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 " LES SOUVENIRS DE L'ENFANCE." ▬ avec Elisabeth

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ADMIN SADIQUEThe body of a woman, but the heart of a lion.
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PROFIL♌ Double Compte : Esther Delmas, Mary-Ann Fleming & Scarlett Hamilton
♌ Prénom ou Pseudo : Mari-Jane
♌ Signaux de Détresse : 8567
♌ Points : 20
♌ Jour d'embarquement : 16/07/2011
♌ Age du Personnage : 23 ans
♌ Profession : Couturière & Danseuse à ses heures perdues
♌ Crédits : Mari-Jane
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Journal d'un fantôme
♌ Numéro de Cabine : E10
♌ Situation Amoureuse : Amoureuse de Joseph Earnshaw
♌ Présentation:
MessageSujet: " LES SOUVENIRS DE L'ENFANCE." ▬ avec Elisabeth    Mer 16 Jan - 0:52


Les souvenirs de l'enfance.

« Douce enfance que tu es loin maintenant. »


Appartement d'Elisabeth ♦ 13 avril 1913
« Elle n’était qu’une douce petite fille innocente, âgée de six ans, que sa maman amenée pour la première fois sur son lien de travail. Elle était si fière et contente, elle se sentait comme une grande. Tout comme sa mère, la petite Georgiana aimait bien coudre et même si elle rêvait un jour de devenir une danseuse, elle savait que plus grande, elle serait comme sa chère maman. C’était dans la logique des choses puisque son papa et sa maman n’était pas riche. La maison où sa mère travaillait était grande magnifique, digne d’un château de princesse, pour Georgiana, c’était la plus belle des demeures qu’elle n’avait jamais vu. Il y avait des lustres en cristaux, des tapisseries, de l’or, tout transpirait la richesse et l’opulence. La petite fille avait suivi sa maman, jusqu’à un salon où la maîtresse de maison se trouvait. La dame n’était pas très gentille et intimidait beaucoup la petite. Puis arriva cette fillette, elle était douce, gentille et recherchait la reconnaissance de sa maman, qui n’était pas du tout gentille. Les fillettes ont conversé toutes les deux, jusqu’à ce que la petite Elisabeth ne conduise Georgiana dans sa chambre. La petite brune avait tout de suite été émerveillé par les nombreux jouaient de la plus riches. Ils étaient nombreux, beaux, alors qu’elle m’aime ne jouait qu’avec des poupées de chiffons. A ce moment-là, Georgiana découvrit la différence qu’il y avait entre les riches et les pauvres et il y avait un grand fossé entre ces deux mondes. Les deux fillettes jouèrent un peu, jusqu’à ce que la grande sœur d’Elisabeth arriva et vint briser la bonne humeur. Hélène n’aimait pas Georgiana et une dispute éclata entre les deux jusqu’à ce qu’une gouvernante ne vienne. Elisabeth voulut offrir une poupée à sa nouvelle amie, mais la pauvresse la laissa dans la chambre, partant rejoindre sa mère et ne revoyant plus jamais son amie. »

Et pourtant, le monde avait été très petite, puisque le 10 avril 1912, Elisabeth et Georgiana embarquait toutes les deux à bord du Titanic dans des classes différentes. Ce ne fut que bien plus tard, que la danseuse se rendit compte de la présence de son ancienne amie à bord. Après tout, elle avait tant changé, qu’il était difficile de la reconnaitre. Tout comme elle, dix-sept ans étaient passé depuis leur dernière rencontre et pourtant, Georgie s’en souvenait comme si c’était hier. Cet évènement marquant avait changé la vision de la petite fille qu’elle était à l’époque, sur la vie et cela pour toujours. Aujourd’hui, presqu’un an après le naufrage, elle s’était enfin décidée, après de nombreuses occasions manquaient elle allait revoir Elisabeth. En ce moment-même cette dernière se trouvait dans sa cabine, Georgiana avait appris l’emploi du temps de son amie par cœur, grâce à la servante, un peu bavarde de cette dernier, il ne lui avait pas fallu beaucoup de temps pour tout savoir, juste plusieurs semaines de courage, avant d’enfin se lancer. La jeune femme s’était toujours demandée si Elisabeth se souvenait d’elle, pendant longtemps, elle avait espéré qu’elle ne l’oublierait pas, puis avec les années qui s’étaient écoulés, elle s’était dit, qu’Elisabeth Cavendish avait peut-être rencontré de nouvelles amies et que le temps l’avait effacé de sa mémoire. Ce scénario, pour rien au monde Georgie ne voudrait qu’il se produise, elle serait bien trop peinée de découvrir que la première classe l’avait oublié. Pourtant que pouvait-elle bien imaginer, cette rencontre avait duré fort peu de temps et elle ne s’était pas renouvelée. Mais, dans le doute, elle voulait essayée, dans le pire des cas, elle n’aurait qu’à partir en souhaitant une bonne journée à la jeune femme et elle retournerait à sa vie comme si de rien n’était.
Pour cette occasion, la jeune danseuse s’était habillée élégamment, pas comme une riche, mais pas comme une pauvre. Sa robe était faite main, dans un charmant tissu couleur crème. Elle avait même pour ce moment coiffé ses cheveux en un charmant chignon. Jamais, en la voyant on ne pourrait deviner qu’elle venait de troisième classe. Depuis un an, la jeune femme avait évolué, sans pour autant dénigrer sa nature, elle avait profité d’une grande trouvaille en tissu pour se confectionner des robes pour paraitre plus élégante et cela s’était amplifié avec le début de son histoire avec Joseph. Georgiana voulait continuer son rêve à bord, même s’il n’était plus réalisable. Jamais elle ne serait une danseuse, mais elle espérait l’être aux yeux de Joseph et donc s’habiller en conséquence. Au maximum elle souhaitait éviter les regards de dégouts qu’on lui lançait depuis la révélation de cette relation et elle voyait bien que cela marchait. Les apparences comptaient beaucoup à bord de ce navire, peut-être un peu trop pour cette jeune femme qui venait d’un milieu si différent.
Après avoir passé un long moment à se donner du courageuse, Georgiana franchit enfin le cap de la première classe et arriva devant la porte de la cabine d’Elisabeth. Au dernier moment, alors qu’elle allait toquer, elle avait l’impression d’être une folle qui courrait après quelque chose qui n’existait plus. Et pourtant elle frappa doucement à la porte et on vint lui ouvrir. C’était elle Elisabeth, celle que le temps n’avait pas effacé de sa mémoire. Et en un instant, la troisième classe revit toutes les images de leur rencontre.

« Bonjour Elisabeth. » Commença-t-elle d’une voix douce, mais peu assurée.

Pourquoi avait-elle commencé par ses mots et non pas par d’autres ? Qu’elle était bête, sans doute la première classe ne se souviendrait plus d’elle et elle aurait bien l’air ridicule le moment venu. Jamais elle n’aurait dû venir, au grand Dieu jamais. Et pourtant, cela faisait beaucoup de plaisir à la jeune femme de revoir son amie devant elle, comme si jamais le temps ne s’était effacé. La revoir face à elle lui procurait un certain baume au cœur, qui lui rappelait toute sa vie en Angleterre. Sans le savoir Elisabeth faisait partie de son passé, un passé que jamais Georgiana ne voudrait oublier, tellement qu’il était imprégné en elle.

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MessageSujet: Re: " LES SOUVENIRS DE L'ENFANCE." ▬ avec Elisabeth    Dim 3 Fév - 16:16


Georgiana.
Ce prénom résonnait dans sa tête comme un écho.
Que le monde était petit.


