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 DANGEROUS LIAISONS ♣ with Peter

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MessageSujet: DANGEROUS LIAISONS ♣ with Peter    Mar 15 Jan - 23:04

Dangerous Liaisons


« Quand le mal vous emprisonne et vous entraine dans les ténèbres. »


Fumoir ♦ avril 1913
La petite horloge se mit à sonner, d’un doux son, prouvant que l’objet sortait d’un atelier du meilleur horloger. Un son, deux sons, elle alla jusqu’à douze avant de cesser son triste chant. Minuit, l’heure du crime pour certains, l’heure de la paix pour d’autre. Loin de son lit, Scarlett savourait un verre de whisky, tout en fumant cigarette sur cigarette. Liberté, seule dans ce fumoir des secondes classes, elle était tranquille, pouvant savourer avec sérénité ses noires pensées. L’objet de ses soucis ? Toujours le même : son mari. La veuve noire ne pouvait plus le voir, il la dégoutait, ce mariage était nuisible pour elle, elle le détestait, car il l’épuisait. Certaines personnes à bord du Titanic pleuraient leur veuvage, Scarlett n’attendait qu’une chose célébrer sa liberté dans la mort. Quelques lampes éclairaient la pièce où une douce lumière tamisée se dégageait. Scarlett était bien loin de cet homme qui devait d’ailleurs se demander où sa sombre femme avait bien pu passer. Cela amusait beaucoup la veuve noire de savoir qu’elle pouvait provoquer autant d’ennui à un seul homme. Et pourtant, Thomas n’était pas le seul à subit ses méfaits à bord du Titanic. La première classe aimait jouer avec les âmes, les torturants ou les privant d’une vie qui pourrait être meilleure. D’ailleurs, la jeune femme en était sûre, elle s’entendrait très bien avec le Capitaine, après tout, ils se ressemblaient beaucoup. Tous deux des instruments du mal, ils jouaient avec leur entourage, provoquant le mal à chaque instant. La femme Oliver, l’amnésique Niels, Elisabeth Cavendish, les exemples étaient encore nombreux et rien ne semblait pouvoir arrêter cette si vile femme. Elle vida cul sec son verre tout en pensant aux hommes qui avaient succombés à ses charmes et ils étaient nombreux. Scarlett avait eu et avait toujours de très nombreux amants. Ces hommes, elle leur donnait tout, mais dans un temps limité, jamais la veuve noire ne s’attachait bien longtemps, après tout, elle n’avait pas le temps pour s’occuper exclusivement d’un seul homme. Non elle n’était pas femme a s’attaché, tout comme sa propre mère ne s’était pas attaché à ses nombreux amants.

Liliane sans être un exemple pour Scarlett avait été une femme qui lui ressemblait beaucoup. Bien que prostituée, elle entretenait toujours des liaisons régulières avec certains hommes, dont le père potentiel de la veuve noire. Père dont jamais elle n’a connu l’identité. Coquette, la mère avait tout appris à sa fille, comment charmer les hommes et les emprisonner dans un cocon duquel ils ne pourraient sortir. Cette femme avait beau être une fille de joie, mais les hommes avaient fait son business, elle avait su les garder, se faire couvrir de cadeaux et ainsi vivre confortablement. Scarlett avait aussi repris ses principes, mais à sa manière. Elle avait choisi le mariage et le meurtre pour assouvir ses besoins de richesses, tout en gardant une vie libre. Oh l’argent était une chose importante pour la veuve noire, elle l’aimait autant qu’elle-même. Quelle femme ne rêverait pas de joyaux autour de son cou ? Qui ne voudrait pas vivre dans les plus grandes demeures et être servi à chaque moment ? Dans les pires moments, elle avait toujours espéré cette vie, priant pour elle, pactisant même avec le Diable pour connaître l’opulence et après beaucoup de labeurs, elle y était parvenue. Son premier mari avait été sa plus grande victoire, pour la première fois elle avait vaincu le plus riche, elle la pauvresse, la fille de prostituée. Celui-là, elle ne l’oublierait pas, d’ailleurs, c’était aussi pour cette raison qu’elle restait aussi proche de sa chère Isabelle, elle lui rappelait cet homme qui lui avait tant apporté.

Scarlett se resservit à nouveau un verre de whisky, la bouteille qu’elle avait empruntée dans le fumoir des premières classes étant à ses côtés, elle pouvait la boire à loisir. Boire et fumer étaient peut-être les plus grands défauts de cette femme, elle avait fini par y prendre l’habitude après son premier veuvage, puis elle avait continué, sans pour autant sombrer dans l’addiction. Non, la veuve noire savait toujours se contrôler et cela dans n’importe quelle situation. L’alcool et surtout le whisky était juste son péché mignon, comme les pierres précieuses. Dans cette situation, on ne pourrait pas la reconnaître, ses longs cheveux frisés était détaché, tombant autour d’elle et lui enlevant tous ces airs de noblesse, qu’elle se donnait à chaque moment où elle jouait la comédie. Scarlett était là, libre, comme elle ne l’avait jamais été depuis trop longtemps, cependant est-ce que cela allait-il durer ?
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MessageSujet: Re: DANGEROUS LIAISONS ♣ with Peter    Ven 25 Jan - 20:56

