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 Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?

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MessageSujet: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Ven 15 Fév - 2:25


    Je ne savais pas trop quoi faire de cette journée, parfois il en était ainsi, je m'ennuyais, alors je me baladais à la recherche d'une éventuelle proie, je dis bien éventuelle, car j'ai pu découvrir de charmante jeune femme sur ce navire, des jeunes femmes qui avaient quelques choses en plus. Johanna était une jeune femme plein d'esprit, en cette nuit, je l'avais croisée, et je n'avais pas eu envie de faire d'elle une nouvelle proie comme si elle était au dessus de tout ce que je pouvais désirer tuer. Pourtant, il y avait comme une certaine attirance qui m'avait fait approcher d'elle. Peut être le fait que nous ayons été pieds nus cette nuit là, je ne sais pas. Je pensais à cette sympathique 3ème classe que j'avais revue lors de la tempête du siècle sur le Titanic. Bref, je me secouais légèrement la tête pour la sortir de mes pensées, je ne la croiserais probablement pas aujourd'hui. Je sortais donc de ma cabine habillé d'une belle veste bien chaude, j'avais envie de ça aujourd'hui alors qu'il était encore tôt ce matin que le soleil pointait à peine le bout de son nez. Nous étions en avril, il faisait plutôt bon quand même mais le matin était toujours un peu froid. J'avais pris des chaussures, je n'étais pas pieds nus comme souvent lorsque je reste dans ma cabine, une habitude que j'avais prise, mais n'allez pas chercher à comprendre pourquoi, je devais sans doute mieux me sentir ainsi. J'avais donc envie de sortir un peu de mes quartiers pour une fois, et de venir chatouiller les plus riches. Oui, parfois, ils ont besoins qu'on vienne un peu les embêter tellement ils s'ennuient à nous snober ou nous narguer. Heureusement, tous ne sont pas comme ça. L'homme un peu fou que j'avais croisé lors de la journée piscine était apparemment dans le coin, un premier classe qui était un peu à part. Il faudrait que je le revois. Il y avait aussi la fameuse Scarlett qui était dans le coin, une première classe qui allait s'amuser à tuer chaque jour son mari afin de pouvoir batifoler avec d'autres personnes, une vraie folle mais je l'aimais bien, elle était pour ainsi dire mon penchant féminin sur ce navire. Je me promenais donc et mes pas me menèrent au niveau du Pont A sur la promenade des 1ères classes. Il n'y avait personne de si bonne heure, sauf une jeune femme dont le visage me disait quelques choses, mais je n'arrivais pas à mettre un nom dessus. Sans doute que je l'avais remarquée vu sa beauté, sans pour autant l'aborder à une soirée ou dans les couloirs. " Bonjour, vous êtes bien matinale chère demoiselle. " Je lui prenais alors la main pour y déposer un baiser en me courbant légèrement. Je ne savais pas de quelle classe elle était mais je faisais mon gentleman comme bien souvent sur ce navire, histoire de faire bonne impression. Et puis, j'avais tellement l'habitude d'agir de la sorte que c'était devenu naturel pour moi de faire ainsi.
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Dim 26 Mai - 13:20

Peu à peu, Ambre commençait à se demander si elle n’avait pas imaginé le retour d’Edward. Depuis le soir de la tempête où il avait fait une entrée terrifiante devant la jeune aveugle, il ne s’était plus manifesté. Elle ne savait pas encore si elle devait s’en réjouir ou au contraire craindre d’âpres représailles de sa part. Ou encore comptait-il que ce soit elle qui se montre en première ? Allait-il lui pardonner de s’être dressée contre lui la nuit du naufrage ? L’intervention de Jack ? Elle espérait au moins avoir réglé ce dernier détail avec le jeune homme. Mais Edward pouvait tout aussi bien ne pas lui avoir pardonné et elle s’attendait certainement à en payer le prix fort. Que lui avait-il réservé ? Elle en frémissait d’avance.

Depuis son retour elle n’était plus rien, elle avait perdu tout courage, toute volonté. Certainement les choses ne pourraient être pires maintenant qu’il était là. Il allait profiter de sa vulnérabilité, de cette faiblesse qui faisait d’elle un être malléable, un pantin de bois entre les doigts calculateurs et manipulateur du lord anglais. Qu’allait-elle devenir ? Reviendrait-elle cette « Amy » que tout le monde connaissait ? Oui cela était peut-être le mieux. Elle redeviendrait celle qu’elle était quand Dimitri n’était pas là. Elle se réduirait à une petite créature servile car sans le jeune homme, Ambre Roux ne pouvait plus exister. Ils étaient des âmes-sœurs, chacun une partie d’un être commun qu’ils formaient ensembles. Les années n’y avaient rien fait, lorsqu’ils s’étaient revus, l’alchimie s’était remanifestée entre les deux êtres qu’ils étaient. Et si l’un venait à mourir, l’autre ne pourrait subsister. C’est pourquoi, maintenant que Dimitri avait disparu, elle n’avait plus de raison d’être ou de rester ce qu’elle était autrefois. Un an à se faire passer pour Ambre avait été certainement de trop tandis qu’elle était seule. Elle n’était plus qu’ « Amy », la grande chanteuse. Cette personne mystérieuse et aveugle qui ne parlait jamais. Une personne avec l’aura d’une grande absente comme si elle était sans cesse dans une transe musicale, un autre monde que les autres ne pouvaient atteindre.
Ambre avait toujours été considérée comme une personnalité à part lorsqu’elle était chanteuse. Et si elle suscitait l’admiration de tous, elle provoquait aussi une certaine distance craintive chez les personnes qui la rencontraient. Souvent elle avait saisi chez eux une excitation mêlée à de la gêne. Autrefois, elle intimidait. Mais aujourd’hui, que suscitait-elle chez les gens, hormis de la pitié pour une pauvre aveugle qui se retrouve seule à bord du paquebot fantôme ? Elle sentait désormais une certaine distance que mettaient sciemment les passagers. Avait-elle l’air si triste et désespéré aux yeux du monde pour que les personnes l’évitent autant depuis quelques temps ?

Mais après tout, cela n’était pas mieux ? Edward la voulait exclusivement pour lui. Autrefois, elle n’avait pas d’amis et le lord comptait bien qu’il en soit de même à bord du navire. Elle devrait éradiquer toutes les bonnes connaissances qu’elle avait eues à bord du Titanic au cours de l’année qui s’était écoulée. Elle reprendrait sa vie d’autrefois, alors pourquoi avoir peur finalement ? Puis de toute manière, si Edward était bel et bien là, elle le rencontrerait forcément alors rien ne servait de le fuir de cette manière.
Depuis que Jack était allé la visiter dans sa cabine, Ambre ne parvenait plus à dormir, songeant constamment aux paroles du jeune homme, si bien qu’elle en perdait le sommeil. Mais cela n’était pas une chose qu’elle perdait réellement car voilà un certain temps qu’elle ne mangeait et ne dormait plus. Elle n’avait plus la force et l’envie de se nourrir, quant au sommeil, il était bien trop habité de cauchemars pour qu’elle y aspire sereinement. Mais ce matin-là, elle eut un besoin urgent d’air. Il était encore tôt et elle avait bien réfléchis que si elle quittait sa cabine, elle aurait peu de chance de croiser Edward. Ce dernier avait toujours apprécié dormir le matin. Elle était donc libérée pour un moment. Elle enfila alors une robe blanche ceinte à la taille par un ruban de soie bleue azur, mais préféra laisser ses cheveux détachés. Puis elle gagna le pont des premières classes, évoluant à tâtons alors qu’elle était démunie de canne. Sa course s’acheva lorsqu’elle sentit l’air salé et frais caresser délicatement son visage. Elle s’agrippa au premier bastingage et ne s’aventura pas plus loin. Elle ferma les yeux et apprécia l’air vivifiant entrer dans ses poumons.
Elle était tout à ses sens quand tout à coup, une voix s’éleva auprès d’elle. Ambre ne put retenir un sursaut en s’imaginant qu’il s’agissait d’Edward. Toutefois, elle n’en était pas sûre même si c’était bien son genre d’agir de la sorte. Attrapant délicatement sa main glacée, il y déposa un galant baiser.


