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 Georgiana O'Hara ღ journal d'une troisième classe

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ADMIN SADIQUEThe body of a woman, but the heart of a lion.
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PROFIL♌ Double Compte : Esther Delmas, Mary-Ann Fleming & Scarlett Hamilton
♌ Prénom ou Pseudo : Mari-Jane
♌ Signaux de Détresse : 8567
♌ Points : 20
♌ Jour d'embarquement : 16/07/2011
♌ Age du Personnage : 23 ans
♌ Profession : Couturière & Danseuse à ses heures perdues
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♌ Numéro de Cabine : E10
♌ Situation Amoureuse : Amoureuse de Joseph Earnshaw
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MessageSujet: Georgiana O'Hara ღ journal d'une troisième classe    Sam 4 Fév - 20:37


Les O'Hara après le Titanic




Avril 1912, les journaux se déchaînaient à propos de cette histoire, le naufrage du Titanic. 1500 morts, pour environ 700 survivants. On disait que c'était la plus grande catastrophe maritime du monde. Les causes de ce naufrage ? Un iceberg, mais on en savait pas plus. A part peut-être quelques rumeurs introduites par d'intrépides journalistes.
Ce sont les frères O'Hara qui apprirent en premier la nouvelle. Les deux frères ne savaient pas comment réagir, prévenir leurs parents, les rassurer à propos de leur sœur, alors qu'ils n'avaient aucunes nouvelles de cette dernières ? Charles et Georges étaient perdus. Ils le savaient jamais ils n'auraient du laisser partir leur petite sœur avec cet Arthur. Pourtant, ils lui avaient fait confiance et leur naïveté avait conduit leur sœur dans un terrible danger.
Les deux frères rentrèrent dans la petite maison familiale. Liliane étaient en train de coudre, Patrick regardait Londres à travers une fenêtre sale. Ils ne savaient que faire, mais finirent par se décider, ils se devaient de raconter la vérité à leurs parents.
Liliane était en larme, Patrick ne réagit pas, il était comme plongé dans un profond mutisme. Cependant après quelques minutes, tous se décidèrent, il fallait retrouver Georgiana.
Les nouvelles étaient lentes, trop lentes à parvenir, mais les premières listes des survivants arrivèrent. Georgiana n'y figurait pas et pourtant le nom de cet Arthur était là. Ce fumier était bien vivant ! Cela décida alors les deux fils O'Hara à faire la traversée transatlantique pour savoir la vérité et dans un vain espoir retrouver leur petite sœur.
Début mai, Georges et Charles se trouvaient à New-York. Ils avaient chercher pendant plusieurs jours et ils s'étaient fait à l'idée, Georgiana avait péri lors du naufrage. Les deux frères réclamaient vengeance, ils ne partiraient pas du continent américain avant d'avoir retrouvé Arthur.
Ils savaient où chercher, les autorités de la marine, leurs avaient indiqué une adresse où chercher cet homme. Il avait peur en voyant les deux frères. Ces derniers demandèrent des explications et quand ils apprirent que ce lâche avait abandonné leur sœur à bord du Titanic, sans l'aider, ils le tuèrent. Ce n'était que justice et les deux frères l'avaient fait eux-mêmes. Arthur Mildown était donc mort dans l'oublie.
Charles et Georges revinrent à Londres, traversant l'océan qui avait pris leur sœur, c'est cette grave nouvelle qu'ils annoncèrent à leurs parents. Ces derniers furent brisés d'avoir perdu leur si précieuse fille. A cette annonce, Patrick s'enferma dans son monde. Ses yeux ne s'animèrent qu'une fois, quand ses fils lui racontèrent la mort d'Arthur Mildown. Chez les O'Hara le seul souvenir qui restait maintenant de Georgiana était une unique photographie en noir et blanc.
Quelques mois après la disparition de Georgiana, Patrick s'éteignait, il avait passer les derniers moins de sa vie à pleurer sa fille, priant pour la retrouver dans la mort.
Les deux fils O'Hara ayant une bonne situation et s'étant installé dans leur propre maison, aidèrent leur mère. L'un était médecin, l'autre avocat et bientôt tout deux se marieraient avec des jeunes filles de très bonnes familles. A partir de ce moment-là plus aucun O'Hara ne connaitrait la misère. Ils cultivèrent pendant longtemps le souvenir de Georgiana et Charles donna même le prénom de sa sœur, à sa première fille.
Pourtant, même si la vie continuait pour toute cette famille. Georgiana O'Hara était toujours présente, mais dans un monde que personne ne pouvait comprendre. Elle était morte, mais vivante à la fois. Une nouvelle vie s'était offerte à elle, tout comme le destin avait donné des jours meilleurs à sa famille.