Une image, un souvenir, un bref moment passait à sa compagnie. Ce moment avait marqué Elisabeth à tout jamais. Cette petite fille si différente d’elle, tellement pauvre comparé au milieu où la première classe vivait. Elisabeth n’avait jamais connu la pauvreté, et au vue des circonstances ne la connaitraient jamais. Elle s’efforçait de comprendre les troisièmes classes, mais rien n’y fait. Elle est riche, extrêmement aisée. Impossible pour elle de comprendre les circonstances dont vivent les plus pauvres. Elle essayait de juger les personnes avant de les cataloguer. Elle savait que les troisièmes classes, par exemple, avait bien plus de méritent qu’elle. Elisabeth n’avait que sa plume pour se réjouir d’être douée en quelque chose. Elle excellait en couture même si cela faisait longtemps qu’elle n’avait pas touché à une aiguille. Mais elle n’avait pas la même résistance qu’un ouvrier pouvait avoir. Non pas par son statut de femme, mais par son statut de riche. Tout lui était servi sur un plateau, nul besoin de bouger, nul besoin de réfléchir. Ce n’était guère maintenant qu’elle allait changer. Elle était morte, et malgré les événements, ici, la vie était figée. On ne pouvait s’épanouir pleinement à bord du Titanic. Elisabeth redoutait le jour où le Capitaine referait son apparition pour le grand malheur à tous. Oui, elle l’avait vu. C’était elle. Là bas. Elle l’avait reconnue. C’était la même en plus grande, plus mature et plus vieille. Elisabeth retenait les visages, et celui là elle ne l’avait pas oublié. Georgiana.

On frappa doucement à la porte de la cabine. Qui cela pouvait-il bien être ? Elle écrivait son journal, et les événements qui s’étaient déroulés quelques jours plutôt. Elle écrivait un livre à travers son journal, chaque individu, même inconnu si trouver, un mémoire, un souvenir. Quelqu’un jour pourrait le trouver et il saurait tout ce que nous avions vécus ici. Un livre dont Johanna Mullen était l’héroïne, pourquoi elle ? Elle n’en savait rien, elle l’inspirait. Elle romançait certes, mais la réalité était là. Ou bien peut-être que ce n’était pas la réalité ? Juste un rêve ? Un mauvais rêve ? Un monde parallèle. Tout cela nous dépasser, et nous n’aurions jamais la réponse à nos questions. Elisabeth ouvrit la porte, doucement. Elle était là devant Elisabeth qui l’a dépassée dans sa robe noire, ses cheveux coupés en carré, ses yeux rivés sur la troisième. Quelle fut sa surprise quand elle l’a reconnue ? Mais que faisait-elle ici ? Comme Elisabeth … Morte à bord du Titanic, même si d’étranges rumeurs continuaient à tourner à bord. Elle prononça son prénom. Elle regardait d’un coup d’œil l’état de sa cabine, Elisabeth ne s’attendait pas à recevoir quelqu’un. Heureusement, qu’Elisabeth était du genre ordonnée, des papiers trainaient sur le bureau, d’autres jonchaient le sol mais c’était tout. Cela pour une surprise, sacré surprise ! Elisabeth n’en croyait pas ses yeux, perdait ses moyens et ne savait pas vraiment comment agir. Son ancienne amie, celle qu’elle avait tant appréciée l’espace d’un moment. Celle qui respirait la liberté, la joie de vivre pour elle, était là devant ses yeux ébahies. Elle avait eut le courage, de faire ce qu’Elisabeth n’avait pas encore osé faire. Les troisièmes classes plus méritants que les premières, Elisabeth en était persuadée.

    « Georgiana, c’est toi ? La petite fille de la couturière ? » Elisabeth balbutia, une fois ses mots prononcés avaient oublié qu’elle les avait dis. En voyant Georgiana, car oui c’était elle, Elisabeth était prête à mettre sa fin à couper, les souvenirs remontèrent à la surface. Sa cabine ressemblaient étrangement à la chambre qu’elle avait été petite, moins de nœuds, moins de rose du blanc partout, très classe, très Elisabeth. Une cabine à son image. Elle restait planter l’une devant l’autre, Elisabeth n’osait même pas parler. Impressionnée par une troisième classe ? Oui. Totalement. Si différente, et pourtant…. Les opposés s’attirent. Qu’était-elle devenue ?



Chapitre 2 ¤ Georgiana O'Hara
A 38 Cabine Lizzie.
le 13 avril 1913
Pont A.


Dernière édition par Elisabeth E. Cavendish le Mer 3 Avr - 20:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: " LES SOUVENIRS DE L'ENFANCE." ▬ avec Elisabeth    Ven 8 Fév - 21:28


Les souvenirs de l'enfance.

« Douce enfance que tu es loin maintenant. »


Appartement d'Elisabeth ♦ 13 avril 1913
Ces retrouvailles, Georgiana ne les espérait plus depuis de nombreuses années. La rencontre entre les deux jeunes femmes avaient été si furtive, que rien ne laissait imaginer qu’un jour le destin les réunirait. Deux femmes différentes, provenant de deux mondes se trouvant à deux extrémités différentes. L’une était riche, l’autre pauvre, leurs éducations avaient été différentes tout comme leurs vie et pourtant, les voilà, après toutes ces années, à nouveau en face l’une de l’autre. La danseuse n’osait le croire et pourtant Elisabeth était à nouveau face à elle, après tout ce temps perdu. Jamais, elle n’avait ressenti une telle émotion, à croire qu’en retrouvant cette petite fille riche qu’elle avait connu autrefois, une part de son enfance revenait à elle. C’était à croire que tout cela avait été écrit depuis bien longtemps, que le Titanic coulerait et que des vies seraient à nouveau réunies. Georgiana à force de voir de telles coïncidences finirait peut-être par croire un jour, qu’un livre était écrit et qu’à l’intérieur on retrouverait le destin de toute personne sur terre. Maintenant, après de longs mois de doutent, à attendre le bon moment pour pouvoir rencontrer son amie, la jeune femme espérait qu’une chose que celle-ci la reconnaisse. Après tout, la pauvresse n’avait été un élément insignifiant de sa vie, une rencontre furtive. Elisabeth avait dû rencontrer de nombreuses personnes tout au long de sa vie, des jeunes femmes avec sûrement beaucoup plus de conversations, des personnes qui avaient de jolies robes, des bijoux, un nom et un monde en commun avec elle. Pourquoi se rappellerait-elle de cette petite fille à qui elle avait voulu donner sa poupée ? Et pourtant, Elisabeth se souvenait de son existence, elle se souvenait d’elle et aussi le fait qu’elle était la petite fille de la couturière. Emue, Georgiana ne savait pas quoi dire, dire qu’elle avait tant imaginé ses retrouvailles et pourtant, rien ne sert d’imaginer, mais plutôt de le vivre.

« Oui c’est moi… » Commença-t-elle. « Je craignais que tu ne te souviennes de moi. » Ajouta-t-elle avec beaucoup d’émotion.

Son cœur battait à la chamade tellement elle était heureuse de la revoir, en plus Elisabeth semblait être en bonne santé. Tout ressemblait comme à une quinzaine d’année en arrière. Furtivement, elle regarda la cabine de la jeune femme qui était semblable à la chambre d’enfance de la jeune femme. Ce brutal retour en arrière était émouvant et Georgiana pouvait sentir ses mains trembler, sans qu’elle ne puisse les contrôler. Un silence étrange s’était installé entre les deux jeunes femmes, toutes les deux semblaient être dans leurs pensées, émues peut-être pas de vieux souvenirs qui venaient de ressurgirent. L’image de la petite fille blonde se transposait sur celle d’Elisabeth qui se trouvait face à elle. La troisième classe ne savait pas quoi faire et c’était bien la première fois, avec son ancienne amie, elle voulait bien se comporter, ne pas la brusquer, après tout elle n’avait pas le droit de s’incruster ainsi dans la vie de la première classe. Avec timidité et prudence, elle engagea tout de même un semblant de conversation.

« Comment te portes-tu depuis toutes ces années ? » Demanda la jeune femme.

C’était l’arrivée des revenants et le retour d’Arthur à bord du Titanic qui avait vraiment décidé Georgiana à rendre visite à Elisabeth, elle espérait ainsi tirer de cette visite plus de forces et des moments plus joyeux. Même si Joseph Earnshaw et ses amis étaient là, à ses côtés, elle avait l’impression de perdre pied et aussi, le sentiment qu’Arthur allait ruiner cette vie qu’elle avait fini par reconstruire. La jeune femme posa ses yeux sur le doux visage de son amie. Elle était vêtue d’une robe qui montrait le bon goût de la jeune femme et ses cheveux coupés au carré lui donnaient l’apparence d’une femme moderne. Presque un modèle, Elisabeth était une personne qu’elle admirait beaucoup, peut-être pas au point de lui ressembler, après tout qui pouvait égaler Miss Cavendish ?