« Vous êtes Edward n’est-ce pas ? »

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Jeu 30 Mai - 23:10

    Mais qui pouvait bien se promener à une heure pareil au niveau de la promenade des 1ères classes ? Personne ne le pouvait à part ma petite personne et donc cette magnifique créature qui semblait avoir un teint bien pâle comme si elle était un véritable fantôme. Cependant, sa beauté dépassait son teint blafard. Il faut dire qu'il y avait de nombreuses belles femmes sur ce navire mais bizarrement, une seule d'entre elle se détachait du lot, pour moi, sans doute parce que notre lien était simplement unique, aussi improbable soit-il. Ce n'était qu'un heureux hasard qu'elle soit là. Nous avions quitter Southampton tout les deux en même temps pour monter tout les deux sur le même navire. J'avais péris dans le naufrage, et elle avait survécu mais elle m'était revenue. Comment étais-ce possible ? Et dire que s'il n'y avait pas eu le Titanic, je l'aurais sans doute tuer, mais le destin ne l'avait pas voulu, elle aurait été l'une de mes victimes sur la ville de Southampton. Mais peut être ne serais-je jamais venu dans cette ville si le Titanic ne devait pas partir d'ici. Il y avait tellement de choses qui aurait pu ne pas se produire, mais elles s'étaient produites et j'avais retrouvé la belle sur le navire et elle m'avait composé une chanson. Qui serait assez fou pour s'imaginer cela ? Mais je n'avais pas Pernelle en face de moi, mais une autre belle jeune femme habillée de blanc. Il y avait à sa taille un magnifique ruban bleu qui lui découpait la taille d'une magnifique façon, comme si elle était enroulé dans un papier cadeau et que derrière se trouvait le présent, mais je n'avais nullement l'intention de défaire ce ruban qui lui allait si bien. Elle n'avait pas les cheveux attachés, sans doute étais-ce volontaire, histoire d'être plus libre mais elle aurait été aussi belle avec un nœud dans les cheveux rappelant le nœud de sa robe. Elle était là, elle semblait regarder au loin, bien accroché au bastingage comme si elle pouvait tombé à l'eau d'un instant à l'autre. Lorsque je vins la trouver, je lui fis légèrement peur, elle ne semblait pas m'avoir vu venir. Je lui faisais un baise main traditionnel, comme je l'aurais fait avec n'importe qui d'autres. Elle me posa alors une question que je ne compris pas le moins du monde. Elle me prenait pour un autre, mais comment étais-ce possible ? Je levais mes yeux vers son visage, elle était aveugle. Oh, quel dommage qu'elle ne puisse pas voir, mais je ne disais rien. Je ne voulais pas la brusquer plus que nécessaire.

    " Non, je ne suis point l'homme que vous dites, je m'appelle Marcus très chère. Et vous êtes ? "

    Je ne disais rien de spécifique sur son physique, je voulais avait toutes choses brisé la glace entre nous deux. Je n'étais pas Edward, cela lui ferrait peut être plaisir, ou pas du tout, peut être que cet homme était un de ces amoureux, ou que sais-je encore ?
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Jeu 4 Juil - 21:46

Ambre contemplait l’horizon de ses yeux sans regard, ne pouvant observer que les ténèbres qui s’offraient à elle depuis plus de dix ans. Et seule dans l’obscurité, elle songeait à son existence et à toute la douleur qui l’avait accompagnée. Elle pensait aux sacrifices qu’elle allait devoir faire et à tout ce qu’elle avait perdu à jamais. Il lui faudrait désormais abandonner l’année qui venait de s’écouler pour revenir dans la peau d’ « Amy ». Après tout, c’était encore la personne qu’elle connaissait mieux. Elle l’avait tellement jouée qu’Ambre avait fini par lui devenir une étrangère. D’une certaine manière, elle souffrait moins en étant Amy qu’Ambre. Car si elle devait redevenir l’ancienne personne qu’elle était, elle ne pouvait le faire sans Dimitri. Il était la seule personne qui donnait du sens à son existence et à Ambre. Cette dernière ne pouvait subsister sans lui et c’est quand le jeune homme mourut qu’Ambre mourut à son tour. Mais Amy vivait toujours, et aujourd’hui, elle renaissait de ses cendres à travers Edward. Il était revenu et il redonnait du sens à cette nouvelle identité. Elle allait donc la conserver, la faire partie intégrante d’elle-même. Elle était prête à tout pour ne pas souffrir et à tout perdre pour cela.

L’aveugle était en train de s’y résoudre, fermement accrochée au bastingage de peur de perdre pieds. Cette transformation lui donnait l’impression de tomber irrémédiablement dans les ténèbres et la solitude. Plus rien ne serait comme avant. C’était la fin d’une époque, une époque qui n’avait duré qu’un an et qui l’avait affaiblie plus qu’elle n’aurait pu le penser.

Puis tout à coup, alors qu’elle se croyait seule, une personne vint à elle. Elle ne put retenir un sursaut, surprise par cette apparition soudaine. Immédiatement, son esprit lui imposa l’image d’Edward. Elle ne sut pourquoi, elle était persuadée que c’était lui qui venait la trouver ce matin sur le pont. Il avait ce ton mielleux et charmeur, ces allures de gentleman, cette politesse sirupeuse qui était caractéristique de son agent. Mais pourquoi jouait-il tout ce spectacle devant elle ? Que signifiait ce baisemain ? Ambre était totalement perdue, et son esprit ne parvenait pas à voir clair. Elle était affaiblie, vulnérable et sa perception des choses se modifiait à travers elle. Devenait-elle folle ? Perdait-elle la raison ?

Elle s’assura tout de même qu’il s’agissait bien d’Edward. Mais à cette interrogation, l’homme ne put que la corriger en se présentant comme étant un certain Marcus. Un nom qu’elle n’avait jamais entendu. Toutefois, à peine reprenait-il la parole que la chanteuse se persuadait qu’il s’agissait de Darcy. Il avait cette même voix, ce même ton, cette même manière de parler. Se jouait-elle d’elle ? Elle se mit tout de même à douter. Pourquoi Edward jouerait-il une pareille comédie ? Tout cela n’avait aucun sens. Aussi tenta-t-elle de se raisonner un peu plus.


« Je m’appelle Amy, fit-elle d’une petite voix, avant d’ajouter avec angoisse. Vous promettez ne pas être Edward ? »

Si cet homme ne s’enfuyait pas en courant, ce serait certainement un miracle. Les propos de l’aveugle étaient décousus, sans aucun sens, comme si tout à coup, elle avait pris le langage d’une enfant. Elle était déboussolée, perdue, sans aucun phare auquel se raccrocher. Elle était seule et froide. Froide comme la mort.
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Lun 5 Aoû - 0:45


    Pourquoi la jeune femme me prenait pour Edward ? Peut être que je lui ressemblais ? Ou alors étais-ce l'heure tardive qui lui faisait penser à cela ? Elle s'appelait Amy et voulait que je lui confirme une nouvelle fois que je n'étais pas l'homme qu'elle semblait tant redouter. Peut être avais-je la même voix ? Peut être que nos timbres étaient les même, je ne saurais le dire puisque je ne connaissais nullement cet homme qui semblait lui faire une peur bleue, une peur très grande que moi même n'avais jamais insufflé à mes propres victimes. Il faut dire qu'elles ne s'y attendent jamais et que je fais ça vite, très vite. Mais cette petite aveugle ne serait certainement pas une de mes victimes. Elle n'était pas dénuée de charme, cela allait s'en dire mais elle semblait être tellement apeurée que jamais je ne lui ferrais de mal. Je suis un tueur, mais ce n'est pas mon rôle 24h/24 sinon, je peux vous garantir que tout cela serait très lassant à la longue. Il faut un peu de surprises, d'intensités diverses pour vivre décemment sur ce navire. Je ne voulais pas non plus jouer le rôle ingrat. Pour le moment qui savait que j'étais un tueur ? Elizabeth ? Scarlett ? Il n'y avait personne d'autres qui pouvait le savoir sauf si l'une d'entre elle avait vendue la mèche, mais je ne le pensais pas. Le jeu qui nous liait Scarlett et moi n'en aurait que plus de saveur si personne ne le connaissait, pour le moment. En ce qui concerne miss Cavendish, elle était l'une de mes victimes ici, et un lien spécial nous unissait. Je le savais, même si mon aventure avec Pernelle pourrait mettre tout cela à mal.

    " Enchanté Amy. Je m'appelle Marcus comme je viens de vous le dire. Ma voix ressemble peut être à celle de cet Edward, mais je ne le connais pas. Je peux vous garantir que je ne suis pas cet homme qui vous fait peur. Détendez-vous, il n'y a que vous et moi ici. "

    Je ne sais pas si ces quelques mots la rassureraient mais c'était vraiment le but. Elle devait essayé de se ressaisir même si ces sens lui jouaient des tours, notamment son ouïe très certainement. Si je pouvais lui permettre de revoir, je le ferrais, mais ce n'était pas en mon pouvoir. Elle devait être aveugle de naissance, sinon le navire lui aurait redonné la vue, si cela venait d'un accident, non ? Enfin, je ne sais pas. J'avais cru comprendre que certaines personnes malades, étant mortes, ne l'étaient plus justement mais cela ne fonctionnait peut être pas de la même manière avec un handicap physique.
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Jeu 8 Aoû - 15:52

Ambre ne savait plus que penser. Tout devenait flou, incongru. Même elle ne parvenait à trouver de sens dans ces propos. La terreur que lui inspirait Edward était plus forte que toute autre raison.
Cependant, l’aveugle savait qu’il y avait une personne qui n’avait pas peur du manager. Il existait une seule personne capable de se raisonner et de faire taire l’angoisse qui paralysait son comportement. Et cette personne était Amy. C’était Amy qui pouvait lui venir en aide et la sortir de cet état de torpeur. C’était elle qui serait la solution de tous ces maux.
Après tout, elle devait bien se rendre à l’évidence que l’homme qui se trouvait devant elle n’était absolument pas Edward. Certes, leurs attitudes étaient les mêmes, leurs manières sirupeuses de s’exprimer étaient semblables mais ce n’était aucunement l’anglais à ses côtés. Il s’en défendait et étonnamment il ne prit pas la fuite comme beaucoup l’aurait certainement fait. Mais il paraissait différent, ou bien cherchait-il seulement une compagnie à cette heure, quelque soit cette compagnie.