Minuit venait de sonner ses douze coups de bronze et firent sursauter Peter, le rappelant à une triste et brutale réalité. Aux mêmes heures, quelques mois plus tôt et son bonheur s'en était allé dans l'eau glacée du Titanic qui avait sombré corps et biens. Un comportement héroïque, une femme sauvée, la sienne, son coeur, son âme, une eau gelée s'insinuant dans ses poumons de plus en plus faibles et Peter Sorensen avait été projeté bien malgré lui dans un monde rempli de douleur, de solitude, de tristesse et de mauvaise humeur. Depuis ce jour fatal et mortifère où Juliet lui avait été volée par le Seigneur, l'anglais traînait sa peine, déprimé et fuyant la communauté. Car c'est bien de cela qu'il s'agissait. Il se sentait floué, comme dépossédé d'une partie de lui sans qu'il n'y puisse rien, sans qu'il ne soit responsable de rien. Quelque chose l'empêchait de se coucher, un souvenir, un sourire ou un mot de Juliet qui lui était tendrement adressé et il perdait toute raison. Il sortit alors de sa cabine-forteresse et se rendit au fumoir des deuxièmes classes, comme si les douze coups de minuit le rappelaient à l'ordre, lui chuchotaient d'aller se recueillir devant un bon whisky et un cigare. Là, il aurait tout loisir de se remémorer les souvenirs heureux et tendres d'une union bénie par Dieu. Dieu : Tiens, où était-il passé, celui-là depuis un an ? Peter espérait ne pas être importuné par qui que ce soit, à cette heure si chargée en émotions pour lui. Il n'avait besoin de personne après tout et la solitude était sa compagne la plus sincère tout comme le silence était son meilleur ami.

Pourtant, la malchance l'accompagna cette nuit-là au fumoir des deuxièmes classes . Peter ne put réprimer une grimace de dégoût en apercevant celle que les hommes de sa classe appelaient la Maudite, Scarlett Hamilton. La théorie de l'homme-mouchoir, utilisé, jeté et écrasé ensuite pour mieux s'en délecter ne rentrait pas dans les projets de Peter. Si la Maudite souhaitait ajouter à son tableau de chasse un veuf inconsolable, ce ne serait pas lui. L'acteur encore dans le souvenir douloureux de sa femme décida de tout faire pour l'éviter. Il se refusait à avoir le moindre commerce avec ce genre de créature. Peter traversa le fumoir, sa bouteille de brandy à la main et sans même lui jeter un regard, passa devant elle comme si elle ne représentait rien , comme si sa beauté lui importait peu, ce qui était le cas. Il s'arrêta devant un confortable fauteuil de cuir et le tourna afin de lui tourner le dos puis se dirigea vers une des lampes qui diffusait une lumière tamisée et propice au romanesque. Il l'éteignit afin que cette femme ne se fasse aucune illusion, en ce qui le concernait. Puis il s'affala sur le moelleux sofa et commença à vider la bouteille tout en songeant à Juliet. La seule femme qu'il ait jamais aimé.

Le doux breuvage alcoolisé lui descendit dans la bouche, suave et brûlant comme les baisers de Juliet. La semi-obscurité qu'il avait imposée à Scarlett en éteignant la lampe posée près de lui sur la petite table basse devenait tout à coup une aimable confidente. Peter ferma les yeux et lâcha prise, tout à coup. Les larmes coulèrent sur ses joues, amères et désespérées. La solitude lui pesait d'autant plus qu'elle lui avait été arrachée par un drame effroyable et un Dieu insensible à la douce félicité des jeunes gens qui s'aiment d'un amour tendre. Peter était si triste, si malheureux, privé de son soutien, de son amour. Où était Juliet ? Que faisait-elle ? Pensait-elle à lui en ce moment précis ? Se réveillait-elle en sueur comme lui, en pleine nuit, perdue et effrayée ? Peter souffrait du manque de Juliet et ressentait la présence de cette femme odieuse dans son dos, mariée et mangeuse d'hommes, libre de se comporter à sa guise. Libre et morte. Juliet n'était probablement ni l'une ni l'autre. Peter Somerset la détesta encore plus. Oui il haïssait la Maudite.


Dernière édition par Peter Nicolas Somerset le Mar 19 Mar - 16:02, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DANGEROUS LIAISONS ♣ with Peter    Dim 3 Fév - 1:25

Dangerous Liaisons


« Quand le mal vous emprisonne et vous entraine dans les ténèbres. »


Fumoir ♦ avril 1913
« Ding, Ding, Ding… » Faisait l’horloge qui se trouvait sur une cheminée dans la pièce.