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MessageSujet: Re: " LES SOUVENIRS DE L'ENFANCE." ▬ avec Elisabeth    Mer 3 Avr - 20:12

Cela faisait très bizarre de me retrouver face à Georgiana, je me souvenais quelle grande sympathie j’avais eus à son égard. Je l’avais reconnu, j’avais une bonne mémoire des visages. Elle n’avait pas changé enfin si… grandis. Georgiana était la même que lorsqu’elle était enfant, mais elle était plus vieille, bien sur. Les mêmes traits sur son visage, la même chevelure, peut-être mieux habillée que dans mes souvenirs. Cela faisait environ un peu moins d’une vingtaine d’années … depuis tout ce temps nous avions parcouru un sacré bout de chemin ! Il était loin le temps où j’étais une petite fille innocente qui jouait à la poupée. Elle était radieuse, elle avait laissé un souvenir assez clair dans ma mémoire.

Décidément le Titanic était une boite à musique qu’on ouvrait et à l’intérieur se trouvait différents morceaux « surprises ». Georgiana était une mélodie de cette boite à musique, nous avancions sur la partition au fils de notes.


Le Titanic était plein de secrets et de mystères, voir Georgiana ici en face de moi quelle surprise de taille ! Je ne m’attendais pas du tout à la revoir. Je me souviens avoir fait une crise de nerf, avoir pleuré, pleurer, pleurer lorsque j’avais apprit qu’elle ne pourrait plus revenir chez moi, me voir, jouer avec moi. Mère disait qu’elle était des basses classes et donc jugée non fréquentable toujours est-il qu’elle était là devant moi sur le même paquebot en cet instant précis. Où était Mère ? Nulle part, partie loin dans un monde meilleur certainement. La mort n’avait pas que du mauvais, un sentiment de joie emplit tout mon cœur, c’était un réel bonheur de revoir et de retrouver Georgiana après-tout nous avions l’éternité pour rattraper le temps que nous n’avions pas eut. Qu’importait les beaux bijoux, les jolies toilettes, l’éducation, ou la manière de parler je ne m’arrêtais pas à ces détails insignifiants. Je regardais ce que les personnes avaient à l’intérieur de leur cœur, je ne voulais pas être comme Mère qui jugeait les personnes selon leur richesse et leurs classes sociales. J’avais vite remarqué que les plus pourris étaient souvent les plus riches. J’avais un esprit ouvert sur le monde et sur les gens, je n’attendais qu’une seule chose tout savoir sur Georgiana, qu’était-elle devenue ? Que faisait-elle ici ? Nous étions mortes ensemble, finalement.

Le monde était tellement petit.

    « Je ne t’aie pas oubliée, j’avais beaucoup aimé parler avec toi, tu sais. Comment va ta mère ? Enfin avant le … tu sais. Et il me semble que tu avais des frères non ? Je ne sais plus trop. »


Je lui souris discrètement, j’avais de vague souvenir de cet après-midi, je me souvenais par contre clairement du comportement d’Hélène à son égard. Hélène qui était de retour, j’ignorais comme ma sœur allait réagir en voyant la troisième classe ici mais jusqu’à son retour – assez tardif – ceci était ma cabine. Je revendiquais ce droit, j’y vivais seule avec ma domestique depuis un an, et j’étais assez grande pour décider qui ferait partie de mon carnet d’adresses. Néanmoins, je voulais à tout prix éviter toute effusion de sang entre Hélène et Georgiana, cela salirait mes murs et mon mobilier.

    « Entre, je t’en prie ! Assieds-toi, je suis seule nous serons tranquilles. Veux-tu un peu de thé et des petits gâteaux ? Ma domestique vient de m’apporter de quoi manger, à l’instant. »


Je lui tenais la porte pour qu’elle entre en premier, même si j’étais déjà à l’intérieur ce serait mieux qui fermerait la porte de la cabine, geste de galanterie. J’invitais mon hôte à pénétrer dans mon antre. Je lui ai indiqué le chemin, d’un geste de la main, vers le petit salon composé de deux fauteuils blancs ornés de nœuds roses et une petite table avec un bouquet de fleurs dessus et le thé fumant qui n’attendait que d’être dégusté.

    « Mis à part tout ce qu’il se passe à bord du Titanic, je me porte comme un charme. Autant que je le peux en tout cas. Que fais-tu ici ? »


Que faisait-elle ici ? Elle allait à New York cela était évident, elle avait du continuer son petit bonhomme de chemin. Si j’avais su qu’elle était à bord. Je lui fis un grand sourire, j’étais heureuse de partager un moment en sa compagnie. Nous pourrions parler et nous découvrir comme si le temps n’avait jamais eut d’emprise sur nous.
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MessageSujet: Re: " LES SOUVENIRS DE L'ENFANCE." ▬ avec Elisabeth    Lun 15 Avr - 19:48


Les souvenirs de l'enfance.

« Douce enfance que tu es loin maintenant. »


Appartement d'Elisabeth ♦ 13 avril 1913
La peur de l’oublie finit par s’amenuiser, Elisabeth, durant toutes ces années ne l’avaient pas oublié et Georgiana était rassurée et heureuse d’entendre ces mots sortir de la bouche de la première classe. Elle avait longuement douté et pourtant elle venait d’avoir à nouveau la preuve que la jeune femme n’était pas une riche comme les autres. Ce qui était étrange, c’était de savoir qu’après tout ce temps, elles s’étaient retrouvées ici, à bord du Titanic et qu’elles étaient mortes ensemble, sur ce navire maudit. Sur ce paquebot, les choses étaient étranges, la troisième classe avait nettement l’impression que le Titanic, au lieu de séparer des vies tentaient de les réunir. Elle retrouvait Jack, Elisabeth, qui allait-elle encore retrouver de son autre vie ? C’était étrange et déroutant à la fois, ce qui la faisait se remettre en cause. Ce paquebot était-il l’antre du bien, alors que jusqu’à maintenant, elle avait pensé le contraire ? Peut-être, de toute évidence, Georgie avait compris que jamais elle ne pourrait donner une définition claire quant à cette situation. Etre là devant Elisabeth, c’était comme irréel et pourtant il n’y avait rien de magique à ça. La jeune femme n’aurait jamais imaginé avant le naufrage de revoir un jour cette ancienne amie d’enfance et encore moins de lui parler alors qu’elles avaient toutes les deux un statut social trop différent. Un fossé séparé leurs deux mondes et pourtant, elles étaient réunies à nouveau. Elisabeth lui demanda alors comment la mère de Georgiana se portait, il était vrai que petite fille, elle avait beaucoup apprécié cette femme douce et gentille, tout le contraire de sa propre mère.

« Elle se portait bien. » Commença-t-elle. « Oui j’ai deux frères, Charles et George, ils étudient tous les deux pour devenir respectivement médecin et avocat. Et toi, tu avais une sœur Hélène, qui ne m’aimait pas vraiment d’ailleurs. Comment se porte-t-elle ? » Ajouta-t-elle avec une pointe de fierté.

