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 Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.

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MessageSujet: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Sam 15 Déc - 17:31



Ann-Elizabeth Lockwood



VOTRE PERSONNAGE


" On doit des égards aux vivants, on ne doit aux morts que la vérité." Voltaire.


AGE DE MORT ♦ 25 ans
DATE DE NAISSANCE ♦ 1887
ORIGINE ♦ Anglaise
SITUATION FAMILIALE ♦ célibataire endurcie
GROUPES ♦ premières classes


DERRIÈRE LA SCÈNE
PSEUDO ♦ Kaya
AGE ♦ 17 ans
OU AS-TU CONNU LE FORUM? ♦ je suis une ancienne membre ^^
TON AVATAR ♦ Gemma Arterton.
VOULEZ-VOUS ÊTRE PARRAINÉ? ♦ Nan ^^
CRÉDITS ♦ Tumblr & Schizophrenic.








Questions pour un Fantôme



♦ Que pensez-vous du Titanic?
Et bien, que dire... C'est un bel objet, certes, immense, grandiose, brillant, luxueux, impressionnant, j'étais surexcitée à l'idée d'embarquer, car c'était non seulement la première fois que je voyageais à bord d'un tel paquebot, mais ce serait la première fois que je verrais les States. Mon premier voyage, Dieu sait que je l'avais attendu ! En réalité, nous étions tous surexcités, mes frères, mes sœurs, même mes parents. Pourtant, mes frères et mes parents n'en étaient pas à leur premier voyage, loin de là. Et puis il y a eu le naufrage, la mort, et notre seconde vie à tous. Et là, les choses ont changé, selon moi : je n'avais plus de parents, plus de frères, plus de soeur jumelle, rien que moi et -hélas !- ma cadette. J'aurais tant aimé qu'elle survive ! Mais quelque chose ou quelqu'un, Dieu, le hasard, le Capitaine du navire, qui sait, en a décidé autrement. Je déteste ce paquebot ; pas pour moi, je suis bien ici, après tout nos avons de quoi survivre et je m'épargne bien des désagréments qui me seraient tombés dessus une fois à New York, mais je le déteste pour ma soeur. Elle méritait mieux, une belle vie, elle était aimée, elle ! Elle aurait du survivre, comme le reste de la famille, au lieu de quoi elle est coincée ici, loin de son amour, loin de notre famille. Pour ce qu'il inflige à ma soeur, je hais le Titanic.

♦ Comment avez-vous réagie en voyant que vous étiez mort, mais toujours sur le Titanic?
Ma mort fut douloureuse, c'est vrai, mais pas un instant je n'ai pensé à moi : c'est à Victoria que je pensais, et à Marianne aussi. Ma cadette, coincée ici et à qui j'aurais voulu épargner ce cauchemar, et ma jumelle, en sécurité sur une barque, qui a vu le Titanic sombrer, nous emportant, notre cadette et moi, dans l'autre monde. Le réveil fut un choc rude, mais encore une fois, ce n'est pas à moi que j'ai pensé : cet endroit n'est pas détestable, honnêtement. Mais ma soeur, ma chère petite soeur avait une vie qui l'attendait, aux States ! Et dire qu'elle est morte par ma faute, par-dessus le marché ! Nous essayons de nous reconstruire ensemble, de vivre comme si rien n'avait changé, comme si le Titanic était le seul monde que nous connaissions. Mais même si elle me le cache, elle ne va pas bien, et elle m'en veut, ce qui est normal. J'aimerais tant qu'elle comprenne à quel point je m'en veux de ce qui s'est passé, cette nuit-là !

♦ Aimez-vous fréquenter les autres classes du bateau ou préférez-vous rester avec votre groupe? Pourquoi?
Rester avec mon groupe, ces snobs de première classe ? Non merci, plutôt mourir une seconde fois ! Soyons clairs : je déteste la moralité et le protocole. J'ai toujours été rebelle et indocile, trop franche, trop rancunière, trop tout, et ce n'est pas demain la veille que ça va changer. Vous ne croyez tout de même pas que c'est un bateau de malheur qui va m'empêcher de m'amuser, non plus ! Je fréquente toutes les classes, et je dis longue vie à la mixité sociale ! C'est sans doute l'un des seuls avantages à notre situation, autant en profiter. Je suis sociable et j'aime faire de nouvelles rencontres, et je me suis toujours intéressée aux problèmes sociaux de notre époque, au grand dam de mon père. Au moins, maintenant qu'il n'est plus là, je peux aller où je veux quand je veux, chose impossible tant qu'il était là, à me surveiller sans cesse !