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GEORGIANA O'HARA ϟ « La mort n'est que le commencement. » Le coeur brisé, d'une jeune femme de troisième classe.  

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MessageSujet: Re: Georgiana O'Hara ღ journal d'une troisième classe    Dim 27 Mai - 12:47


Ma mort.





Chapitre I ♦ L'inquiétude de l'amour.
L’inquiétude oppressait mon âme, je ne savais que faire, le rechercher ou bien le laisser tranquille ? Depuis le début du voyage Arthur était si différent, je ne savais plus comment m’y prendre avec lui. Les directives du Titanic nous avaient séparé, puisque nous n’étions pas encore mariés, je me trouvais avec des femmes et lui avec des hommes tous célibataires. J’avais fait de merveilleuses rencontres, comme avec Bridget Dyker, que je ne quittais plus depuis l’embarquement, elle m’aidait à combler les nombreuses absences de mon fiancé. Je ne savais plus quoi penser à propos de lui, il était si tendre avec Southampton, mais là plus rien, il passait son temps à jouer aux cartes, à boire ou encore fumer avec d’autres autres. J’avais peur de le perdre et de me retrouver seul à la descente du Titanic. Pauvre de moi, je n’aurais peut-être pas dû quitter ma famille, eux qui me chérissaient tant. Mais pourtant, j’avais un rêve à vivre et j’étais sûr que New-York allait pouvoir m’apporter ce que je souhaitais.
Je me décidais enfin, je quittais alors ma cabine pour tenter de retrouver mon fiancé, je sortais de ma cabine et jetais un coup d’œil au couloir : il était vide. Beaucoup devait dormir, l’heure était bien avancé, 23h25. Les enfants étaient déjà en train de faire mille et un rêve, berçait par le bruit des moteurs du Titanic. Je m’engouffrais alors dans les couloirs, arrivant jusqu’à une salle où les hommes avaient l’habitude de boire, fumer et jouer. Je n’avais pas vraiment envie d’y entrer, mais je devais le faire. Je ne savais pas pourquoi, mais depuis que j’étais en couple avec Arthur, je me sentais plus vulnérable, était-ce ainsi l’amour ? J’avais énormément changé, dire qu’avant, j’avais bien plus de courage, j’osais tout et je n’avais aucune crainte. Là, la non présence de ma famille devait m’affaiblir, c’était eux mon moteur, il me manquait tellement.
Je poussais la porte et entrais dans la pièce, je découvrais tout de suite mon fiancé, à une table en train de jouer son argent aux cartes. Je trouvais son attitude irresponsable, surtout qu’on n’avait pas beaucoup d’argent. Et si nous n’avions plus rien à New-York, comment allons-nous nous débrouiller ? Je me mis face à l’homme que j’aimais faisant abstraction des regards un peu trop langoureux des autres hommes sur mon corps, cela me dégoutait, mais j’y avais souvent fait face au cours de ma vie.

