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 Une vie mondaine ♣ avec Joseph

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ADMIN SADIQUEThe body of a woman, but the heart of a lion.
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PROFIL♌ Double Compte : Esther Delmas, Mary-Ann Fleming & Scarlett Hamilton
♌ Prénom ou Pseudo : Mari-Jane
♌ Signaux de Détresse : 8567
♌ Points : 20
♌ Jour d'embarquement : 16/07/2011
♌ Age du Personnage : 23 ans
♌ Profession : Couturière & Danseuse à ses heures perdues
♌ Crédits : Mari-Jane
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Journal d'un fantôme
♌ Numéro de Cabine : E10
♌ Situation Amoureuse : Amoureuse de Joseph Earnshaw
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MessageSujet: Une vie mondaine ♣ avec Joseph   Mer 1 Mai - 17:25



Une vie plus mondaine.

Restaurant des premières classes.
Mai 1913

Depuis qu’elle avait emménagé dans les appartements de Joseph, la vie de Georgiana avait considérablement changée. Déjà, elle pouvait passer la majeure partie de son temps avec l’homme qu’elle aimait, elle se trouvait éloignée d’Arthur, ce qui n’était pas pour lui déplaire. La jeune femme se sentait plus en sécurité loin de cet homme. Rassurée, elle découvrait aussi la vie en première classe qui était bien plus différente que celle en troisième classe. Chaque jour, elle s’en rendait compte et elle avait peur de faire le moindre faux pas, ses faits et gestes étant scrutés par des personnes qui rêveraient de la voir chuter. Cependant, tout le monde n’était pas désagréable avec elle, il y avait des personnes très aimables, qui la soutenait, comme Elisabeth Cavendish ou encore Ann-Elisabeth Lockwood, mais ce n’était pas le cas pour tout le monde. Georgiana le savait, en première classe, elle était comme une étrangère, un parasite qui s’était inséré dans ce cercle très fermé et qui ne voulait plus le quitter. Chaque jour était un défi pour elle, elle devait apprendre de nouvelles règles et se confronter aux anciennes. Mais la jeune femme n’avait pas peur de la nouveauté, elle l’affrontait avec joie, avide d’apprendre de nouvelles choses, surtout quand c’était Joseph qui lui faisait découvrir. Quitter la troisième classe avait été un déchirement pour la jeune danseuse, mais c’était bénéfique, elle fréquentait depuis trop longtemps Joseph et leur relation se devait d’avancer. Pourtant, elle ne cessait de penser à Bridget et Mark, ses deux meilleurs amis, mais il semblerait que pour eux, la pilule ait beaucoup de mal à être digéré. La brune leur avait annoncé quelques jours après la tempête, qu’elle comptait aller vivre en première classe pour sa sécurité, mais aussi pour protéger ses amis. Etre confronté à Arthur avait été la goutte d’eau qui avait fait déborder le vase, elle avait donc préféré fuir pour son bien. Georgiana ne voyait pratiquement plus Arthur désormais, parfois, elle le croisait au loin, mais elle bifurquait toujours dans un autre couloir pour ne pas le recroiser, elle ne voulait plus se retrouver face à face avec lui, comme durant la tempête. L’homme, malgré qu’il soit toujours aussi charmant la terrorisé et elle craignait du mal qui pouvait lui faire à elle, tout comme aux êtres qu’elle aimait.