Minuit, l’heure des criminels, des saoulards, des infidèles ou encore du croque-mitaine. A ces deux aiguilles qui rejoignaient le haut du cadran on pouvait leurs attribuer tellement de choses. Bien souvent synonyme de peur, elle signifiait la paix pour Scarlett Hamilton. Cela commença durant son enfance, cette heure était un peu le couvre-feu de sa mère, à partir de ce moment-là, Liliane ne recevait plus de client, pour mieux préserver sa fille et lui accorder un sommeil plus reposant. Plus tard, quand elle était plus grande, Scarlett avait pris l’habitude de se promener à minuit dans les rues de Londres et plus tard de Paris, ce qui lui causa quelques malheurs. Bien plus tard encore, minuit était devenu l’heure à laquelle, la veuve noire quittait le lit conjugal pour trouver un peu de solitude. Aujourd’hui encore, elle n’avait pas perdu cette habitude, seule avec elle-même, c’était ainsi qu’elle se sentait le mieux, loin des soucis, loin de son mari, loin du reste du monde qui lui devenait de plus en plus pénible. Par moment, elle réfléchissait beaucoup trop à s’en donner la migraine, cherchant un moyen pour apaiser son âme et aussi assouvir ses envies de veuve noire. Tuer Thomas était devenu une dangereuse obsession, qui faisait d’elle un être encore plus redoutable au fond d’elle-même. Qui sait ce qu’un jour cette femme serait capable de faire ? On ne pouvait pas la définir comme folle, Scarlett était probablement l’être le plus lucide à bord du Titanic, mais elle était surtout victime de ses besoins et de ses envies, ce qui pouvait la rendre irascible et très acerbe par moment. En compagnie d’un inconnu, elle avait fini par trouver des armes dans les cales du navire. Sans prévenir, la belle y était retournée pour prendre un petit couteau en argent, qu’elle gardait depuis toujours sur elle. C’était un petit cadeau qu’elle s’était offert à elle-même, en secret, sans que personne ne sache, pas même l’inconnu qui avait tant de point commun avec elle, comme par exemple, le meurtre.

« Ding, Ding, Ding… » Conclua de chanter la petite horloge.

A la fin des douze coups de minuit, Scarlett ne fut plus seule, un homme probablement ivre venait d’entrer. Elle le reconnut, même dans la semi pénombre Peter Somerset. Veuf éploré, il ne se remettait pas de la mort de sa femme. La veuve noire avait déjà tenté une approche auprès de lui, mais elle n’était pas parvenue à ses fins. Les hommes fidèles et les veufs étaient parfois difficiles à convaincre et elle avait donc choisi d’utiliser une toute autre approche. L’homme d’ailleurs en entrant dans la pièce avait tout de suite mis une barrière entre lui et elle et avait même éteint l’une des lumières. Oh que le veuvage rendait pitoyable certains hommes, elle s’était tout le contraire, elle ne buvait pas pour la peine, mais dans la joie et la bonne humeur d’avoir perdu son mari. Dans son coin, Scarlett se mit à réfléchir un peu à une approche, alors qu’il était de dos, elle ne cessait de le fixer, cherchant au fond de son être, quelle comédie adopter. La belle se leva alors et prit son verre ainsi que sa bouteille et d’avança vers Peter, telle une lionne vers sa proie. Quand elle se posta face à lui, elle avait un visage doux, un peu embrumé par l’alcool et elle lui dit alors.

« Pour s’enivrer, il vaut mieux le faire avec un bon alcool, mais avec un breuvage qui ressemble à une misérable piquette. » Ouvrit-elle la conversation tout en posant la bouteille face à l’homme.

Scarlett ne chercha pas plus longtemps et s’installa face à lui, tout en se versant un autre vers, à cette allure et s’il la buvait à deux, le whisky serait bien vite terminé. La première classe jaugea l’homme attendant une réaction de sa part, un éclat de voix ou de simple mot, elle s’en fichait, elle avait déjà un plan en marche.
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MessageSujet: Re: DANGEROUS LIAISONS ♣ with Peter    Dim 17 Fév - 19:02

L'espace d'une seconde ou d'une éternité, Peter avait cru sentir le souffle chaud de Juliet dans son cou. Le jeune homme frissonna de surprise . L'être humain peut espérer mille choses de la vie, ressentir mille émotions, avoir cent mille idées de ce que sera sa vie future, il n'est jamais prêt à en recueillir les bienheureux effets. Peter savait bien que ce ne pouvait guère être le vent qui soufflait au-dehors ni même les conséquences des mouvements de passagers l'ayant rejoint dans le fumoir des deuxièmes classes. Car il était toujours seul avec cette femme. Non, Peter aurait juré sentir sa femme près de lui, assise sur le fauteuil en cuir qu'il avait retourné afin de la retrouver, elle, son esprit féminin ou plutôt le souvenir qu'il en gardait. Le Brandy commençait à faire son petit effet, brûlant, anesthésiant et il se sentit mieux. Sans la présence horripilante de l'inconnue dont le pire défaut était de se trouver là à ce moment particulier de la vie intime de Peter, il aurait pu se sentir presque heureux.

Seul le mot presque faisait toute la différence. Mais le jeune acteur habitué à mettre en scène des scénarios imaginaires que personne ne verrait jamais, à part peut-être son amie Héloïse, devait bien reconnaître que la lumière tamisée, l'apaisement de son cerveau dû à ce mauvais alcool, l'absence de vis-à-vis se prêtait bien à un débordement émotionnel qui lui fit venir les larmes aux yeux. Ah Juliet, Juliet, qu'avais-tu fait de leur couple en t'en allant, vivante et soumise au désir de Peter de la sauver coûte que coûte ? Il se prenait parfois à éprouver des regrets pour son geste, le laissant seul et désespéré. S'il avait été plus égoïste, ils seraient retournés dans leur cabine et auraient attendus la mort, main dans la main, coeur contre coeur, leurs deux âmes à l'unisson. Puis, horrifié par son comportement, l'esprit révulsé par de telles pensées qui rendait la pauvre Juliet responsable de tous ses maux, il se détestait un peu plus, se maudissant et s'apitoyant selon les jours, tristes journées qui défilaient, impitoyables et déprimantes heures d'ennui et de mal-être. Il se sentait perdu, ne sachant plus vers qui ou quoi se diriger. La religion ? Il y avait renoncé avec violence et colère. Le père Manred en subissait chaque jour les agressives conséquences. Une autre femme ? Il …..

