplement pour me confirmer que s'il s'agissait de son mari ou du mien, ce dernier risquait de passer un mauvais moment: autrement dit, une balle irait sans doute se loger dans leurs têtes.

Je répondis alors à Scarlett: " Heureusement que vous avez ceci, sinon, je ne me sentirais pas du tout en sécurité en ce moment même. " Dis je tout en affichant un sourire carnassier.

Sans m'en rendre compte, j'étais en train de devenir une autre personne: tuer n'avait jamais fait partie de mes règles de vie. Aimer quelqu'un, oui. Or, le fait de revenir bouleversait tous mes plans. Je n'avais pas imaginé un tel paradis. En fixant le ciel, je me rendis compte qu'il était empli d'étoiles bien apparentes, il s'agissait d'une nuit calme sans aucun nuage. La mélancolie m'envahit alors en me revoyant avec ma mère en train de lire la Bible et à apprendre à aimer mon prochain. Je me revoyais, mère à mon tour, en train d'enseigner la même chose à ma progéniture. Et pourtant ce n'était qu'un mensonge, seul celui qui était mort pouvait le comprendre.

Je poussais alors un soupir tout en disant: " Ce bateau n'a vraiment rien d'un Paradis... Je ne pense pourtant avoir été mauvaise durant ma longue vie et pourtant, je me retrouve désormais en Enfer. "
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Lun 8 Juil - 23:36



Les maris sont tous de beaux salauds! Prenez donc un amant !

Sur le pont des premières classes.
15 Mai 1913
Il y avait différentes façons pour tuer un homme et auparavant Scarlett avait toujours privilégiée les poisons, discrets ils étaient pratiques pour dissimuler un meurtre, puisque les autopsies étaient rares. Dans les quartiers sombres des différentes villes dans lesquelles elle avait vécu, elle trouvait toujours une personne louche qui fabriquait les poisons les plus discrets. Par la suite, Scarlett était parvenue à trouver les bonnes plantes pour mettre à mort un homme sans avoir le moindre souci avec la justice. Pourtant, elle avait eu quelques sueurs froides durant son parcours et plusieurs fois elle avait cru que la justice l’attraperait, à cause d’une belle famille trop suspicieuse, qui n’admettait pas que le défunt ait tout légué à la veuve noire. Cependant, la jeune femme avait toujours fait fine mouche et s’en était sortie avec beaucoup d’intelligence. Après son premier coup de peur, elle avait décidé de prendre un mari, dans un autre pays et ainsi de suite, elle avait fait les îles britanniques et ses différents pays, tout comme la France, qui était son escale préféré. Si aujourd’hui elle le pouvait encore, elle fuirait sur les plages françaises comme à la station d’Arcachon, sa préférée. Sa vie de liberté lui manquait toujours énormément, Scarlett ne disait jamais à personne à quel point ce paquebot et ses passagers l’agaçaient, la veuve noire ferait n’importe quoi pour un petit morceau de terre, quelque chose où elle pourrait poser les pieds sur un vrai sol et respirer l’air marin des bords de plages. Elle avait pensé par moment à la salle de désirs, mais pour le moment, elle ne s’était pas encore jetée à l’eau, elle aurait peut-être dû, qui sait ce qu’elle pourrait découvrir.
Pour elle avoir une arme à la main, c’était comme posséder un certain pouvoir et la liberté d’agir. Après tout, elle pouvait, si elle le souhaitait retirer la vie à quelqu’un ou jouer de sa force, après tout quel idiot ne prendrait pas peur face à une arme.

« N’ayez crainte, si vous souhaitez l’un de ses petits bijoux, je sais exactement où vous en procurer un. » Disait la veuve noire malicieuse.

Après tout, cela serait une excellente idée de fournir la jeune femme en arme, ainsi, elle se mettrait peut-être en action plus vite que prévu. Scarlett avait bien l’intention prochainement de partir en quête de lieu qui était oublié à bord du navire, comme une calle déserte où elle pourrait enfermer le cadavre de son mari ou encore celui de Nayah. La salle des désirs pouvait aussi être une solution pour elle, ce lieu pourrait lui apporter la possibilité de faire disparaître son tendre époux, mais cela elle en doutait, ce paquebot était vicieux, comme sa compagne lui fit si bien remarqué. Le Titanic était un Enfer sur mer pour tous ses passagers, il jouait sur leur peur et avec ce qu’ils détestaient le plus au monde. En ce qui la concernait, le paquebot la privait d’un bon veuvage, mais aussi de sa liberté. Si seulement son cœur ne s’était pas arrêté, elle serait en train de vivre la grande vie américaine et qui sait, elle aurait peut-être rencontré un sombre milliardaire qu’elle aurait épousé.