♦ Si tu avez la possibilité de quitter cet endroit pour réellement mourir, le feriez-vous? Pourquoi?
Moi, non. Je suis bien ici ; malgré tout l'amour que j'ai pour mon père, ma mère et mes frères, je ne suis pas mécontente de m'être affranchie ainsi de leur tutelle, bien trop étouffante pour moi. Ici, j'ai tout ce dont j'ai besoin, il y a a boire et à manger, j'ai une belle cabine de première classe, confortable et luxueuse, j'ai de papier pour écrire, j'ai des amis. Ici, je suis libre de faire ce que je veux, de parler à qui je veux, de vivre comme je l'entends. J'aurais aimé découvrir le monde, malheureusement ce ne sera pas possible, mes parents, mes frères et ma jumelle me manquent, pour autant je refuse de partir. Le seul bémol, c'est ma cadette, ma chère, si chère Victoria. Chaque jour, je vois cette lueur de regret dans son regard, qu'elle essaie de me cacher et que je ne peux m'empêcher de voir. Sans le vouloir, elle me rappelle mon erreur, ma fatale et stupide erreur. Tout ça pour un manuscrit, quelle égoïste j'ai été ! Par ma faute, ma soeur est coincée ici, loin de notre famille et loin de l'homme qu'elle aime. J'espère qu'elle pourra partir pour rejoindre son fiancé et nos parents, nos frères, notre soeur. Elle a une vie à vivre, elle, une vraie ! J'espère de tout coeur qu'on lui laissera le choix, et qu'elle partira. Je veux rester, mais pour son bien à elle, je veux qu'elle parte !

 



Dernière édition par Ann-Elizabeth Lockwood le Ven 7 Mar - 21:22, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Sam 15 Déc - 17:31


Ton Histoire



"269 mètres de long, une puissance de 45 000 chevaux et une vitesse entre 24 et 25 nœuds.... La White Star Line a encore fait fort. Ne savez vous pas que ce paquebot est garanti insubmersible ? On raconte que Dieu lui même ne saurait le couler. Vraiment, il n'y a aucun doute, c'est un trésor de la marine, et son mérite sera tout naturellement attribué à l'Angleterre. Ignorez-vous que des centaines d'Irlandais travaillent dessus depuis 1909 ? C'est tout simplement incroyable..."

Ann-Elizabeth soupira et, d'un air entendu, prit le bras que lui tendait galamment son frère Thomas. Devant eux, leur aîné, Nicholas, pérorait à tord et à travers, comme à son habitude, persuadé de détenir le savoir universel. Ce dont il ne se rendait pas compte, c'est que les seules personnes qui l'écoutaient étaient sa femme Adélaïde (douce et stupide, selon Ann) et son autre frère, William (aussi idiot et exhibitionniste que lui, toujours selon Ann). La jeune fille de vingt-cinq ans passa devant le plus âgé de ses frères sans même lui accorder un regard, signifiant ainsi tout le mépris qu'il lui inspirait. Elle et Thomas rejoignirent leurs sœurs, accrochées à la rambarde du pont des embarcations : Marianne, la jumelle d'Ann, et Victoria, la benjamine de la famille.

"Regardez, voilà les secondes classes qui montent !"

Lâchant le bras de son frère et penchant la tête vers l'extérieur, Ann-Elizabeth eut une vue d'ensemble du port de Southampton. De fait, des centaines de gens s’amassaient devant les escaliers du Titanic ; les premières classes venaient de montrer, les deuxièmes classes les rejoignaient, quant aux troisièmes classes, leur tour viendrait plus tard. C'était injuste, ce dit Ann. Certains sont arrivés bien avant nous, mais parce-que nous sommes riches, nous sommes prioritaires. Vraiment, quel mépris ! C'était intolérable. Ann faillit même le dire tout haut, ce qui n'aurait pas été du goût de son père, juste derrière elle. Sans doute n'était-ce pas le moment d'entamer une énième dispute avec le marquis Lockwood sur l'inégalité des classes.

"Ann, tu te rends compte ? C'est l'heure, enfin ! Nous avions toutes attendu ce moment avec tant d'impatience. Notre premier voyage, Ann, notre tout premier voyage !"

Devant l'enthousiasme de sa jumelle, Ann-Elizabeth ne put s'empêcher de sourire. Elle-même se sentait grisée. L'Angleterre lui manquerait, bien sûr, et tous ceux qu'elle laissait là-bas, mais rien en ce jour ne pourrait lui retirer son sourire, pas même Nicholas et ses discours pompeux et interminables. Son premier voyage... Oh, comme elle l'avait attendu !