« Arthur que fais-tu ? Tu ne devrais pas être ici à jouer tout cet argent, nous en aurons besoin une fois le bateau arrivé. » Lui dis-je d’un ton peu assuré.
« Roooh la barbe Georgie, laisses moi tranquille, pour une fois que je m’amuse. »

Il ne m’avait jamais parlé ainsi et je ne savais plus quoi lui répondre, comment pouvait-il me dénigrer ainsi, lui qui disait m’aimer, lui qui m’avait emmené jusqu’ici. J’allais m’en retourner, quand soudain, il y eut une secousse. J’en fus presque déstabilisé, mais je tenais toujours debout à la fin. Que venait-il de se passer ? Je regardais alors Arthur qui était toujours à sa table, une chopine de bière s’était renversée et avait mouillé cartes et vêtements. Arthur me regarda et se leva, emportant son bien le plus précieux : son argent. Il me regardait à peine et m’attrapa la main et m’entraîna dans le couloir.

« Georgie va à ta cabine, je vais essayer de savoir ce qui se passe. » me dit Arthur.

C’était un ordre et je devais lui obéir, mais pourquoi était-il si inquiet, après tout, ce n’était qu’une secousse, anormal certes. Il était en ce moment même 23h40. Je retournais comme mon fiancé me l’avait demandé dans ma simple cabine. Dans les couloirs il y avait beaucoup de monde, peu savait quoi faire, personne ne savait ce qu’il venait de se passer. Moi, pour le moment, je n’avais qu’une certitude, je devais attendre Arthur. Il reviendrai, après tout, il m’aime.

Chapitre II ♦ Une dure réalité.
Minuit approché et j’attendais toujours, mais que faisait Arthur. J’ai si peur, que se passait-il ? Je me décidais à bouger. Bridget était déjà partie avant que je revienne de ma cabine, Meredith avait aussi pris le chemin de la sortie. Je sortais, les couloirs étaient encombrés de monde, pourquoi cette panique ? Que va-t-il nous arriver. J’avançais, je courrais, intérieurement, j’avais envie de hurler, Arthur n’était pas là, il n’avait pas tenu sa promesse, il ne m’aimait pas. Les larmes coulaient le long de mes joues face à cette constatation. Et maintenant, à force de courir n’importe où, j’avais les pieds dans l’eau… Eau ? Oh mon Dieu ! Le Titanic, cet insubmersible paquebot prenait l’eau. Je paniquais, une crise de nerf fini par m’étreindre et je mis plusieurs minutes avant de reprendre contenance. L’eau glacée montait de plus en plus, il fallait que je parte, que je sauve ma peau pour revoir mes parents et mes frères. Jamais, je n’aurais dû partir, ni écouter Arthur. Je l’aimais pourtant, Dieu que ça fait si mal. Je me mis à nouveau à courir, mais cette fois si vers les issus conduisant aux ponts supérieurs, c’était le seul moyen de fuir l’eau. J’allais plus vers l’arrière du bateau et je vis un attroupement de personnes, des cris des hurlements. Certains demandés à la troupe de se taire, d’autres demandaient qu’on laisse passer les femmes et les enfants. La barrière sociale semblait encore être de mise, même quand on se trouvait dans un naufrage. Parce que j’en étais sûr, le Titanic était perdu et maintenant, on laissait la vermine mourir au profit des plus riches. Je fis des coudes pour m’avancer, j’étais furieuse hors de moi, mais alors que j’allais arriver près de la barrière, je le vis : Arthur.
« Arthur, mais que fais-tu-là, je t’ai attendu, mais tu n’es jamais venu. » lui dis-je.
« Georgie, tu es-là, je suis venue dans ta cabine, mais tu n’étais plus là, mais maintenant on est ensemble réunie. » me répondit-il tout en me prenant dans ses bras.

Quelques larmes coulaient le long de mes joues. Pourquoi avais-je douté de lui, il l’aimait, il était venu. Arthur m’aimait. Et à nouveau j’espérais. Je vis alors plusieurs personnes qui tentaient de pousser les grilles, se faisant frapper à l’aide de crosses d’armes à feu, par les stewards. Tous des salauds. Arthur avança, je le suivais, tout en essayant de ne pas trop marcher sur certains pieds. Les troisièmes classes négociaient alors et firent plier, les stewards. Dans le plus grand calme, on devait laisser passer les femmes et les enfants. On allait s’en sortir, tout doucement, mais on allait pouvoir y arriver. Les grilles s’ouvrirent et là, tout se passa vite, sans que je m’en rende compte. Quelques femmes et enfants passèrent, mais bientôt, ce fut la panique, des hommes poussèrent et passèrent, dont Arthur. Je n’eus pas le temps de le suivre, il avait laché volontairement ma main et je restais là à hurler derrière cette maudite grille.