Charles et George avaient toujours été l’avenir de la famille et même si au début la jeune femme avait été jalouse de ces deux frères sur qui tous comptaient, elle avait fini par comprendre que sa condition de femme ne lui permettait pas de pouvoir apporter la richesse à sa famille. Voilà pourquoi, la brune avait tout tenté pour un jour devenir danseuse et être au même niveau que ses ainés. Ses parents avaient tout donné dans l’éducation de leurs fils espérant pour eux un avenir meilleur, une bonne condition et surtout de ne pas s’user la santé dans une usine comme leur père l’avait fait durant toute sa vie. Au fond d’elle, la jeune femme espérait que l’avenir soit prospère pour sa famille et même si son père avait perdu la vie, ses frères étaient toujours là pour prendre soin de leur mère et pour la faire vivre. Georgiana avait confiance en eux, les O’Hara étaient toujours unis face à l’adversité. En ce qui concernait la sœur d’Elisabeth, la jeune femme ne savait pas si elle avait survécu ou non, dans tous les cas elle espérait ne pas remuer un sujet trop douloureux pour son amie. Il était vrai qu’Hélène lui était apparue comme antipathique, mais jamais elle ne souhaiterait de malheur à personne. Elisabeth la laissa alors entrer, lui proposant un thé et des gâteaux. Ainsi, elle était comme ça la vie en première classe, on claquait des doigts et tout nous arrivait sans qu’on puisse faire le moindre effort. La jeune femme n’avait jamais réellement vu comment Joseph vivait, d’ailleurs, elle n’était presque jamais dans sa cabine et ce fut cette réalité qu’elle vit en entrant dans les appartements d’Elisabeth, la vie était beaucoup trop simple pour les riches.

« Juste un thé, j’ai déjà mangé il y a peu. » Remercia-t-elle en lui accordant un sourire. « Les fleurs sur la table son magnifique ! Je suis toujours étonné d’en voir à bord, alors que nous sommes là depuis un an. » S’exclama-t-elle en admirant les fleurs.

Georgie avait toujours aimé les fleurs, bien souvent elle avait côtoyé les fleurs des champs que l’on trouvait en dehors de Londres, ce qui n’était rien par rapport à la qualité des fleurs d’Elisabeth, mais rien n’enlevait le charme d’une fleur, sauf quand sa vie prenait fin et qu’elle se flétrissait. Georgiana était quelque peu impressionnée, même si elles faisaient la même taille, elle avait la nette impression qu’Elisabeth était bien plus grande qu’elle et surtout beaucoup plus puissante. Un peu maladroite dans ses gestes et dans ses paroles, elle le reconnaissait et quand les deux femmes s’installèrent dans le salon, elle n’osait presque pas s’installer dans les fauteuils de couleur blanche. Pour parfaire la conversation, la première classe lui demanda la raison de son voyage à bord du Titanic. La brune hésita entre la version courte et la version longue et elle choisit plutôt de ne pas ennuyer la plus riche avec ses histoires.

« Je me rendais à New-York pour commencer une nouvelle vie et surtout pour entrer comme danseuse à l’opéra. Enfin essayé, mais bon l’avenir en a décidé autrement. Et toi, tu étais en voyages? » Termina-t-elle sur un faible sourire.

Parler de son rêve brisé était toujours aussi douloureux pour elle, même après tout ce temps, l’amertume de s’être faite bernée par un homme qui ne la méritait ne s’effaçait pas et elle ne s’amenuiserait certainement pas avec le retour d’Arthur à bord, mais peut-être qu’un jour, elle finirait par oublier, mais pour le moment, elle se devait de vivre le moment présent.

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MessageSujet: Re: " LES SOUVENIRS DE L'ENFANCE." ▬ avec Elisabeth    Sam 27 Avr - 22:46

Le hasard faisait bien les choses, mais que faisait-elle sur le Titanic ? Elisabeth avait la mémoire des visages, même avec quelques années de plus Georgiana restait la même. Oui, c’était bien elle et c’était une joie de l’accueillir dans ma cabine. J’avais eut que peu d’amies, et le peu que j’avais eus je m’en souvenais. Georgiana avait marqué ma vie de petite fille, j’avais commencé à prendre conscience du fait que j’étais une privilégiée. Son souvenir était resté ancrer dans un coin de ma tête, entendant son heure pour refaire surface. Toutes les deux à bord du Titanic une coïncidence. Dieu que le monde était petit. Le Titanic nous mettait face à notre destin, des retrouvailles et des épreuves à passer. Expier les fautes qu’on avait pu faire étant encore vivant. Malédiction, enfer, purgatoire, jugement dernier. Georgiana évoqua ma sœur, la discussion était très étrange. Pourquoi avais-je lancé ce sujet ? Je me le demandais encore.

    « Ma sœur a fait la traversée à mes côtés, elle a été sauvée montant à bord d’un canot pour première classe. Tu as fais la traversée en troisième classe, je suppose ? Ce n’était pas trop horrible ? »


Je ne m’attardais pas beaucoup sur le sujet, j’allais fondre en larmes assez rapidement. Je me concentrais sur mon amie. Je la dévisageais de la tête au pied, elle était radieuse, je l’aurais cru être une petite bourgeoise joliment vêtue. Une pointe de naïveté dans mes propos, en effet, pour moi être avec les gens de bas étages … je n’étais pas sûre de pouvoir supporter surtout au fait que l’on m’enlève mon luxe adoré, j’y étais trop habituée. Mes parents bien que peu aimants avaient fait de moi une enfant pourrie gâtée. J’étais surprise lorsque Goergiana lui dit médecin et avocat, pour des pauvres ? J’étais fière de la famille O’Hara comme quoi quand on met du cœur à l’ouvrage on peut arriver à tout. Je restais certaine que la troisième classe valait parfois mieux que certaines premières classes. Je fis signe à la domestique de ne pas nous déranger, je voulais être seule avec mon hôte. Je pris la théière brûlante, une tasse et je servis mon amie.

    « Fais attention, c’est très chaud. » dis-je comme si je m’adressais à une petite fille. Une vieille habitude que j’avais prit avec Hélène de dire lorsqu’un plat était chaud, à force de se brûler valait mieux prévenir que guérir. Je m’assis en face de mon invitée, et prit un petit gâteau que je portais à mes lèvres. « Pour ma santé, on m’envoyait à New York le temps était plus clément là-bas. Je devais continuer ma vie. Oh, tu danses ? Tu cherchais une opportunité à New York ? Quelle chance ! Montée sur les planches, devenir une danseuse étoile. Tu étais seule lors de ton voyage ? Je voyageais avec Hélène, et ma domestique. » Au moment où je prononçais ses mots, mon doberman noir immense coursait l’oiseau à travers la pièce, en passant le vase tomba, s’écrasant en mille morceaux sur le sol. Les fleurs jonchaient le sol et l’eau se rependait dans le tapis. « Selkirk, mon dieu mais qu’as-tu encore fait ! Ta robe n’est pas salit j’espère Georgiana ? […] Je voyageais également avec mes chiens, et ma volière. Autant dire que je partais pour un séjour de plusieurs années et j’avais emporté avec moi toute ma ménagerie. La volière a du rester ouverte… la mort est loin d’être reposante. As-tu des animaux ? Ce fut ma mère qui m’a offert le doberman, ce n’est pas étonnant n’est-ce pas ? Pour combler le vide laisser par mes géniteurs. Oh mais je dois t’embêter avec toutes mes histoires. New York alors ? Une ville qui faisait rêver n’est-ce-pas ? Je n’étais pas très contente de partir mais bon, je m’y serais fais et voilà où nous avons finit. Et on se retrouve là toutes les deux, le hasard fait bien les choses. » Bavarde, passant du coq à l’âne, je parlais sans interruption. Je me levais de mon siège après avoir bu une gorgée de thé, je m’apprêtais à ramasser les morceaux du vase en porcelaine. Ce n’était que le cinquième qui rendait l’âme suite à la fougue des animaux.


C’était une épreuve de vivre avec moi, la volière se trouvait sur le pont mais elle était parfois dans ma suite. La domestique s’était souvent plainte, à plusieurs reprises, des bruits stridents des perroquets. J’évitais d’ailleurs d’inviter trop de monde dans ma cabine, j’avais obtenu des privilèges par les membres d’équipages juste parce que je m’appelais Cavendish et que je faisais partie de la classe aisée. J’étais imperturbable, et rien ni personne ne viendrait nous déranger pendant l’heure du thé. Je voulais savoir ce que Georgiana était devenue, de redécouvrir cette amie perdue, qu’elle me parle d’elle… Je l’appréciais déjà, avec certaines personnes le feeling passait tout de suite. J’espérais faire bonne impression à mon amie.