*


"S'il y a une chose dans notre société que je n'ai jamais, mais alors jamais comprise, c'est l'échelle de valeurs entre hommes et femmes. Prenez la Bible, par exemple, et l'histoire de la femme adultère. Pourquoi sont-ce toujours les femmes qui se font surprendre et les hommes qui les jugent ? Les hommes qui commettent un adultère, pourquoi ne leur jette t'on pas de pierres ? Un péché est un péché, aucun doute là-dessus, peu importe celui qui le commet. Pourquoi serait-ce un péché impardonnable quand une femme trahit ainsi un homme, et une peccadille quand un homme trahit une femme ? Certains devraient-ils bénéficier d'un surcroit d'indulgence pour cause d'ignorance ou de plus grande faiblesse ? Est-ce le fléau de l'homme, une faiblesse plus marquée ? On dit toujours que c'est nous, les femmes, les plus faibles, est-ce seulement physiquement ? Sommes-nous supposées être plus fortes moralement ? J'ai posé la question à Père, une fois. Il m'a répondu de ne pas être ridicule, qu'une jeune lady ne devait pas tenir de tels propos. C'est douloureux de parler ainsi de son propre père, mais il est aussi hypocrite et pompeux que les autres ; quant à Nicholas et William, ils ne valent certainement pas mieux. De mes trois frères, Thomas est le seul à avoir un minimum de cervelle. Lui, au moins, il a de l'humour et des rêves, de vrai rêves, pas des rêves de gloire, contrairement aux deux autres. Lui au moins est curieux, respectueux des plus défavorisés. Et il m'encourage à écrire. Thomas et mes sœurs sont les seuls à savoir que j'écris ; même si les domestiques s'en doute sûrement un peu. Après tout, eux sont ma source d'inspiration, c'est à eux que je pose toutes mes question. Par dérision, Marianne m'a surnommée la "romancière des problèmes sociaux". Il est vrai que je m’intéresse de très près a leur monde, et à celui qui se trouve derrière les murs du manoir, le monde de la plus grande partie de la population. Je trouve ridicule les préjugés que nous, aristocrates, entretenons à leur égard. Si mes parents lisent un jour mes écrits, ils feront une attaque cardiaque...."


*


"Je vous préviens, ce lit là, c'est le mien !" S'exclama Ann-Elizabeth en lançant son chapeau sur les oreillers moelleux.

Derrière elle, ses sœurs pouffèrent de rire, et toutes trois regardèrent autour d'elles, émerveillées.

"-C'est magnifique !
-Tu l'as dit ! C'est comme.... Comme un rêve."

C'en est un, quelque part, songea Ann en ouvrant les portes qui menaient à leur salle de bains. Le père des jeunes filles avait tout organisé bien avant le départ : lui et son épouse dans une cabine, Nicholas et sa femme dans une autre, Thomas et William dans une troisième et les filles dans une quatrième. Les appartements aménagés pour elles étaient élégants, confortables, grands et luxueux. Offrants une vue imprenable sur l'océan, ils comportaient un salon de thé, une bibliothèque qui servait de salon de lecture et d'écriture, une chambre et une salle de bains, quatre pièces immenses et au mobilier raffiné, en rapport avec la fortune du marquis Lockwood. A son tour, Victoria s'assit sur son lit et délaça ses bottines, un large sourire étalé sur ses lèvres pleines.

"-J'ai hâte, mon Dieu, j'ai tellement hâte d'arriver à New York !
-Dis plutôt que revoir Dominic t'enchante plus que de découvrir les States", s'amusa Marianne en retirant son chapeau et sa veste, élégamment assortis.

Lissant sa jupe de velours bordeaux sur ses cuisses, Ann-Elizabeth se tourna vers ses sœurs.

"-L'Angleterre va me manquer. J'étais bien, là bas.
-Je croyais que tu voulais découvrir le monde, s'étonna Victoria.
-C'est toujours le cas. Mais Londres me manquera, les domestiques me manqueront, ainsi que nos amis et voisins.
-Ne t'en fais pas, Ann, sourit Marianne en passant son bras autour des épaules de sa jumelle, New York regorge de pauvres et le manoir de domestiques. Tu n'as pas fini d'écrire !
-Et n'oublie pas la haute société américaine que tu n'as pas encore traumatisée ! J'ai hâte de te voir à l’œuvre avec eux !"

Songeant à toutes les fois où l'opiniâtreté et le franc-parler d'Ann avaient manqué de créer un esclandre, les trois sœurs se mirent à rire joyeusement, mais Marianne reprit rapidement son sérieux.

"Garde en tête que les américains sont plus ouverts que les anglais. Qui sait, peut-être tes écrits intéresseront-ils un éditeur ! Tu pourrais enfin publier. Ce serait formidable !"