- Pour s’enivrer, il vaut mieux le faire avec un bon alcool, mais avec un breuvage qui ressemble à une misérable piquette. » Ouvrit-elle la conversation tout en posant la bouteille face à l’homme.

Peter ouvrit les yeux, décontenancé et mal à l'aise. Il venait d'être brusquement éjecté de ses pensées conjugales par une voix inconnue et qu'il jugea intrusive et bien mal venue. Scarlett... quelque chose . Il ne se souvenait plus de son nom, l'ayant croisé à plusieurs reprises sur le paquebot depuis sa mort et ne tenant pas particulièrement à renouveler l'expérience. Il n'avait pas échangé le moindre mot avec elle , d'abord parce que Scarlett était une première classe et semblait en tirer quelque fierté. Peter détestait cela. L'agacement envahit son visage, empourpra ses joues et son regard se fit tueur, menaçant et indésirable.

- Madame.....

Le jeune homme insistait sur le mot, froid, distant, trahissant le manque d'intérêt pour cette femme.

- Vous semblez apprécier le bon vin, une vieille habitude sans doute que les femmes de votre condition s'autorisent afin de se faire du bien. Je ne suis hélas pas de la même classe sociale et d'où je viens, une éducation traditionnelle interdirait à une femme respectable de boire en compagnie d'un inconnu.

Peter songea à sa mère qui lui aurait tapé sur les doigts, outrée de tant de franchise. « Un jeune homme poli et bien éduqué ne parle pas ainsi à une femme, lui aurait-elle dit. Quand bien même il la déteste. De la retenue, mon fils, de la retenue en toutes choses " lui répétait-elle souvent. Il ne la détestait pas vraiment, il ne la connaissait pas et ne tenait pas à faire sa connaissance. Il voulait simplement qu'elle s'en aille et le laisse seul face au souvenir attendri de Juliet.

- J'apprécie le geste, mais je dois décliner votre offre généreuse. Je viens de perdre ma femme et ma peine est immense, si grande que je ne ferais que vous déprimer. Non, vraiment, finissez votre bouteille seule.

Peter se réjouit intérieurement du soupçon d'alcoolisme qu'il mit dans la dernière phrase. Non, cette femme n'était vraiment pas convenable. C'est peu dire qu'elle ne lui convenait pas, il n'en voulait pas.


Dernière édition par Peter Nicolas Somerset le Mar 19 Mar - 16:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: DANGEROUS LIAISONS ♣ with Peter    Dim 24 Fév - 0:07

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« Quand le mal vous emprisonne et vous entraine dans les ténèbres. »




Fumoir ♦ avril 1913
Des réfractaires la belle veuve noire en avait rencontré tout au long de sa vie, ils étaient coriaces, paraissaient insensible à ses charmes, mais elle était toujours plus maligne et les faire plier n’était jamais si compliqué que cela au final. Trouver leurs points faibles, voilà la solution. Certains réfractaires étaient en mal d’amour et elle leur donnait immédiatement. D’autres se méfiaient, mais à chaque fois, elle utilisait la bonne comédie qui faisait plier la personne. Elle pouvait être douce ou forte, une femme fragile qui aurait besoin d’un homme pour la protéger ou bien tout le contraire, une femme indépendante qui ferait chavirer un cœur. Chaque bataille, elle les avait gagnés, parfois il y avait eu des failles, mais durant moment, elle avait su profiter de cela pour rebondir et voilà ce qu’elle était devenue. Elle était Scarlett, seulement Scarlett, pas une femme portant le nom de ses maris et encore moins celui de sa génitrice, non elle était la veuve noire, celle qui avait réussi, celle qui avait dominé les hommes, les réduire à néant, simplement en respirant le même air qu’eux. Elle n’était pas modeste, oh que non, elle laissait ça aux plus faibles ou bien à ses heures sur scène devant le vrai monde. Peut-être qu’à trop jouer, elle se brûlerait les ailes, en tout cas Scarlett adorait l’échiquier sur lequel se trouvait chaque passager du Titanic, et pour rien au monde, elle ne voudrait le quitter. Après tout, elle était bien trop avancée dans la partie pour abandonner maintenant, il était trop tard pour elle et pour eux tous. Cela était fort dommage que le Capitaine ait disparu, une petite conversation avec lui ne lui aurait pas fait de mal, après tout il était de la même trempe qu’elle et de ce mystérieux inconnu avec qui elle avait commencé une partie à part.
Scarlett était en ce moment même en face de l’un de ces réfractaires. D’un regard curieux, elle ne cessait de le dévisager, observant sa tristesse, celle d’un homme seul qui a perdu sa femme. La veuve noire qui avait eu tant d’homme dans sa vie avait vu en lui un autre défi et pourtant le fantôme de l’épouse créait une barrière entre lui et elle, un barrage qu’elle devait absolument faire effondrer. Elle lui avait proposé son meilleur alcool, mais il le refusa poliment. Elle sentait de la colère dans son regard, il devait la détester depuis bien longtemps. Elle ferait tout pour lui enlever ses préjugés.

