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 Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés

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MessageSujet: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Sam 5 Jan - 3:31



Héloïse Violette De Neuveille



VOTRE PERSONNAGE

" La vengeance est la plus sûre des justices "
AGE DE MORT ♦️ 22ans
DATE DE NAISSANCE ♦️ le 13 Juin 1889
ORIGINE ♦️ Française mais elle a vécu de nombreuses années en Angleterre
SITUATION FAMILIALE ♦️ Orpheline et fiancée, enfin...
GROUPES ♦️ Troisième classe

DERRIÈRE LA SCÈNE
PSEUDO ♦️ Mayelle
AGE ♦️ Toujours 17ans, je grandis pas Razz
OU AS-TU CONNU LE FORUM? ♦️ Ceci est un DC donc bon ... Very Happy
TON AVATAR ♦️ Amanda Seyfried
VOULEZ-VOUS ÊTRE PARRAINÉ? ♦️ Non merci ^^
CRÉDITS ♦️ Bazzart








Questions pour un Fantôme


♦️ Que pensez-vous du Titanic? Certes, le Titanic est des plus majestueux. Il est nommé l'insubmersible, mais pourtant, il a causé la perte de milliers de gens, dont celle d'Héloïse. Cependant, elle ne pouvait cesser de contempler la magnificence et la majesté du paquebot. Mais il avait aussi été le théâtre de terribles évènements autre que le naufrage, comme la trahison de Jack et de Lydia, mais aussi la course-poursuite avec ces hommes qui voulaient la livrer à la police. C'est pourquoi, sa vision du bateau est très mitigée, d'autant qu'elle se retrouve enfermée avec de nombreuses personnes qu'elle aurait espéré ne jamais revoir.

♦️ Comment avez-vous réagis en voyant que vous étiez mort, mais toujours sur le Titanic? Au début, Héloïse n'osait vraiment y croire. Le jour du naufrage avait été si affreux qu'elle pensa tout d'abord que cette nuit-là n'avait été qu'un long cauchemar. Et quand elle se réveilla dans sa cabine, toujours aux côtés de Jack et de Lydia, elle crut réellement à un songe. Malheureusement, elle se rendit bien vite compte que le frère et la soeur avaient vécu exactement le même rêve et que de ce fait, cela ne pouvait être un simple cauchemar. En comparant son expérience avec celle des autres et en se mêlant à la sourde rumeur du paquebot, elle finit par prendre pleinement conscience de sa mort. Héloïse fut tout d'abord sous le choc mais elle se rendait aussi compte que sa mort l'éloignait de la police et des créanciers qui semblaient avoir survécu au naufrage.

♦️ Aimez-vous fréquenter les autres classes du bateau ou préférez-vous rester avec votre groupe? Pourquoi? Héloïse n'a jamais eu de mal à se mêler à tous les groupes sociaux étant donné qu'elle avait fait parti au court de sa vie de presque tous. Elle savait aussi bien se tenir en compagnie de première classe en ayant vécu plusieurs années avec le comte, que fréquenter des classes inférieures pour avoir vécu quatre ans en compagnie de Jack, dans les bas-fonds de Southampton. Elle n'a réellement aucune préférence, la classe sociale ne faisant pas la médiocrité d'âme des gens.

♦️ Si tu avez la possibilité de quitter cet endroit pour réellement mourir, le feriez-vous? Pourquoi? L'idée est assez confuse dans son esprit. Pour l'instant, elle ne sait pas encore bien. Tel jour Héloïse désirera réellement mourir, mais un autre, elle pensera qu'il lui reste tout de même des choses à vivre dans cette mort. Et en ce moment, la jeune fille ne veut pas mourir. Cette "vie"-là lui plaît assez, elle peut se mêler au reste des passagers sans avoir peur que personne ne la reconnaisse. Elle n'a plus à avoir peur que quelqu'un la dénonce. C'est comme si la mort avait effacé tous ses péchés. Malheureusement, elle n'avait pas empêché Jack et Lydia de se retrouver aussi avec elle sur le paquebot et parfois elle aurait préféré être réellement morte.





Chapitre 1 :