« Arthur. ARTHUR. Que fais-tu, pourquoi tu me fais ça. » Dis-je en larme.

Mais il était déjà bien loin, en grand lâche il avait fuis, me laissant. Je le savais maintenant, je n’avais plus d’illusion à me faire, Arthur ne m’aimait pas. Je restais là, le cœur brisé, les bras ballants tandis qu’on me projetait contre les grilles pour tenter de les faire lâcher. Là je vis une femme, une rousse, elle avait des ordres, les stewards devaient monter et nous laisser là. Au fond de moi, je maudissais cette femme. Il était 00h25 et nous étions livrés à nous même. Nous pouvions que compter sur nous même pour nous sauver. Je me dégageais et ma plaça contre l’un des murs. Mes bras étaient couverts de bleus et le reste de mon corps devaient être dans le même état. Dire que je marquais si vite. Je ne voulais pas penser à Arthur, il fallait que je conserve mes moyens pour mieux le retrouver et le tuer de mes propres mains.

Chapitre III ♦ Et bientôt il n'y aura plus de mer.
Mon cœur et mon corps souffraient. On me bousculait, mes pieds étaient piétinés. La fureur grondée autour de moi. Les passagers s’en prenaient aux stewards, nous aussi on voulait avoir une chance de survivre. Je ne savais que faire, protester avec eux ou pleurer un amour déchu. Je ne pensais qu’au passé alors que je devrais penser au moment présent, à ma survie et ma famille qui m’attendait bien sagement à Londres, pensant que ma vie n’était que bonheur. J’avais peur, peur que l’eau ne nous atteigne et qu’on finisse par mourir ici, ensemble, mais abandonné. Nous ne méritions pas cela. Je fermais les yeux et j’inspirais très fort pour me redonner contenance, Arthur, je devais l’oublier pour le moment et il fallait que je m’en sorte, une fois à New-York, je pourrais enfin demander l’aide de mes frères pour retrouver Arthur et me venger de lui. Chez les O’Hara on avait la vengeance dans le sang, on ne se laissait pas faire et rien ni personne ne salirait notre nom. Je fis alors comme les autres, je me mis à frapper contre les grilles, je n’étais peut-être pas un homme, mais ensemble on pouvait vaincre, nous devions nous en sortir. J’avais mal, mais je continuais, nous continuâmes tous ensemble. Les stewards finirent par fuir au bout d’une dizaine de minutes, pas par peur, ils voulaient juste se sauver. En effet, l’eau n’était pas loin. Ils nous laissèrent là, nous allions mourir, mais ils s’en fichaient. Dans un grand élan de solidarité, nous forçâmes la grille, un extincteur avait été arraché à son mur pour aider à notre entreprise. La grille céda, il était temps, l’eau avait commencé à s’engouffrer dans le couloir plus bas et elle arrivait à nos chevilles. Nous sortîmes tous de cette impasse, prenant par la suite des chemins différents. Mon but était de monter, mais aussi d’aller vers l’arrière du navire, vu l’inclinaison du bateau, l’eau devait s’engouffrer par l’avant. Cependant, le Titanic était immense, un vrai labyrinthe et je ne connaissais pas du tout la première et la seconde classe. Je pris peur, j’allais dans tous les sens, cédant à la panique, je perdis du temps, beaucoup trop de temps. Je ne savais pas quelle heure il était, ni combien de temps s’était déroulé depuis la collision. Je courrais, prenais les escaliers, tombais sur des impasses. J’étais en larme. Je bousculais quelques personnes, m’excusant au passage, j’étais perdu. Par moment, j’avais les pieds dans l’eau, je faisais tout pour l’éviter, fuir l’eau à n’importe quel prix. Je n’étais pas si forte que cela, pas dans de telles situations. Je n’avais jamais connu une peur si intense. Je le savais, j’allais peut-être mourir ce soir et plus le temps, s’écoulait, plus mes chances de survivre, s’amenuisaient. Mon cœur battait à la chamade, j’avais l’impression qu’il allait se décrocher de ma poitrine. J’arrivais sur les ponts supérieurs, bientôt, j’allais peut être m’en sortir et vivre ma vie. Mais, il était bien trop tard, l’eau montait, je devais lutter contre elle pour avancer. J’arrivais au grand escalier, j’ignorais bien comment j’ai pu en arriver là, mais le cadre me paraissait idyllique, tout était si beau ici, j’aurais tellement aimé découvrir ce lieu avant la naufrage, avant de mourir. Je nageais comme je pouvais et tenté de m’agripper à quelque chose. Je nageais forçant cet élément destructeur qu’était l’eau. J’arrivais enfin à l’escalier et tout en m’agrippant à la rampe, je tentais vainement de le monter. Les larmes coulaient le long de mes joues, je le savais que ma fin était proche. Tout d’un coup j’entendis un grondement.