« Je comprends, mais vous savez, notre univers change et évolue et je fais partis de ces personnes qui veulent briser les conventions que la société a créé depuis toujours.» Commença-t-elle avec un doux sourire aux lèvres. « Acceptez, c’est vraiment une offre amicale, il était toujours plus agréable de pleurer ses souvenirs dans un bon alcool. » Ajouta-t-elle en posant cette fois-ci la bouteille sur la petite table.

Puis une première barrière tomba. Sa femme, encore et toujours Juliet Somerset qui le hantait. Scarlett afficha un visage peiné à l’entente de ces mots, préparant au fond d’elle, l’une des plus belles tirades qu’elle pouvait faire. Tout était ficelé en elle, comme si cela était presque naturel.

« Je ne peux que comprendre votre douleur. J’ai perdu un mari il y a une dizaine d’année, un homme doux et bon comme on en rencontre jamais. Il m’a sorti de mon existence solitaire, apportant à mon monde la lumière que je n’ai jamais eu. Puis la maladie l’a emporté. Je l’ai longuement veillé, priant le Seigneur, mais il me l’a enlevé. » Quelques larmes s’échappèrent de ses joues, mais elle les essuya tout en reprenant son histoire. « J’ai mis neufs longues années avant de pouvoir me remarier, mais là encore, j’ai échoué, mais cela c’est une autre histoire. Cependant, j’ai appris une chose, on ne se remet pas de la perte d’un être cher, jamais. La douleur s’apaise au fil du temps, mais elle reste toujours aussi vive, à l’approche d’un anniversaire, comme celui de notre mariage ou de sa mort. »

Scarlett sortir un mouchoir de sa poche pour essuyer les dernières larmes qui avaient coulé le long de ses joues blanches, puis elle but une bonne gorgée de son brandit, pour montrer à Peter le bouleversement qui venait de l’étreindre. Au fond d’elle, la vraie Scarlett jubilait et elle espérait bien que cette petite comédie allait porter ses fruits. Manipuler, mentir et tricher, elle avait toujours su le faire à la perfection et là encore l’allure désespérée qui l’animé et ses larmes n’était que la preuve de sa bonne sincérité.


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MessageSujet: Re: DANGEROUS LIAISONS ♣ with Peter    Mar 26 Mar - 1:16

La douleur ne s'évalue pas, ne se compare pas et ne se partage pas. Peter avait espéré rester seul avec ses souvenirs, retrouvé cette communion d'âme qui l'avait uni à Juliet et qui la lui rendait si précieuse. Hélas ! Elle n'était plus là pour embellir ses journées ni le rassurer. Il était tout seul, tristement seul depuis cette tragique nuit. Le jeune homme avait alors enfermé sa douleur dans cet écrin privilégié qu'était son coeur brisé. Peter couvait sa détresse comme une sainte relique et n'avait guère l'habitude de s'épancher ou de livrer les secrets de son coeur. Il avait déjà lâché bien malgré lui quelques bribes de souvenirs matrimoniaux à la douce Sacha Masters. A chaque fois, il en était ressorti avec une impression de malaise indéfinissable assorti de la honte indicible d'avoir trahi Juliet et leur intimité.

Aussi, la présente de Scarlett J. Hamilton lui était inopportune. Il n'avait pas envie de parler à cette femme dont la réputation de séductrice ne lui avait pas été épargnée. Ses amis de troisième classe en parlaient comme d'une déesse de l'amour, terriblement exigeante et libre de toute attache. Peter recherchait tout le contraire chez une femme. Douceur, tendresse et mouvements du coeur aliénait son âme quand ses amis, moins romantiques, ne pensaient qu'au plaisir. Lui, voulait plus. Il recherchait le partage de deux âmes soeurs, la traversée d'une existence terrestre à deux, main dans la main, coeur contre coeur. Il se disait que sa carrière d'acteur à Broadway aurait pu lui assurer de vivre des existences animées par le désir de vivre violemment leurs passions et l'opportunité d'être ébranlé par des situations inextricables. C'est donc tout naturellement que Peter Somerset aspirait à une vie plus calme, plus douce, plus essentielle. Les sentiments sont de vraies aventures humaines, bien plus riches qu'un sourire aguicheur de femme fatale ou un verre offert en vue d'une prochaine rencontre, plus intime, plus irréversible.

Peter jeta néanmoins un regard rapide à la bouteille qu'avait apportée Scarlett . Le doux breuvage l'appelait à céder à la tentation de goûter un vin de meilleure qualité. Il entendait une petite voix mielleuse et doucereuse sortir de la bouteille et s'infiltrer dans son conduit auditif pour lui susurrer diaboliquement :

- Peter. Juste un verre. Cela ne t'engage en rien. Je suis de constitution douce et ma robe est de toute beauté. Goûte-moi, Peter. Un peu de douceur dans ta journée ne saurait te nuire.

Le jeune britannique regarda alors cette femme qui offrait une bouteille de meilleure qualité que tout ce qu'il pouvait se permettre quand il était vivant. A présent, il était mort. A présent, il aurait pu tout se permettre sauf que la séparation avec sa femme Juliet Somerset le rendait encore plus esclave de ses souvenirs et moins enclin à profiter de la vie. Pourtant, cette voix qui l'appelait sournoisement le décida et non pas les propos de Scarlett.

- Soit ! Juste un verre, alors.