C'est avec le regard lumineux qu'Ann-Elizabeth tourna son beau visage vers celui, fort semblable au sien, de sa soeur. Publier, devenir écrivain... Le rêve de sa vie qui bientôt, deviendrait réalité.


*


"Depuis toujours, je me suis intéressée à la musique, à la littérature, à la peinture, mais surtout à l'écriture. Et aux voyages. Plus encore que mes sœurs, j'ai toujours voulu visiter le monde, une source d'inspiration formidable pour écrire. De ses pérégrinations à travers l'Europe, l'Asie et l'Amérique, Père m'a ramené quantité de photographies qui désormais ornent les murs de mes appartements à bord du RMS Titanic. J'aime le théâtre, le cinéma, l'opéra, les dîners mondains aussi, tout cela me donne l'occasion d'observer les gens, les écouter, rire de leur bêtise. Que les gens sont stupides, les riches encore plus que les autres, quoique de mon vivant je n'ai jamais vu de vrai pauvre. Mais les aristocrates, ah, les aristocrates ! Ils sont sots, superficiels, imbus d'eux mêmes, navrants et tellement prévisibles. Mais ils m'amusent ; mieux vaut en rire qu'en pleurer, après tout ! Quelques semaines avant notre départ d'Angleterre, Mère nous a annoncé avec gravité que notre voisine, l'Honorable Mrs Canford, avait perdu son bébé à la suite, dit-on, d'une grosse frayeur. J'ai supposé qu'elle avait dû, sans le faire exprès, regarder brusquement son mari. Ma remarque a fait rire Thomas, pour autant elle a fortement déplu à mes parents, mais ça, j'y suis habituée. En vingt-cinq ans, ils ne se sont jamais fait à ma personnalité, trop rebelle, ni à mon sens de l'humour, trop acerbe et vindicatif. Qu'importe ! Quoi qu'ils aient pu dire ou faire, il m'était facile de passer outre les règles. J'avais treize ans quand Père a découvert que je lisais les journaux en cachette. C'était interdit, car contraire à l'éducation des jeunes filles de bonne famille. Mais moi, j'en avais besoin pour mes écrits ! Il est entré dans une colère noire ; mais deux jours plus, tard, Thomas est arrivé à l'improviste dans ma chambre avec une pile de journaux qu'il avait dérobés au majordome. Souvent, il me faisait passer des livres sur la politique, la guerre, ou sujets à censure et désapprobation, à l'instar de mon roman favori (La Dame du Manoir de Wildfell Hall d'Anne Brontë) ou certains écrits de Florence Nightingale. Pareillement, il n'était pas rare que Victoria et moi allions fouiller les tiroirs du bureau de Père pendant que Marianne, désapprobatrice mais consentante, faisait je guet devant la porte, le tout dans le but de mettre la main sur quelques prospectus sur l'indépendance de l'Irlande ou le droit de vote des femmes, entre autres. Pour écrire, mon imagination seule ne suffisait pas, j'avais besoin de substance. Et grâce à mon frère, mes sœurs et mon absence de scrupules quant à la transgression des interdits, je ne manquais jamais de substance."


*


"Je me demande bien pourquoi nous sommes obligées de porter un corset", ronchonna Ann-Elizabeth alors qu'Elise, sa domestique pendant la durée du trajet, laçait vigoureusement le sous-vêtement.

"-Tu as pris du poids, voilà pourquoi tu n'arrives pas à l'enfiler.
-Pas du tout.
-Il n'a pas rétréci tout seul, Ann.
-Les hommes n'en portent pas, et ils ne semblent pas en souffrir.
-C'est reparti."

Après avoir levé les yeux au ciel, Marianne congédia gentiment Elise et aida sa jumelle à enfiler sa robe, en satin bleu roi.

"-Comment peux-tu accepter cela, Marianne ? Notre condition, à nous les femmes, est injuste. Nous ne pouvons pas travailler, du moins pas les aristocrates, et celles qui travaillent doivent s'arrêter quand elles se marient. C'est comme si tout notre sort dépendait des hommes, comme si nous n'étions bonnes qu'a faire des enfants et obéir à nos maris. Nous ne pouvons rien faire par nous-mêmes, pas même hériter directement. Je sais que c'est la centième fois que je te le dis, mais j'ai du mal à comprendre que tu acceptes cette situation.
-Je l'accepte parce-que je n'ai pas d'autre choix. Nous ne pouvons rien faire : la société fonctionne ainsi, le monde fonctionne ainsi...
-Mais on peut faire en sorte que le monde change.-Toi, oui, pas moi. Je ne suis pas toi, Ann, je n'ai pas l'âme d'une militante, je n'ai aucun pouvoir. Je ne pourrais rien faire, contrairement à toi je ne suis pas une féministe, mais je ne suis pas contre le changement. Je ne suis pas assez courageuse pour enfreindre les règles, même les plus stupides. Mais toi, tu as un pouvoir : celui des mots ; tu as du courage, de la ténacité et beaucoup d'altruisme. Si quelqu'un peut faire quelque chose contre l'injustice, c'est toi."