The show must go on


Héloïse était assise sur l’une des coiffeuses des vestiaires, balançant ses petites jambes devant elle. De ses yeux émerveillés, elle contemplait les femmes qui se vêtaient autour d’elle pour la représentation du soir. Autour d’elle, les plumes, les étoffes, les perles et les éventails enchantaient son champ de vision. Devant les miroirs, les danseuses se maquillaient et se coiffaient, parant leurs cheveux de perles et de plumes colorées.
Puis, se détachant du groupe, une jeune femme d’une grande beauté s’avança vers la petite fille. Elle portait sur elle une magnifique robe de mousseline rouge qui mettait ses formes en valeurs mais qui recouvrait l’intégralité de ses jambes. Au Moulin Rouge, ce genre de costume aussi habillé était plutôt inhabituel, mais ce soir-là n’était pas comme les autres. Riant comme une enfant, la femme prit le visage de sa fille entre ses mains et parsema son petit minois de baisers, lui laissant des marques de rouge à lèvres sur le visage.
- Tu te rends compte mon petit ange ? Maman va faire un vrai spectacle ce soir, comme au théâtre ! Et puis après on partira d’ici avec le monsieur qui fait des jolis poèmes. On va quitter cet endroit ma chérie et maman n’aura plus besoin de danser pour des messieurs et de voir monsieur le comte.
- Pourquoi avec le monsieur qui fait des poèmes ?
- Tu le sais bien mon amour. C’est parce que maman en est amoureuse, il sera comme ton papa quand on sera parti. Tu le connais bien, tu sais comme il est gentil le monsieur.
Héloïse fit un sourire et hocha la tête, faisant danser ses petites boucles blondes autour d’elle. Elle connaissait en effet ce poète qui écrivait le spectacle. Il passait beaucoup de temps avec sa mère et lorsqu’ils étaient ensembles, la petite fille voyait qu’elle était heureuse à ses côtés. D’autant qu’il était très gentil avec cette petite filles de cinq ans qui avait toujours vécu parmi ces courtisanes. Parfois, il lui offrait des friandises qu’il ramenait de l’extérieur, là où Héloïse n’était encore jamais allée. Elle n’avait jamais connu que ce grand cabaret où elle avait vu le jour, d’un père cependant anonyme.
Puis le régent du Moulin rentra dans les vestiaires et annonça aux demoiselles que la représentation allait bientôt commencer. Aussitôt, la mère d’Héloïse se recula de quelques pas et tourna autour d’elle-même.
- Comment me trouves-tu mon petit amour ?
- Tu es belle maman, fit l’enfant émerveillée.
Un sourire radieux naquit sur le visage de la courtisane et elle embrassa à nouveau le visage de sa fille.
- Tu verras ma chérie, bientôt tout cela sera fini, lui assura-t-elle avec conviction.
Puis elle s’élança avec les autres danseuses hors des loges pour gagner la scène. Héloïse bondit de la coiffeuse et sortit à son tour du vestiaire. Passant aisément au travers de la marée de jambes qu’elle traversait, elle gagna les coulisses, puis se faufila derrière le décor afin d’obtenir une vue d’ensemble sur la scène sans pour autant que les spectateurs puissent l’apercevoir. C’était son petit coin secret où elle allait à chaque fois pour observer l’agitation du Moulin Rouge. Pour ses candides yeux d’enfants, cela était plutôt amusant à regarder.
Son petit cœur tambourinait d’excitation dans sa poitrine, tandis qu’un sourire fleurissait sur ses fines lèvres. Le spectacle promettait d’être grandiose et sa mère serait la plus belle d’entre toutes, comme à chaque fois.
Tout à coup, la lumière se tamisa et le noir se fit sur la scène en attendant le levé du rideau. De l’autre côté, Héloïse pouvait entendre le régent présenter le spectacle et annoncer le début de cette représentation tant attendue. Les lourds rideaux de velours s’écartèrent enfin, dévoilant les acteurs qui se mirent alors immédiatement à danser au rythme ensorcelant de la musique qui résonnait à travers tout le théâtre.
Le spectacle dura plusieurs heures que la petite fille ne vit pas passer, si bien qu’à la tombée du rideau, elle fut déçue que cela soit déjà achevé. Il avait tellement grandiose, magnifique, et sa mère avait été si radieuse. Elle était le joyau de ce Moulin et une fois de plus, elle avait envoûté le public de sa voix de velours.
Toujours dissimulée dans sa petite cachette, Héloïse applaudissait énergiquement avec le public le triomphe de ce soir. Le poète apparut soudain des coulisses et s’élança jusqu’à la courtisane qu’il prit dans ses bras. Tous les deux riaient de bonheur et rayonnaient, puis sous les yeux des autres figurants, ils s’embrassèrent passionnément.
- C’est donc avec cet homme que tu me trompes ? lança amèrement un homme qui venait d’apparaître des coulisses.
Héloïse dut forcer son regard pour reconnaître la personne qui avait ainsi parlé. C’était l’homme que sa mère appelait le « Comte ». Il se nommait Henri De Neuveille et il était des plus influent et riche. Il était d’ailleurs l’homme qui finançait ce spectacle dans son intégralité. Cependant, en échange il s’était réservé les faveurs de sa mère qu’il désirait pour lui tout seul. Il comptait faire d’elle une vraie actrice, toutefois, sa mère avait choisi un autre chemin en ayant prévu de s’enfuir avec ce poète dont elle était tombée amoureuse il y a plusieurs années. Ils avaient réussi à cacher leur relation secrète aux yeux du comte pendant plus de cinq ans, malheureusement, pas ce soir.
- Je ne vous appartiens pas comte, rétorqua brutalement la courtisane, ce qui eut pour effet de courroucer ce dernier.
- C’était écrit dans le contrat ! tonna-t-il, fou de rage faisant sursauter la fillette.
- Peu m’importe le contrat ! Ce soir nous partons et plus jamais nous n’aurons à faire à vous !
- Je ne l’accepterai pas ! hurla le comte, rongé par la jalousie. Comment peux-tu t’enticher d’un poète de bas étage ?
Autour du trio, les danseurs et les figurants s’écartaient, tandis que l’altercation s’envenimait sous les applaudissements de la foule. Henri De Neuveille s’avança d’un pas énervé vers la courtisane. Le poète fit alors muraille de son corps devant la femme qu’il aimait.
- Vous ne la toucherez plus comte sinon vous le regretterez, l’avertit-il avec représailles.
- Je n’ai jamais aimé les poèmes, cracha le comte en sortant un revolver de son veston qu’il pointa directement vers le poète.
Celui-ci eut à peine de temps de réagir, que la balle traversait déjà sa poitrine. Le hurlement de la mère couvrit le cri d’Héloïse qui cacha son visage derrière ses mains.
- Qu’avez-vous fait !? s’écria la courtisane dont la voix vibrait d’horreur.
Puis comme elle poussait un gémissement de douleur, Héloïse écarta ses mains de ses yeux et observa la scène qui se jouait devant elle. Le comte avait brutalement saisi le bras de sa mère et en pressant douloureusement celui-ci, il l’avait astreint à s’agenouiller.
- Tu t’es jouée de mes sentiments durant toutes ces années, juste pour pouvoir faire ton satané spectacle que j’ai dû financer. Comment as-tu pu préférer ce moins que rien à moi qui aurais pu t’offrir tout ce que tu désirais le plus au monde ?
A travers les larmes qui embrumaient ses yeux, la courtisane observa le corps inanimé du poète, puis plongea un regard plein de défi dans celui du comte qui était emprunt de démence. La haine avait chassé le désespoir sur son visage.
- Parce que je ne vous aime pas.
- C’est donc cela, souffla le comte avec amertume.
Puis relevant sa main armée, il plaça son revolver tout droit sur le cœur de la courtisane et en se penchant près d’elle, il lui susurra à l’oreille :
- Je te briserai le cœur comme tu as brisé le mien.
Les yeux de la mère se voilèrent et en détournant son visage, elle croisa le regard empli d’horreur de sa petite fille qui observait silencieusement la scène, impuissante.
- Héloïse… murmura-t-elle une dernière fois, comme une ultime supplique avant que la déchirante détonation du revolver ne la précipite dans les ténèbres.
Le corps de la petite fille frémit au son du coup de feu, que les acclamations des spectateurs derrière le rideau étaient parvenues à masquer.
- Maman, hoqueta-t-elle, soudain prise de sanglots.
Le comte accompagna le corps de la femme dans sa chute sur le sol, puis se redressa en jugeant les deux corps avec supériorité.
- On ne se joue pas ainsi de moi sans en payer le prix.
Le comte était à sa terrible contemplation quand les pleures de l’enfant attirèrent soudain son attention. Portant immédiatement son regard vers la source du bruit, il l’aperçut à travers les poutres du décor. Héloïse sursauta et s’enfuit immédiatement, totalement terrorisée. Puis elle s’aperçut que l’homme qui venait d’assassiner sa mère et le poète était déjà à ses trousses et ses entrailles se nouèrent.
La petite fille courut le plus vite que ses petites jambes lui permettaient et s’élança jusqu’à la loge où se trouvait toutes les danseuses. Sans gêne, le comte y pénétra à son tour et se mit à la recherche de la fillette.
Cette dernière s’était cachée sous la coiffeuse de sa mère. Elle avait replié ses genoux contre son buste et priait pour qu’il ne la retrouve pas. Malheureusement, ses prières furent vaines et le visage du comte apparut soudain devant elle.
- N’ai crainte petite, fit-il d’un ton mielleux. Je ne compte pas te faire de mal, pas à ma petite fille.
L’enfant fronça les sourcils sans comprendre et poussa un cri lorsqu’il la souleva dans ses bras. Aussitôt, les courtisanes qui se trouvaient là commencèrent à s’insurger.
- Laissez donc cette enfant tranquille, fit l’une d’elle en s’avançant pour la lui prendre.
- N’avance pas plus ! rugit le comte en pointa à nouveau son revolver sur l’assemblée. La première qui bouge, je la descends.
Les femmes s’écrièrent de frayeur à la vue de l’arme et recoulèrent d’un même mouvement. A contrecœur, elles laissèrent un passage à l’homme qui s’enfuit alors du Moulin Rouge avec l’enfant, laissant deux cadavres derrière lui.