Mais Peter n'était pas dans cet état d'euphorie que seul l'alcool vous procure et qui vous rend tout opaque, incluant les manigances d'une femme. Il voulut la remettre à sa place, agacé par ses propos mielleux.

- Je suis anglais, vous savez. Je n'ai pas cette audace révolutionnaire française qui combat les préjugés et les archaïques disparités de vie entre un homme et une femme. Je n'aime pas voir cela chez une femme. Moins de hardiesse mais plus de tendresse, voilà pour moi l'exemple d'une femme honorable et donc séduisante.

Peter se redressa de son fauteuil et tendit le bras pour atteindre la bouteille. Il se servit un verre qu'il avala longuement afin d'en savourer tout le nectar. Puis il l'écouta évoquer ses douloureux souvenirs.

- Je ne peux que comprendre votre douleur. J’ai perdu un mari il y a une dizaine d’année, un homme doux et bon comme on en rencontre jamais. Il m’a sorti de mon existence solitaire, apportant à mon monde la lumière que je n’ai jamais eu. Puis la maladie l’a emporté. Je l’ai longuement veillé, priant le Seigneur, mais il me l’a enlevé.

- Oh je vois. Vous connaissez alors cette douloureuse émotion qui vous fait vous renfermer comme je le fais. Comme je vous plains. On se sent seul, malheureux et seul. Si seul. Le monde nous fait peur, les relations deviennent si compliquées. Plus rien ne nous fait envie. Sauf, peut-être un bon verre d'alcool.

Peter lâcha un sourire, comme par mégarde, songeant à la délectation et au réconfort que cet excellent alcool lui procurait. Le jeune homme commençait tout juste à se détendre quand il observa la jeune femme qui essuyait quelques larmes au souvenir de son premier mari.

- Vous ne devriez pas pleurer, ma chère. Pas devant moi, en tout cas. Je ne crois pas être la bonne personne pour parler de votre défunt mari avec vous. Voyez-vous, je garde la douleur qui est la mienne au fond de mon coeur et n'en parle jamais à personne. J'ai l'impression de la garder en vie. Enfin, je veux dire... C'est moi qui suis mort . Pourtant, je ressens toujours cette sensation étrange que c'est elle qui est morte car je ne la reverrais jamais. Non, jamais.

Puis, honteux d'en avoir déjà trop dit, Peter se servit un autre verre et ferma les yeux.




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MessageSujet: Re: DANGEROUS LIAISONS ♣ with Peter    Sam 30 Mar - 21:02

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« Quand le mal vous emprisonne et vous entraine dans les ténèbres. »




Fumoir ♦ avril 1913
Quelle joie ! Son plan se déroulait à merveille, Peter Somerset venait tout juste d’accepter l’alcool qu’elle lui proposait, peut-être qu’au fur et à mesure, il finirait ivre et ainsi Scarlett pourrait faire de l’homme ce qu’elle souhaitait. Jamais un homme ne lui avait échappé et cela n’allait pas être ce seconde classe en pleine crise de veuvage, non certainement pas, la veuve noire aurait cet homme et cela à n’importe quel prix. De plus, le fait qu’il la repousse l’attirait un peu plus, elle aimait les défis et cet homme en était un, échouer, elle ne pouvait se le permettre. Cependant, aussitôt sa bonne humeur redescendit, Peter semblait voir clair dans son jeu et il lui accorda le fait qu’il préférait les femmes honorables, simples et sans soupçons de fantaisies. Scarlett eut aussitôt un rictus, ainsi pour Mr Somerset elle n’était pas une femme honorable ? La veuve noire prit une gorgée de son précieux alcool avant de rétorquer à au seconde classe.

« Ainsi vous ne me jugez pas honorable ? » Rétorqua-t-elle d’un air peiné. « Est-ce ainsi qu’un homme juge une femme indépendant et trop moderne pour son temps ? La hardiesse n’enlève pas à une femme la douceur et la tendresse qu’elle peut avoir envers un homme, mais si telle est votre pensée soit. Cependant, pour moi une femme ne doit pas être une simple plante qui doit être belle à toute épreuve et se taire. » Termina-t-elle.

Décidément cet homme jouait avec le feu, n’avait-il donc aucun instinct de survie ? S’il proclamait ce discours devant une horde de féministe, elle n’en ferait qu’une bouchée, ça c’est sûr. En 1912, les femmes voyaient leur condition changer et même si certaines mœurs, bien trop profonde perduraient, cela était sûre, bientôt la condition féminine allait évoluer et les hommes ne pourraient rien y faire. Leur conversation sur le deuil continua, le petit jeu de Scarlett semblait avoir marché, si bien qu’elle essuya tout en écoutant les paroles de l’homme ses fausses larmes. Peter Somerset semblait être très atteint par la perte de sa femme, alors que de toute évidence c’était lui qui avait perdu la vie dans ce naufrage. Sa douleur était immense et la veuve noire se demandait bien comment elle allait passer cette barrière pour assouvir ses envies. Certes, elle avait accompli des miracles avec certaines personnes, parfois, elle pensait même que jamais elle y arriverait et pourtant, elle s’en sortait toujours. Non, Scarlett Hamilton ne perdait jamais et cela n’allait pas commencer aujourd’hui. Depuis le naufrage, elle avait beaucoup changé, et cela en pire, son caractère était devenu intenable et les choses n’allaient pas s’arranger, ce huit clos excitait sa fourberie et la violence qu’elle contenait en elle. Avec ce genre de personne, nul n’était à l’abri et certainement pas les passagers qu’elle avait en vue. Si Peter lui résistait, peut-être qu’elle ne serait pas assez patiente pour l’attendre.