« Seigneur, sauvez-nous pauvre pêcheur. » Ces derniers mots sortirent désespérément de ma bouche.

J’allais mourir. Un bruit sourd se fit entendre. La verrière juste au-dessus de moi céda, l’eau s’engouffra de partout. Je levais les yeux et je vis cet homme, rien que cet homme, les autres autour de moi n’existaient plus. J’étais seule avec cet inconnu. Soudain, une vague d’eau me fit lâcher la rampe. Je fus projeté je ne sais où, mais la douleur était horrible. J’essayais de ne pas respirer, je battais des bras pour nager, mais le courant était fort, bien trop fort. J’étais si faible. Je restais encore ainsi quelques secondes, puis, je ne tentais plus rien, je me laissais attirer vers le fond. Autour de moi se trouvait des corps, des objets, des meubles. Puis l’eau entra, je ne pouvais plus me retenir de respirer. Je n’avais plus d’air, l’eau s’engouffra dans mes poumons et je mourrais. Je fermais les yeux et je me laissais glisser dans les ténèbres. Ma vie prenait fin.





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MessageSujet: Re: Georgiana O'Hara ღ journal d'une troisième classe    Mar 17 Juil - 19:50


Morceaux de vie.





Avant le naufrage ♦ 12 janvier 1895
Des enfants jouaient dans parc enneigé. Dans les rues de Londres, la neige tombait abondamment depuis quelques jours, pour le plus grand plaisir des têtes blondes. Une petite fille accompagnait de ses deux frères s’amusaient à leurs jeter des boules de neige. Elle riait aux éclats, courait, se roulait dans la neige. Elle paraissait être l’enfant la plus heureuse du monde. Charles et Georges qui étaient bien plus âgés, profitaient de ce moment de plaisir avec leur petite sœur Georgiana. Ils étaient proches et ils ne rataient jamais une occasion de jouer dans la neige quand celle-ci tombait sur l’Angleterre. Couverts de la tête au pied par une mère attentionnée, les enfants ne risquaient pas de tomber malade, enfin s’il ne se laissait pas trop aller aux plaisirs de la neige. Les deux ainés le savaient, le plus dur serait d’arracher la plus jeune à ses jeux. Un autre groupe d’enfant arriva dans le parc et tous se mélangèrent. Les plus grands s’amusaient à faire une bataille de boule de neige. Les plus petits avaient pour but de construire le plus gros bonhomme de neige du monde. La petite Georgiana se lassa bien vite de ce bonhomme, elle voulait en diriger la construction, mais un plus grand l’avait violemment rejeté, elle l’avait récompensé d’une boule de neige dans la figure. De peur, elle s’enfuyait dans les bras protecteurs de ses frères, qui n’avaient pas l’intention de voir leur petite sœur se faire frapper. La fratrie s’éloigna et ils jouèrent ensemble, comme au début. Cependant l’heure du départ arriva et c’était Patrick O’Hara qui à la sortir du travail vint chercher ses enfants. La petite fille sauta tout de suite dans les bras de son paternel, profitant d’être porté pour raconter son incroyable journée. En rentrant chez eux, tous profitèrent d’un bon chocolat chaud, que Liliane venait de préparer pour sa petite famille.