    « Ne fait pas attention à tout ce remue ménage, il a bien choisit son moment tiens. » Je ramassais les fleurs. « Tu veux les emmener dans ta cabine ? » Simple question de gentillesse, Georgiana avait planté son regard dans les fleurs pendant un moment. C’était agréable de sentir et d’admirer de jolies plantes. Elles n’avaient plus de vase de toute manière. J’ignorais si la troisième classe en avait dans sa cabine, certainement… mais je lui proposais tout de même si cela pouvait égayer sa vie.

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MessageSujet: Re: " LES SOUVENIRS DE L'ENFANCE." ▬ avec Elisabeth    Sam 4 Mai - 14:44


Les souvenirs de l'enfance.

« Douce enfance que tu es loin maintenant. »

Appartement d'Elisabeth ♦ 13 avril 1913
Richesse et pauvreté, luxe et sobriété, culture et simplicité. Tant de différences et pourtant, elles étaient là, ensemble dans le salon d’Elisabeth Cavendish, comme si le temps et le gouffre qui les séparé n’existait pas. De cette amitié qui n’avait duré qu’une voir deux heures, il ne restait plus grand-chose à part les souvenirs. Georgiana le savait, jamais elle ne trouverait en Elisabeth l’amitié qu’elle avait avec Bridget. Les deux jeunes femmes étaient différentes et la première classe n’était plus la petite fille qu’elle avait rencontrée quand elle avait six ans. A l’époque, elle était une petite brunette des rues, une fillette qui jouait avec des garçons et qui n’avait que pour jouet une poupée de chiffon créait par sa maman. Elisabeth avait tout, le luxe, tous les jouets qu’elle désirait, mais elle manquait amèrement de l’amour d’une mère. Elles étaient deux femmes aujourd’hui, deux femmes dont les différences se complétaient, comme pour faire une seule entité. Mais les choses n’étaient plus les même que durant leur enfance, elles avaient toutes les deux changeaient et les fissures ne pouvaient probablement pas être réparées. Elisabeth Cavendish avait fait la traversée sur la Titanic en compagnie de sa sœur, jeune femme qui avait eu la chance de survivre et qui désormais pouvait continuer sa vie et avoir toutes les choses qu’elle désirait. La jeune femme préféra ne pas s’attarder plus longtemps sur le sujet, cela devait être trop douloureux pour Elisabeth. La plus riche lui demanda si la troisième classe n’était pas trop dure. Georgie ne put s’empêcher de regarder le luxe autour d’elle. Il était sûr qu’en comparant ces appartements avec la troisième classe, on pouvait la qualifier de dur, mais pour la jeune danseuse qui n’avait rien connu d’autre, c’était du luxe et du confort.

« Non, la troisième classe est très confortable et offre beaucoup de loisir, les constructeurs du Titanic ont vraiment fait en sorte d’offrir les meilleurs prestations possibles à tout le monde, même les pauvres. » Répondit la jeune femme tout en souriant.

Des tasses de thé en porcelaine, une servante, les choses semblaient être ainsi en première classe, bien différente de la vie que Georgiana avait connue. Tout ici était beau, mais cela transpirait la non reconnaissance, si l’on grattait un peu sous les dorures l’on trouverait probablement un couche de crasse qui était impossible de se défaire. Cet univers était trop beau pour être vrai et bien souvent les personnes qui y vivaient été malheureuse et seul. Malgré la servante, la jeune femme avait pu constater cela, dans ces grands appartements, Elisabeth devait se sentir incroyablement seule, surtout que sa sœur avait survécu. Alors qu’elle, elle vivait entourée de Bridget et des autres personnes de troisième classe. La conversation continua autour d’une tasse de thé. La danseuse remercia son amie pour l’avoir prévenu que le liquide était chaud. Puis elle écouta cette dernière évoquait la raison de son voyage à bord du Titanic, mais aussi ses nombreuses questions qui gênaient un peu la jeune femme, le passé était encore trop douloureux.

« Tu étais malade ? » Demanda la jeune femme inquiète. Puis elle continua. « Oui c’était mon rêve, j’avais fini par avoir un professeur à Londres et je voulais tenter ma chance à New-York, là où je serais une inconnue pour tous, mais nous ne sommes jamais arrivé. Non je n’étais pas seule, je voyageais avec mon fiancé de l’époque, mais il m’a laissé à bord, préférant sauver sa peau, au lieu de m’aider. » Elle termina sa phrase sur un ton rempli d’amertume, Arthur avait toujours été un sujet sensible pour elle, encore maintenant alors qu’elle avait trouvé l’amour.

La suite des paroles d’Elisabeth la déroutait, elle parlait d’un sujet, puis en évoquait un autre et se cafouillage était en plus ponctuait par le capharnaüm que le doberman de la plus riche venait de causer à la pièce. La jeune femme regarda le chien, qui s’approcha vers elle, elle était une inconnue pour lui. Le chien la jaugea, cherchant à voir en elle une potentiel menace, puis il s’approcha. Georgiana put alors lui caresser la tête pour lui montrer qu’elle n’était pas une vilaine personne. Assez rapidement, elle ne se préoccupa plus vraiment du chien, dont la tête reposait sur ses genoux, elle écoutait le babillage d’Elisabeth, qui l’intriguait de plus en plus.

« Ne t’inquiètes pas et s’il y a une petite tâche, avec un peu de savon, ça partira. Tu ne dois vraiment pas t’ennuyer avec tous ces animaux. » Riait-elle en constatant le bazar dans toute la pièce. « Oui New-York était vraiment une ville intrigante pour moi, tout le monde parlait de sa vie et des opportunités qu’il y avait, cependant, rien ne remplacera Londres pour moi, je tenais beaucoup trop à cette ville. » Elisabeth imperturbable commença à ramasser les fleurs qui étaient tombées, Georgiana s’agenouilla à ses côtés et l’aida dans sa tâche. « Non merci, nous n’avons pas de vase assez beau pour les contenir en troisième classe. » Souriait-elle tout en tendant une fleur à Elisabeth.

En fait, même si Elisabeth était seule, elle semblait vivre dans son propre monde, celui où elle avait ses souvenirs et ses animaux, malheureuse ou heureuse, pour le moment, Georgie ne pouvait pas la définir réellement, mais il était de son devoir de percer ce mystère qu’était devenue l’amie de son enfance.

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MessageSujet: Re: " LES SOUVENIRS DE L'ENFANCE." ▬ avec Elisabeth    Dim 19 Mai - 15:46

Georgiana et moi étions différentes, je l’observais attentivement. Très attentivement. Je la scrutais. Je la voyais un peu impressionner mais je la pensais plus heureuse que moi, je l’avais déjà remarquée lors de notre première rencontre. Oui, Georgiana était plus comblée que moi par sa vie. C’était un fait. A quoi bon le luxe et les bijoux lorsque le reste ne suit pas ? J’étais richissime, j’étais une enfant gâtée ça c’était certain mais je n’avais jamais eus l’amour de mes parents, mon père nous comblait de cadeaux de ses voyages mais c’était de sa présence et son amour dont nous avions besoin. Ma mère… passons sur ce sujet fort chaotique. Même ensuite, j’avais voulu m’émanciper avec Evelyn, je rêvais d’une famille et d’enfants mais je redescendis bien vite sur la terre ferme. Je m’étais évadée à travers mes écrits, papiers froissés et mouillés. La maladie me rongeait de l’intérieur, c’était ce qui avait poussé tout le monde à me mettre dans cet enfer qu’était le Titanic. Qu’est-ce-que Georgiana avait à envier à ma vie ? Le Titanic était ma prison, mais aussi l’endroit où j’avais été le plus heureuse certainement, dans les bras de James, en retrouvant ma sœur même si sa perte m’avait été douloureuse. Je souffrais de l’absence de mes parents, mais bon cela ne changeait guère. Mon esprit faisait des va-et-vient entre la réalité et le rêve mais au moins, la maladie n’était plus là, ou presque plus cela dépendait des moments. Etait-ce le Capitaine qui faisait ressortir en nous toute notre noirceur cachée au fond de nous-mêmes ? Sur le Titanic, j’étais libre même enfermée, je n’avais plus les chaînes qui me retenaient à mes parents. A première vue, on pouvait penser que ma vie était merveilleuse, fabuleuse mais il n’en était rien. Ma vie était un tableau tâché de noir, les couleurs avaient coulé, et la toile était déchirée.