« Les larmes sont parfois l’unique moyen de nous apaiser tout comme l’alcool. » Commença-t-elle avant de marquer une hésitation. « Si je peux vous faire une confidence, je pense que si votre épouse se trouverait à vos côtés, ici dans cet Enfer, la douleur de ne pas l’avoir sauvé serait plus intense. Là, même si votre peine est intense, vous avez la consolation de savoir qu’elle est vivante et qu’elle n’a pas connu une mort si atroce. »

Scarlett ne savait nullement comment Peter allait réagir à ses paroles de cet homme elle attendait le pire comme le meilleur. Elle espérait tout de même que les choses iraient dans son sens et que ses mots n’avaient pas trop froissé le seconde classe sous peine de compromettre les résultats de son défi.
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MessageSujet: Re: DANGEROUS LIAISONS ♣ with Peter    Mer 8 Mai - 16:45

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L'alcool était devenu pour Peter Somerset un chemin de traverse incontournable afin de rejoindre le lieu privilégié où étaient enfouis ses précieux souvenirs matrimoniaux. Il l'empruntait avec bonheur et émotion chaque fois que l'opportunité lui en était offerte. Peu importait la qualité du breuvage. La mémoire olfactive, sensitive, presque sensuelle n'en était pas plus forte, la sensation plus délicieuse. Il la revoyait toujours avec la même clarté, admirant son regard d'un vert étincelant et compréhensif, son sourire bienveillant et chaleureux plaqué sur un visage on ne peut plus aimable, sa chevelure luxuriante et d'une couleur de feu dans laquelle les mains du jeune homme aimaient à s'y promener. Sa femme était rousse et il se laissait griser par cet assassin brandy. Peter émit un gloussement en songeant à l'incohérence de son raisonnement. Bientôt, il ne serait plus en mesure de distinguer l'incongruité de ses pensées et l'inadéquation de ses actes.

Sa femme était rousse et lui se laissait séduire par cette diablesse en jupons. Sa femme était rousse et cette sensation de se savoir désiré ne lui était pas si désagréable. Et puis surtout, sa femme était rousse et Peter Somerset ne savait plus que faire. Le jeune homme esquissa un geste de la main afin de signifier son refus de se laisser manipuler par cette Scarlett O'Hara sortie tout droit d'un de ces romans noirs anglais où le coeur d'une femme est semblable à la boue qui orne parfois les chaussures des dames à Londres. Elle n'avait rien de l'insaisissable charisme de Juliet Somerset, irradiant la beauté et la bonté d'âme. Amollie par les navrantes et folâtres conséquences du doux élixir proposé par cette intrigante auquel Peter n'avait pas su résister, la main retomba inerte, inutile et incertaine. Le cerveau ne commandait plus grand chose au reste de l'organisme chancelant dont il était le maître. Le cerveau s'était éclipsé du fumoir des deuxièmes classes afin de laisser la place à une euphorique envolée des émotions.

Pourtant, Peter n'était pas encore passé  du côté obscur de son intime univers. Il ne céderait pas face à l'intransigeant pouvoir de séduction de la femme machiavélique assise devant lui. Peter se resservit à boire et laissa le divin nectar se fondre dans sa gorge bienveillante. Il avait encore assez de lucidité pour se rendre compte qu'il glissait peu à peu mais inexorablement vers le chemin glissant de l'ivresse. Perdre le contrôle. Se laisser abuser par cette femme. Devenir une proie que l'on chasse, traque, attrape afin de mieux la dévorer. Le jeune homme hocha la tête. Lui, n'aspirait qu'à un peu de douceur de vivre. La violence des sentiments lui était une indésirable compagne. Cette diablesse ne l'entraînerait avec elle dans un abîme de douleur . Oui, il était temps d'arrêter de boire. Un dernier verre et il s'en irait retrouver la solitude de ses nuits blanches. Peter ferma les yeux afin de se laisser bercer par le doux roulis de sa légère ivresse. Mais c'était trop demander à Scarlett qui ne le laissa pas en paix.

- Ainsi vous ne me jugez pas honorable ?

Peter se crut obligé de lui répondre afin de mériter ce dernier verre qu'il convoitant tant.

- L'honneur d'une femme n'est pas d'étaler ses sentiments et ses émotions de veuve éplorée devant un spécimen masculin qui pourrait tenter de profiter de ses faiblesses. L'honneur d'une femme est de se respecter si elle veut en obtenir tout autant d'un homme qui n'est pas le sien.

Scarlett ne s'arrêta pas en si bon chemin, se réjouissant de ce que ce début de siècle pouvait avoir de si glorieux et d'exaltant pour une femme. La libération de la femme. Le mot était lâché. Incongru. Inutile. Nuisible. Je lui répliquai, imperturbable :

- La liberté nouvelle des femmes n'est un cadeau pour l'humanité que si elle s'accompagne de cette lucidité qui n'appartient qu'aux femmes les plus distinguées. Juliet l'avait et ne l'utilisait que dans le but de me rendre davantage heureux. Alors, je ne pouvais que me réjouir de la lui accorder. Libre, elle l'était sans que j'aie à m'en plaindre en aucune manière.