Avant le naufrage ♦ 26 août 1908
Tu te cachais derrière quelques colonnades pour mieux admirer la scène, cela faisait de nombreuses années que tu admirais les danseuses de cet opéra, tu les avais vu évoluer, grandir, ces personnes faisaient comme parties de ta famille. Cependant, ce que tu souhaitais le plus, c’était intégrer toi-même cet opéra, évoluer sur la scène et enfin pouvoir montrer tes talents. Tu dansais depuis tellement de temps qu’avec un peu de cours, tu étais sûre de pouvoir atteindre le niveau de ces femmes. Tu avais dix-huit ans et de nombreuses années de coutures à ton actif et tu souhaitais autre chose, pouvoir enfin vivre tes rêves. Discrètement, tu te rapprochas un peu plus de la scène comme tu le faisais toujours, te cachant derrière une autre colonne. Tu analysais, admirais chaque pas, tu les mémorisais pour mieux les reproduire. Dès que tu seras rentré, tu appliquerais les conseils du professeur, tu étais sûre que ton père serait heureux de te voir reproduire de nouveaux pas de danses. Surtout que tes frères t’avaient acheté pour votre dernier Noël une magnifique paire de ballerines. Tu avais été surprise de les découvrir, mais si heureuse, depuis tu les admirais comme si elles étaient les plus belles choses au monde. Tu faisais en sorte de ne point les abimer et s’il le fallait, tu les raccommodais. Tu étais tellement prise à regarder ce spectacle que tu ne vis pas un jeune homme arriver, il s’approcha de toi et t’aborda, te demandant ce que tu pouvais bien faire ici. Tu pris peur et tu tentas de fuir, mais il te retient et t’emmena dans une pièce cachée et là il t’indiqua que d’ici tu pourrais regarder la scène sans problème. Tu souris, le jeune homme était charmant. Il s’appelait Arthur Mildown.

Opéra de Londres ♦ Hiver 1910
Ils étaient tous en effervescence, le spectacle était pour dans quelques jours et tout n’était pas prêt. A chaque nouvelle mise en scène, c’était la même chose, la troupe prenait du retard, une danseuse était tombée malade, ou bien on manquait de couturière. Georgiana O’Hara couturière de vingt et un an adorait cette ambiance. L’opéra c’était sa vie et même si pour le moment, elle était derrière le rideau, elle le savait, un jour, elle serait sur scène. Son rêve, c’était danser, pas coudre les costumes et les confectionner, mais les porter. Ses mains cousaient le tissu aussi vite qu’elles le pouvaient. Georgiana était rapide, voilà pourquoi on avait accepté cette fille de rien pour se travaille. Rapide et douée, voilà comment on la qualifiait, mais est-ce que tous pouvait imaginer, qu’en plus d’avoir de l’or dans les mains, elle en avait dans les pieds ? La jeune fille regardait curieuse, les danseuses qui avaient déjà revêtus leurs tenus. Au fond d’elle, la brune les jalousée, si elle avait pu naître dans une famille un peu plus riche, elle serait parmi elle. Cependant, la vie en avait décidé autrement et elle devait se contenter d’être couturière et d’attendre qu’une opportunité arriva à elle. Au loin, elle vit celle qui dirigeait toutes ces petites mains : Mrs Marlet. Georgiana n’avait encore jamais rencontré quelqu’un aussi doué dans le stylisme et elle était fière de travailler pour cette personne, qui en plus respectait ses couturières. Contrairement à sa mère, la jeune femme avait la chance de pouvoir faire ce qu’elle souhaitait, ici tout le monde respectait les autres, ce qui n’était pas forcément le cas dans les nobles familles anglaises.