L’heure du dîner approchait et Georgiana s’apprêtait comme n’importe quel lady qui serait en première classe, sauf qu’elle le faisait seule. Elle n’appréciait pas la manie que les riches avaient de se faire servir à n’importe qu’elle occasion. Elle s’habillait donc seule, d’une robe qu’elle avait réalisé elle-même et se coiffait avec élégance, agrémentant ses cheveux d’un bijou en argent qui avait autrefois appartenu aux femmes de sa famille. Il était sans éclat et ne transpirait pas la richesse, mais il avait une valeur sentimentale qui valait bien tout l’or du monde, rien que pour cela, la jeune femme ne pouvait pas s’en séparer, même quand elle était en première classe. C’était avec ce bijou qu’elle avait fait sa communion et il l’avait accompagné à chaque instant important depuis ce moment. Elle était totalement prête quand Joseph vint la rejoindre dans la pièce où elle s’apprêtait, elle l’accueillit d’un grand sourire et tous deux quittèrent leurs appartements pour se rendre au restaurant des premières classes. Georgiana n’y avait encore jamais mis les pieds pour y manger, la dernière fois, c’était durant le rassemblement de tous les passagers dans la pièce mais il n’y avait pas eu de repas. Elle craignait un peu ce moment, puisqu’elle avait toujours du mal à se faire aux coutumes des premières classes, vingt-quatre ans de coutume chez les pauvres ça laissait toujours des marques et la jeune femme avait beaucoup de mal à se faire aux nombreuses règles. D’ailleurs, elle n’avait jamais compris pourquoi les plus riches avaient besoin d’une dizaine de couverts différents, certes certaines fourchettes se différenciés par leurs dents, mais voilà, en troisième classe on avait un couteau, une fourchette, une cuillère et on était bien tranquille avec cela. C’était de ce genre de coutume dont elle avait beaucoup de mal à s’y faire, heureusement Joseph était toujours là pour la soutenir, si bien, qu’elle ne s’en sortait pas si mal que ça au final. Même si les regards de certaines personnes étaient amers, cela, elle s’en moquait, ce qu’elle craignait le plus, c’était déplaire à l’homme qu’elle aimait.

Arrivée dans le restaurant, ils furent tout de suite accueillit par un steward qui les conduisit sur une table de deux, que Joseph avait réservé dans la journée. Le restaurant était bien plus luxueux que la salle à manger qui accueillait les premières et les secondes classes. Une fois à la table, elle laissa, comme elle l’avait appris le steward lui tirait sa chaise et elle s’installa face à Joseph. Le repas allait pouvoir débuter.

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MessageSujet: Re: Une vie mondaine ♣ avec Joseph   Mar 14 Mai - 23:21

« Our love is eternal, like a diamond.»


Joseph Earnshaw était satisfait, voir même ravi, d'être parvenu à ce stade dans sa relation avec Georgiana. Après tout ce temps, il avait enfin réussi à convaincre sa bien-aimée d'emménager avec lui, dans son appartement, ce qui n'était pas rien quand on sait à quel point Georgiana s'était montrée méfiante envers Joseph les premiers mois où il avait tenté de percer sa carapace. Et pour cause, un homme avait osé lui briser le cœur, lâchement. Cet homme était à bord, mais maintenant qu'elle vivait avec lui, il ne pouvait plus rien lui faire. Joseph ne le permettrait pas. Elle était sous sa protection, en sécurité, loin d'Arthur Midlow. Joseph n'avait cependant pas oublié les derniers actes en dates de ce cher Arthur. A nouveau, il avait osé tenter de faire du mal à Georgiana, profitant de son absence, en si bon lâche qu'il était, et ça Joseph ne le pardonnerait pas. Il y aurait une prochaine rencontre entre les deux hommes, et tout ce qu'on pouvait en dire était qu'elle ne serait pas courtoise. Même si, il fallait l'avouer, sans cet évènement, peut-être que Georgiana n'aurait toujours pas voulu quitter sa cabine de troisième classe. Et la distance qu'il y avait entre Arthur Midlow et Georgiana depuis ce jour n'était pas le seul avantage à cette cohabitation. Il vivait enfin avec elle, presque 24h/24, comme s'ils étaient mari et femme, comme il l'avait toujours voulu pour eux deux. C'était là la raison de départ pour laquelle Joseph désirait que Georgiana vienne vivre avec lui ; parce qu'il l'aimait, tout simplement. Parce que chaque instant passé avec elle, même le plus banal qui soit, avait quelque chose d'extraordinaire, tout simplement parce qu'elle était à ses côtés. L'avoir à ses côtés était la plus belle chose qu'il pouvait espérer avoir, et il avait obtenue. Il était donc aussi heureux qu'on pouvait l'être. Mais tant qu'à parler d'avantages, citons les tous. Le fait que Georgiana avait quitté les troisièmes classes signifiait aussi qu'elle avait quitté la cabine qu'elle partageait avec Bridget, sa meilleure amie, et ce n'était pas pour déplaire à Joseph. Il n'était pas du genre à empêcher la femme qu'il aimait d'avoir des amies. Mais Bridget, vraiment, il ne la supportait pas. Il ne l'avait jamais portée dans son cœur, car il avait toujours senti qu'elle le détestait, mais depuis qu'elle se permettait de lui parler comme s'il était le pire salaud de la planète, il ne pouvait que lui renvoyer véritablement sa haine, car son orgueil ne pouvait le tolérer. Alors, plus loin était elle, mieux était ce...