Etait-ce par souci de vengeance qu'elle m'assénât que Juliet goûtait avec bonheur sa vie loin de moi et de ce maudit paquebot qui avait engendré le malheur dans nos deux vies .

- Vous prétendez que ma douleur immense pourrait être bien pire, agrémentée de ce soupçon d'acidité en assistant au spectacle affligeant de Juliet déversant sa souffrance sur ce maudit paquebot ? Vous croyez sans doute que le sacrifice inhumain de notre séparation m'a libéré de toute douleur ? Vous pensez peut-être que le héros se contente de son exploit, rejetant toute la souffrance de sa victoire ? Une victoire à la Pyrrhus, voilà ce qu'a été mon sacrifice. Parce qu'il n'y a pas un seul jour où je ne maudis cette horrible nuit, cette terrible fatalité. Ah que ne l'ai-je laissé mourir ? Et vous, vous.....

Peter éclata en sanglots, enfouissant sa tête contre le bras du fauteuil. Il était si malheureux ! Scarlett aurait-elle assez de coeur pour le reconnaître ?


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MessageSujet: Re: DANGEROUS LIAISONS ♣ with Peter    Dim 12 Mai - 15:08

Dangerous Liaisons


« Quand le mal vous emprisonne et vous entraine dans les ténèbres. »




Fumoir ♦ avril 1913
Les mots de son interlocuteur, elle les entendait à peine, Scarlett Hamilton écumait sa colère face à tant d’insubordination et d’insulte. Elle se sentait insultée par l’homme qui n’avait décidément pas la même conception de la femme que lui. Elle vida son verre l’alcool d’une traite, ne l’écoutant presque plus, il parlait d’honneur, mais elle ne voyait pas en quoi c’était un honneur pour une femme de se rabaisser face à son mari. A l’entendre, une femme doit être belle, douce et surtout se taire, ne pas penser et faire de son mieux pour satisfaire son mari. Pour la veuve noire, ce n’était pas ça, une femme devait être une compagne, tout en gardant sa liberté, elle ne devait pas être une esclave et surtout savoir s’émanciper de l’homme. Ce genre d’esprit, elle ne pouvait l’entendre et la femme ne voulait certainement pas écouter une minute de plus ces paroles odieuses contre elle. Scarlett se leva, s’éloignant de cet homme qu’elle désirait ardemment, mais maintenant plus pour les mêmes raisons, si avant elle aurait voulu le voir dans son lit, après cette nuit, elle ne souhaitait qu’une chose, le tuer de ses propres mains. Elle n’avait pas assez de force pour lui tordre son cou, mais à l’aide de son poignard, elle pouvait faire des miracles. La première classe n’avait qu’à se retourner, avancer à petit pas et l’égorger sans qu’il ne comprenne d’où ça venait. Le bougre, il ne savait vraiment pas sur qui il était tombé.

« Vous vous méprenez Monsieur Somerset et c’est bien dommage, puisque jusqu’à maintenant j’avais encore une once de respect pour vous. Vos paroles me font l’effet d’une douche froide et je n’imaginais vraiment pas que vous ayez autant de mépris pour moi. » Disait-elle d’une voix froide.

Toujours debout, elle fit le tour de la pièce, touchant de ses doigts les différents tissus des fauteuils, regardant chaque bouteille, peut-être qu’elle pourrait en éclater une sur la tête du deuxième classe. Sa main se serra contre une bouteille d’un vieux scotch. Elle retourna l’un des verres qui se trouvait sur un plateau d’argent et se servit. Elle but une gorgée et pointa son regard sur Peter Somerset qui était toujours dos à elle. Avec la pénombre qui régnait dans la pièce et l’alcool qu’il avait bu, il ne saurait probablement plus le lendemain ce qui lui était arrivé et aussi qui il avait rencontré. L’homme l’avait provoqué, tant pis pour lui, le jeu était maintenant entre ses mains et elle se ferait un plaisir de nuire à petit feu à la vie du seconde classe. Puis au fil de ses mots, l’homme finit par éclater en sanglots, un sourire macabre apparut sur les lèvres de la veuve noire. Sa Juliet était un fantôme qui l’entourait, son point faible et elle avait bien l’intention d’exploiter ce fil rouge au maximum et le couper au dernier moment. Tout en restant à distance, elle décida d’atteindre un peu plus le cœur de Peter.

« Je me demande ce que dois devenir votre chère épouse maintenant qu’elle n’a plus son mari à ses côtés. Comme n’importe quelle femme lucide, elle a dû vous prier, mais après, vous savez, je pense qu’elle doit profiter de sa liberté nouvelle. La pauvre, vu comment elle a dû vivre avec vos idéaux, elle devait se sentir mal. Combien de femme étouffe dans un mariage dont le mari cherche à tout prix à les mettre en cage. Parce que c’était ce que vous faisiez Peter, vous lui avez ôté sa liberté et aujourd’hui, le petit oiseau peut enfin s’envoler. » Ajouta-t-elle, piquante comme de la glace.

Appuyer là où ça faisait mal, voilà ce qu’elle aimait faire et elle espérait bien obtenir une quelconque réaction de la part de Peter. En fait, ce revirement de situation lui plaisir bien mieux, après tout, l’homme dans un lit doit être bien fade.
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DANGEROUS LIAISONS ♣ with Peter

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