Ann-Elizabeth sourit, et Marianne lui renvoya son sourire dans la glace. Depuis, toujours, elles étaient de nature opposées, pourtant elles étaient très proches. Leurs différences, en réalité, étaient le ciment de leur entente.

"-Evite de parler de cette histoire de corset, Mère n'apprécierait pas.
-Je sais bien, à peine prononcé le mot "réforme" qu'elle entend déjà le cliquetis de la guillotine !"

Une fois les derniers préparatifs achevés et après que William et Thomas furent passés les chercher, tous quatre traversèrent les appartements des premières classes pour rejoindre leurs parents, leur frère, leur belle-soeur et leur soeur à la table du restaurant, où ils seraient sans doute entourés de connaissances, d'amis, d'associés. La soirée serait guindée, ennuyeuse et ridicule, mais Ann-Elizabeth écouterait avec attention la moindre bribe de conversation. Une fois retournée à ses appartements, elle retranscrirait sur papier, de sa plume vive et ironique, le contenu de la soirée. La romancière des problèmes sociaux n'avait pas fini d'écrire.


*


"La grande peur de mes parents étaient de me voir finir vieille fille. Comm si c'était la pire chose qui pouvait m'arriver ! Ils ont bien essayé de me forcer la main, sans toutefois y parvenir : quelques remarques acerbes lançées à tout va et le prétendant potentielprenait la fuite sans demander son reste. Cela donna lieu à maintes altercations entre mes géniteurs et moi, pour autant cela ne changea strictement rien : tout plutôt qu'un mariage sans amour. Après tout, j'étais fille de marquis, je n'avais besoin de personne pour subvenir à mes besoins, ma dot suffirait amplement. Je ne connus jamais l'amour, à l'instar de Marianne, sur qui mes parents fondaient bien plus d'espoirs que sur moi. Seule Victoria le connut : il s'appelait Dominic, fils d'un riche avocat américain et associé de Père. Ce fut le coup de foudre, les fiancailles ne tardèrent pas. Les affaires le rappelèrent sur son continent natal, mais tous deux ne restèrent pas longtemps séparés... Enfin, n'auraient pas dû rester longtemps séparés. Mais le sort en décida autrement. Ce projet de mariage ravit tout le monde, pour ma part le jeune homme me laissait totalement indifférente mais j'étais heureuse pour ma soeur : le dernier mariage d'amour chez les Lockwood remontait à Henri II Plantagenêt. Cela nous mis vite face à notre situation, à Marianne et moi. Vingt-cinq ans, célibataires, de quoi inquiéter terriblement nos parents qui s'empressèrent de dresser une liste d'américains potentiellement épousables. Ceci eut pour effet d'alimenter la mésentente entre eux et moi, les disputes redoublèrent et je fis le serment de n'épouser aucun de ses hommes à moins de tomber amoureuse de l'un d'eux. Cette "course au mari", comme disait Thomas, était risible ; évidemment, j'en rapportais la quasi-totalité sur papier. L'écriture m'était aussi indispensable que l'air, je ne pouvais m'en passer. Un Noël, Marianne, m'a offert un journal intime, un spendide objet, épais, bleu et or, qui depuis ne m'a jamais quitté. Quant à son contenu, il n'y a que quatre personnes qui peuvent le lire, moi comprise : Thomas, Marianne et Victoria. J'y fais des dessins aussi, j'y reproduis les facades de maisons, les manoirs, les châteaux, pour ensuite aller les montrer à Thomas. Lui a pu réaliser son rêve : il est architecte. Pourquoi, grand Dieu, pourquoi ne suis-je pas un homme ? J'aurais pu réaliser mes rêves, moi aussi, voyager, écrire, j'aurais pu en vivre ! Au lieu de quoi je suis coincée dans ma condition féminine, contrainte de vivre sous la tutelle de mon père, mes frères, plus tard un éventuel mari. M'émanciper serait vu comme une atteinte aux lois morales. Je n'étais plus à ça près, mais tout de même, quelle injustice !"


*


"Victoria ! Ann ! Marianne ! Réveillez-vous, vite ! Debout, debout, c'est urgent !"

Couchée depuis un quart d'heure à peine, Ann-Elizabeth se redressa avec lenteur alors que les appels de Thomas résonnaient à travers la vaste chambre.