    « J’ai contracté la tuberculose. » Je n’allais pas dans les détails, il n’y avait pas grand-chose à dire et je ne voulais pas être plainte. J’avais toujours eus une santé fragile et je n’avais jamais rien fait pour changer cela. Son fiancé l’avait abandonné à bord, j’allais boire une gorgée mais lorsque j’entendis cela je m’arrêtais net. Ah…les hommes ! « Je suis désolée pour toi, Georgiana. » Je posa délicatement ma main contre la sienne pour la rassurer, j’avais vu son visage se refermer en disant ses mots. « Les animaux ? Disons que cela m’occupe les journées. Le soir, lorsque je suis seule dans ma cabine je les ai ! Comme tu peux le voir, je ne m’ennuie pas avec toutes leurs bêtises. Les femmes de ménages ne sont pas contentes d’ailleurs. » J’éclatais d’un petit rire, l’une d’elle n’osait plus s’approcher de ma cabine de peur d’être mangé par mon doberman. Tout de même…. Il était impressionnant aux premiers abords, mais pas dangereux même si les réactions des animaux étaient imprévisibles. Je pris la fleur que me tendait Georgiana, je lui lançais un bref sourire. « J’aurais tant voulu voir New York… en vrai …. Non pas en illusion sur ce satané Titanic. Cela devait être tellement beau, Londres en mieux tu ne crois pas ? »


Je repensais au sort de Georgiana, d’un côté elle avait vu la vraie nature de son fiancé. La vérité fait toujours mal. J’étais morte pour l’amour que je portais à ma défunte mère. Plus j’y réfléchissais, plus je regrettais ma bêtise d’être revenue dans cette cabine, m’avait-elle seulement un jour aimée ? J’étais morte dans la pièce à côté et pourtant je restais là. Cette cabine était mon cercueil, et mon tombeau pour les années à venir. C’était terrible de penser des choses pareilles mais c’était le cas.
Ma vie n’était pas palpitante ou étincelante que pouvait l’être certaine vie, mais j’avançais pas à pas à bord du Titanic, s’occupant plus de mes relations que de tout autre chose, me faisant bien voir de toute manière je n’étais pas des plus méchantes à bord. La présence de Georgiana était un véritable plaisir, non seulement cela me faisait une compagnie, cela changeait d’ailleurs d’avoir une troisième classe ici mais aussi une vieille connaissance. Il y avait tout à découvrir, j’avais remarqué que mes questions gênaient Georgiana, je n’insistais pas, je ne voulais pas la froisser ou lui faire du mal. Nous avions tous notre lot de malheur, nul besoin d’en rajouter. Georgiana était quelqu’un de sympathique, un modèle pour toutes les femmes.
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MessageSujet: Re: " LES SOUVENIRS DE L'ENFANCE." ▬ avec Elisabeth    Lun 27 Mai - 23:51


Les souvenirs de l'enfance.

« Douce enfance que tu es loin maintenant. »

Appartement d'Elisabeth ♦ 13 avril 1913
L’amour était une chose qui nous faisait du mal, qui nous meurtrissait le cœur avec ses longues griffes acérées. Son cœur avait été malmené pendant de nombreux mois avec Arthur Mildown, elle qui l’avait tant aimé. Si beau qu’il était et pourtant si sombre, trop mystérieux et trop dangereux. Son cœur avait aimé sa beauté et ses mensonges, mais plus tard, la dure réalité l’avait rattrapé. Pendant longtemps, elle s’était sentie si seule, puis l’amour était venu à nouveau à elle, lui apportant réconfort et tendresse, tout ce dont elle avait besoin. Joseph lui avait apporté la paix et même si son ancien fiancé était de retour à bord du Titanic, elle préférait vivre pleinement son histoire avec Joseph, mettant de côté la menace d’Arthur qui était bien souvent en troisième classe, alors qu’elle passait la plupart de son temps en première. Peut-être que cela la rapprocherait d’Elisabeth ? Qui sait comment leur relation allait évoluer. Même si elle trouvait la jeune femme très étrange, son univers l’amusait, elle était en compagnie de ses nombreux animaux, bruyant et faisant de nombreuses bêtises, malgré cela, ils lui procuraient de la tendresse et de l’amour. Mais maintenant qu’elle avait plus de réponses à ses questions, elle comprenait mieux Elisabeth. Cette dernière avait souffert de la tuberculose, une funeste maladie qui dans des milieux pauvres faisaient des ravages. Nombreux avaient été ses amis ou encore ses voisins qui ont avoir péri de cette maladie. Pauvre Elisabeth, elle n’avait pas mérité ce sort. Voyant que sa vieille amie ne voulait pas trop s’étendre sur le sujet, elle murmura un simple : « Désolé », et les deux jeunes femmes partirent sur un autre sujet de conversation. Sa main sur celle de Georgiana, Elisabeth parla de ses animaux qui avaient tendance à rendre folles les femmes de ménage. La jeune danseuse ne pouvait que comprendre ces pauvres femmes, devoir nettoyer inlassablement les bêtises de chiens ne devaient pas être amusant tous les jours. De plus, le doberman de la première classe pouvait être très impressionnant si on ne le connaissait pas, mais bon il était facile de voir dans le regard de l’animal, qu’il était aussi bon que le pain et non pas un animal féroce.

« Je plains ces pauvres femmes, avec des animaux si féroces, elles doivent être terrorisées. » Disait-elle en riant de bon cœur.

Le sujet revint alors sur la ville que tous disaient qu’elle ne dormait jamais : la grande New-York. Cette ville avait été son rêve, celui d’une vie meilleure, un espoir pour enfin vivre de sa passion : la danse. Danser sur une scène, devant une centaine de spectateur, entreprendre des pas compliqués et les réaliser tout en pensant à son mentor, cet homme qui lui avait fait confiance et qui l’avait prise sous son aile. Pour cet homme qui lui avait tant donné, elle aurait fait en sorte de prendre son envol pour le rendre fier d’elle-même. Cependant, le Titanic lui avait arraché New-York et ce rêve, le paquebot et son capitaine avaient cru lui montrer la ville, mais jamais Georgiana y avait cru. Le Capitaine, elle s’en méfiait comme de la peste et ne plus le voir à bord du navire l’inquiétait beaucoup, elle le savait, dans son coin, l’homme préparait quelque chose. Mais où Diable avait-il pu passer ? Les moindres recoins du Titanic avaient été fouillés et il n’y avait nulle trace de lui.

« Oh oui, je le pense, mais rien ne peut égaler la beauté de notre capitale. Elle va me manquer, j’aimais autrefois me promener sur les bords de la Tamise et admirer les beautés de notre ville. Aujourd’hui, il ne nous reste plus que cette illusion, ce paquebot qui aime nos malheurs. Que penses-tu de notre situation Elisabeth ? »

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MessageSujet: Re: " LES SOUVENIRS DE L'ENFANCE." ▬ avec Elisabeth    Jeu 30 Mai - 16:44

    « Elles ont prit l’habitude désormais. »


J’étais quelqu’un de soigneux, et de maniaque. Pointilleuse sur la propreté, malgré toute la marmaille que je possédais la cabine était impeccable. Il était hors de question pour moi de vivre dans la saleté. Les sujets tournaient en rond, mais je ne savais pas vraiment de quoi parler avec une parfaite étrangère. Le thé se refroidissait, et je mangeais des petits gâteaux. Mes pauses thés étaient longues, je rêvassais, j’écrivais des chapitres dans ma tête, livres qui ne seraient jamais publiés mais tant pis. Mes histoires me hantaient, et celle qui nous étions en train d’écrire en ce moment même encore plus. D’ailleurs Georgiana lança le sujet de notre situation, je n’en attendais pas moins d’elle. Le Capitaine… un long sujet. Très long. Ce que je pensais de notre situation ? J’étais déconcertée par tout cela, je me posais de nombreuses questions, me demandant pourquoi tout cela nous arrivait ? Nous étions en enfer, une prison dorée où nous ne manquions de rien mais où le purgatoire était à nos portes. Les revenants étaient pour beaucoup un mauvais présage. Moi, j’étais ravie de cet arrivage de nouveaux passagers. Hélène était de retour. J’étais ravie. Comment tout cela était possible ? Je l’ignorais, le Titanic était maudit, nous étions maudits. C’était fou, mais cela me paraissait vrai. La vie avait continué au dehors, au-delà de nos limites connus. Je ne comprenais rien, j’étais déconcertée.