« Oh non, il ne m’effraie pas. »

Ambre s’était empressée de rectifier ce point avec un tremblement dans la voix qui ne convaincrait certainement pas cet homme qui s’était présenté comme étant Marcus. Les mots avaient jailli de sa bouche, comme soudain effrayée. Il ne fallait pas qu’il pense ça. Il ne fallait pas qu’il se doute du fait qu’Edward était un homme redoutable. Car si son manager venait à le savoir, elle risquait de subir l’une de ses plus noires colères. Dans son égarement, elle ne tenait pas à se mettre en mauvaise posture. Tout devait redevenir comme avant et pour cela elle devrait se montrer plus prudente. Malheureusement, cela n’était pas chose aisée pour Ambre. Mais pour Amy, ce serait une entreprise plus simple. Amy était habituée à mentir. Elle n’était pas l’actrice, elle était le rôle en lui-même, sans aucune imperfection. Amy ne ferait pas de faux pas.
Amy, aide-moi…
Doucement, Ambre s’effaça un peu plus au profit d’Amy. Elle se glissa timidement, puis elle prit une place plus importante, jusqu’à acculer Ambre au fin fond d’elle-même. Elle n’était qu’un pâle et faible éclat dans les ténèbres de son âme. Elle redevenait la part éteinte d’elle-même.
Comme sous l’effet d’un enchantement, le visage de l’aveugle se mua. Toute peur fut balayée. L’angoisse ne la faisait plus trembler. Ses traits se détendirent et ne laissèrent plus place qu’à une expression neutre, une expression dénuée de sentiments, dénuées de vie. Elle n’était plus qu’une ombre. Et c’est d’une voix neutre, comme si elle récitait un texte qu’elle annonça.

« Je m’excuse pour mon égarement, j'espère ne pas vous avoir effrayé. Je ne sais pas ce qu’il m’a pris. Vous n’êtes bien entendu pas Edward. Je suis moi-même enchantée de faire votre connaissance. »

Oui Amy était plus forte. C’était toujours celle qui l’avait sauvée de beaucoup de situations malencontreuses. Elle avait toujours les mots justes. Elle avait toujours cette capacité à ne pas se laisser submerger par les émotions car elle était un être froid. Elle était un être vide. Elle était l’être qui faisait d’Ambre une personne morte.
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Ven 30 Aoû - 17:10

    La jeune femme aveugle me disait donc que cet Edward ne lui faisait pas peur pourtant, je pouvais sentir dans son regard, dans le ton de sa voix qu'elle n'était pas en confiance avec lui. Même si je semblais lui ressembler, je n'étais pas lui. Il ne l'effrayait donc pas, même si son corps disait le contraire, mais je ne vois pas pourquoi elle me mentirait n'est ce pas ? Après tout, parfois nous cachons tellement de choses que nous sommes obliger de mentir, sauf si c'est une seconde nature pour vous. Je sais très bien mentir, je le fais à la perfection, mais pour le moment, je ne le faisais pas avec cette jeune femme. Je me demandais comme cela se faisait-il qu'elle était encore aveugle sur le navire. A notre mort, nos maux ne sont-ils pas tous guéris ? Il semblerait que cela ne soit pas le cas contrairement à ce que j'aurais pu croire, nous ne changeons pas tellement dans la mort, c'est même assez incroyable. Je lui souriais donc même si elle ne pouvait pas le voir, mais c'était une réflexe que de sourire à une belle jeune femme. En tout cas, cela était étonnant, elle venait de me dire qu'il ne lui faisait pas peur ce fameux Edward, et son visage s'illumina pour ainsi dire, comme si en ne disant rien de plus, elle avait réussie à s'en convaincre malgré sa voix tremblante. A quoi jouait-elle ? Je ne savais pas vraiment, mais c'était quelques choses que je n'avais plus vraiment l'habitude de voir. Se mettait-elle à jouer un rôle ? Celui d'une femme plus sûre d'elle qui n'a peur de rien ? C'était peut peut être le cas, je ne savais pas trop. Elle semblait s'être complètement ressaisie, d'ailleurs elle s'excusa pour son égarement. Elle était étrange, et justement cela la rendait pleinement intéressante à mes yeux.

    " Et bien Amy, qu'est ce qui vous a amené à vous égarer par ici ? En tout cas, je peux vous rassurer, il m'en faut plus pour me faire, je ne suis pas quelqu'un qui a peur pour si peu de choses. "

    Je ne savais pas ce qu'elle allait me raconter à présent, mais j'avais hâte de connaître sa réponse. Je verrais bien bien si ce changement était pour quelques instants ou si elle allait resté pour ainsi dire, comme maintenant. Je ferrais connaissance, je lui poserais des questions, je la pousserais dans ces retranchements peut être qui sais ...
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Dim 1 Sep - 13:04

Amy était désormais la détentrice d’Ambre. Elle contrôlait son corps, ses attitudes, le ton de sa voix, ses pensées et plus que tout, elle étouffait sa peur. Plus aucun sentiment hormis celui d’une indéniable assurance ne se faisait lire sur le visage de la jeune aveugle. Certes, son teint crayeux, sa mine fiévreuse, le frémissement de son corps épuisé, le vacillement léger de ses faibles jambes n’étaient pas les meilleurs représentants de son état, toutefois, son regard brillait d’un nouvel éclat : celui de la détermination et du contrôle de soi. Il semblait même que tout à coup, ses prunelles voyaient de nouveau. Elle ne serait plus petite chose fragile et vulnérable qu’était Ambre.
Amy exécrait cette partie de la personnalité de l’aveugle. Bien que cette identité était celle d’origine, Amy était parvenue à s’ancrer une si grande place dans l’esprit de la chanteuse que désormais, elle était une part entière de son âme. Une part qui pouvait retrancher facilement la faible Ambre au fond d’elle-même. Elle reprenait le dessus et elle serait la maîtresse de son avenir. Ambre souffrait ? Ambre était terrorisée ? Soit, et bien il était désormais de son devoir d’éloigner la jeune fille pour prendre les choses en mains. Elle ne se laisserait pas démonter par la présence de cet inconnu qu’elle avait d’abord pris pour Edward. Amy maudit intérieurement Ambre d’être ainsi aussi égarée. Voulait-elle leur attirer des ennuies par sa négligence et son esprit déboussolé ? Il valait bien mieux qu’elle s’efface plutôt que de commettre de pareils impairs. Elle refusait de se compromettre à cause des bêtises d’Ambre.

Sombre idiote ! s’emporta Amy. Maintenant ce Marcus doute par ta faute !

Cependant, malgré la colère bouillonnante d’Amy, son visage ne laissait rien transparaître. Bien au contraire. Il était apaisé, serein tandis que ses yeux sans regard étaient perdus sur cet océan qui s’étendait à l’infini. Le vent marin venait caresser délicatement sa peau et faire danser ses boucles brunes qu’elle avait relâchées. Amy était bien plus forte et elle était désormais le maître de cet entretien. Elle avait bien cerné que ce passager doutait de ses paroles. Après tout, son changement de comportement avait été soudain. Il faudrait qu’elle la joue fine pour abaisser la vigilance de cet homme. Elle ne pouvait se permettre de laisser entrevoir à quelqu’un le terrible secret qu’elle cachait. Ambre n’avait peut-être plus les épaules pour le supporter, aussi Amy prenait-elle la relève. Après tout, c’était tout ce qu’elle avait toujours voulu : prendre le total contrôle de l’aveugle.

« Je ne parvenais tout simplement pas à dormir. » répondit-elle avec légèreté. « Je suis alors sortie de ma cabine pour profiter de l’air marin. Il était très vivifiant ce soir, vous ne trouvez pas ? »

Amy s’était tournée vers Marcus pour appuyer ses propos, pourtant ce n’était certainement pas son regard qu’elle cherchait. Elle resta tout de même accrochée au bastingage, sachant que son équilibre était précaire, mais une fois de plus, rien ne transparaissait.

Ambre, qu’as-tu fait de nous ?! Te rends-tu compte de tous les efforts que je dois fournir pour ne pas nous faire faillir ?

« Mais vous ne m’avez pas dit Marcus, pour quelles raisons vos pas vous ont-ils mené jusqu’ici à cette heure ? » demanda-t-elle dans un léger sourire. Puis comme il poursuivait, elle ajouta. « Oh je ne doute pas que vous soyez homme à ne pas vous effrayer de grand-chose. Certainement peu de choses doivent vous faire peur. »

Flatter son égo, certainement était-ce l’une des meilleures solutions pour endormir ses soupçons. Si Ambre l’avait confondu avec Edward, ce n’était pas pour rien et cela, Amy le savait. Ils possédaient les mêmes attitudes, ils avaient la même manière de parler et pour peu, ils réagiraient certainement de la même manière. Ce Marcus était sans nul doute un homme fier et Amy saurait l’amadouer. Amy gagnait toujours.