"-Thomas, qu'est ce qui se passe ? Pourqoui ce rafut ? Gromela Marianne, en sortant de son lit en même temps que ses soeurs.
-Une urgence. Apparament c'est un exerice, rien de grave, mais il faut tout de même se dépêcher.
-Quel type d'urgence ?
-Aucune idée. Habillez-vous en vitesse, mettez vos gilets de sauvetage. Je vous retrouve sur le pont !"

En silence, les trois soeurs obéirent. Elles s'habillèrent simplement, enfilèrent chaussures et gilets de sauvetage puis rejoignirent leur famille sur le pont du navire.

"-Père, que se passe-t'il ?
-Un simple exercice, répondit le marquis Lockwood d'un air rassurant, rien de grave."

L'aîné de la famille fit son apparition.

"Venez, un canot de sauvetage est à notre disposition. J'y ai installé Adélaïde, suivez-moi à présent."

Le pont des embarcations grouillait de monde, affolés, les gens chahutaient sautaient, s'interpellaient, faisaient un vacarme d'enfer. Tenant la main de son frère d'un côté et de sa jumelle de l'autre, Ann-Elizabeth progressait avec lenteur au milieu de la foule. Enfin, tous parvinrent au canot de sauvetage. Le marquis y fit monter son épouse, ses fils, Marianne. Quand vint le tour d'Ann-Elizabeth, celle-ci eut un mouvement de recul.

"Mon journal..."

Son sang ne fit qu'un tour : elle tourna les talons et s'enfuit en direction de ses appartements. Elle ne pouvait pas abandonner le précieux objet, c'était impossible ! Déjà, c'était un cadeau de Marianne, ensuite, il contenait ses écrits. Le plus rapidement possible, elle regagna sa cabine, le salon de lecture et d'écriture, retrouva le journal avec soulagement. Sortant de la pièce, elle traversa en courant le salon de thé et poussa la porte. Sans succès. Quelqu'un l'avait vérouillée de l'intérieur pendant qu'elle cherchait. Un pensée la frappa, aussi soudaine et dévastatrice qu'une bombe : et si elle venait de commettre la plus funeste erreur de sa vie ?


*


"Je ne me suis jamais demandé comment j'allais mourir. Je me suis imaginée adulte, mariée, mère de famille, ou -scénario plus probable- éternelle célibataire coulant des jours heureux. Je me suis imaginée vieille dame ; mais je n'ai jamais imaginé ma mort. Je me demande si c'est seulement possible, en fait. Mais je m'en souviens, de ma mort, je me souviens du moindre détail de cette nuit-là. Je m'y suis accrochée avec tant de force, au début ! Ses souvenirs sont gravés en moi, dans ma mémoire, aussi longtemps que j'errerais ici. Comment ai-je pu être aussi stupide ? Aussi irresponsable ? Car non seulement j'étais morte, mais en plus j'avais entraîné ma petite soeur avec moi et cela, je ne me le pardonnerais jamais."


*


Epuisée, vidée, Ann-Elizabeth se laissa glisser sur le plancher, le dos appuyé à la porte de la cabine, toujours désespérément close. Elle avait tout essayé : coups de pieds, de poings, d'épaule, coups de chaise dans la paroi, crochetage de la serrure avec épingle à cheveux et baleine de corset. Rien n'y avait fait. Tenant son journal serré contre sa poitrine, la lady se laissa aller à les larmes brûlantes et inhabituelles chez elle, plus promte à la colère qu'aux pleurs. Qu'avait elle fait, Seigneur, qu'avait-elle fait ? Ce n'était pas un exercice : elle pouvait sentir le bateau pencher, l'eau glacée de l'océan envahissait le sol à une vitesse vertigineuse.

"-Ann ? Ann, tu es là ? Tu es enfermée ?
-Victoria ? Oui, on a verouillé la porte pendant que j'étais à l'intérieur. Qu'est ce que tu fais là ?
-Je suis revenue te chercher. Il y a une cohue pas possible sur le pont, c'est encore pire que tout à l'heure. Il parait que le Titanic a heurté un iceberg."

Ann-Elizabeth eut un hocquet de frayeur.

"-Il faut que tu partes, Victoria. Va rejoindre Père, Mère et les autres. Dis-leur que je les aime.
-Ils sont déjà partis, Ann. Il n'y a plus que nous, et je ne partirais pas sans toi.
-Je t'en prie, Victoria. Ils font monter femmes et enfants en priorité, non ? Va sur le pont, ne reste pas. Vis.
-On ne va pas mourir, Ann. Tu te souviens de ce qu'à dit Nicholas ? Dieu lui-même ne saurait couler ce paquebot.
-Nicholas est un âne, et le Titanic n'est pas insubmersible. Je t'en prie, va rejoindre nos parents, pars."