    « Cela m’effraie un peu, cette situation énigmatique. Les revenants, comment sont-ils revenus ? En mourant d’après le dernier souvenir qu’a Hélène mais… comment ? Je ne comprends pas, je n’ai aucunes explications. Et toi ? Un de tes proches est revenu ? Je suis déconcertée par rapport à notre situation, je pense que le Capitaine dirige tout. Même si nous essayons de lutter contre le Capitaine, notre destin nous rattrape. Je fais partie de ceux qui pensent que nous sommes maudits, et en enfer même la mort est plus douce depuis que j’ai Hélène, ou encore James. Il nous arrive tellement de choses, ça me chamboule beaucoup. Tu en penses quoi, toi, de notre situation ? C’est étrange, n’est-ce-pas ? »


J’ignorais l’avis de Georgiana sur la chose, mais comment ne pouvait-elle pas en vouloir au Capitaine ? Il lui avait enlevé sa vie, ses rêves, son avenir. Il nous faisait souffrir. Comment pouvait-elle l’aimer ? Il était dur tout de même de se nouer d’amitié avec Georgiana, nous étions étrangères l’une de l’autre, nous venons de deux milieux différents. Tout était possible de toute manière à bord, mais Georgiana m’apparaissait comme une barrière infranchissable. J’avais peu d’amis de troisième classe, je faisais mon possible pour les comprendre mais ce n’était jamais simple. Un gouffre nous séparait. J’étais nostalgique du passé d’avoir ressassé nos souvenirs d’enfance ainsi, cela me paraissait tellement lointain. J’avais tellement changé, mes fantaisies s’étaient envolées mais la vie ne m’avait pas épargnée. Je mettrais ma main au feu que Georgiana avait été plus heureuse que ce que j’avais pu l’être. On n’achète pas les personnes à coup de cadeaux, mais avec de l’amour on gagne leur confiance. J’étais comblée de cadeaux, et malheureusement le bilan n’était pas très glorieux. Si j’aspirais à une mort paisible, ce n’était pas le cas. Le Capitaine, quoi qu’absent ces temps-ci ne nous épargnait pas. J’avais peur de perdre mes proches, qu’ils deviennent comme Isobel, celle qui est véritablement morte. Ca encore, un vrai mystère pour moi ! Le Titanic était une énigme que je ne voulais pas résoudre, je voulais vivre en paix, libre et indépendante. Le Capitaine entravait cette paix. J’espérais qu’à l’avenir tout se passe bien pour nous, pour Georgiana également, je ne lui souhaitais que du bien. Elle avait l’air si douce, si délicate. Elle méritait le meilleure, surtout pour cette seconde vie qui nous était offerte.
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MessageSujet: Re: " LES SOUVENIRS DE L'ENFANCE." ▬ avec Elisabeth    Sam 1 Juin - 18:01


Les souvenirs de l'enfance.

« Douce enfance que tu es loin maintenant. »

Appartement d'Elisabeth ♦ 13 avril 1913
Après un an de ce traitement, Georgiana ne s’étonnait pas que les nombreuses femmes de ménage du Titanic aient pris l’habitude du remue-ménage qui régnait dans la cabine d’Elisabeth Cavendish. Même si cela ne devait pas être amusant tous les jours, cela donnait de la vie à ces appartements, si elle avait pu elle aurait aussi possédé de nombreux animaux. Quand elle était petite, un chat trainait souvent dans le quartier et l’enfant qu’elle était, avait pris l’habitude de jouer avec l’animal. Malheureusement, après quelques semaines, il avait fini par disparaître et la petite fille ne l’avait plus jamais revu. Cette cabine lui rappelait la chambre d’Elisabeth quand elle était enfant. C’était une pièce jolie, avec de beaux objets, un beau mobilier, tout brillait et rien ne semblait naturel et pourtant le petit bordel organisé de la jeune femme était à l’image de ce qu’elle avait pu voir, il y a plusieurs années de cela. Ce monde n’était pas le sien et Georgiana ne s’y sentait pas à son aise, elle espérait seulement que le jour où elle partirait avec Joseph, elle n’aurait pas ce même sentiment. Puisqu’elle le savait, cette relation ne pourrait pas continuer si elle n’évolue pas, la juste logique voulait que la belle danseuse quitte la troisième classe pour la première. Ce qui lui faisait mal au cœur c’était Bridget, elle était tellement attachée à sa vie avec sa nouvelle sœur, qu’elle aurait beaucoup de mal à partir. Elle espérait juste que son amitié avec cette dernière perdurera, même avec la rude épreuve qui s’annonçait.

Georgiana l’entendait, Elisabeth se posait autant de questions qu’elle à propos de leur situation. Ce qui semblait marquer le plus la première classe, c’était l’arrivée de sa sœur à bord du navire. La jeune femme ne pouvait que la comprendre, elle avait subi le retour d’Arthur, même si ces retrouvailles n’étaient pas joyeuses. La danseuse aurait plutôt voulu ne pas revoir l’homme, l’Enfer devait être trop bon pour lui s’il avait été conduit ici après sa mort. Elle voyait en Arthur une menace, un homme dangereux qui n’allait pas hésiter à lui faire du mal, après tout, ses frères l’avaient tué, ça ne devait certainement pas lui plaire. Elisabeth était perturbée, le retour de sa sœur l’avait chamboulé et en plus elle partageait son avis à propos du Capitaine, peut-être allait-elle trouver en cette vieille amie une alliée ? Puisque face à ses nombreuses suspicions et la méfiance constante, elle avait l’impression d’être une folle pour les autres passagers. Mais Georgiana le savait, elle n’était pas folle, le Capitaine était quelqu’un de mauvais et elle arriverait à le prouver.

« Oh Elisabeth, tu ne peux pas savoir à quel point, je me sens moins seule. Pour ce qui est des revenants, j’ai eu la malchance de voir mon ancien fiancé revenir et cet homme me fait vraiment peur. Je ne le reconnais plus, à croire qu’il cachait depuis tant de temps son mauvais côté au fond de lui. » Commença-t-elle en abordant la première partie du sujet, puis elle enchaîna sur le Capitaine. « Pour le Capitaine, je me méfie de lui depuis le début, c’est lui qui contrôle tout sur ce paquebot, j’aimerai tant pouvoir le prouver aux autres, je me sentirai moins folle… » Elle termina en masquant sa colère face à cette situation.

Pour les choses ne pouvaient-elles pas être normal, à l’église on lui apprenait qu’il y avait un paradis et un enfer et que dès notre naissance nous étions prédestinés à aller dans l’un ou dans l’autre. Pourquoi n’était-ce pas le cas aujourd’hui ? A croire que tous les dogmes chrétiens ne soient que des mensonges, qu’ils soient catholiques ou protestants. Le Titanic avait vraiment fini par ébranler toutes ses certitudes. Comment pouvait-on se reconstruire après cela ?

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MessageSujet: Re: " LES SOUVENIRS DE L'ENFANCE." ▬ avec Elisabeth    Lun 8 Juil - 1:11

J’écoutais d’une oreille attentive cette amie qui m'était totalement étrangère. Une idée débarqua dans mon esprit dés les premiers mots de la jeune femme. Nous voulions la même chose, moi aussi je voulais prouver que je n’étais pas folle que le Capitaine nous menait par le bout du nez, que nous étions dans une maison de poupée, nous étions ses jouets vivants avec lesquels il faisait tout ce qu’il voulait. J’écoutais très contente qu’Hélène soit revenue, mais ce n’était pas normal qu’elle soit là. Pourquoi était-elle de retour à bord du Titanic ? Et Georgiana, la pauvre elle avait retrouvé son ancien fiancé, quel malchance. Je n’avais pas vu cela sous cet angle, mais des personnes horribles avaient pu revenir à bord, en plus de celle déjà présentes. Veuve noire. Assassin. Nous devions agir, faire quelque chose, et vite. Cela faisait déjà trop longtemps que nous subissions les plaisirs sadiques du Capitaine, nous étions prisonniers et nous devions sortir de là. Une quête vaine, une utopie.