« Je crois bien que nous étions tous maudits avant même de poser les pieds sur ce navire. Au début, je pensais que les survivants avaient eu beaucoup plus de chance que nous, mais en fait non, puisque vous êtes là. Ce que je ne comprends pas, c’est pourquoi certains ont pu vraiment mourir et d’autres non, c’est un véritable mystère. »

Depuis longtemps à bord de ce navire, Scarlett s’interrogeait sur la mort et aussi sur le fait que certains arrivaient à mourir et d’autres non. Ce mystère l’intriguait et à force de se poser des questions, elle finissait toujours avec un horrible mal de tête. Peut-être qu’un jour elle trouverait la solution, mais pour le moment les voix du Titanic ne lui était pas favorable.
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Mar 23 Juil - 22:04


Les maris sont tous de


beaux salauds,


Prenez un amant!



Cette femme était réellement gentille ce soir avec moi. Elle représentait une solution à mes problèmes qui m'accaparait depuis mon retour.
Comme je regrettais ma vie d'antan... Je me souvenais encore de mon arrivée aux États Unis. Nous étions sur le Carpatia au milieu des cris et des pleurs des survivants, il y avait ceux qui étaient abattus, d'autres anxieux. Nous prenions conscience de la véritable tragédie que nous venions de vivre. Pour ma part, je me trouvais sur le pont et j'observais la statut de la Liberté cachée sous un parapluie qui me protégeait de la pluie diluvienne. Je ne réalisais pas encore la catastrophe que nous venions de vivre. Ni même de la perte tragique de mon mari, je ne remarquais pas encore combien il allait me manquer. Pour une durée déterminée, car quelques années après, j'allais rencontrer cet homme qui chamboulerait ma vie: Camille. Mais aujourd'hui, il avait disparu de mon existence quand mon mari était revenu. L'amour de ma vie ne reviendrait pas, je me devais donc de continuer à vivre malgré son absence. mais Jules était là et il me pourrissait la vie. Il me suffisait de me rappeler ce fameux soir ou j'avais été giflé devant tout le monde, comme une moins que rien, moi qui avait été habitué à être traité comme une reine.   Aussi, répondis je naturellement :

" Je veux bien en avoir un, on ne sait jamais comment les choses peuvent évoluer... " avais je dis dans un murmure afin de n'être entendue que par Scarlett. Je lui fis un sourire à la limite du carnassier comme si je voulais lui faire comprendre que nous étions dans le même bain. Bien entendu, j'allais tout de même parler à Jules avant de tenter quoi que ce soit avec cette arme. Me connaissant, avant d'appuyer sur le détente, il me faudrait certainement beaucoup de gifles, de preuves me permettant d'être sûre qu'aucune solution, je dirais, "pacifique" ne pouvait trouver son chemin. Je m'étais alors mise à parler de cet Enfer nommé le Titanic sur lequel nous vivions, huis clos ou tout s'écroulait pour chacun de nous. Nous étions morts et nos semblants de vie continuaient à être un chaos sans nom. Vivante, je n'avais jamais connu cela, je ne m'étais jamais sentie aussi mal que maintenant. D'ailleurs, il en devait être de même pour Scarlett qui appuya mes propos en se demandant pourquoi? Oui, pourquoi les survivants et les naufrages vivaient cela, pourquoi le paradis ne voulait ouvrir ses véritables portes? Pourquoi? Je l'ignorais toujours et me voilà ici, en train de dire oui pour avoir une arme en feu... Cet endroit n'était en rien un paradis, du moins celui que je m'étais imaginé. Dans le véritable jardin de Dieu ou nous étions censés aller, les armes n'existaient pas, tout comme les maris envahissants. J'aurais du retrouver Camille, c'était certain. Lorsque j'avais vu mon bien aimé expirer son dernier souffle de vie et poussait un dernier soubresaut, je lui avais caressé le front de ma vieille main toute ridée et tendrement, je lui avais baisé la jour tout en lui disant:

" Un jour, je te rejoindrais... Je te le promets mon amour... " Puis, j'étais restée des heures à côté de son corps, à le regarder devenir froid puis prendre une couleur cadavérique. Tout le long, nos mains étaient restés liés tandis que les larmes coulaient à flot sur mes vieilles joues. Mon amour était parti, Que me restait il? Il me fallait attendre, attendre que la vie ne veuille plus de moi et que le Paradis ouvre ses portes.

Mais voilà, la réalité avait été autre et le choc bien rude. La réponse de Scarlett m'avait laissé pensive et un silence s'installa que ni l'une, ni l'autre ne sembla vouloir couper. Il était apaisant, il permettait de se souvenir de ce qu'on était et ce, pour quoi nous nous étions préparés. Le Titanic avait été pour certain un moment tragique, un moment clé de leur existence mais pour moi? Je partais seul sans mon mari mais après? Rien ne me liait à ce bateau, alors pourquoi étais je là?

Je décidais alors de sortir de ces pensées noires et relevais la tête afin de regarder cette femme: Scarlett. Une question venait de me traverser l'esprit et je me décidais alors à la lui poser. Je montrais d'un signe de tête l'endroit ou se trouvait son arme en lui demandant:

" Est ce la première fois que vous vous en servez? Ou bien avez vous déjà fait cela dans le passé de cette manière ou d'une autre? autrement dit, je lui demandais si elle avait déjà tué quelqu'un. Je voulais savoir qui elle était vraiment. Après tout, faire un pacte c'était bien, mais le faire avec quelqu'un que nous connaissions, c'était encore mieux.
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Lun 29 Juil - 19:50



Les maris sont tous de beaux salauds! Prenez donc un amant !

Sur le pont des premières classes.
15 Mai 1913
« Allé ma douce, tu n’as qu’à viser et tirer, c’est un vrai jeu d’enfant. » Disait l’homme, un sourire fier aux lèvres.
« Tu es sûr Maxwell, je ne voudrais pas blesser quelqu’un. » Minauda la jeune femme qu’il tenait dans les bras.

L’homme lui déposa un baiser sur les cheveux et l’encouragea à tirer. Scarlett n’avait que vingt-deux ans et prenait aujourd’hui son premier cours de tir, avec l’un de ses amants. Il était jeune comme elle, beau et travaillait pour Scotland Yard, chose amusant, surtout pour une personne qui méprisait les forces de l’ordre. Elle avait rencontré Maxwell il y a peu, en se promenant un dimanche dans les boulevards de Londres, et comme le hasard faisait bien les choses, ils s’étaient heurtés l’un à l’autre. Enfin, hasard, Scarlett était en quête depuis un moment d’un bel amant et elle avait jeté son dévolu sur ce bel homme vêtu d’un costume noir. Maxwell était un bon amant, mais il avait surtout les qualités requises pour qu’elle ne le jette pas trop vite aux oubliettes. Avec lui, elle voulait tout apprendre, le déroulement des enquêtes, comment camoufler des preuves et surtout comment faire le crime parfait. Elle disait que s’était pour écrire un livre, elle voulait devenir une meilleure écrivain de Conan Doyle, l’homme n’avait pas mis longtemps avant de se faire amadouer, allant jusqu’à lui apprendre à tirer.
Avec l’arme entre les mains, Scarlett se sentait puissante comme jamais, elle avait le pouvoir celui de tuer. Face à elle, un vieil épouvantail qui lui servait de cible. Elle se trouvait à une vingtaine de mètre de lui. Elle visa, puis tira, dans le ventre de l’épouvantail qui explosa, projetant sa paille autour de lui. Scarlett éclata de rire et sauta au cou de son amant tout en criant : « J’ai réussi ! » Pour la peine de l’homme, elle lui accorda un baiser, mais tout de suite, elle voulait recommencer.