Dernière édition par Héloïse V. De Neuveille le Lun 7 Jan - 2:54, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Sam 5 Jan - 3:31


Chapitre 2 :

Plus la patience est grande et plus belle est la vengeance


Pour échapper à l’odieux crime de jalousie qu'il avait commis, le comte De Neuveille s’enfuit de France et gagna les terres de l’Angleterre, suffisamment riche pour se bâtir un nouvel empire. Persuadé que la petit Héloïse ne pouvait être que son enfant, il avait aussi emmené la fillette avec lui. Ils s’étaient établis dans un grand château dans les environs de Londres où Héloïse menait une vie de vraie princesse. Le comte ne cessait de la choyer, de la gâter, tout ce qu'elle pouvait demander elle l’avait. Il lui offrait tout et prenait soin d’elle comme si elle avait été la prunelle de ses yeux. Cependant, les présents et les petites attentions ne pourraient effacer le meurtre de sa mère et de ce poète qui avait été peut-être son père. Après tout, sa mère ne lui avait jamais donnée la réelle identité de son géniteur. Le comte, le poète ou bien un autre homme, elle ne saurait jamais. Mais ce dont elle était sûre, c’était qu'Henri De Neuveille avait assassiné sa mère et qu'elle ne lui pardonnerait jamais.
Des années durant, la haine pour cet homme l’avait rongée. Chacun de ses souffles lui étaient insupportables et elle ne cessait de prier pour que le prochain soit le dernier. Chacun de ses mots étaient du poison et chacun ses cadeaux n’étaient que des vains moyens de se repentir de son crime. Dès qu'elle était en sa présence, un dégoût incontrôlé prenait possession d’elle et elle brûlait de rage à la seule pensée qu'il lui adresse la parole.
Les années s’écoulèrent n’y avaient rien fait et elles n’avaient qu'exacerbé sa haine et son besoin de justice, de vengeance. Elle ne vivait que pour un seul but : le tuer pour qu'il paye enfin de ses actes odieux. Et patiemment, elle attendait son heure, comme un prédateur guette sa proie avant de l’achever. Sa mort ne serait que le juste rétablissement des choses, mais en attendant, elle devait se contenter de subir la présence de cet homme et de ces présents mielleux qui l’horripilaient à chaque fois. Sa mère n’aurait pas supporté que sa fille soit entre les mains du comte. Héloïse en était intimement convaincue, même s’il lui offrait une vie de rêve, hors du besoin et du cadre malsain que pouvait constituer le Moulin Rouge pour une enfant.
Si sa mère avait préféré le poète pauvre plutôt que le comte richissime, c’est qu'il y avait bien une raison et qu'Henri De Neuveille était l’un des êtres les plus détestables qu'elle pouvait connaître. Et tout ce temps, Héloïse n’avait eu que des attitudes dédaigneuses envers lui. Pas un jour ne s’était écoulé sans qu'elle ne montre le profond dégoût qu'il pouvait lui inspirer. Elle ne lui avait rien épargné et il se contentait jusqu'alors de supporter en silence, sans rien dire. Cependant, la jeune fille savait que cela ne pourrait pas durer éternellement. Chaque jour, elle mettait un peu plus les nerfs du comte à rude épreuve et elle le blessait à chaque fois un peu plus comme il l’avait blessée en tuant cette mère qu'elle aimait tant. Elle n’avait même pas pu emporter un souvenir d’elle, hormis le terrible souvenir du regard qu'elle lui avait jeté avant de mourir.
Et les années avaient ainsi passées, dans l’ombre d’une vengeance prochaine qui ne tarderait pas à venir. Héloïse avait grandi et elle était devenue une belle jeune femme pleine de caractère et déterminée. Elle savait désormais que la mort d’Henri De Neuveille serait proche, elle pouvait le sentir de toute son âme. Quelque chose allait précipiter sa chute et cette dernière serait inéluctable.
Pour les dix-huit ans de sa prétendue fille, le comte avait donné une réception dans sa luxueuse demeure et il y avait convié tout le gratin de Londres et d’autres personnalités influentes en Angleterre. Héloïse pensait qu'Henri avait donné cette fête seulement pour son anniversaire comme il le faisait chaque année, cependant, elle se rendit compte bien vite que cette réception cachait d’autres desseins.
Au cours de la soirée, le comte la présenta au Lord Southston et à son fils Peter. Les deux pères avaient dans le projet d’unir leurs deux familles par un mariage entre Héloïse et l’héritier d’une puissante industrie de textiles. Au début, ils ne leur en soufflèrent mot mais il était aisé de deviner leur entreprise, ce qui eut pour don de plonger Héloïse dans une amère colère. Henri De Neuveille avait tué sa mère, il l’avait enlevée, arrachée à la France et maintenant, il comptait la vendre comme une vulgaire marchandise pour accroître sa puissance. Elle ne pouvait le tolérer.
Lord Southston et le comte laissèrent les deux jeunes gens pour qu'ils puissent faire plus ample connaissance et l’espéraient-ils, pour qu'ils se plaisent. Cependant, Héloïse se montra d’une froideur sans égal envers le jeune homme. Il avait beau se montrer d’une grande galanterie, être gentil, faire montre de toutes ses qualités, mais rien n’y faisait, il ne parvenait pas à briser la muraille de glace que la jeune fille avait érigé entre eux. Elle était résolument, décidée à le repousser, seulement parce que c’était Henri qui l’avait choisi. Peter l’invita danser et Héloïse finit par accepter. Par bienséance, elle ne pouvait refuser une danse à un gentleman de sa classe. Le futur lord était plein de qualités et il attirait les nombreux regards envieux des jeunes femmes, cependant, Héloïse n’y prêta guère attention ce soir-là, plus préoccupée par la manière dont elle allait exécuter sa vengeance. Toutefois, le cœur du jeune homme semblait avoir été conquis par la beauté de la jeune fille et par l’aura qu'elle dégageait malgré sa grande froideur. Il ne semblait pas désespérer d’arriver à la conquérir un jour. Si bien qu'Héloïse ne remarqua ses réelles inclinations pour elle que lorsqu'il déposa un doux baiser sur sa joue pour lui dire au revoir. Pour la première fois, elle se surprit à être troublée et oublia quelques instants d’être inamicale, ce qui encouragea Peter dans sa démarche.
Lorsque tous les convives furent partis, Héloïse gagna rapidement sa chambre pour ne pas avoir à discuter avec le comte, cependant, ce dernier la rejoint dans sa chambre. Une fois encore, elle se montra froide envers De Neuveille qui l’entretenait de la soirée et surtout du fils Southston.
- Peter m’a l’air d’être un garçon des plus charmant et fort bien élevé. N’as-tu pas trouvé Héloïse ?
La jeune fille fit mine de ne rien entendre, affairée à enlever ses bijoux devant le miroir de sa coiffeuse. Habitué à ce genre de comportement, le comte poursuivit :
- Avec lord Southston, nous projetions d’unir nos familles respectives par votre mariage. C’est un homme très influent et très puissant. Il me permettrait d’accéder au monde de la politique si son fils t’épousait.
- Je ne me marierai pas le fils de lord Southston, répondit froidement Héloïse. Je n’ai que faire de votre politique.
- Que dis-tu ? demanda Henri avec agressivité.
- Vous m’avez très bien entendu comte, lança-t-elle en se retournant pour le jauger effrontément.
- Mais au-delà de la politique je pense à ton propre intérêt Héloïse. Les Southston sont immensément riches et puissants. C’est une occasion inespérée pour toi. Pour le reste de ta vie, il te mettrait hors du besoin, tu serais comme une princesse.
- Je me moque bien de tous ces privilèges et de la fortune, rétorqua-t-elle en se levant pour lui faire front. Je ne me marierai pas avec lui !
L’irritation grandissante du comte était désormais bien visible, mais elle comptait continuer à défendre son choix.
- Et pour quelles raisons refuses-tu ainsi de t’unir à Peter Southston ?! rugit-il avec colère.
- Parce que je ne l’aime pas ! s’écria-t-elle soudain, ramenant douloureusement le comte plusieurs années en arrière.
Ivre de rage, le comte gifla Héloïse avec une telle force qu'elle fut projetée sur le tapis de sa chambre et resta sonnée quelques instants.
- Tu es comme ta mère ! hurla-il avec démence. Une sale sorcière ! Une manipulatrice qui se joue de tous ! J’ai décidé que tu épouserais le fils Southston et il en sera ainsi ! Peu m’importe que tu l’aimes !
Le comte tourna ensuite les talons et sortit de la chambre sous le regard assassin d’Héloïse.