    « Cela doit être horrible, vraiment affreux que tu aies retrouvé ton ancien fiancé. Tu tiens le coup ? Pour le Capitaine, allions-nous Georgiana ! Je suis certaine qu’autour de nous d’autres pensent la même chose, allions-nous, j’ai de nombreuses relations je pourrais en rallier d’autres à notre cause qu’en penses-tu ? Tu es loin d’être folle, Georgiana je te rassure. Il se passe des choses bizarres ici, je veux comprendre moi aussi. »


Une idée folle, comme d’habitude mon impulsivité avait parlé, sans réfléchir je lui avais proposé cela mais pourquoi pas ?! Les femmes étaient les êtres les plus intelligents, nous étions perspicaces et battantes ! J’étais certaine d’arriver à prouver à tous que le Capitaine était l’homme à abattre mais il faudrait peser le pour et le contre, et voir les conséquences. J’espérais qu’elle accepte mon offre, je n’avais pas du tout prévu cela. Peut-être était-ce prématuré ? Elle avait lancé le sujet après-tout…. Au vu la situation, mieux valait de ne pas perdre de temps ! Plus le temps passait, plus nous étions les marionnettes du destin, plus nous souffrions, il fallait agir, agir vite et bien. Je n’étais pas une meneuse mais pourquoi pas, je savais m’imposer mais c’était du à ma classe sociable. Non pas que je prenais les gens de haut, mais étant en première classe et sachant que ma famille avait une fortune colossale disons que je me sentais supérieure à certains. J’étais prête à m'
alliée à cette amie retrouvée, au fond de moi je savais que je pouvais lui faire confiance, nous partagions les mêmes idées. J’avais remarqué que le sujet de l’ex fiancé était assez délicat, mais qui était cet homme qui lui faisait tant peur ? Marcus ? Non, impossible ! Marcus, amoureux, un doux rêve que cela.


    Qu’allions-nous devenir ? Je me posais la question, l’heure avançait et  nous avions finit le thé et les petits gâteaux. Je me levais doucement, il était temps pour Georgiana de retourner dans sa cabine. « Si tu le permets, je vais te raccompagner à ta cabine, nous pourrons continuer un peu à parler. Ta visite m’a fait très plaisir en tout cas. Merci d’avoir osé sauter le pas et d’être venue me voir. Au plaisir de se revoir encore et encore Georgiana. »


Je lui fis un grand sourire, et je lui serrais le bras. Quel bonheur de retrouver une connaissance à bord de cette immense paquebot ! Georgiana, je me souviens étant enfant elle m’avait profondément marquée et j’aurais tant voulu qu’elle devienne mon amie. Mieux vaux tard que jamais, nous pourrions désormais rattraper le temps perdu.
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ADMIN SADIQUEThe body of a woman, but the heart of a lion.
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PROFIL♌ Double Compte : Esther Delmas, Mary-Ann Fleming & Scarlett Hamilton
♌ Prénom ou Pseudo : Mari-Jane
♌ Signaux de Détresse : 8567
♌ Points : 20
♌ Jour d'embarquement : 16/07/2011
♌ Age du Personnage : 23 ans
♌ Profession : Couturière & Danseuse à ses heures perdues
♌ Crédits : Mari-Jane
♌ Photo :
RPG
Journal d'un fantôme
♌ Numéro de Cabine : E10
♌ Situation Amoureuse : Amoureuse de Joseph Earnshaw
♌ Présentation:
MessageSujet: Re: " LES SOUVENIRS DE L'ENFANCE." ▬ avec Elisabeth    Jeu 11 Juil - 15:35


Les souvenirs de l'enfance.

« Douce enfance que tu es loin maintenant. »

Appartement d'Elisabeth ♦ 13 avril 1913
Elisabeth avait peut-être beaucoup changé, mais elle était frappée de la même fougue qu’avant et c’était ça qui avait plu à Georgiana à l’époque. Elles venaient peut-être de deux mondes différents, mais elles pouvaient se comprendre, ce qui n’était pas si compliqué, même quand on était deux adultes avec un passé derrière. Une alliée ? La troisième classe était heureuse d’en avoir une et enfin elle pourrait démasquer cet horrible Capitaine. Depuis le naufrage, de nombreux secrets se trouvaient à bord et cet homme en était l’instigateur. D’où venait-il ? Pourquoi n’était-il pas là avant le naufrage et pourquoi lui ? Le premier lieutenant aurait pu tout aussi bien faire un bon capitaine, mais voilà, l’autre était arrivé comme une fleur se présentant comme le nouveau maître à bord. Depuis, les choses allèrent de mal en pire. Si elle avait du soutien dans sa quête de la vérité, Georgiana pourrait enfin démasquer le Capitaine et Elisabeth ferait une bonne alliée, toutes les deux pouvaient se faire confiance, ce qui n’était pas plus mal, surtout que l’homme avait beaucoup d’alliés à bord et de nombreux amis. A croire que son charme ravageur avait mis à ses pieds de nombreuses personnes. Comment des passagers ne pouvaient-ils pas se rendre compte que ce fou était l’auteur de tous leurs malheurs. Oui, il était temps de le mettre plus bas que terre.

« Ca ira Elisabeth, Arthur n’est pas plus dangereux que le Capitaine et maintenant, c’est lui que j’aimerai faire tomber. Si on peut être des alliées ça serait parfait, à deux on est toujours plus fort. Surtout que je me suis déjà mise le Capitaine à dos. » Disait la jeune femme tout en regardant ses pieds.

La gifle qu’elle avait donnée au Capitaine resterait dans les annales et l’homme ne pouvait que lui en vouloir, ce qui était justifiable. Depuis le début, la jeune femme avait détesté le maître du navire et au fil des mois et des coups bas c’était de pire en pire. Elle le savait, un jour, l’homme les tuerait tous, pour mieux les envoyer en Enfer. A moins qu’ils n’y soient tous déjà. A deux cerveaux un plan pourrait se faire, mais Georgiana était hésitante quand à amener d’autres personnes, cela pourrait être dangereux pour elle et Elisabeth, valait mieux faire confiance en des personnes de qualité et de leur connaissance. En parler à Joseph ? Certainement pas ! L’homme voudrait tout de suite l’empêcher de réaliser ce projet, elle devait agir seule, loin de ses proches pour ne pas les nuire.
Les petits gâteaux et le thé étaient terminés et la conversation avait durée un moment, tout cela dans le joyeux capharnaüm de la cabine d’Elisabeth. Les animaux étaient toujours au rendez-vous et l’un des chiens avaient fini par faire sa sieste sur les pieds de sa maîtresse. Une fois que tout fut terminé, Elisabeth lui proposa de la raccompagner jusqu’à sa cabine, de quoi faire durer l’instant plus longtemps. Tout au long du chemin, les deux jeunes femmes bavardèrent et une fois qu’elles s’arrêtèrent devant la cabine de la troisième classe, elles se dirent adieux. Georgiana avait été heureuse de retrouver sa vieille amie, surtout après tout ce temps. Même si elle avait beaucoup hésité avant de venir la voir, aujourd’hui, elle savait qu’elle avait eu raison de faire ce pas, Elisabeth était vraiment géniale comme personne, même si elle faisait partie de la classe aisée.

« J’ai été heureuse de te revoir Elisabeth, j’espère qu’on se verra plus souvent maintenant, je traîne parfois en première classe, on pourra se recroiser à ce moment-là. » Disait-elle tout en serrant la première classe dans ses bras. Puis fut le temps de se séparer, mais cette fois-ci, pas pour quinze longues années.

_________________


GEORGIANA O'HARA ϟ « La mort n'est que le commencement. » Le coeur brisé, d'une jeune femme de troisième classe.  

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