Son jouet toujours entre les mains, cachait sous son châle, Scarlett le caressa de ses doigts fins. Oui Maxwell avait été un homme très utile, mais il aurait pu un jour se trouver très bavard, elle l’avait donc éliminé, comme beaucoup d’autres avant lui. Avec sa victime, elle avait commis le crime parfait, échappant ainsi à Scotland Yard. L’arme était là pour sa sécurité, mais aussi pour sa vengeance, jamais elle ne pourrait s’en séparer et elle était bien heureuse d’en avoir retrouvé une à bord. Nayah, intriguée, semblait elle aussi vouloir en posséder un, pour se protéger au cas où les choses tourneraient mal avec son mari.

« Si vous le désirez, je pourrais vous en fournir une discrètement. Etrangement, il y a plusieurs caisses pleines d’armes dans les cales de ce navire. » Disait la veuve noire songeuse.

Scarlett se souvenait de la une de l’époque, quand le cadavre du jeune inspecteur avait été retrouvé dans une sombre rue isolée. Tous disaient que c’était un crime contre Scotland Yard et personne n’aurait pu imaginer que la folie d’une sombre tueuse était passée par là. Les journaux avaient macabrement montrés les photos de son corps, mais aussi les images de sa famille dévastée. L’anglaise de son côté en avait eu cure, après tout Maxwell était dans un meilleur monde, il aurait pu très bien se faire tuer un jour par un truand. Elle avait eu tout de même l’honneur de lui offrir une mort descente et heureuse.
Nayah lui demanda si elle avait déjà utilisé une arme. Scarlett tourna son regard vers elle, tout en souriant joyeusement, se remémorant les bons souvenirs qu’elle avait eu avec les armes.

« Oh non. Vous voyez la première personne que j’ai tué avec une arme à feu, a aussi été celle qui m’a enseigné comment m’en servir. Un bel inspecteur de Scotland Yard, divin au lit, mais qui aurait pu se montrer trop bavard, c’est lui qui m’a appris à commettre le crime parfait. » Répondit la veuve noire joyeusement.
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Lun 5 Aoû - 20:35


Les maris sont tous de


beaux salauds,


Prenez un amant!





Les yeux noirs de Scarlett semblaient amusés quand elle me confirma qu'elle se procurerait une arme. Je m'imaginais déjà l'état de panique que je risquais de ressentir dès que je serais en possession de cette dernière. Que faire? Ou la mettre? Dans ma chambre? Ou ailleurs? A moins que je ne fasse comme Scarlett et la cache tout le temps sur moi. J'avais peur de devenir suspicieuse envers et contre tous mais il le fallait. Cela était dans mon intérêt et ma survie. Je ne savais pour combien de temps je serais réellement en sécurité. Je regardais à nouveau Scarlett qui cette fois ci répondit à ma question. Elle me confirma que ce n'était pas la première fois que des victimes tombaient comme des mouches sous son beau regard fatal. Oui fatal c'était bien le mot, si l'on était un homme et que l'on tombait dans ses filets, il y avait fort à parier que leur pauvre vie d'homme ne tarderait à venir à son apogée. D'ailleurs, elle expliqua qui était l'homme qu'elle avait tué. Un inspecteur qui était devenu, de surcroît, son amant. Cette femme était décidément bien impressionnante. Il régnait en elle une sorte de sang froid et d'un machiavélisme qui dépassait tout entendement. Bien entendu, j'ignorais encore que le lendemain je ferais la connaissance de son mari, aussi noir qu'elle et dépourvue de pitié.
J'avais rencontré le diable en personne. Mais le pire dans tout cela, c'est que j'en étais nullement effrayée. Bien au contraire, j'éprouvais de la fascination pour cette femme. Elle s'était défaite de l'emprise de son mari, ils étaient séparés et elle pouvait jouir d'une grande liberté et faire ce qu'elle voulait. Y compris, avoir, sans aucun doute, divers amants à sa botte. Titanic ou terre ferme, ils devaient tomber comme des mouches face à son beau regard. Je lui fis alors un sourire avant de lui répondre:

" Et bien, et bien... Nous pouvons dire que votre vie aura été et demeurera toujours mouvementée! " disais je en riant doucement. Voilà ce dont il manquait avec Jules : de l'aventure, de l'adrénaline tout le contraire de ce qu'avait été ma relation avec Camille durant toutes ces années. Jules aimait le confort de la tranquillité. Se dire, qu'il pouvait travailler, se distraire. A la fin de la journée, sa petite femme l'attendrait bien sagement. Cela n'avait jamais été ainsi avec l'amour de ma vie. Voilà pourquoi, je ne voulais point continuer ce "mariage" qu'on m'avait forcé de faire.