Quelques semaines passèrent ainsi, dans le désir ardent de voir le comte mourir. Elle décida de mettre son plan à exécution au plus vite, en se prêtant à quelques arrangements douteux avec un homme des bas-fonds de Londres. En échange d’une prochaine rétribution, il lui donna un poison mortel qui tuerait à coup sûr Henri De Neuveille. Son entreprise prenait maintenant forme et un soir que le comte prenait son whisky quotidien du soir, Héloïse y glissa discrètement le poison.
Assise dans le canapé en face de lui, elle guettait les moindres signes de son empoisonnement tandis qu'il sirotait patiemment son verre. Quand tout à coup, il fut pris de violentes douleurs à la poitrine et se recroquevilla sur lui-même.
- Qu'est-ce que…
Puis des spasmes prirent brusquement possession de son corps. Son visage rougissait et bleuissait à mesure que la bave ensanglantée qui coulait de sa bouche obstruait sa respiration. Il jeta un regard de supplique à l’adresse de la jeune fille, mais elle le l’observait impérieusement sans ciller. Elle se délectait du moindre de ses gémissements. Ce n’est que lorsqu'il glissa de son fauteuil et qu'il s’écrasa sur le sol qu'elle se releva enfin. Elle attrapa le coupe papier qu'elle avait précautionneusement placé dans le salon et s’agenouilla aux côtés du comte souffrant.
Puis dans un regard empli de haine et d’amertume, elle accomplit sa terrible vengeance.
- Je vous briserai le cœur comme vous avez brisé le mien.
Elle plongea avec force le couteau dans la poitrine d’Henri et apprécia qu'il expie son dernier souffle dans un râle pathétique. Elle contempla l’accomplissement de sa vengeance durant quelques instants, les mains couvertes de sang mais de celui de la justice. Elle avait fait honneur à sa mère en la vengeant ainsi. Son œuvre était désormais faite, elle n’avait plus aucune raison de rester ici.
Héloïse se releva promptement et s’élança jusqu'à sa chambre pour récupérer quelques affaires et tous ses bijoux afin de rembourser l’homme lui avait donné le poison et de se faire un peu d’argent. Seulement, lorsqu'elle redescendit les escaliers pour s’enfuir d’ici, elle aperçut les Southston. Que faisaient-ils ici ? Le comte les avait-il invités dans la journée sans qu'elle ne le sache ? Toutefois, les deux lords ne regardaient pas dans sa direction et avec discrétion, elle tenta de gagner l’allée du personnel pour s’enfuir sans qu'on ne la voie. Malheureusement, lord Southston ouvrit la porte du salon et avisa avec horreur le cadavre encore chaud du comte. La femme de chambre poussa un cri de frayeur. Héloïse vit Peter observer à son tour cet affreux spectacle, mais celui-ci ne rentra pas dans la pièce immédiatement et en détournant la tête, il remarqua la présence de la jeune fille. Le sang de celle-ci se figea instantanément dans ses veines et elle pila net. Ils se dévisagèrent l’un et l’autre sans bouger jusqu'à ce qu'il remarque le sang qui recouvrait ses mains. Ses yeux s’écarquillèrent de surprise et d’incompréhension.
Posant un doigt sur ses propres lèvres, elle le somma au silence d’un regard suppliant puis comme Peter restait silencieux, elle s’enfuit dans la nuit sans que personne d’autre ne l’aperçoive.




Dernière édition par Héloïse V. De Neuveille le Mar 9 Avr - 19:55, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Sam 5 Jan - 3:31


Chapitre 3 :