Après le naufrage ♦ une date incertaine
« Que faites-vous là ? Arrêtez où vous allez ! » Tel un oiseau, elle s’était envolée, courant à tout allure, se moquant bien de bousculer les premières classes. Elle qui voulait explorer, elle l’avait fait, en compagnie de Mark. Ils étaient comme deux enfants, venant tout juste d’être pris en fautes. Ils ne comprenaient pas pourquoi on leur interdisait d’aller de l’autre côté, là où il y avait les riches. D’après les stewards et le règlement, c’était pour éviter que les première classe n’attrapent des maladies et soient obligés de passer le service sanitaire une fois aux États-Unis. Georgiana, c’était dit au diable les barrières, elle voulait voir à quoi ressemblait le Titanic dans l’autre pont et maintenant, qu’elle était morte, elle n’en avait que faire. En plus, maintenant, ils allaient avoir beaucoup de mal à arriver sur le continent américain. Le risque, elle aimait ça, surtout en compagnie de Mark. Il était le seul homme, qu’elle arrivait à accepter auprès d’elle, si on ne comptait pas un certain Joseph Earnshaw de première classe, qui avait tenté dernièrement une approche. « Georgie, je crois qu’on ne nous suis plus. » Ils étaient tous les deux dans un couloir, de première classe bien sûr. Essoufflés, ils riaient tout de même aux éclats. « Je crois que tu as parlé trop vite. » Et ils se remirent à courir et sans le vouloir se séparèrent. Georgiana venait d’entrer dans le jardin exotique. Cette pièce était une sorte de jardin d’hiver, il ressemblait beaucoup à celui qu’elle avait vu durant son enfance, quand elle accompagnait sa mère chez les Cavendish. Emerveillée et laissant surgir mille et un souvenir, elle fit le tour de la pièce, sous le regard indigné de plusieurs personnes. On lui demanda de sortir, elle refusa. C’est alors qu’un steward arriva. Il était bien plus haut gradé, probablement un second ou un lieutenant. Il lui demanda de sortir. Elle refusa, elle insulta, cria à l’injustice même. On la fit sortir. Au dehors, il y avait Mark, il tenta de la canaliser, lui aussi était furieux, mais il avait bien plus de retenu. Ensemble, ils retournèrent en troisième classe, là où on leur faisait croire, que c’était le seul endroit où ils devaient être.

Après le naufrage ♦ un soir de fête
Cela faisait longtemps que tu ne n’étais pas amusé ainsi, mais pourtant, ce soir les troisièmes classes avaient décidé de mettre de l’ambiance. Tout le monde dansait, d’autres chantaient, buvaient, ils souhaitaient tous oublier leurs vies perdus et ne pensaient à rien d’autres que de s’amuser. Toi-même tu avais pris part aux festivités, tu avais bu, comme bien d’autres. Ce soir, tu voulais oublier. Tu dansais avec beaucoup de monde, Bridget, Meredith, Mark, l’ambiance était festive et bonne enfante. On connait tes talents de danseuse, on te porta jusqu’à une table, tu éclatas de rire, bu un nouveau verre et tu te mis à danser, avec grâce, énergie et beaucoup de passion. On t’applaudissait, tu faisais claquer tes talons, suivant le tempo de la musique. Tu adorais cela. Tu tournais, encore et encore, puis on te rejoignit, vous étiez maintenant plusieurs sur les tables, même si tous n’étaient pas de parfaits danseurs, l’ambiance était unique. Puis, tu le vis, il était là, adossait sur une poutre, il te regardait, tu ancras ton regard dans le sien, il était là, tu ne comprenais pas pourquoi, mais son regard t’attirait, comme il l’avait fait le jour de ta mort.





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