Dernière édition par Ambre Roux le Ven 6 Sep - 15:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Jeu 5 Sep - 19:05

    Cette jeune femme était étrange, d'une peur morbide, son visage était passé à un calme apparent, comme si mes propos à propos de cet Edward l'avait rassuré grandement. Mais je ne cherchais pas à comprendre plus que cela cette jeune aveugle. Sans doute n'était-elle pas en bonne état comme bon nombre de personnes ici. Enfin, physiquement, cela ne semblait pas être la grande forme, mais peut être que mentalement c'était encore pire que ce que je pouvais imaginer. Personnellement, j'étais en très bonne forme, alors si jamais je décidais de séduire Amy, et de la tuer, cela ne me ferrait que plus plaisir encore. Je lui demandais donc pourquoi elle était venue s'égarer ici à une heure pareil de la nuit, c'était assez rare de voir des personnes se promener dans le coin à une heure aussi tardive, alors que cela m'arrivait si souvent. Elle semblait avoir prit tellement d'assurance en si peu de temps, c'était quelques choses que j'avais pu remarqué, et que j'appréciais tellement. Une femme qui sait remonté la pente en quelques instants, c'est si rare, que cela pourrait en devenir délectable. Une fois qu'elle m'eut répondu, je la laissais donc venir à moi, elle allait vouloir peut être prendre en main la conversation, en posant les questions, et en flattant mon ego. Cela me fit sourire, elle semblait utiliser les mêmes méthodes que moi pour séduire, ou simplement pour se défendre d'un possible agresseur que je pouvais être. Je souriais à sa dernière remarque, répétant comme je venais de lui dire que je n'avais pas peur de grand chose et cela était bien vrai. Même la mort ne m'avait jamais fait peur. J'aurais pu finir accrocher en haut d'un mat, fusiller auprès d'un peloton d'exécution, mais ma mort avait été très bête sur le Titanic.

    " Contrairement à vous, je suis souvent par ici à une heure pareil, le calme du lieu à cette heure est en général véritablement sain pour nos âmes. "

    Qu'allait-elle penser de cette réplique ? Franchement, je ne savais pas, mais j'allais partir sur un sujet pseudo-philosophique, histoire de voir quel pouvait être son raisonnement.

    " Mais dites moi. Vous pensez vraiment que nous sommes morts ? "

    Et je lui faisais un petit sourire, sa théorie serait sans doute marrante à entendre, non ?
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Ven 6 Sep - 16:12

Amy était confiante, déterminée. Elle sentait qu’elle reprenait peu à peu le dessus et que la situation revenait entre ses mains. Elle n’aurait pas supporté qu’elle lui échappe comme lorsque cette stupide Ambre s’était mise à prendre peur devant ce Marcus. Pourtant, il n’avait rien de bien effrayant. Certes, elle devait bien lui accorder certains points communs avec Edward, mais comme Amy n’avait jamais été terrorisée par le manager, cette ressemblance ne l’ébranlait aucunement. Elle était même inespérée. Amy savait comment s’y prendre avec des hommes comme Edward, elle connaissait leur fonctionnement, leur réaction, ce qui pouvait les atteindre ou encore les laisser de marbre. Et si surtout, ils aimaient le mystère. Ce ne serait qu’en en usant qu’Amy pourrait très certainement avoir la chance d’endormir les soupçons du jeune homme et surtout de le mettre dans sa poche.
Et justement, il semblait qu’elle avait suffisamment bien œuvré pour que son assurance balaye les doutes et les questions qui pouvaient dévorer l’esprit de Marcus auparavant. Du moins, il semblait que c’était le cas et elle l’espérait de tout cœur. Elle devait détourner son esprit d’Ambre et le faire se focaliser sur Amy. Mais au vu du caractère du jeune homme, elle était plutôt confiante. Après tout, qui irait chercher plus loin ? Qui chercherait à comprendre pourquoi un tel comportement ? Puis de toute manière, la décence interdisait certainement une pareille intrusion dans la vie d’autrui. Quoi qu’elle ne connaissait pas vraiment son rang social. Etant aveugle, elle n’avait pas le moyen de s’en assurer en regardant ses vêtements et le reste de son apparence. Elle ne pouvait juger que par son comportement et celui-ci était digne d’un charmeur de première classe. Ainsi, le doute se creusait mais certainement l’apprendrait-elle au cours de la conversation. Après tout, ils avaient toute la nuit et même l’éternité pour cela.

« C’est vrai que j’ai peu l’habitude de sortir sur les ponts à cette heure-ci. A cause de ma cécité, j’ai quelques difficultés à pouvoir me déplacer librement sur le paquebot, et la nuit je ne voudrais surtout pas déranger quelqu’un pour moi. Mais il est vrai que l’océan est reposant et avec tout ce qu’il se passe sur le bateau, nous en avons bien besoin. »

Dans la dernière phrase qu’Amy prononça, un peu d’Ambre s’était fait sentir. Une sorte de nostalgie mêlée de peine car Ambre avait tant souffert durant un an, autant de l’absence de Dimitri que des terribles facéties du Titanic. La dernière avait sans doute été la pire : le retour d’Edward.
Nous n’avons pas à en avoir peur Ambre, je suis là !
La présence caressante d’Ambre s’effaça ensuite et Amy reprit le dessus. La tristesse retenue sur son visage s’évanouit instantanément et un petit sourire de contentement y flotta. Un sourire plein d’assurance et de malice.

« Mais comment se fait-il que vous soyez aussi souvent éveillé à cette heure tardive ? Votre esprit serait-il tourmenté ? »

La question de Marcus provoqua un petit rire discret chez l’aveugle. Elle s’accouda sur le bastingage, son regard toujours égaré vers l’horizon noir d’encre.

« Comment savoir. » fit-elle en haussant les épaules. « Je suppose qu’ici, tous aimerait penser que nous sommes encore vivants. Après tout, les choses n’ont pas tant changé que cela sur le Titanic. Alors comment savoir si nous sommes réellement morts… Je pense qu’au fond de nous, nous le sommes tous un peu… »

Amy était le maître de l’esprit d’Ambre, mais il semblait qu’elle ne pouvait tout de même empêcher la conscience de l’aveugle de se frayer un petit chemin. Si l’attitude d’Amy avait tout d’abord été détachée, Ambre avait su la rendre plus mélancolique.
Laisse-moi ! s’énerva soudain Amy.
Une fois de plus, elle parvint à rapidement la faire partir, mais pour combien de temps ? Elle maudit intérieurement Ambre tout en se frictionnant les bras. La fraîcheur du soir et de la mer commençait à se faire sentir, d’autant que dans sa hâte de trouver de l’air frais, elle n’avait pas pensé à prendre de quoi se couvrir chaudement. Elle se tourna soudain vers Marcus, un nouveau sourire assuré peint sur le visage.

« Et vous ? Qu’en pensez-vous ? »
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Lun 23 Sep - 15:33

    Puisque nous étions voués à discuter ensemble, je lançais un sujet très polémique, mais que j'aimais beaucoup. J'en avais déjà discuté avec certains et les théories étaient nombreuses. Personne ne possédait seulement un bout de la réponse. Nous étions morts, c'était une réalité, enfin notre corps était mort, mais où est ce que nous sommes ? Est ce que nos âmes ont survécus et pas notre corps ? Sommes-nous dans une sorte de rêve ? Il était impossible de le savoir, vraiment impossible car même si les revenants affirmaient qu'ils étaient morts, pourquoi étaient-ils revenus sur ce navire ? Comme si la vie, l'âme de chacun était lié à ce navire une fois pour toute. Mais avant de parler de cela, je lui avais dit que je me trouvais ici souvent en plein milieu de la nuit. Je ne suis pas quelqu'un qui dort énormément, et puis, comme je suis mort, je fais ce que je veux de ma vie, si je ne veux pas dormir car je n'en ressens pas le besoin, je le fais, c'est tout. Je l'écoutait donc me répondre, me dire qu'avec sa cécité, elle ne pouvait pas se déplacer aussi allégrement que quelqu'un qui voyait les choses devant lui. Je pouvais comprendre cela, quand on ferme les yeux, nos repères ne sont plus les mêmes. Elle m'avoua aussi qu'elle n'aimait pas déranger les gens en plein milieu de la nuit. Elle semblait avoir besoin de quelqu'un pour se déplacer en général, même si elle était seule à l'instant, un paradoxe qui sortait donc de sa bouche, sauf si elle s'était mal exprimé mais je n'en avais pas l'impression. Elle aimait aussi le calme du moment, le calme de l'océan, car le navire nous en faisait souvent voir de toutes les couleurs, ce n'était pas forcément tout le temps amusant. Puis, avec un petit sourire, elle me demanda pourquoi je ne dormais pas beaucoup, tout du moins, pourquoi je me trouvais ici souvent la nuit.

    " Pourquoi devrais-je avoir l'esprit tourmenté ? Est ce votre cas ? Je n'ai jamais beaucoup dormi, même en étant vivant. Et puis vu notre état, quelques heures de sommeil en plus ou en moins, qu'est ce que cela change ? "

    Puis, je lui avais posé la question fatidique, qui la vit légèrement rire, comme c'était une question bête. Elle ne l'était pas pourtant, et sa réponse fut intéressante à écouter. Elle n'en savait rien, au fond de nous nous étions donc tous un peu vivant, mais un peu mort à la fois, un paradoxe là aussi sur la nature de ce que nous sommes puis elle me retourna la question.