Il n’est de pire pauvreté que les dettes


Héloïse avait enfin accompli sa vengeance et désormais une nouvelle page de sa vie pouvait se tourner. Son esprit n’était plus obsédé par sa soif de meurtre envers le comte car elle avait été abreuvée. Malheureusement, certains ne voyaient pas cela d’un même œil.
Après s’être enfuie du château du comte sous les yeux de Peter, la jeune fille était allée jusqu'à la capitale pour retrouver l’homme qui lui avait donné le poison. Elle avait d’abord passé la nuit dans une auberge plus que douteuse mais au moins elle savait que personne ne pourrait la reconnaître ici. Il fallait désormais qu'elle soit prudente car elle serait certainement recherchée par la police. Elle aurait pu trouver un moyen de s’innocenter de se meurtre mais elle ne voulait pas s’en cacher. Et si Peter avait parlé, les policiers seraient certainement sur sa piste. Pourtant, elle espérait qu'il n’avait rien dit. Non pas parce qu'elle ne voulait pas être accusée mais plutôt parce qu'elle ne désirait pas que le jeune ait une mauvaise opinion d’elle, même si cela était déjà perdu d’avance. Il devait la voir comme une meurtrière, mais s’il savait les raisons de son geste, peut-être la comprendrait-il alors.
Le lendemain, elle était partie retrouver l’homme qui lui avait donné le poison. Ils se retrouvèrent dans l’ombre d’une petite ruelle. Héloïse était quelque peu tendue, l’homme ne lui avait pas réellement donné de prix, elle ne savait donc pas à combien s’élèverait sa dette.
- Te voilà donc ma belle, fit mielleusement l’homme. J’espère que tu as de quoi me payer.
- Oui bien sûr, répondit-elle en cherchant dans son sac et en en tirant quelques bijoux. Voici pour vous.
Elle lui tendit les joyaux que l’homme reçut avec réserve.
- Est-ce tout ? N’as-tu pas plus à me donner ? questionna-t-il en s’approchant un peu plus d’elle pour que leurs deux corps se touchent.
Héloïse le repoussa avec une grimace puis se résigna à lui donner ce qui lui restait. Elle lui céda l’intégralité de ses bijoux, hormis une parure de pierres précieuses.
- Je préfère cela, conclut-il en se retirant.
Il laissa ainsi la jeune fille, désargentée et en possession d’une parure qui ne lui permettrait pas de vivre indéfiniment sans qu'elle ne parvienne à trouver des sous ailleurs.
Elle vendit le bijou et reçue suffisamment d’argent pour voyager jusqu'à Southampton, afin de s’éloigner de la police londonienne. Là-bas, elle travailla quelques temps comme danseuse dans un petit cabaret. Elle y rencontra un homme qui fréquentait l’établissement et qui jouait tous les soirs aux cartes et autres jeux de hasard avec de nombreux hommes. Les deux jeunes gens se plurent immédiatement et le dénommé Jack démontra rapidement son désir de la revoir.
Leur relation dura un long moment jusqu'à ce qu'il lui demande de quitter son métier de danseuse de cabaret pour vivre avec lui. Elle accepta immédiatement et ils vécurent ainsi quelques temps grâce à l’argent que Jack rapportait aux jeux. Les sommes n’étaient pas grandioses mais elles leur permettaient de subsister. Jack vivait aussi avec sa sœur Lydia qui ne cachait pas le fait qu'elle détestait Héloïse mais cette dernière était si amoureuse du jeune homme qu'elle ne disait rien et la supportait sans ciller.
Ils cohabitèrent ensemble pendant quatre ans ainsi. Héloïse parvenait parfois à trouver quelque travail mais rien de bien sérieux. Elle avait connu une vie de château pendant presque toute son enfance et la vie de la rue lui était très dure. Cependant, elle s’estimait suffisamment heureuse d’avoir Jack à ses côtés. Puis la vengeance de la mort de sa mère valait bien quelques sacrifices.
Toutefois, cette situation ne dura pas longtemps. Depuis quelques mois, ils avaient emménagé dans une petite maison de campagne. Héloïse ne savait pas où Jack avait bien pu trouver l’argent nécessaire pour payer cet endroit, mais la jeune fille s’était persuadée qu'il avait dû être chanceux aux jeux. Puis un jour, tandis que Jack était absent, plusieurs hommes arrivèrent dans la petite maison de campagne et ils commencèrent à mettre la bâtisse à sac.
- Qu'est-ce qui vous prend ? s’écria Lydia en gonflant ses mots de férocité. Vous n’avez rien à faire ici !
Mais alors qu'elle tentait de repousser un homme, elle fut propulsée plus loin sur le sol. L’un d’eux se détacha du groupe.
- On vient chercher ce qui nous est du. Ce cher Jack nous doit énormément d’argent et on en voit jamais la couleur. On vient donc le chercher à la source.
Héloïse et Lydia les regardèrent alors impuissantes emporter avec eux tous les rares objets qui possédaient de la valeur. Cependant, à la fin de leur collecte, leurs sacs étaient presque aussi vides que lorsqu'ils étaient arrivés.
- N’y a-t-il rien de plus précieux ici ? s’énerva l’homme à l’adresse des deux jeunes femmes.
- Pourquoi croyez-vous qu'il ne vous rembourse pas ?! cracha Lydia. Il ne le peut pas ! Vous les comprenez ça ?
- Lorsqu'on ne peut pas rembourser, on ne joue pas et on n’emprunte pas de l’argent.
- Jack vous a emprunté de l’argent ? s’étonna Héloïse, incrédule.
- Bien sûr espèce d’idiote, s’emporta la sœur de Jack. Comment crois-tu qu'il aurait pu nous payer une maison pareille sinon ? Il ne gagne jamais à ces satanés jeux.
- Alors reprenez cette maison ! Elle est à vous, nous pouvons très bien vivre ailleurs !
- Oh la ferme Héloïse !
- Votre maison ne m’intéresse pas, elle n’a aucune valeur à mes yeux ! C’est du fric que je veux !
Puis sur ces paroles, l’homme se tourna vers ses acolytes :
- Mettez le feu à tout ça.
- Quoi ?! Non !! protesta Lydia.
Mais tandis qu'elle proférait ses mots, les hommes attrapèrent les deux jeunes femmes et les firent sortir de la maison. Avant de franchir le seuil de la bâtisse, Héloïse put voir avec horreur l’un des hommes tirer une bûche ardente de la cheminée.
- Vous ne pouvez pas faire ça ! s’effraya-t-elle avant d’être jetée sans ménagement à terre.
Lydia et Héloïse observèrent alors leur maison prendre feu sous leurs yeux, totalement impuissantes.
- Si Jack ne me rembourse pas bientôt, ce ne sera pas sa maison qu'il perdra.
Et sur ces mots emplis de représailles, le créancier et ses hommes partirent. A peine eurent-ils tourné le dos que Lydia gifla Héloïse si fort que sa lèvre saigna.
- Espèce de sale idiote ! Regarde ce que tu as fait !
- Ce n’est pas moi qui les ai poussés à mettre le feu à la maison ! se défendit-elle avec véhémence. Ils l’auraient de toute manière avec ou sans moi !
- Je savais bien que c’était une mauvaise idée que tu sois avec nous ! Je ne sais vraiment pas ce que Jack te trouve ! Un jour je trouverai un moyen de te le faire payer !

Lorsqu'Héloïse et Lydia retrouvèrent Jack, elles lui apprirent ce qu'il s’était passé à la maison de campagne. Cela l’affecta beaucoup, mais il semblait aussi qu'il avait peur. Son créancier ne reculerait devant rien pour avoir son argent, mais il n’avait toujours pas de quoi le rembourser et il lui serait bien compliqué d’en trouver ailleurs. Les jeux de hasard ne l’aideraient en rien et ils semblaient plutôt précipiter sa misère. Cette situation était des plus délicate et surtout très dangereuse pour les deux femmes. L’homme ne manquerait de l’obliger à payer en servant d’elles comme moyen de pression.
- Il faut que nous partions, déclara Jack. Nous ne pouvons pas nous permettre de rester ici. Je n’aurai jamais de quoi leur rembourser.
- Mais nous pouvons travailler et toi arrêter tes jeux stupides. A nous trois nous parviendrons bien à rembourser ce sale type, fit Lydia. Tu ne lui dois quand même pas tant ?
Jack ne répondit pas mais l’expression sur son visage était suffisamment éloquente.
- Comment as-tu pu te mettre dans une situation pareille ?! s’échauffa sa sœur. Tu te rends compte tu nous mets tous en danger par tes bêtises ?!
- Et veux-tu que nous allions ? intervint Héloïse.
- Il nous faut partir le plus loin possible, répondit Jack en prenant les mains d’Héloïse dans les siennes. J’ai entendu parler d’un navire en partance pour l’Amérique. Le Titanic je crois.
- Ah oui ? Et comment comptes-tu payer nos billets au juste ? fit agressivement Lydia.
- Il me reste suffisamment d’argent pour payer notre traversée en troisième classe. Là-bas ils ne pourront pas nous retrouver.
- Eh bien j’espère que tu as raison parce que s’ils apprennent qu'on s’est enfuis sans les avoir payés et qu'ils nous retrouvent, on va le payer cher.
Et en proférant ces paroles, Lydia dévisagea Héloïse et dans son regard, la jeune fille put y lire toute la haine que la sœur de Jack lui portait depuis qu'elle était arrivée dans leur vie. Aujourd'hui plus que jamais. Et encore plus que les créanciers du jeune homme, elle devait faire attention à Lydia.





