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 Chaque personne que l'on s'autorise a aimer, est quelqu'un dont on prend le risque de perdre - James

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MessageSujet: Chaque personne que l'on s'autorise a aimer, est quelqu'un dont on prend le risque de perdre - James   Jeu 14 Mar - 22:59


Chaque personne qu’on s’autorise à aimer,

est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.



Le monde était tout simplement déroutant en cet instant même. Je ne savais plus ou j'en étais, perdue par une réalité qui n'était mienne. Il y a quelques jours encore, j'étais Nayah âgée de 105 ans en train de couler des jours heureux à l'apogée de ma vie. Je me voyais encore écouter les babillages de ces enfants qui représentaient ma famille, je revoyais le personnel à ma disposition toujours souriant, ma famille, bref ma vie actuelle. Mes mouvements étaient si lents, j'étais désormais une dame bien âgée qui ne demandait qu'à mourir. J'avais vécu, dirons nous, une belle vie. Jamais, je n'aurais cru qu'une fois mon dernier souffle expiré, mes yeux devenus vitreux, je n'arriverais pas au Paradis. Non, Dieu en avait décidé autrement. Au lieu de cela, il m'avait ramené sur le Titanic ou régnait ces âmes qui n'avaient survécu au terrible naufrage. Lorsque je réalisais que cela faisait plus d'un an qu'ils voguaient sans but. C'est alors que je pris réellement conscience que mon Paradis doré imaginé depuis des années n'était telle. Mon Paradis c'était le Titanic.

Il m'avait fallu également m'y faire, voir ces morts me scrutaient comme si je portais en moi la peste, des regards noirs, de la jalousie peut être d'avoir vécu ce qui s'était figé pour eux. La seule chose qui n'avait changé, c'était les sentiments de Jules à mon égard: il avait été plus qu'heureux de me revoir. Et pourtant, je le voyais, désormais, comme à travers un miroir épais. Tout avait changé et mon coeur n'avait battu que pour Camille. Désormais, trop de distances s'étaient mises entre nous : je ne le considérais plus comme sa femme en dehors du nom de famille que je portais. C'est ainsi que je me vis éviter mon mari a chaque fois que je le pouvais. Cela avait commencé par la demande d'une chambre séparée dans la suite ou nous étions. Ensuite, je faisais en sorte de me lever tôt afin qu'il ne m'invite pas a prendre le petit déjeuner. Ce spectacle était un déchirement pour moi mais cela l'était, d'autant plus, qu'il fallait bien avouer un jour que je n'avais plus aucun sentiment pour lui. En sachant que cela lui brisera le cœur et il ne le méritait point. C'est ainsi plongée dans mes pensées que je me levai, je me préparais afin de prendre mon repas du matin. Une fois la tâche accomplie, je me promenais avec des "amies" et passaient ainsi ma journée de cette manière tandis que Jules était resté avec ses apôtres autour d'un brandy et d'une partie de cartes interminable. J'étais du moins tranquille.

La journée touchait à sa fin et tout le monde se préparait à l'habituel dîner mondain des premières classes. Je n'en avais aucunement envie. Des mon réveil, j'avais souhaité être seule. De ce fait, mes pas me conduisirent vers le lieu de promenade de ma condition sociale. L'air était agréable et je m'y sentais bien. Je m'installais alors sur une chaise en savourant le silence qui régnait. Pensant à mes proches qui me manquaient tant, j'étais ailleurs, loin dans mes pensées.
A un point, que je ne m'aperçus même pas que j'avais, soudain, de la compagnie.
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MessageSujet: Re: Chaque personne que l'on s'autorise a aimer, est quelqu'un dont on prend le risque de perdre - James   Sam 16 Mar - 19:21

Chaque personne qu’on s’autorise à aimer, est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.
James&Nayah



Fatigué après ma journée de travail, je sortis sur le pont et m'appuyais à la rambarde, en regardant la mer je m'aperçus qu'une jeune femme était à côté de moi, elle était là depuis le début et je ne m'en étais même pas aperçu ! Je la regardais plus attentivement, elle était venu au restaurant avec son mari ce midi ! Je me remémorais la scène :

Je nettoyais le plan de travail du bar avec un chiffon humide et du savon simple. Après nettoyage le marbre brillait. Mon visage se refletait a travers. J'esquisais un petit sourire puis passais un coup de chiffon sur le reflet. Il fallait que je chasse mes problèmes de mon esprit, sinon comment pourrais-je ne pas être dépressif ? Le soleil déjà assez bas dans le ciel, la soirée tombait vite et mon service allait bientôt commencer. Il n'y avait jamais grand monde à dix-neuf-heures. Je soupirais, pourquoi est ce que j'étais là ? Ma vie n'était pas sur le Titanic, je suis venu pour quelques mois, pas jusqu'à la fin de mon existence ! Je passais entre les tables pour vérifier si tout était bien en ordre. Je remarquais un collier en or sur le sol. Je le ramassais discrètement, et le glissais dans ma poche puis me précipitais vers les toilettes ou je m'enfermais. Je ressortis le collier. C'était de l'or blanc, le pendentif était en forme de coeur, on pouvait l'ouvrir, c'est donc ce que je fis, il était gravé : Je t'aime. J'avalais ma salive, ce collier valait sûrement très cher, et son propriétaire devait être inquiet. Pourtant au fond de moi je ne voulais pas le rendre. Je le rangeais et sortit des WC. Un autre serveur me salua avec le sourire :