    " Il ne fait pas de doutes que notre corps est mort, bien mort, mais qu'en est-il de notre esprit ? De notre âme ? Je ne sais pas non plus, mais nous ne sommes pas totalement morts, nous ne sommes pas totalement vivant. "

    Je ne savais pas ce qu'elle allait me dire, mais je me demandais bien ce qu'elle allait faire, peut être que mes paroles la ferrait rire, je ne savais pas trop, et cela n'avait pas d'importance quoiqu'il arrive.
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Dim 29 Sep - 22:28

Engager une discussion avec Marcus ne dénotait plus réellement de l’intérêt qu’Amy pouvait porter à son égard, mais plutôt du fait qu’une fois de plus elle devait réparer les erreurs de cette idiote d’Ambre. Elle était si faible, si fragile, si naïve et si désorientée ! Elle réagissait avec beaucoup trop d’émotions et si elle continuait, elles seraient bientôt découvertes. Une chose qu’il fallait à tout prix éviter. Il semblait presque qu’Ambre ne comprenait pas tous les dangers auxquels elles les exposaient en manquant à chaque fois de dire la vérité. Mais elle avait enfin décidé de reprendre les choses en main de sorte que les soupçons de Marcus s’estompent. Et le manège d’Amy commençait à porter ses fruits. Si au départ, le jeune homme s’était montré curieux, voire suspicieux, désormais il ne montrait plus aucun signe de son étonnement quant au changement subi de comportement de l’aveugle. Ou du moins, il n’en montrait rien. Toutefois, si son évaluation s’avérait juste et qu’il était fait de la même matière qui composait les êtres comme Edward, elle ne doutait pas qu’il ne mènerait pas ses interrogations plus loin. Et puis de toute façon, elle saurait les contrer. Ce n’était pas Ambre aux commandes, mais bien Amy et seulement elle. Elle était comme un gardien, le défenseur de cette muraille qu’elle était obligée d’ériger pour que personne ne puisse se douter de quoi que ce soit. Elle n’aurait pas de seconde chance et elle devait se battre.
Mais ce Marcus semblait être un curieux personnage. Il posait plus de questions qu’il n’y répondait. Lui aussi était-il homme à cacher des choses ? Ou bien souhaitait-il se donner un côté mystérieux ? Etant semblable à Edward, cette attitude n’avait rien d’étonnement et elle avait pour don de causer l’amusement discret d’Amy. Elle jouait en terrain connu. Elle décida de lui répondre avec un ton léger, presque malicieux.

« Vous pensez donc être au-dessus des autres quant à notre situation ici ? A quoi pouvez-vous bien penser en parcourant les ponts du Titanic chaque soir si votre esprit n’est pas torturé comme vous le dîtes ? » sourit-elle sans effronterie. « Mais vous avez bien raison. Nos conditions de vie et la manière dont nous décidons de la vivre ne fait plus beaucoup de différence aujourd’hui. »

Etions-nous réellement morts ? Amy avait ri à cette question. Non pas qu’elle lui avait semblé grotesque, toutefois, cet homme avait de drôles d’interrogations à poser aux gens qu’il venait tout juste de rencontrer. Etait-ce donc cela qui l’empêchait de dormir et qui le faisait flâner sur les ponts du paquebot ?
Néanmoins elle choisit de répondre avec le plus de lucidité dont elle était capable. Après tout, ce n’était pas l’avis d’Ambre qui était donné, mais celui d’Amy. Et ce simple détail faisait toute la différence.
Le corps, l’esprit. Voilà des notions bien abstraites puisqu’ils se trouvaient sur un bateau fantôme depuis plus d’un an.

« Est-ce donc toutes ces questions qui vous hantent durant votre sommeil ? Est-ce donc à elles que vous songez chaque nuit lorsque vous marchez sur ces ponts déserts ? » demanda-t-elle avec un sourire espiègle sur les lèvres. « La nuit vous aurait-elle apporté des réponses depuis ? »

Amy se voulait taquine afin de l’amadouer pour de bon. Et puis c’était presque devenu comme un divertissement, un jeu dans lequel elle excellait et qui lui plaisait cruellement. Tout ce qu’elle espérait à cet instant fut que ce Marcus se montrerait digne de sa compagnie et ferait un partenaire de jeu à la hauteur. Elle reprit tout de même la parole, toujours penchée sur la rambarde.

« Notre corps doit sûrement gire au fond de l’océan, quant à cette enveloppe que nous possédons ici, elle n’est que la projection de notre âme, de ce que nous étions autrefois. » répondit-elle avec sérieux. « Si vous désirez réellement mon avis, je pense que notre esprit est resté coincé entre deux mondes. Nous sommes comme dans des limbes, condamnés à attendre notre absolution. Une absolution qui viendra plus ou moins rapidement en fonction des péchés que nous avons commis au cours de notre vie peut-être. » supposa-t-elle, avant de se tourner avec son interlocuteur et de lui adresser un sourire énigmatique. « Et vous ? Avez-vous commis beaucoup de péchés durant votre vie ? A combien d’années s’élèveraient votre peine selon vous ? »
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Ven 4 Oct - 16:21

    Cette aveugle avait changé au fil de notre discussion, elle avait pris de l'assurance au fur et à mesure, comme si quelqu'un d'autres dirigeait ces pensées les plus profondes. Je ne savais même pas si c'était possible mais l'idée de penser cela m'amusait grandement, je dois bien vous l'avouer. Je lançais un débat sur ce que nous étions vraiment, et elle se prêtait bien à ce petit jeu, posant autant de questions que moi je n'apportais pas de réponses comme si elle avait l'habitude alors que je ne l'avais encore jamais croisée me semble-t-il. Peut être qu'elle connaissait quelqu'un ayant des habitudes semblables aux miennes, en tout cas proche, notamment dans le langage. Je lui posais donc la question et elle me répondait par d'autres questions. A ce rythme là, le soleil sera levé que le débat n'aura pas avancé d'un chouïa mais c'est de bonne guerre. Elle me demanda si je pensais être au dessus des autres quand à notre situation ici. Je ne comprenais pas pourquoi elle pensait à cela pour ma personne, je n'avais pas la prétention d'être meilleur que les autres, je savais simplement faire la part des choses, alors pourquoi devrais-je me torturer l'esprit pour quelques choses qui n'en vaut pas la peine ?

    " Pourquoi devrais-je être au dessus de tout le monde ici ? Pourquoi se prendre la tête alors que cela ne sert à rien ? A votre avis, à quoi est ce que je pourrais penser en venant ici la nuit ? "

    Mon ton répondait à celui qu'elle avait utilisée, amusé, mais surtout interrogateur. Je ne savais pas si elle détournerait les réponses comme je venais de le faire mais ce serait amusant de voir de quoi elle était capable, qu'on se le dise. Je lui avais donc répondu ensuite que je ne savais pas trop si nous étions complètement mort parlant d'âme et d'esprit juste pour voir sa réaction, et elle trouva le moyen de me poser de nouvelles questions.

    " Pourquoi cela devrait-il occupé constamment mon esprit ? Pourquoi devrais-je trouver une réponse à ces questions qui n'ont pas tellement d'importance ? Mais peut être avez-vous la réponse à ces questions, n'est ce pas ? Vous semblez en connaître un rayon sur la vie, mais il semblerait que vous n'avez pas envie de donner de réponses, comme si la réponse pouvait vous piéger. "

    Puis, elle se décida à donner une explication tout aussi farfelue que ce que j'avais pu dire quelques secondes auparavant, me faisant doucement sourire. Elle me parlait d'absolution, ce qui ne me parlait pas vraiment. Elle disait que nous étions entre deux monde, une théorie comme une autre après tout. Elle me demanda alors si j'avais commis de nombreux péchés dans ma vie. Elle me demanda à combien d'année ma peine s'élèverait. Est ce que je devais lui faire peur ? Ce serait une idée.

    " L'absolution ? Vous y pensez sérieusement ? A votre avis, ai-je commis beaucoup de péchés durant ma vie humaine ? Qu'est ce que votre esprit vous dit à mon sujet. De méfiante et apeurée vous êtes devenue bien sûre de vous en quelques instants, c'est étrange vous ne pensez pas ? Et pour vous ? Votre peine doit être de combien d'année ? Des millénaires peut être ... "

    Je décidais donc de ne pas trop lui faire peur, juste ce qu'il fallait pour la faire cogiter quelques instants. J'avais un sourire de carnassier sur mes lèvres, même si elle ne pouvait le voir, elle avait pu le sentir dans mes dernières paroles.
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Mar 15 Oct - 15:58

Encore une fois, ce fut par une question que répondit le dénommé Marcus. Décidément, elle retrouvait là le comportement propre à celui qu’adoptait Edward en général. Cultivant un certain mystère, suscitant l’interrogation, la curiosité de leur interlocuteur, ils étaient un flot de figures de style à eux tout seuls. Mais Ambre les connaissait suffisamment bien pour ne pas tomber dans leur petit piège sournois auquel il devait bien s’amuser. Enfin du moins, c’était Amy la connaisseuse. C’était elle qui savait manipuler avec tout autant de finesse que ses homologues masculins l’art de la manipulation dont eux-mêmes usaient. Toutefois, la partie la plus forte de cette joute verbale consistait à faire croire à son adversaire qu’il se trouvait en position de force pour parvenir à mieux le faire tomber par la suite. C’était très certainement un jeu dangereux, mais il amusait cruellement Amy. Après tout, comment ne pas être grisé par le pouvoir que l’on pouvait quelques fois exercer sur les gens ?