Je mis à bailler discrètement sentant la fatigue m'envahir. Peut être que cette fois ci, je réussirais à m'endormir. La petite escapade sur le promenoir des Premières Classes semblait avoir porté ses fruits. Je venais de rencontrer une femme qui m'avait livré ses secrets sur la façon de se débarrasser d'un mari trop encombrant. Je ne ressentais pas encore le besoin d'utiliser ses méthodes radicales mais on ne savait jamais. Je me rendais compte que tout était imprévisible sur ce bateau. A croire que les gens changeaient. Ou plutôt que les passagers révélaient leur vraie nature, leurs mauvais cotés, celui qu'ils tentaient vainement de dissimuler.
Revenir sur le bateau n'avait vraiment rien d'un paradis.

Je me sentais désormais lasse. J'avais, certes une solution pour me débarrasser de Jules mais je réalisais son ampleur et ses conséquences si tout le monde découvrait cela. J'étais une novice, je manquais d'expérience dans l'art de tuer. Je n'avais pas le sang froid nécessaire de Scarlett. Pour résumer, la route sera longue pour parvenir à mes fins.

Je me levais alors tout en m'adressant à ma compagne:

" La fatigue me gagne alors je vais aller regagner mes appartements. " lui avais je dis tout en lui souriant. Puis tandis que je remettais en place mon châle, je lui disais ensuite :
" Passez une bonne nuit chère Scarlett. Pourrons nous revoir, peut être un de ces jours, quand vous aurez le deuxième "bijou" pour que vous puissiez m'apprendre? "
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Sam 10 Aoû - 18:39



Les maris sont tous de beaux salauds! Prenez donc un amant !

Sur le pont des premières classes.
15 Mai 1913
La fatigue semblait étreindre le doux petit moineau qu’était Nayah Gallagher, aussi douce qu’elle était, elle venait de tomber dans la toile de la terrible veuve noire. Pour le moment, Scarlett ignorait si la jeune femme serait qu’un simple pion dans son jeu, ou si elle serait une fidèle compagne pour de nouvelles aventures. L’heure de la première classe à bord de ce navire n’était pas terminée, même si elle restait sagement sur sa toile, elle préparait un à un les différents fils qui la reliaient. Thomas était au bord du précipice, tout comme cette petite dinde d’Elisabeth, qui était si instable, se perdrait petit à petit. Scarlett en était sûre, en ce qui concernait cette dernière, elle n’avait peut-être même pas besoin de lever le petit doigt. Cependant, pour le moment, elle avait d’autre chat à fouetter que cette riche snobe, qui pensait être mieux que tout le monde. Pour le moment, la belle préférait se concentrer sur sa nouvelle amie, qu’elle voulait aider à retrouver la paix. Nayah semblait être très intéressée par l’arme de la veuve noire, mais aussi par son récit et encore, la revenante n’en savait qu’un petit pourcentage de la vie de Scarlett, une goutte d’eau dans l’immensité de l’océan de ses riches souvenirs.

« Oh ma chère Nayah ma vie a toujours été très mouvementé, quand j’étais vivante, j’ai toujours pensé écrire mes mémoires, peut-être qu’elles auraient intéressées des personnes qui sait. Mais je suis morte et je n’ai jamais pu les débuter de mon vivant. » Evoqua-t-elle avec la jeune revenante.