« C'est ton tour James ! »

Je hochais la tête en lui rendant son sourire et me précipitais dans la salle de restauration. Une seule table était prise, il s'agissait d'une jeune femme et de son mari. Enfin mari sûrement, ou bien frère, mais généralement c'était plutôt mari. Je l'approchais avec deux menus et le leur tendis :

« Bonjour madame, monsieur. Voici le menu, et le menu du jour est du faux filet avec sa sauce accompagné d'une salade de chèvre. Je vous laisse choisir. »
J'affichais un grand sourire et repartis en direction des cuisines. La jeune femme assise était plutôt charmante, non, je dirais même belle. Je me munis d'autres menus pour m'occuper des nouveaux clients qui venaient d'arriver. Alors que je prenais les commandes d'un couple j'entendis une voix d'homme s'élever dans la salle. C'était la table trois, le premier couple arrivé. Un homme énervé contre sa femme. Je ne voulais pas entendre ce qu'il disait, je ne devais pas m'initier dans la vie des gens, mon métier me l'interdisait. Je regardais en direction de la jeune femme, nos regards se croisèrent. Elle n'avait pas l'air à l'aise et c'était plutôt compréhensible. J'arrivais vers eux, en espérant que ma venue calme l'homme.

« Avez-vous choisis ? »

Je craignais de me faire jeter par l'homme qui voudrait peut être terminer sa discussion avec sa femme en paix.

Le mari avait continué sa dispute dès que j'eus le dos tourné. Je la regardais souvent et nos regards se croisaient toujours. J'espérais pour elle que tout allait mieux. Je n'osais pas lui parler de sa dispute, donc je me tus.
©Mako
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MessageSujet: Re: Chaque personne que l'on s'autorise a aimer, est quelqu'un dont on prend le risque de perdre - James   Mar 19 Mar - 22:53


Chaque personne qu’on s’autorise à aimer,

est quelqu’un qu’on prend le risque de perdre.


Je profitais de la journée touchant à sa fin. Le soleil se couchait au fur et à mesure que les secondes défilaient; ses rayons nimbaient l'océan d'une couleur dorée. En dehors du souffle des cheminées du bateau, du vent que l'on entendait, il y régnait un calme plat qui me bouleversa. Je me trouvais alors en paix avec moi-même et rien ne pouvait me perturber. Je m'évadais vers un horizon lointain: celui des souvenirs. Je revoyais ces instants heureux de ma vie qui étaient passées. Je me souvenais du jour ou j'ai rencontré Camille, certainement, une des plus belles choses dans ma vie. Un sourire s'étala sur mes lèvres tandis que je me remémorai ces instants tout simplement magique. J'avais passé tellement d'années à ces côtés. Dire que nous avions vieilli ensemble jusqu'à ce qu'il parte le premier. Nos souhaits avaient été réalisés, notre mort avaient été sans douleur, dans notre sommeil. Je me souviens, un matin, je m'étais réveillée à ces côtés et son corps froid et engourdi m'avait accueilli. Mes larmes avaient alors roulé sur mes joues tandis que lentement de ma main grêlée de tâches de vieillesse, je lui avais fermé les yeux. Il ne m'avait alors fallu pas longtemps pour décliner et finir par mourir de la même manière. Lorsque mon âme a quitté mon corps, je m'attendais à voir Camille comme à nos premiers jours de notre rencontre, au lieu de cela, j'avais rencontré un navire familier: le Titanic.

Prisonnière de ce géant d'acier, je me réfugiais dans une mélancolie profonde regrettant ma vie passée. Mes rapports avec mon mari étaient assez tendus et notre dernier repas ensemble en public, s'étaient révélés une véritable catastrophe. Je ne me souvenais que trop bien. C'était hier puisque depuis aujourd'hui, j'évitais Jules. Nous nous étions disputés sur le fait que mon cher époux acceptait difficilement que nous fassions désormais chambre à part. J'avais souhaité ne pas poursuivre cette conversation car je ne l'estimais pas convenable à tenir. De même, nous étions en public et à la merci des oreilles de tous. Depuis, lorsque je le pouvais, je m'enfuyais refusant de faire face à mon mari.

J'avais décidé de ne pas me rendre au repas de ce soir. D'une part, je n'avais pas faim et d'autre part, je souhaitais ne pas me mêler à la foule. Aussi, restais je donc sur cette chaise. Je regardais aux alentours le pont sur lequel je me trouvais. Il ne se trouvait qu'un jeune homme d'à peu près la vingtaine qui me regardait. Son visage ne m'était pas inconnu. Toutefois, j'étais incapable de savoir d'ou je l'avais vu. Il semblait porter un uniforme typique des membres de l'équipage, peut être même du personnel qui servaient les repas. Troublée par son regard, je me demandais s'il n'avait pas un message à faire passer. Peut être en homme respectueux, préférait-il attendre le moment opportun pour me le dire. Toutefois, je désirais aussi profiter de ma solitude et de la quiétude des souvenirs. Aussi, afin de ne pas le faire attendre plus, je pris la parole:

" Monsieur, excusez moi ... Mais qu'il y a t-il? " Ajoutais-je d'un ton poli pointé d'une interrogation manifeste.
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