« Prenez garde à ne pas sans cesse répondre par des questions monsieur Cream. Cela peut autant vous faire paraître autant érudit que sot. Avouez que ça pourrait être fâcheux. » le piqua Amy avec malice. « Et cela m’amènerait donc à songer que vous ne pensez strictement à rien en longeant ces ponts le soir car contracter la moindre pensée pourrait vous causer une migraine atroce. »

La chanteuse avait trouvé un bon camarade de jeu et elle s’y donnait à cœur joie. Elle était tout particulièrement impatiente de savoir de quelle manière il allait bien pouvoir réagir à sa provocation et s’il saurait se montrer digne qu’Amy entretienne leur échange plutôt qu’Ambre. Néanmoins, il poursuivit inlassablement par une vague inconstante de questions. Elle allait lui répondre avec la même verve que tantôt mais les derniers mots de Marcus la firent se raviser. Visiblement, il n’avait pas occulté le début de leur conversation, lorsque Ambre, apeurée, c’était présentée à elle. Il n’avait donc pas oublié ce passage et il le remettait sur le tapis afin d’obtenir plus d’informations. Mais elle n’était pas dupe. A chaque parole de plus, il voudrait la pousser dans ses retranchements. Pour ce tour-ci, elle décida de lui laisser gagner la manche et ne répondit rien. Cependant, cet affront lui restait en travers de la gorge et eut pour effet de freiner son engouement. Cela était certainement de bonne guerre, mais s’il était sorti victorieux d’une bataille, il n’emporterait pas la guerre.
Ses doigts se serrèrent un peu plus autour du bastingage, autant pas frustration que par désir de se voir prochainement vengée. Elle verrait bien où mènerait leur conversation et de quelle manière elle pourrait la diriger à sa guise.
Manifestement, sa théorie sur leur condition sur le bateau sembla beaucoup l’amuser, voire causer son hilarité. Se moquait-il d’elle ? Peu importait. Cela n’avait jamais été sa priorité qu’ils aient une bonne entente. Tout ce qu’elle voulait désormais, c’était gagner et maintenant plus qu’avant. Et encore une fois, il reparla d’Ambre et de sa réaction de départ. La poitrine d’Amy se consuma de rage.
Idiote ! Regarde ce que tu as fait !

« Encore une fois vous détournez la conversation et la forme interrogative semble être la seule dont vous ayez la connaissance. Je suis au regret de vous annoncer que cela vous fait paraître pour un idiot. » trancha-t-elle froidement. « Néanmoins, en ce qui concerne ma peine sur ce bateau, soyez rassuré monsieur Cream, je quitterai ce paquebot pour le Paradis bien avant vous. »

Œil pour œil, dent pour dent. Désormais, Amy ne jouait plus, elle se battait pour de vrai et les règles venaient tout juste de changer. Si le but du jeune homme avait été de causer sa frayeur, c’était sa colère qu’il venait de piquer.
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Jeu 31 Oct - 23:05


    J'aimais bien parler avec cette jeune femme aveugle, elle avait un répondant que tout le monde ne possèdent pas et rien que cela c'était bien. Je ne répondais que par des questions ou presque et cela ne lui plaisait pas véritablement, je sentais un petit agacement derrière tout cela même si sa réplique me fit sourire. J'aurais pu carrément en rire, mais elle était tellement à côté de la plaque, je ne voulais pas me moquer d'elle, sans doute que cela pourrait la vexer et qu'elle arrêterait de jouer. Alors ainsi, elle pensait que j'étais sot et sujet aux migraines. Sa réplique était drôle, vraiment, nous aurions pu nous donner en spectacle, cela aurait fait rire les gens, mais au vu de l'heure, il n'y aurait personne.

    " Vous n'aimez pas les questions à ce que je vois pourtant, sans questions, il n'y a pas de réponses à donner. En tout cas je ne vois pas pourquoi poser des questions pourraient me rendre sot. De toute façon, si c'est à vos yeux que je le suis, quelle importance cela pourrait avoir ? Nous ne nous connaissons pas vraiment, pas encore tout du moins. Le mal de tête n'est pas quelques choses que je connais, je pense à certaines choses détrompez-vous. Comment voulez-vous que je vous tue ? "

    Mince, c'était encore une question, mais la question méritait forcément une réponse. Je n'avais nullement envie de la tuer, j'étais simplement en train de la séduire, d'une certaine façon, car il n'est jamais évident de séduire des tigresses comme elle. Puis elle ne répondit rien à ce que je lui disais concernant l'assurance qu'elle avait pris d'un coup, comme si elle avait été blessée en profondeur, mais cela ne me fit que plus sourire, voir carrément rire cette fois-ci. Elle avait de la jugeote, il ne fallait pas en douter mais elle ne semblait pas être la plus fine. Selon elle je détournais la conversation, alors que je ne faisais ni plus ni moins que de lui parler de quelques choses qui nous concerne tous ici, à savoir la mort. Elle me dit alors que j'étais sot et qu'elle irait au Paradis bien avant moi.

    " Votre point de vue n'est pas très bon, je ne suis pas aussi sot que vous ne l'êtes, croyez moi. Qu'est ce qui vous fait dire que vous irez au Paradis avant moi ? Seriez-vous en train de me dire que vous avez une vie de nonne pour vous rendre si rapidement dans les cieux ? "

    Si avec ça, elle n'était pas piqué au vif, plus qu'elle ne l'était déjà, je ne comprendrais rien du tout. Enfin, je verrais si elle est si prévisible que ça, mais je n'en doutais presque pas, elle répondrait encore une fois des banalités, en quelques sortes.
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Lun 2 Déc - 0:47

Il n’était pas réellement dans les habitudes d’Amy de perdre son sang-froid. En bonne manipulatrice, elle savait faire preuve de charme sans jamais se laisser aller à l’agacement mais il y avait quelque chose de différent quand elle parlait avec le jeune homme. Pourtant, il avait les mêmes attitudes qu’Edward, d’ordinaire, elle savait quel comportement adopter lorsqu’elle parlait avec lui. Mais les choses ne semblaient pas les mêmes avec ce Marcus, son mode de fonctionnement était différent, comme si elle cherchait à le tester. Certainement se permettait-elle ce genre d’attitude, car elle n’avait pas une épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête comme quand elle se retrouvait en compagnie de son manager. Finalement, c’était comme une sorte de jeu, voire de défi que se lançait la seconde personnalité de la chanteuse. Malheureusement, elle ne se doutait pas à qui elle avait affaire et que cela pourrait se révéler dangereux. Marcus ne lui faisait pas songer à Edward par un pur hasard, il y avait forcément une personnalité semblable qui se cachait chez les deux hommes. Mais Amy n’avait pas encore été suffisamment clairvoyante pour le voir et pour juger le tempérament du passager avec lequel elle conversait. Tout ce qu’elle constatait pour l’instant, c’est qu’il était un bon adversaire de joutes verbales.
Contrairement à ce qu’il transparaissait, elle s’y donnait à cœur joie, malgré ces emportements. Elle se demandait d’ailleurs bien comment il allait réagir aux piques qu’elle lui lançait.

« Si vous me dîtes que les questions amènent à des réponses, il serait alors peut-être temps que vous songiez à abandonner la forme interrogative. » répliqua-t-elle avec amusement. « Cela n’a sans doute aucune importance en effet. Je doute que nous ayons à nous fréquenter par la suite sur le Titanic. »

Après tout, c’était le hasard qui les avait réunis sur ce pont aujourd’hui. Mais après un an à bord du paquebot, ce n’était que la premier rencontre, ce qui faisait songer à l’aveugle qu’il y aurait pu de chance que leurs chemins viennent à se recroiser souvent bien qu’ils soient dans un huis-clos. La dernière question de Marcus laissa Amy dans le doute, avant qu’un sourire ne se fige sur son visage

« Parce que vous comptez me tuer monsieur Cream ? » demanda-t-elle, feignant la peur dans un jeu de comédien sans prétention.

La dernière intervention eut pour don de provoquer un léger rire chez la jeune femme. Il ne pourrait certainement pas saisir l’amertume de ce rire, mais au moins, il aurait sans doute la joie de s’être cru drôle un instant. Une vie de nonne ? C’était bien le dernier mot qu’elle aurait trouvé pour qualifier sa vie. A vrai dire, elle ne savait pas très bien quel mot elle aurait employé. Désastreuse ? Cela convenait déjà mieux. Toutefois, sa colère redescendit momentanément et son ton retrouva plus de légèreté lorsqu’elle reprit la parole.