Dernière édition par Héloïse V. De Neuveille le Mar 8 Jan - 19:52, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Sam 5 Jan - 3:31


Chapitre 4 :

Lorsqu'un être cher vous trahie, c'est tout votre monde qui se dérobe


Jack, Lydia et Héloïse embarquèrent donc sur le Titanic quelques semaines plus tard pour échapper à leurs terribles créanciers. Le jeune homme avait des dettes et il avait entraîné les deux jeunes femmes dans ses ennuis. Ses problèmes étaient devenus les leurs. Mais autant l’une que l’autre l’aimaient et elles avaient bien accepté de porter ce fardeau avec lui. Elles l’accompagnaient donc jusqu'en Amérique, même s’il en retournait aussi de leur sécurité. L’Angleterre n’était plus une terre très sûre et Héloïse s’en trouvait quelque peu soulagée. En restant dans le pays où elle avait commis le meurtre du comte, elle s’exposait toujours aux regards de personne qui auraient la reconnaître et la dénoncer à la police. Bien heureusement, personne ne la connaissait à Southampton et elle avait pu vivre dans l’anonymat le plus complet, se faisant seulement passer pour la simple Héloïse. Elle avait fait croire à Jack et Lydia qu'elle avait toujours vécu dans un orphelinat et qu'elle s’en était enfuie, puis avait travaillé dans ce cabaret où elle avait rencontré le jeune homme. Elle ne leur avait dit qu'elle était d’origine française, ou bien qu'elle avait été la fille du comte retrouvé assassiné chez lui. C’était son secret et elle ne comptait le divulguer à personne.
Seul Peter savait qu'elle avait réellement tué Henri De Neuveille, si ce dernier n’en avait pas parlé à la police, car celle-ci ne pouvait que se baser sur des suppositions, même si sa culpabilité était plus qu'évidente. Une grande récompense était offerte si quiconque venait la livrer aux agents de Londres et Héloïse avait toujours pris soin d’être très prudente. Jusqu'ici, elle n’avait rencontré aucun problème de ce côté-là. L’assassinat du comte était pour elle une ancienne histoire, mais bientôt, son passé allait la rattraper.
Une nuit qu'elle ne parvenait pas à dormir, elle s’était levée de sa couche, en prenant soin de ne pas éveillé Jack, puis elle avait gagné le pont. Elle se promenait sereinement sur la promenade des troisièmes classes quand, elle aperçut un homme accoudé sur la rambarde du paquebot. Il fumait en contemplant pensivement la mer d’encre, tenant dans son autre main un verre de brandy. Apparemment, il devait appartenir à la première classe. Ne serait-ce qu'à en jugeait par ses habits. Que pouvait-il bien faire ici ? Avait-il seulement cherché un lieu de tranquillité ?
Héloïse était vivement intriguée mais lorsqu'elle s’approcha de l’homme, elle le reconnut immédiatement et son cœur bondit dans sa poitrine. C’était Peter Southston. Que faisait-il à bord du Titanic ? Heureusement, le jeune lord ne l’avait pas encore remarqué et elle fit demi-tour immédiatement en pressant le pas, quand tout à coup :
- Mademoiselle, attendez !
Héloïse se mordit nerveusement la lèvre. Il ne faisait aucun doute que c’était lui. Elle reconnaissait sa voix. Elle s’arrêta, mais ne se retourna cependant pas.
- J’espère que ce n’est pas ma présence qui vous a importuné, poursuivit-il.
Puis comme elle l’entendait s’approcher, elle reprit sa route sans un mot.
- Ne partez pas, s’alarma-t-il comme elle partait.
Héloïse ne voulait avoir à faire à lui. Ne serait-ce que par honte. A quoi pouvait-elle bien ressembler aujourd'hui qu'elle ne menait plus sa vie de princesse. Elle avait beaucoup maigri depuis et elle devait certainement ressembler à une pauvresse.
Peter courut jusqu'à elle et finit par la rattraper. En lui saisissant le bras, il la vit pivoter vers lui. Les yeux d’Héloïse s’embuèrent en avisant le visage du jeune homme se décomposer.
- Héloïse De Neuveille…
- Je vous en prie Peter, murmura-t-elle, la gorge nouée en se défaisant de l’étreinte de son bras. Laissez-moi. Cela vaut mieux pour tous les deux.
Elle tourna les talons et repartit lorsque le jeune lord s’écria :
- Je n’ai rien dit ! Je n’ai jamais rien dit de cette nuit-là.
Héloïse se stoppa une nouvelle fois, et elle sentit Peter s’approchait encore un peu plus d’elle.
- Personne ne sait que je vous ai vue ce soir-là. Je suis resté muet à toutes les questions de la police. Mais je vous en prie Héloïse, vous devez me dire pourquoi vous avez tué le comte !
La jeune fille resta médusée. Contrairement à ce qu'elle avait pu penser, le ton de Peter n’était nullement accusateur. Il ne semblait pas la juger, il cherchait juste à comprendre son geste. Il ne semblait pas croire qu'elle ait pu commettre un tel crime sans de bonnes raisons. Cela la toucha qu'il croit toujours en elle malgré tout ce qu'il s’était passé. Comment était-ce possible qu'il lui accorde autant d’intérêt encore aujourd'hui ?
- Je ne vous demande pas de comprendre mon geste Peter. Mais sachez que je n’aurai jamais assassiné le comte de Neuveille sans une raison valable. Il méritait sa mort.
- Pourquoi ? s’empressa-t-il de demander.
- Je… Je ne peux vous le dire, bredouilla-t-elle. Oubliez-moi désormais.
- Je n’y suis pas arrivée en quatre ans, je n’y parviendrai pas mieux aujourd'hui.
Les paroles du lord émurent profondément Héloïse mais dans la situation présente, elles ne pouvaient lui être supportables. Elle était avec Jack, et cela n’effaçait en rien ce qu'elle avait fait.
- Adieu Peter.
Héloïse s’évapora dans la nuit sous le silence abattu du jeune Southston. Elle désirait tout oublier et ne plus jamais le revoir. Cela lui faisait bien trop de mal et le lendemain, elle espérait que tout ceci ne serait plus qu'un souvenir. Toutefois, ce qu'elle ne sut pas ce soir-là, c’est que Lydia l’avait suivie jusque sur le pont qu'elle n’avait rien perdu de la scène.