C'était l'heure du souper, et pour la première fois depuis qu'ils vivaient ensemble, le couple avait décidé d'aller manger au restaurant des premières classes. Joseph savait que c'était une épreuve pour Georgiana, car depuis qu'elle partageait son appartement, elle apprenait chaque jour les coutumes de la classe plus aisée, qui lui étaient parfaitement inconnue. Joseph n'attendait pas de Georgiana qu'elle se comporte en parfaite lady, il l'aimait comme elle était. Mais il reconnaissait néanmoins les efforts qu'elle faisait pour s'ouvrir à « son univers » comme lui s'était ouvert au sien, au début de leur relation, et cela lui faisait plaisir car c'était sans aucun doute un beau signe d'amour. Ce soir était donc un peu particulier, et Joseph avait prévu d'offrir à Georgiana un présent qu'il avait déjà voulu lui transmettre, sans succès, le jour de leur rendez vous au bal masqué, qui avait tourné au vinaigre grâce à l'intervention du Capitaine.

Assis en face de sa belle, Joseph prit la carte du menu et la lu en diagonale. Son attention était absorbée par autre chose que la composition du repas. Il regarda Georgiana et lui sourit, comme un homme heureux et amoureux pourrait le faire. Il ne savait pas exactement comment lui offrir ce collier de diamant. Avec Helen, c'était plus simple. Il savait comment agir, il ne perdait pas ses moyens. Et puis, elle était du même milieu que lui, alors elle avait la même réaction de toutes les femmes de la noblesses. Elle remerciait et acceptait. Il craignait que Georgiana lui refuse son présent, tant elle lui avait répété que l'argent n'avait aucune importance pour elle. Il replongea son regard sur la carte, et remarqua que certains noms de plats, un peu trop recherché, pouvaient être inconnu à sa compagne. Il pensa un instant à lui demander si elle comprenait bien tout ce qui était écrit, et si elle n'avait pas besoin d'une information supplémentaire, mais il se ravisa, réalisant que cela serait surement une mauvaise idée. Il ne voulait pas qu'elle se sente moins intelligente que les gens de sa classe sociale, car elle ne l'était pas. Il appela donc lui même un serveur d'un signe de main, pour lui demander un renseignement à propos d'un plat. Joseph avait en vérité l'habitude des grands restaurants et n'avait donc pas trop de problème à déchiffrer une carte de menu, mais ainsi, Georgiana saurait qu'il n'y avait aucune honte à ne pas comprendre tout le langage parfois un peu snob des premières classes et que la simplicité pouvait aussi, contre toute attente, être tolérée.

- Tu as choisi ?, lui demanda-t-il, la regardant, une fois que le serveur fut parti.



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MessageSujet: Re: Une vie mondaine ♣ avec Joseph   Sam 25 Mai - 20:38



Une vie plus mondaine.