Comme pour souligner l'urgence de la situation, la baie vitrée du salon eut un craquement sinistre. Sursautant, Ann-Elizabeth l'observa. Le poids de l'eau ! Et elle qui n'avait pas songé un seul instant à briser la vitre pour sortir, décidément, elle cummulait les fautes ! Elle se redressa ; son journal était détrempé, l'eau lui arrivait à mi-cuisses. D'ici un instant, la paroi de verre volerait en éclats et l'eau s'engoufrerait dans la pièce telle un raz-de marée.

"VICTORIA ! Hurla Ann en tambourinant sur la porte, VA T'EN ! VITE ! PARS, PARS, S'IL TE PLAIT ! ON VA MOURIR ! PARS, VICTORIA, PARS !"

Elle hurlait encore quand la baie vitrée explosa.


*


"La Mort est donc venue frapper à ma porte. J'étais jeune, j'avais toute la vie devant moi, pourtant elle était bien plus proche que je ne l'aurais cru. Mais la Mort noous réserve bien des surprises, et c'est non sans étonnement que je me suis réveillée, morte mais bien vivante, à bord du RMS Titanic. Sans Marianne, sans Thomas, sans personne. Moi et Victoria, mortes parmi les morts, éternelles passagères du paquebot des rêves. La vie ici n'est pas désagréable, elle continue comme si elle n'avait jamais cessé, ce qui est le cas, en un sens. Chacun mange et boit, rit, pleure, vaque à ses occupations. Je suis heureuse : ma nature me pousse à l'optimisme et je suis libérée des conventions. Je descends chez les troisièmes classes, j'assiste à leurs fêtes, je fais de nouvelles rencontres, je lis et évidemment, j'écris. Ma famille me manque, Thomas et Marianne en tête de liste, Londres me manque, le monde me manque, mais tout serait bien plus simple si Victoria avait survécu. Elle aurait eu une belle vie, elle qui avait eu la chance d'aimer et d'être aimée en retour, et qui à présent erre parmi les défunts par ma faute. Elle essaye de me le cacher, mais je vois bien qu'elle supporte difficlement notre situation ici, contrairement à moi. Comment l'en blâmer ? Je souffre terriblement le la voir ici avec moi alors qu'elle aurait dû être à New York, dans les bras de son fiancé, entourée des nôtres. J'essaie de l'aider à se reconstruire, mais je ne peux m'empêcher d'espérer qu'un jour, elle quittera cet endroit. En attendant, je fais comme tous les autres : je vis, profitant au maximum de ce que la Mort n'a pas pu nous prendre. Le spectacle de l'existence humaine continue, envers et contre tout !"


*FIN*







Dernière édition par Ann-Elizabeth Lockwood le Lun 9 Déc - 16:21, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Sam 15 Déc - 17:33

Premmm's =D Bienvenue sur GOTA et bonne chance pour ta fiche Smile
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Sam 15 Déc - 17:37

Merci !
Ooooh Ralph ....
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ADMIN SADIQUEThe body of a woman, but the heart of a lion.
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PROFIL♌ Double Compte : Esther Delmas, Mary-Ann Fleming & Scarlett Hamilton
♌ Prénom ou Pseudo : Mari-Jane
♌ Signaux de Détresse : 8567
♌ Points : 20
♌ Jour d'embarquement : 16/07/2011
♌ Age du Personnage : 23 ans
♌ Profession : Couturière & Danseuse à ses heures perdues
♌ Crédits : Mari-Jane
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Journal d'un fantôme
♌ Numéro de Cabine : E10
♌ Situation Amoureuse : Amoureuse de Joseph Earnshaw
♌ Présentation:
MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Sam 15 Déc - 17:42

Bienvenue sur GOTA
Quel excellent choix d'avatar
Si tu as des questions n'hésites surtout pas à venir me voir Very Happy
Bon courage pour la suite de ta fiche

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GEORGIANA O'HARA ϟ « La mort n'est que le commencement. » Le coeur brisé, d'une jeune femme de troisième classe.  

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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Sam 15 Déc - 18:02

Mercii Georgie !
Contente que mon avatar te plaise, j'avoue que le tien est charmant aussi (Natalie Dormer ) !
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Sam 15 Déc - 20:02

Bienvenue Wink
Bonne chance pour ta fiche surtout !
Si tu as des questions n'hésites pas à venir nous trouver, nous sommes là pour y répondre ^^
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Sam 15 Déc - 20:31

Taaaaaaaaaaa !! T'es de retour !!!