Voilà quatre jours qu'ils avaient désormais tous embarqué sur le Titanic. Héloïse n’avait pas revu Peter depuis leur rencontre sur le pont. Cependant, elle l’avait parfois surpris en train de la rechercher mais elle s’était toujours cachée et elle avait même arrêté ses promenades nocturnes. Jack s’étonnait de la voir aussi nerveuse depuis quelques jours alors que lui ne s’était jamais senti aussi libre, loin de ses créanciers. Quant à Lydia, elle n’adressait plus la parole à la jeune fille et ne lui accordait que des regards noirs qu'Héloïse ignorait sans problème. Cependant, les choses étaient paisibles, mais elles allaient bientôt se gâter une nouvelle fois.
Alors que Jack et Héloïse étaient en train de se promener dans la soirée, main dans la main sur le pont, de hommes vinrent à leur rencontre. La jeune fille fronça les sourcils avant de reconnaître avec horreur les personnes qui avaient brûlé leur maison et le créancier de Jack qui se détacha du groupe. Le jeune homme serra plus fort la main d’Héloïse et la fit passer de manière protectrice derrière elle.
- Je vous conseille de nous suivre sans faire d’histoire, intima l’homme qui réclamait son argent, en dévoilant discrètement l’arme qui était accroché à sa ceinture. Il serait dommage que des personnes innocentes sur ce pont se trouvent blessées.
Jetant un triste regard à Héloïse, comme si celui-ci pouvait bien être le dernier, Jack lâcha la main de la jeune fille et fit mine de les suivre. Cependant, l’homme ajouta :
- La fille vient aussi.
Le ventre d’Héloïse se tordit soudain. La peur pouvait se lire pleinement sur son visage, tandis que l’un des hommes de mains du créancier la tirait à eux. Ils quittèrent le pont et s’engagèrent dans les profondeurs du paquebot, jusqu'à atteindre la soute à bagage. Quelques instants plus tard, deux hommes arrivèrent avec Lydia qui tempêtait contre eux.
- Lâchez-moi bande de sales brutes !
- Je vous en prie, intervint soudain Jack. Elles n’ont rien à voir avec tout ça. Cela ne regarde que vous et moi alors laissez-les partir.
- Je pense au contraire qu'elles ont tout à voir avec cette histoire, commenta le vil créancier. Tu as essayé de me fuir au lieu de payer ta dette. Sache que cela m’a mis vraiment très en colère.
L’homme parlait sur un ton anormalement calme, attisant la peur d’Héloïse.
- J’ai essayé de te faire comprendre que tu ne pourrais jamais m’échapper et quoi qu'il arrive tu devrais me rembourser, mais tu ne m’as malheureusement pas écouté. Et aujourd'hui, j’ai prévu de te faire retenir la leçon.
Il sortit le revolver de sa ceinture et le pointa successivement sur Jack, puis Lydia et enfin Héloïse, qui se trouvaient tous les trois immobilisés par ses hommes.
- Qui vais-je tuer en premier ? Ta si charmante sœur ou bien ta jolie petite copine ?
- Non ! Ne la tuer surtout pas !
Héloïse resta totalement ébahie, si bien qu'elle en oublia quelques instants l’arme pointée droit sur elle. C’était Lydia qui venait ainsi de s’interposer et d’empêcher la mort de cette fille qu'elle détestait par-dessus. Pourtant, sa mort aurait dû l’arranger alors pourquoi agissait-elle de la sorte ?
- Nous avons le moyen de payer la dette de Jack, poursuivit Lydia. Vous pourrez vous enrichir au-delà de vos espérances, mais pour cela vous devez la garder en vie.
- Lydia, qu'est-ce qui te prends ? fit Jack, incrédule.
- Cette fois-ci laisse-moi faire petit frère. Tu n’as jamais réussi qu'à nous mettre dans le pétrin depuis le début, laisse-moi maintenant nous en sortir.
- Et pourrai-je savoir pour quelles raisons je devrais laisser cette jeune fille en vie ?
- Cette fille s’appelle en réalité Héloïse De Neuveille ! Elle nous a mentis en nous cachant sa réelle identité mais la nuit dernière je l’ai surprise avec un homme qui l’appelait ainsi. C’est la fille qui a tué son père, le comte De Neuveille et qui est recherchée par la police depuis des années ! Sa tête vaut de l’or et elle payera la dette de Jack. Vous gagnerez certainement plus d’argent qu'il ne vous en doit. Nous vous l’offrons en échange de nos vies.
L’homme observa silencieusement Lydia avant d’étudier le visage horrifié d’Héloïse. C’était donc pour cela qu'elle avait tant tenu à la garder en vie. Quelle sorcière !
- Qui me dit que tu dis la vérité femme ?
- Je puis vous le jurer. Et si jamais ce n’est pas réellement la jeune fille en question, libre à vous de vous venger de nous.
L’homme estima quelques instants l’offre avant de se tourner vers Jack qui était resté silencieux depuis la nouvelle. Il n’avait plus dit un mot et son regard était perdu dans le vide.
- Cet arrangement vous convient-il Jack ?
Ce dernier releva soudainement la tête, comme s’il reprenait conscience du monde extérieur. Durant quelques instants, il garda le même silence jusqu'à ce que ses yeux ne se posent sur Héloïse. Des yeux terribles qui la jugeaient.
- Héloïse, comment as-tu pu faire une chose pareille ? fit-il avec dégoût.
- Je t’en prie Jack. Ce n’est pas ce que tu crois, pleura-t-elle, le visage baigné de larmes.
Mais le jeune homme ne l’écoutait déjà plus et il se retourna vers son créancier.
- L’arrangement me convient.
Héloïse éclata en sanglots, Jack venait de la trahir et la prenait pour une affreuse meurtrière qui allait bientôt être vendue pour être certainement condamnée à mort. La situation n’aurait pu être pire pour elle.
- Tu n’as que ce que tu mérites, cracha Lydia, haineuse.
Puis les hommes relâchèrent le frère et la sœur qui s’empressèrent de quitter la soute, sans accorder un regard à la jeune fille qui avait partagé quatre ans de leur vie.
Le chef s’approcha d’Héloïse et passant une main sur son visage, effaça ses larmes. Puis tout à coup, une secousse se fit ressentir dans tout le navire. L’assemblée parut quelque peu surprise mais cela ne dura pas.
- Remontez-là. Dès qu'on accoste, on repart directement en Angleterre.
Écoutant les ordres de leur boss, deux hommes la ramenèrent vers la surface accompagnés du créancier, mais alors qu'ils se trouvaient dans un escalier, une seconde secousse plus puissante agita le paquebot et fit perdre l’équilibre aux trois hommes. Héloïse, restée debout, profita immédiatement de cette opportunité pour s’échapper et partir en courant dans les escaliers.
- Rattrapez-là ! Hurla l’homme. Il me la faut vivante !
La jeune fille s’élança à travers les couloirs, les deux hommes à ses trousses. Autour d’elle, les gens sortaient de leurs cabines, alertés par les secousses. Héloïse parvenait facilement à se faufiler entre les passagers qui ralentissaient cependant la course de ses poursuivants. Elle gravit tous les escaliers jusqu'à atteindre le pont des troisièmes classes mais ils l’avaient déjà rattrapée.
Héloïse parcourut le pont à toute jambe, se rapprochant de la promenade des premières classes, où des passagers étaient rassemblés en grand nombre près des canots. La jeune fille s’en étonna mais pour l’instant elle avait des problèmes plus urgents en tête. Elle s’engouffra ensuite à l’intérieur des bâtiments des premières classes. Sa présence ne semblait apparemment pas gêner les passagers qui étaient totalement préoccupés par d’autres choses. Que se passait-il donc ?
Héloïse gagna le grand salon lorsqu'elle aperçut soudain Peter. Elle s’élança aussitôt à sa rencontre.
- Peter !
- Héloïse ? Qu'est-ce que vous faites ici ?
- Je vous en prie, il a tout prix que vous m’aidiez. Ils y a des hommes qui me poursuivent et…
Mais elle n’eut pas le temps d’achever. Avisant ses poursuivants, elle attrapa la main du jeune homme pour s’échapper. Sans comprendre réellement, il la suivit tandis qu'elle s’engageait vers le café-véranda.
- Que vous veulent-ils ? s’écria Peter pendant qu'ils couraient.
- Ils veulent me vendre à la police.
Avec une rapidité fulgurante, Peter attrapa l’une des chaises du café et frappa de toutes ses forces l’un des deux hommes qui n’eut pas le temps d’esquisser un geste. Celui-ci perdit connaissance. Quant au deuxième, il lui asséna un coup si violent dans les côtes, qu'il s’écroula au sol en gémissant. Héloïse resta ébahie devant la scène qui venait de se dérouler.
- Maintenant, suis-moi. Il faut qu'on parte d’ici, le bateau va couler.
- Quoi ?!
Héloïse fut médusée sous le poids de la nouvelle mais Peter la tirait déjà derrière lui. Il la conduit sur le pont des embarcations pour lui trouver un canot, mais à peine y étaient-ils parvenus qu'une voix s’exclama près d’eux.
- Encore toi ! On ne se débarrassera donc jamais de ta sale gueule d’ange !
La jeune fille reconnut immédiatement la voix de Lydia et la repéra au milieu des passagers qui attendaient un canot sur le pont, avant d’aviser aussi Jack à ses côtés. Son cœur se serra dans sa poitrine en repensant à la réaction du jeune homme. Il devait la haïr lui aussi, alors qu'ils s’étaient pourtant aimés durant quatre longues années.
Héloïse fut soudain interrompue lorsque Lydia se jeta sur elle et la plaqua contre un des murs.
- Je ne te laisserai pas t’échapper aussi facilement !
Elle leva son bras en l’air dans le but de la frapper mais ce fut Peter qui intercepta son geste et qui la poussa plus loin. En voyant cela, Jack s’élança sur le jeune lord pour défendre sa sœur, et au même moment, le bateau commença à vaciller, les empêchant de se battre, jusqu'à ce qu'il bascule totalement.
Tous les passagers furent jetés à terre. Jack et Lydia s’accrochèrent aux cordages. Quant à Peter, il s’agrippa de toutes ses forces au bastingage, et lorsqu'il vit Héloïse glisser sur le pont, précipitée dans les eaux glaciales de l’Antarctique, il voulut lui attraper le bras. Malheureusement, leurs doigts ne firent que se frôler et la jeune fille tomba mais réussit de justesse à se raccrocher à un cordage. La seule personne près d’elle susceptible de lui venir en aide était Jack et celui-ci en prit soudain conscience lorsqu'il vit Héloïse le regarder d’un air suppliant.
Jack la dévisagea longuement, sans rien faire jusqu'à ce que sa sœur ne s’écrie soudain :
- Elle payera la dette !
Héloïse avisa tout de suite Jack prendre conscience de ce qu'elle venait de dire. Elle le vit tendre le bras pour lui venir en aide quand soudain, elle lâcha la corde et tomba à la renverse. Avant que la terrible morsure de l'eau ne la reçoive, Héloïse entendit crié son nom. Était-ce la voix de Peter ou de Jack ? L’océan était si glacé que sa respiration se coupa instantanément. La mort ne tarda à l'étreindre et les ténèbres furent.