Restaurant des premières classes.
Mai 1913
Assise devant cette table de ce luxueux restaurant, Georgiana O’Hara avait l’impression d’être une inconnue, une étrangère, une tâche sur ce joyeux tableau de richesse. Elle avait beau avoir la peau aussi rosée que ces dames de premières classes, de porter de beaux vêtements, elle le savait, pour eux tous, elle était l’étrangère. Telle Marie-Antoinette qui arriva en France, elle l’avait vite compris, elle serait aux yeux des plus riches, la troisième classe. La jeune femme n’était pas à l’aise, elle se sentait épiée, comme à chaque fois qu’elle entrait dans un lieu public avec Joseph. Elle avait en ce moment qu’un envie rabattre leur caquai à toutes et à tous, tellement que cela l’agaçait. Ironiquement, leur comportement n’était en rien digne de nobles personnes. Un serveur arriva vers eux, leur présentant la carte que la jeune femme prit entre ses mains. Son regard croisa celui de Joseph et elle lui accorda un sourire timide. Même si elle n’était pas à l’aise, elle était heureuse d’être ici avec lui et de partager ce moment avec l’homme qu’elle aimait. La danseuse ouvrit la carte et fut vite déconcertée, quand elle découvrit tous ces noms inconnus. Par chance, elle savait lire, ce qui n’était pas le cas de tout le monde à bord de ce navire. Elle fit défiler les noms un a un et reconnue certains. « Caviar », certaines personnes de l’entrepont avait déjà tenté l’expérience et il lui avait décrit cette nourriture comme un met étrange, noir, fait à base d’œuf de poisson. Georgiana avait toujours été curieuse de découvrir quel goût pouvait bien avoir. Les plats de l’entrée ne lui paraissaient pas compliqués, comme connaissait le saumon et le foie gras, puisque l’un des amis de son père possédait autrefois une ferme d’oie et de canard. Elle ne put s’empêcher de sourire en découvrant que les huîtres étaient à la carte, cela lui rappela ce que son amie Ann-Elizabeth Lockwood lui avait raconté à propos de sa mésaventure avec ces drôles de petits crustacés. La suite de la carte se compliqua. La jeune femme fronça les sourcils en découvrant tous ces noms étranges, qui ne lui évoquaient rien du tout. Où était donc la bonne vieille cuisine de sa mère ? Elle jeta un œil vers Joseph qui conversait avec un serveur à propos d’un plat. Très vite cette attitude de la part de son compagnon la fit sourire, il voulait la rassurer, cela se voyait comme un cheveu sur la soupe. Joseph lui posa alors la question fatidique une fois le serveur éclipsé. Il voulait savoir ce qu’elle souhaitait prendre.

« Humm pour l’entrée, je pense prendre du caviar, j’en ai souvent entendu parler et j’aimerai me faire un avis dessus… » Commença-t-elle. « Pour le plat, je n’arrive pas à comprendre la carte, je prendrais comme toi, ça sera plus simple. » Disait-elle gênée, tout en reposant la carte sur la table. Puis elle se mit à rire discrètement. « Non mais c’est vrai, pourquoi vous les riches, vous ne faites pas les choses simplement, c’est comme tous ces couverts, si Ann-Elizabeth ne m’avait pas expliqué comment les utiliser, je serais ce soir la bête de foire de toutes les personnes autour de nous. »

Elle jeta un regard à la table d’à côté où les occupants l’observés outrageusement. Georgiana agacée, finit par les fixer de la même façon jusqu’à ce qu’ils détournent tous leurs regards. Etrangement, la chose avait fonctionné et elle en était bien heureuse. Elle se tourna alors vers Joseph qui la scrutait du regard.

« Désolé, je crois que j’ai parlé trop vite. J’espère que je ne t’ai pas vexé, mais pour moi toutes ces choses me paraissent étranges, surtout quand on a vécu pendant plus de vingt années entourés de manières beaucoup plus simples. »

Georgiana avait toujours dis ce qu’elle pensait, préférant être franche et ne rien cacher à personne sur sa façon de penser. Pour elle s’était une preuve d’honnêteté et de stabilité dans toutes les relations qu’elle pouvait entretenir.

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MessageSujet: Re: Une vie mondaine ♣ avec Joseph   Lun 24 Juin - 23:40


« Our love is eternal, like a diamond.»


-  Humm pour l’entrée, je pense prendre du caviar, j’en ai souvent entendu parler et j’aimerai me faire un avis dessus…, répondit-elle. Pour le plat, je n’arrive pas à comprendre la carte, je prendrais comme toi, ça sera plus simple, ajouta-t-elle. Non mais c’est vrai, pourquoi vous les riches, vous ne faites pas les choses simplement, c’est comme tous ces couverts, si Ann-Elizabeth ne m’avait pas expliqué comment les utiliser, je serais ce soir la bête de foire de toutes les personnes autour de nous., termina-t-elle, riant discrètement.

La remarque de Georgiana fit sourire Joseph, mais ce ne fut pas le cas des occupants de la table d'en face qui, ayant entendu ce que l'ancienne troisième classe avait dit, lui lancèrent un regard indigné. Elle se contenta de leur renvoyer le même regard, ce que Joseph fit aussi, et qui fonctionna puisqu'ils reposèrent leur attention sur leur dîner. Le riche héritier Earnshaw n'en était pas étonné. Malgré la mort, malgré le fait que l'argent n'aie plus aucune valeur dans le monde où ils vivaient, c'était toujours la loi du plus riche qui primait chez les premières classe. Il était plus riche qu'eux, alors il était logique qu'il soit davantage respecté. Il était à vrai dire l'un des plus riches passagers du paquebot, sans compter qu'il avait en plus de sa fortune, le privilège d'être noble.