Ton avatar est vraiment trop magnifique

Allez refais-nous un beau personnage qui tue !! Very Happy
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Sam 15 Déc - 21:19

Oh une écrivaine ! Bienvenue parmi nous, j'adore ton prénom pour ma part
Bon courage pour ta fiche, si tu as la moindre question n'hésites pas surtout I love you
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Sam 15 Déc - 21:32

Michelle + Ecrivain = Je t'aime ...

Apparemment c'est un come back, si j'ai tout compris, je te connais pas mais attention au lien qui va te tomber dessus. What a Face Bienvenuuuuuuuuuue sur GOTA !
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Sam 15 Déc - 21:48

Bienvenue sur le forum Smile
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Sam 15 Déc - 23:11

Bienvenue parmi nous Very Happy
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Dim 16 Déc - 12:48

Bienvenue ! Smile
(Michelle Dockery J'avais hésité à la prendre, hé hé!)
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Dim 16 Déc - 15:33

Oh mais tu étais qui avant la miss ? ^^ I love you
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Jeu 20 Déc - 19:37

Alors finalement j'ai changé l'avatar (pas pénible, je sais --') mais Lucy correspondait mieux à l'idée que j'avais du perso et j'ai réussi à trouver des images pas trop anachroniques ^^

Par contre j'aurais sûrement pas le temps de finir ma fiche ce soir et je ne sais pas si je suis toujours dans les temps ou pas, mais si ce n'est pas le cas, est-ce que je pourrais avoir un petit délai jusqu'à dimanche ? J'ai tout écrit sur papier, il ne me reste plus qu'a poster, mais comme j'ai les cours qui se mettent au milieu....

En tout cas merci à tous pour votre accueil si chaleureux, je suis vraiment contente de vous retrouver, vous m'aviez manqués ! Parce-que oui, je suis une ancienne membre : ici Charlotte Hayward I love you
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Jeu 20 Déc - 20:03

Bienvenue **
Moi aussi j'étais un ancien membre *pan*
Comme quoi, on ne se detache jamais de GOTA *pan*

Bon courage pour ta fiche **
Merveilleux choix d'avatar (bien que j'ai pas vu ton choix précédent *pan*)
J'suis en amour de Lucy **
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Jeu 20 Déc - 20:08

Merci beaucouuup !
Tu étais qui avant, que je voie si je te connais ou pas ? Non parce-que depuis le temps, y'a eu pleiiiiiiin de petits nouveaux ici xD
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Jeu 20 Déc - 20:31

Mais de rien XD
J'étais Andrei Dragomir x)
Mais je ne pense pas que l'on ce soit croisé, en tout cas moi j'men souvient pas
Mais faut pas m'en vouloir, j'ai une mémoire de poisson clown (a)
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Jeu 20 Déc - 22:28

Tu es encore largement dans les temps ne t'inquiète pas Wink Tu as 10 jours, tu en es à 5 xD Tu auras un délai si besoin don't panick Lucy excellent choix I love you
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Ven 21 Déc - 16:18

Ah ben oui en effet, je suis dans les temps What a Face Mais merci quand même !
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PROFIL♌ Double Compte : Esther Delmas, Mary-Ann Fleming & Scarlett Hamilton
♌ Prénom ou Pseudo : Mari-Jane
♌ Signaux de Détresse : 8567
♌ Points : 20
♌ Jour d'embarquement : 16/07/2011
♌ Age du Personnage : 23 ans
♌ Profession : Couturière & Danseuse à ses heures perdues
♌ Crédits : Mari-Jane
♌ Photo :
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Journal d'un fantôme
♌ Numéro de Cabine : E10
♌ Situation Amoureuse : Amoureuse de Joseph Earnshaw
♌ Présentation:
MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Dim 23 Déc - 18:24

Ton personnage est superbe, j'adore les féministes, en plus on en a pas encore à bord
Ta fiche est très bien écrite, tout comme la description de ton perso, tout est parfait selon moi Very Happy Je te valide
N'oublies pas de faire tes fiches de liens et de RP <1

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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Dim 23 Déc - 18:26

Yahoooooooooooooo merci Georgiana ! Bien sûr, je cours faire mes fiches
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♌ Présentation:
MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Dim 23 Déc - 18:28

Un lien est obligé entre nos deux persos Very Happy

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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   Dim 23 Déc - 18:31

Mais très volontiers ! J'ai une idée pour Scarlett, d'ailleurs... Bouge pas, je cours te harceler Twisted Evil
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MessageSujet: Re: Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.   

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Ann-Elizabeth ♌ Il faut viser la lune car même en cas d'échec, on atterrit dans les étoiles.

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