Si elle avait pu survivre comme Nayah, elle aurait pu faire tant de belles choses, son départ aux Etats-Unis était synonyme pour elle d’une nouvelle vie, une vie pleine d’aventure, dans un continent nouveau en pleine expansion. C’était un monde, qui ne la connaissait pas et dans lequel elle aurait pu faire ses plus belles œuvres. Elle aurait supprimé Thomas en arrivant et aurait disparu à l’autre bout du pays, découvrir la côte ouest, du pays, parcourir les différents états, cela aurait été si bien. Cependant, le Titanic en avait décidé autrement et aujourd’hui elle était sa prisonnière pour le plus grand malheur de tous les passagers du navire. Scarlett le savait maintenant, même si elle se trouvait dans une cage dorée, sur ce paquebot, elle pouvait aussi vivre de grandes aventures, le Titanic était à ses yeux un bateau unique avec une touche de fantaisie qui n’allait pas lui déplaire. Elle aimait voir les autres, être tourmentés par le navire et même si parfois elle en était la victime, cela ne la dérangeait pas. Après tout c’était un mal pour un bien.
Nayah montra des signes de fatigue, après tout il était tard et peu de monde devait encore traîner en dehors de sa cabine. La jeune femme se leva et lui indiqua qu’elle retournait dans sa cabine, mais aussi, qu’elle souhaitait la revoir une fois que Scarlett aurait la seconde arme. Cependant, la veuve noire lui proposa un tout autre deal.

« Peut-être devriez nous plutôt nous revoir pour aller chercher ensemble votre jouet, après tout c’est toujours plus intéressant de choisir nous-même, ce qui va nous accompagner pendant un bon bout de temps. » Proposa Scarlett, tout en envoyant un clin d’œil à la jeune femme.

Une fois que cette dernière eut donné sa réponse et qu’elle fut partie. Scarlett resta encore un peu sur le fameux banc, préférant continuer à boire tranquillement sa bouteille d’alcool. En fait la nuit proposait toujours de nombreuses surprises. Intérieurement, elle remercia le Titanic pour lui avoir accordait cette nouvelle rencontre, si étrange soit-elle.
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    Mer 14 Aoû - 21:19


Les maris sont tous de


beaux salauds,


Prenez un amant!






Mes paupières devenaient lourdes. Le sommeil me gagnait: la vie sur le Titanic avait beau être routinière, cela n'était pas monotone. Les événements se succédaient sans jamais être les mêmes. En guise de Paradis, je m'enfonçais dans un semblant de vie qui ne ressemblait en rien à ma vie d'autant. J'étais déjà lasse et espérais très vite obtenir le véritable repos éternel. Mais il en était rien, voilà déjà un an et quelques mois de passé et les passagers étaient usés à la corde par tout ce qui se produisait. Leurs actes devenaient surdimensionnés tandis que d'autres changeaient totalement de personnalités, de manière de faire comme moi par exemple. Et puis, il y avait ceux qui restaient les mêmes comme ma nouvelle amie par exemple. Cette dernière d'ailleurs se fit un plaisir de répondre à mon invitation. Même mieux, elle se proposait de m'aider à choisir mon arme qui deviendrait très prochainement mon alliée.

Répondant à sa proposition, je lui fis alors un grand sourire : " Ce sera avec grand plaisir! Que diriez que l'on se voit demain après midi! Cela me fera une grande joie de vous revoir " disais je en affichant une mine sincère.
J'écoutais alors sa réponse qui fut positive et nous fixâmes ensemble le lieu ou nous devions nous rejoindre. Je sentais l'excitation me gagner tant j'avais hâte d'avoir mon arme. Elle serait pour moi d'un grand réconfort et me permettrait de ne plus craindre de représailles de qui que ce soit. Je ne serais pas invincible mais tout être que je jugerais nuisible à mon existence aurait tord de trop se frotter à moi. Je pris alors congé de Scarlett tout en lui disant encore une fois un au revoir bien chaleureux. Je ne rencontrais d'âme qui vive durant ma traversée vers mes appartements. La personne qui était venue nous écouter semblait être partie également. J'arrivais alors et ouvrit la porte que je refermais immédiatement tout en verrouillant.
M'écroulant sur le lit, je m'endormis toute habillée, l'esprit encore en ébullition.

Je plongeais dans un sommeil agité sans se douter du pétrin dans laquelle j'allais me plonger. Je ne savais encore que je rencontrerais le lendemain matin, un homme nommé Thomas Hamilton.


HRP que dirais tu de continuer le rp en allant chercher l'arme? Nayah va avoir des choses a te dire Smile
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MessageSujet: Re: "Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.    

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"Les maris sont tous de beaux salauds. Prenez donc un amant!" avec Nayah.

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