-Désolé, je crois que j’ai parlé trop vite. J’espère que je ne t’ai pas vexé, mais pour moi toutes ces choses me paraissent étranges, surtout quand on a vécu pendant plus de vingt années entourés de manières beaucoup plus simples.


- Ne t'inquiètes pas, je ne suis pas vexé, répondit-il. Et il était sincère. Lui même dans sa jeunesse, c'était posé toute ces questions. Il était attaché à son argent, certes. Il l'avait toujours été et même si il prétendait comprendre les bienfaits d'une vie plus simple, il garderait toujours au fond de lui cette dépendance au luxe. En revanche, les convenances et lui, c'était une autre histoire. Jeune adulte,  il en avait eu un peu marre, de toujours devoir bien se comporter, ce qui était pourtant le prix à payer pour appartenir à la plus haute classe sociale. Il avait commencé à se rebeller un peu. Jusqu'à ses vingt-cinq ans, il était beaucoup sorti, dans des casinos, dans des bordels, il avait fait les quatre-cent-coups. Il avait même fréquenté des bars des bas quartiers de Londres, où il avait caché son identité pour avoir le sentiment d'être libre d'agir comme bon lui semblait mais de se savoir riche malgré tout. Lui même avait été la cible de commérage, de regards outragés quand des rumeurs avaient commencé à circuler. Il s'en fichait. Son père ne voyait pas ça du même œil. Et son père, c'était Lord Earnshaw, le richissime, Lord Earnshaw. Alors Joseph avait été contraint de cesser tout ses « dérapages » et de se reprendre en main. De se comporter à nouveau comme un jeune noble bien élevé. « De montrer sa reconnaissance à ses parents pour tout ce qu'ils avaient toujours fait pour lui »
- Pour être franc, je me suis moi-même posé ces questions quand j'étais plus jeune, ajouta-t--il. Je pense que les convenances et les bonnes manières sont avant tout une façon de se démarquer et de prouver à quel classe on appartient.  Mais ne t'occupes pas de ces gens,  ils sont moins riche que moi, et comme dans leur tête c'est tout ce qui compte, ils n'ont rien à te dire, ils sont perdants d'avance., termina-t-il avec un sourire en coin.

Il appela un serveur et lui demanda  d'apporter du champagne. Le serveur revint très vite avec ce qu'il avait demandé. Lui aussi, obéissait comme tout les autres à cette loi du plus riche. Il n'allait pas faire attendre un si riche noble et ce n'était pas pour déplaire à Joseph.
Le lord laissa le serveur ouvrir la bouteille et servir les verres avec élégance avant de partir sur un tout autre sujet.

- Tu  sais que les diamants sont éternels ? Un peu avant d'embarquer sur ce paquebot, j'ai été en Allemagne avec Helen, elle avait des origines allemandes et de la famille là-bas. Pour revenir, nous devions prendre un bateau à Anvers. C'est une des villes les plus réputée dans les diamants. J'ai vu des parures magnifiques là-bas. J'aurais aimé t'y emmener, pour que tu puisses en choisir une...Une avec des diamants,  éternels comme l'amour que je te porte, dit il lui souriant. Il se leva et une fois derrière elle, il l'embrassa sur la joue. Il s'était tant demandé comment il lui offrirait son présent, et finalement il partait dans l'improvisation la plus totale. Il trouvait qu'il s'en sortait plutôt bien...Enfin, il espérait que Georgiana partagerait cette vision des choses.

-A ce propos, j'ai quelque chose à te donner. Tu peux fermer les yeux s'il te plait ? , demanda-t-il d'une voix douce. Il sortit alors le magnifique bijoux de sa poche, sans un bruit, et le passa délicatement autour du cou de Georgiana.
- Tu peux ouvrir les yeux, dit-il après avoir fermé le collier.
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MessageSujet: Re: Une vie mondaine ♣ avec Joseph   Dim 30 Juin - 17:00



Une vie plus mondaine.