« Ou bien suis-je un divin ? Peut-être ai-je développé un autre sens pour compenser la vue que je n’ai pas. » plaisanta-t-elle. « Peut-être que je peux sonder les âmes et connaître les secrets de chacun. Est-ce que ce don pourrait vous effrayer monsieur Cream ? » interrogea-t-elle, piquante et mystérieuse.
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Jeu 19 Déc - 17:36

    Ce petit jeu qui s'était installé était véritablement délectable à un point que je n'avais plus connu depuis quelques temps déjà sur le Titanic. Le jeu de la séduction ne trouvait pas toujours un sens aussi délicat, certaines jeunes femmes se faisant séduire bien trop rapidement à mon goût. Oui, les femmes qui résistent sont les meilleures à séduire, et Amy faisait partie de ces jeunes femmes là, cette fragilité parfois apparente, mais cette assurance toujours présente, c'était un équilibre difficile à obtenir, j'avais peut être trouvé un diamant à polir pour qu'il arrive à avoir le bon nombre de facettes. La joute verbale était vraiment intéressante, et elle ne semblait pas en finir pour mon plus grand plaisir, pour notre plus plus grand plaisir je pourrais dire, car elle semblait elle aussi apprécier tout cela. J'attendais donc sa réponse, observant son visage à ma petite boutade sur la mort. Ses petites piques étaient presque mignonnes, elles me faisaient sourire, tout comme elle souriait lorsque je lui demandais si elle voulait que je la tue. Oui, c'est sur, ce n'est pas une question que l'on pose tout les jours, loin de là. Elle souriait mais elle faisait semblant d'avoir peur car elle ne se doutait pas que je puisse la tuer, d'ici peut être quelques instants, qui sait ?

    " Après tout, il n'y a personne autour de nous, nous sommes seuls, ne serais-ce pas là une merveilleuse opportunité de vous tuer et de vous jeter à l'eau ? Vous réapparaitrez demain dans votre cabine. "

    Mon sourire sur mes lèvres était totalement carnassier, j'avais envie de la prendre par la main, de danser quelques instants avec elle avant de lui briser le cou. Mais je patienterais pour le moment même si l'envie de m'en manquer nullement. Je lui demandais alors si elle avait une vie de bonne sœur pour être sur de monter au ciel avant moi. Il me dit alors qu'elle était peut être divine, et qu'elle avait développé un autre sens pour compenser sa vue, qu'elle pouvait lire dans les cœurs.

    " Cela devrait me faire peur ? Puis-je mettre votre don à l'épreuve ? Que lisez-vous dans mon âme ? Quels sont les secrets que je cache ? J'aimerais savoir, car peut être que je ne connais pas mes plus sombres secrets ... "

    Et en disant cela je m'étais suffisamment rapproché d'elle pour qu'elle puisse mettre sa main sur ma poitrine, sur mon coeur pour qu'elle puisse lire en moi comme dans un livre ouvert, alors que je me rapprochais simplement pour pouvoir plus facilement lui briser la nuque. Je me délectais parfaitement de ce moment là.
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Ven 27 Déc - 4:39

Ce petit jeu était assez amusant et Amy se plaisait à surprendre son adversaire. Car oui, c’était une bataille qui se livrait là. Mais pas une bataille dans le sens où tout le monde l’entendrait. C’était une joute verbale pour laquelle les deux parties s’en donnaient à cœur joie. Totalement perdue et recluse au fond d’elle-même, Ambre n’avait plus rien à dire et Amy s’occupait de tout afin d’apaiser les doutes de Marcus. Cette petite sotte avait bien failli révéler leur secret et elle se devait de réparer l’erreur. S’employant à cerner la personnalité du jeune homme, elle avait finalement compris qu’il était du genre d’Edward. Quelle aubaine ! Elle connaissait la marche à suivre sur le bout des doigts et il n’était pas bien compliqué d’en faire ce qu’elle voulait. Elle le menait par le bout de la baguette en changeant de ton, d’humeur, en faisant diverses émotions. Mais il n’était pas un être malléable pour autant. Il savait aussi se défendre et l’étonner par ses mots.
Néanmoins, même s’il ne le savait pas, il avait déjà perdu le combat qu’ils se livraient sur ce pont. En réalité, il avait perdu à l’instant même où il était rentré dans son jeu. Le but même d’Amy n’était pas de gagné leur échange, même si elle l’affectionnait tout particulièrement. Tout ce qu’elle désirait, c’était dissiper les doutes que la maladresse d’Ambre avait causé dans l’esprit de Marcus. Elle voulait qu’il ne se doute de rien, qu’il ne pense pas qu’elle était une petite chose vulnérable effrayée par le personnage d’Edward. Elle devait effacer tout malentendu.
Et manifestement, elle y était parvenue. Le jeune homme ne posait plus aucune question à ce sujet, comme s’il ne s’était rien passé. Ils préféraient parler ensembles de cette vague supposition qu’il pourrait la tuer. Pourquoi était-il arrivé jusqu’à ce sujet, elle n’en avait pas vraiment d’idée, mais tout ce qui le détourner du secret d’Ambre était bon à prendre. Elle préférait donc s’amuser à faire semblant d’avoir peur de cet homme qui la menaçait de la tuer ici, sur ce pont solitaire. La tuer et jeter son corps par-dessus bord ? C’était en effet chose aisée. Mais pour le reste…

« En effet, vous pourriez. » agréa-t-elle calmement. « Mais vous oubliez une chose. Je connais votre nom Monsieur Marcus Cream. Qu’est-ce qui pourrez vous faire penser que je n’irai pas tout raconter dès que je me serai réveillée dans ma cabine au matin ? » le piqua-t-elle en se tournant vers lui.

Elle ne pouvait voir, mais elle voulait qu’il voie ses prunelles. Qu’il soit mal-à-l’aise devant ce regard sans vie, vide. Elle cherchait à le déstabiliser pour mieux le manipuler. C’était une technique certes un peu expérimentale, mais elle n’avait rien à perdre à la tester de la sorte. Surtout que Marcus se trouvait être le candidat idéal. Elle risquait de ne pas en trouver un autre comme lui avant un bon moment. Elle saisissait donc sa chance. Mais ce n’était qu’un insignifiant tour de passe-passe sur lequel elle ne fondait que peu d’espoir.
Elle cherchait surtout à le surprendre et elle se déclara alors divin, pouvant lire dans l’avenir et les esprits. Peut-être pouvait-elle l’effrayer ? Elle trouvait en tout cas cela très drôle à faire. Et lui aussi devait trouver cela amusant, car il la mit à l’épreuve de sonder son âme.
Il s’était ainsi rapproché d’elle, afin qu’elle entre en contact avec lui pour qu’elle puisse lire en lui plus facilement. Se prêtant au jeu, elle posa sa main sur sa poitrine et sentit bientôt les battements de son cœur.

« Cela effraye toujours quand quelqu’un veut lire en vous, mais je veux bien faire cela pour vous puisque vous le demandez. » fit l’aveugle en baissant les yeux, comme pour mieux rassembler ses dons surnaturels. « Vous vous donnez des airs de charme, mais au fond, votre âme est noire et égoïste. Vous ne connaissez rien à l’amour et n’aimez pas les gens. Ils sont seulement vos jouets que vous manipulez à votre guise grâce à vos belles paroles. Mais au fond, tout au fond de vous se cache… un monstre. »

Les mots, intenses, étaient sortis d’eux-mêmes de la bouche de la chanteuse. N’importe quelle personne aurait su que c’était des paroles à taire et qu’elle n’aurait jamais dû dire ça. Allait-il lui rire au nez d’avoir cru lire ça en lui ? Car en réalité, elle n’avait pas sondé l’âme de Marcus. C’était celle d’Edward qu’elle venait de révéler au grand jour.
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Lun 30 Déc - 0:23

    Elle ne semblait même pas farouche a être tuer d'ici quelques minutes, et cela me faisait sourire, même si je ne riais pas, je pourrais presque le faire. Il n'y avait pas vraiment eu de séduction entre nous, du moins pas comme je l'entends d'habitude, mais il s'était trouvé entre nous que nous aimions joués sur les morts, les mots. Oui, en fonction de la réponse à ce qu'elle allait me dire, je la tuerais sûrement quoiqu'il arrive, la blague avait duré assez longtemps, mais elle ne verrait rien venir et je ne disais pas cela parce qu'elle était aveugle, même si je dois avouer que cela aidera un peu. Elle me disait qu'elle pourrait parler de moi autour d'elle, que je l'aurais tué. Oui, elle pouvait le faire, c'était sa parole contre la mienne, mais cela n'avait pas d'importance pour moi, j'étais beau et charmeur, les femmes n'auraient pas peur de moi, et ma réputation ne changerait pas. Après tout, même si je tuais, je ne le faisais pas en permanence, ma dernière victime remontait déjà à quelques mois me semble-t-il. Elle me posait donc la question sur le fait qu'elle voudrait sans doute dire à tous que je l'avais tué, mais n'était-elle pas déjà morte ?