***

Le réveille d'Héloïse avait dû être l'un des plus doux. Pendant un temps, elle n'avait pensé que ce n'était qu'un mauvais rêve, malheureusement, le naufrage était bien réel et cela changea alors beaucoup de choses.
Les nombreux évènements qui s'étaient déroulés au court de cette nuit où ils étaient tous morts avaient tout bouleversé. Héloïse ne pouvait plus se permettre d'occuper la même cabine que Jack et Lydia. Elle était donc partie en quête d'un troisième classe qui voudrait bien partager sa cabine avec elle et l'avait finalement trouvé.
Un an s'était écoulé mais rien n'avait vraiment changé. Héloïse avait tenté des centaines de fois de parler à Jack pour lui expliquer le meurtre qu'elle avait commis, mais sans succès. Il se refusait à l'écouter et la repousser violemment à chaque tentative, mue par les ressentiments de sa soeur Lydia qui semblait haïr Héloïse encore plus qu'avant. Ce serait donc une lutte sans fin entre les jeunes femmes, mais Héloïse ne désespère pas qu'un jour, elle puisse s'expliquer avec Jack. Il lui manquait tant, après tout, elle l'aimait et maintenant, ils étaient libres de leur créancier.
Quant à Peter, Héloïse est toujours très impressionnée par son comportement lors du naufrage. Il avait su la protéger alors que la situation était au plus mal et que cela pouvait mettre sa vie en danger. Les sentiments qu'elle lui porte sont pour l'instant très flous mais il est la seule personne vers qui elle peut se tourner dans les pires moments. Elle lui doit beaucoup.
Et désormais un an s'est écoulé, mais l'histoire continue, inlassablement.




Dernière édition par Héloïse V. De Neuveille le Mar 8 Jan - 19:55, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Sam 5 Jan - 12:18

Re Bienvenue sur GOTA & Bon courage pour la fin de ta fiche

Amanda...
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♌ Prénom ou Pseudo : Mari-Jane
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♌ Jour d'embarquement : 16/07/2011
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♌ Profession : Couturière & Danseuse à ses heures perdues
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♌ Numéro de Cabine : E10
♌ Situation Amoureuse : Amoureuse de Joseph Earnshaw
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Sam 5 Jan - 13:24

Re-Bienvenue
Bon courage pour ce nouveau personnage

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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Sam 5 Jan - 13:53

Re bienvenue ! AMANDA
Bon courage avec cette nouvelle fiche!
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Sam 5 Jan - 14:29

Re-Bienvenue ^^
Bonne chance pour ce personnage ^^
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Sam 5 Jan - 16:29

Re-bienvenuuuuuuue parmi nous, et au plaisir de lire ton nouveau roman xP
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Sam 5 Jan - 16:31

Merci à tous ! Very Happy
Eh oui ma chère, encore un nouveau roman XD
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Sam 5 Jan - 18:07

Bienvenue ! Very Happy

C'était la minute Skizo !!!! What a Face
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Sam 5 Jan - 21:23

Tu fais vraiment peur, Ambre. Vraiment. Et j'adore ton nouveau perso, hâte de lire la dernière partie xP
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Dim 6 Jan - 12:42

Re-bienvenuuuue
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Dim 6 Jan - 17:14

Mon Dieu, ton histoire est terrible ! Mais tellement belle
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Dim 6 Jan - 18:30

Sacha va s'occuper de toi une fois son retour Very Happy

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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Dim 6 Jan - 19:03

Merci Sarah ! On a fait notre double-compte à peu près en même temps Razz

Ann-Elisabeth, je t'avais dit que ça serait encore une histoire de fou XD

Et merci Geogie, j'ai hâte de faire jouer ma petite Héloïse !!
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Lun 7 Jan - 2:23

Bienvenue Héloïse
Wooh quelle histoire What a Face j'adore !
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Lun 7 Jan - 2:46

Merci Peter ! Smile Et félicitations pour ta validation !! Very Happy J'ai lu ton histoire aussi, j'aime beaucoup !
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Lun 7 Jan - 3:03

Merci Héloïse Very Happy
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Lun 7 Jan - 16:21

Désolé du retard pour ta validation Héloïse mais hier soir, je n'ai pas pu finir ta fiche :s
Bref, je viens de la lire et ça me parait très bien ^^
Il te manque juste la fin en réalité, tu ne parle pas de ce qui arrive à ton personnage lorsqu'il revient sur le navire ^^
Cela fait déjà une année que tu es revenue, il a du se passer des choses, non ?
Après cela je pourrais te valider !
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Mar 8 Jan - 14:14

Re-bienvenue !
Tu as bien choisit ton avatar. Smile
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Mar 8 Jan - 15:32

Re-bienvenue, bon courage pour ce nouveau personnage ^^
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Mar 8 Jan - 19:31

Merci à vous deux Smile
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Mar 8 Jan - 19:56

C'est bon pour la fin ! Je l'ai écrite Smile
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   Mer 9 Jan - 2:29

Et bien c'est bon !
Bon jeu avec ce personnage ^^
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MessageSujet: Re: Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés   

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Héloïse V. De Neuveille~ Quand la mort efface vos péchés

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