Restaurant des premières classes.
Mai 1913
Riche, en étant avec Joseph elle devait se considérer comme riche. Jamais elle n’avait imaginé que son compagnon avait autant de pouvoir, mais surtout que dans ce monde le pouvoir c’était l’argent. Ainsi donc, c’était comme ça qu’elle devait se comporter, se considérer comme riche et dénigrer les autres. Enfin les médisants cela ne la dérangerait pas, mais les autres, pour rien au monde elle ne voudrait offenser ses chers amis de troisième classe, surtout Bridget qui avait beaucoup de mal à accepter son départ. Les bonnes manières, les convenances, c’était donc des moyens pour eux de se démarquer des autres et des plus pauvres. Tous ces codes l’agaçaient, ne pouvaient-ils pas manger tranquillement avec les mêmes couverts et boire leur eau dans le même verre que le vin ? La vie serait plus simple, si toutes ces personnes n’étaient pas étriquées à ce point. Georgiana le savait, en première classe, elle n’arriverait jamais à faire de révolution, ça serait à elle de faire comme eux et de s’adapter.

« Tout cela me parait effrayant, chez nous, nous vivions dans la simplicité et nous étions heureux. En plus c’est bien moins contraignant de se servir des mêmes couverts pour plusieurs plats. » Disait-elle tout en jetant des regards aux alentours.

Ses mots devaient faire frémir beaucoup de monde, voir même les dégouter ou encore les combler d’horreur. Ces personnes n’avaient-elles jamais rêvés d’une vie simple et heureuse ? Il suffisait à les regarder pour voir qu’ils étaient tous coincé là sur leur chaise, parlant de chose futile et attendant pour leur plat. Ils avaient peur du moindre faux pas qui leurs coûterait leur si précieux statut social. Joseph commanda une bouteille de champagne et tout de suite le serveur l’apporta et servit au couple deux coupes. Depuis qu’elle y avait goûté, Georgiana adorait le raffinement de cette boisson. Grâce au Titanic, elle avait pu en découvrir le goût, tout comme celui de nombreux mets. Elle espérait bien qu’un jour sa famille pourrait connaître le bonheur de pouvoir manger comme les plus aisés. George et Charles étaient l’ambition des O’Hara, les deux fils sur qui la réussite reposait sur les épaules, ils étaient intelligents, plus tard, ils pourront faire ce qu’ils voulaient. Rien qu’un instant, la jeune femme voudrait les revoir, les prendre dans ses bras et leurs dire qu’elle les aimait et qu’elle s’excusait du mal qu’elle avait causé à tous. Cependant, depuis la salle des désirs et sa désastreuse aventure, elle n’y était plus retournée et craignait de tenter à nouveau l’expérience.
Après un peu de temps de silence entre eux, Joseph reprit la conversation, évoquant à la jeune femme un voyage qu’il aurait dû faire avec sa femme Helen. Le souvenir de cette épouse était toujours douloureux pour Georgiana, surtout après la frayeur qu’elle avait eue avec les revenants, mais par chance pour son histoire la femme de Joseph n’était jamais revenue. Il lui avoua qu’il aurait aimé l’y emmener pour lui offrir une parure de diamant. Heureuse Georgiana le regarda faire le tour de la table et lui déposer un baiser sur la joue et cela, sous les regards des autres premières classes. En cet instant, la danseuse se demanda pourquoi Bridget doutait encore de l’amour que Joseph lui portait, s’il n’était pas réel, alors l’illusion était parfaite. Sans qu’elle ne s’y attende, elle sentit une chose froide se poser délicatement sur son cou, alors qu’elle avait les yeux fermés. Joseph était en train de lui offrir un bijou et vu son poids, cela ne devait pas être de la camelote. Choquée, elle porta ses mains sur l’objet et une fois que Joseph lui demanda d’ouvrir les yeux, elle l’admira. Mon Dieu ! Des diamants, des vrais. Georgiana ne savait quoi penser de tout cela. Pourquoi ? Comment ? En était-elle digne de ce bijou. Les personnes autour d’eux semblaient toutes aussi choquées qu’elle-même.

« Joseph. Je ne sais quoi dire. » Balbutia-t-elle. « Il est magnifique, beaucoup trop beau pour moi… Je ne devrais pas accepter, ma mère disait toujours que ce genre de bijou n’était pas fait pour les pauvres... » Elle s’arrêta ne sachant plus quoi dire, restant toujours sous le choc face à ce cadeau.

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