    " L'excitation ma chère. N'est ce pas excitant de mourir de la main d'un beau jeune homme ? Et puis, n'êtes-vous pas déjà morte après tout ? Une fois de plus ou de moins qu'est ce que cela changerait vraiment ? Rien, absolument rien. Après, si je vous tue, vous pourrez dire ce que vous voulez sur mon compte, je n'ai pas peur. "

    Elle s'était retournée vers moi, comme pour me faire peur, mais cela n'avait aucun effet. Son regard d'aveugle, vide de vie ne me faisait nullement frissonné, ni ne me donnait piété d'elle. Elle était une adversaire comme une autre malgré son handicap, elle était même meilleure que la moyenne que j'avais à affronter, plus piquante, plus mordante, le jeu en était encore plus alléchant. Puis elle me dit qu'elle était divine, qu'elle pouvait lire en moi comme dans un livre ouvert. Cela ne m'impressionnait pas du tout. Je m'approchais donc d'elle, pour mieux la tuer, même si elle n'en avait pas encore conscience. Elle posa alors sa main sur ma poitrine, elle pouvait sentir les battements de mon coeur, et ainsi voir que je n'avais pas peur du tout puisque ces battements se faisaient à un rythme tout à faire normal. Elle me dit que cela serait effrayant, même si j'aurais plutôt utilisé le terme distrayant. Elle parla alors de moi comme si j'étais damné, que je devais allé en enfer, mais cela me rappelait plutôt le type dont elle semblait avoir peur au début de notre rencontre.

    " Impressionnant tout cela. On dirait que vous avez choisi de décrire ce fameux Edward. Je ne suis pas du tout comme ça, mais vous avez néanmoins peur de moi au fond de vous, comme vous avez peur de cet Edward, je me trompe ? Ah oui, moi aussi je sais lire dans les coeurs même si je me permettrais pas de toucher votre poitrine, je suis un gentleman. "

    Oui, je ne pouvais pas mettre ma main là où elle avait mis la sienne sur ma poitrine, car je lui toucherais ces atouts féminins, et cela n'était pas digne d'un gentleman. En tout cas, j'avais hâte de voir sa tête après ces quelques mots de ma part.
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Mar 7 Jan - 20:05

Amy ne croyait pas un traître mot de ce que lui racontait cet intriguant. Pour elle, ce n’était sans nul doute qu’une autre manière bien à lui de charmer les femmes et de susciter chez elles un sentiment de danger et d’aventure. Cela ne faisait rien vibrer l’esprit de la chanteuse, mais elle devait bien se prêter au jeu pour endormir tout soupçon. D’ailleurs, elle était plutôt satisfaite d’elle-même puisque ce Marcus s’enchaînait à sa parade amoureuse, ayant manifestement oublié ces premières questions concernant Edward et la maladresse de cette idiote d’Ambre. Fort heureusement, cette partie d’elle-même n’était plus là pour contrer sa stratégie défensive. Tout se déroulait donc pour le mieux et elle comptait s’en débarrasser plutôt rapidement. Elle commençait à être lasse de ce jeu de séduction qui ne mènerait sans nul doute à rien. De toute manière, elle n’envisageait absolument pas de conclure avec un homme tel que lui et encore moins de le revoir. Une unique rencontre avec ce genre d’homme lui suffisait amplement pour ne pas entretenir une relation suivie par la suite. Toutefois, elle n’était pas complètement dupe. Dans ce huis-clos qu’était le Titanic, elle ne doutait pas qu’elle finirait bien par le recroiser s’ils devaient passer l’éternité ici. Et c’était bien pour cela qu’elle prenait autant de précautions.
Jusque dans ses paroles, elle affichait ouvertement qu’elle ne craignait pas ses menaces et elle préférait en rire. Après tout, cette discussion autour de son meurtre était plutôt idiote et ne menait à rien. L’excitation de mourir de la main d’un beau jeune homme ? Pour qui se prenait-il ? Elle en rit intérieurement, songeant qu’il n’avait pas peur de paraître ridicule. Elle eut toutefois un tremblement imperceptible lorsqu’il se mit à évoquer la futilité de la mort puisque nous étions déjà tous morts ici. Amy ne partageait pas ce sentiment, puisque les souvenirs d’Ambre lui revenaient tout à coup en mémoire. Sa mort à bord du Titanic avait été quelque chose de plutôt traumatisant et elle n’appréciait guère se la remémorer par la faute d’un idiot qui parlait tout à coup de meurtre.

« Alors vous êtes un idiot. Ce serait inconscient ou stupide de ne pas être apeuré car vous ne pourrez pas toujours vous en sortir seulement grâce à votre… prétendue beauté. »

Amy se plut à lui lancer cette pique alors qu’il se mettait autant en avant. Certes, elle ne pouvait pas le voir pour en attester, mais même sans cela, il n’était pas louable de se vanter de la sorte. Elle se doutait que ce genre de paroles n’aurait aucun effet sur les personnes aussi imbues d’elle-même, mais au moins, elle l’aurait fait remarquer. Elle ne voulait plus se cacher derrière des silences mélancoliques et douloureux.
Poursuivant leur jeu, elle mit une main sur sa poitrine et se mit à détailler ce qu’elle faisait semblant de lire dans son cœur. Bien entendu, elle n’avait aucun don, elle se contentait seulement d’évoquer la nature d’Edward, mais comme Marcus était de la même engeance, c’était tout comme. Le jeune homme s’avoua d’ailleurs impressionné, mais bien vite, il ramena au-devant de la scène le sujet concernant son manager. Amy prit une grande inspiration quand son nom fut évoqué, calmant l’irritation qui grondait en elle tandis que Marcus continuait de déblatérer ses hypothèses. La chanteuse l’écouta patiemment, laissant échapper un léger rire dénué de joie lorsqu’il se présenta comme étant gentleman. Ah les bonnes manières ! Il les connaissait, mais pour ce qui était du reste…

« Je vous voyez ? Je vous l’avais bien dit : tout le monde n’a pas le don de lire dans l’âme des gens et manifestement, vous ne l’avez pas. Mais par chance, il vous reste votre beauté pour vous. Elle vous aidera sans nul doute, j’ai déjà vu des hommes s’en sortir avec moins que ça. »

Puis sur ses paroles moqueuses, Amy décida qu’il était temps pour elle de mettre fin à cet entretien. Elle était lasse et n’aspirait plus qu’à la solitude.

« Bonne soirée, monsieur Cream. » lança-t-elle par-dessus son épaule tandis qu’elle allait se retirer pour regagner sa cabine.
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    Ven 17 Jan - 1:05

    Elle n'avait donc pas peur, pas le moins du monde, et elle pensait que j'étais un idiot. D'accord, cela me faisait doucement sourire mais cette jeune femme avait des choses à cacher, j'en restais persuadé. Aujourd'hui, je ne lui ferrais rien, rien du tout. Si elle s'était montré intéressée, j'aurais pu la tuer et la jeter simplement à la mer, cela aurait été drôle, le navire aurait bien vite distancé son corps, mais non, elle n'aurait pas ce privilège, elle ne s'en était au final pas montrer digne mais c'était sans doute mieux ainsi. Elle m'avait dévoilé son jeu, mais je n'avais rien montré du mien. Pensait-elle vraiment que je pouvais la tuer comme ça en l'espace d'un instant ? Peut être avait-elle eu peur au vu de ces propos et qu'elle fuyait alors que cela était encore possible, ce ne serait guère étonnant, pourtant je sentais qu'une partie d'elle voulait encore rester un peu. Mais finalement, après quelques piques qu'elle m'envoyait comme ça pour entretenir la tension, elle décida de me fausser simplement compagnie. J'aurais pu lui dire quelques bonnes paroles alors qu'elle partait et qu'elle continuait de m'écouter, mais je lui donnais cette impression, cette impression d'avoir gagner cette bataille. Elle devait être assurément fière, fière d'avoir tenue tête à un homme aussi farouche que cet Edward dont elle m'avait parlé. Il semblerait que nous nous ressemblions sur certains points, mais il était assurément bien moins beau et intelligent que moi. Elle l'avouait elle même alors qu'elle ne m'avait jamais vu. La prochaine fois qu'elle me rencontrera, ferra-t-elle les même erreurs ? Se montrera-t-elle fébrile avant de laisser place à plus de sûreté et d'assurance ? Ou laissera-t-elle sa carapace éclatée ? Ou peut être que tout ceci sera l'inverse, qu'elle agira de façon à ne rien laisser paraître comme si elle ne m'avait jamais vue. C'était drôle d'émettre des hypothèses à propos de cette aveugle. Même si elle ne voyait rien, elle était assurément plus doué que d'autres qui possédaient tout leurs sens. Finalement, alors qu'elle s'était un peu éloignée je lui disais quelques mots.

    " A la prochaine Ambre, je suis sûr qu'on se recroisera par ici. "

    Oui, je savais qu'elle s'appelait Ambre, je l'avais déjà entendue chanter. Je connaissais vaguement son histoire, même si je ne connaissais pas son Edward. Elle aurait au moins le doute que je sois lui, peut être l'espace de quelques instants puisque visiblement je lui ressemblais. Finalement, je décidais à marcher à l'opposé de la jeune femme, pour qu'elle ne me croise pas, pas dans l'immédiat en tout cas. Mais je restais persuadé que nous nous reverrions.
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MessageSujet: Re: Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?    

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Vous pensez vraiment que nous sommes morts ?

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